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Une aide pour les entreprises industrielles qui réalisent certains investissements

Les pouvoirs publics viennent d’instaurer une aide en faveur des entreprises qui réalisent un investissement dans un bien acquis à l’état neuf ou d’occasion, inscrit à l’actif immobilisé, affecté à une activité industrielle sur le territoire français.

Précision : versée sous forme de subvention, cette aide est dotée d’une enveloppe budgétaire de 175 M€.

Les entreprises éligibles

L’aide peut être demandée par des PME (au sens de la réglementation européenne) ou par des ETI (entreprises de taille intermédiaire) qui exercent une activité industrielle. Sachant que les activités de recherche et développement ou de prototypage ne sont pas considérées comme des activités industrielles.

Attention : les entreprises qui exercent plusieurs activités ne peuvent bénéficier de l’aide que si le bien éligible qu’elles acquièrent est affecté à une activité industrielle.

Rappelons que les PME sont les entreprises de moins de 250 salariés et dont le chiffre d’affaires (CA) annuel n’excède pas 50 M€ ou dont le total de bilan n’excède pas 43 M€. Quant aux ETI, il s’agit des entreprises qui n’appartiennent pas à la catégorie des PME, dont l’effectif est inférieur à 5 000 salariés et dont le CA annuel n’excède pas 1 500 M€ ou dont le total de bilan n’excède pas 2 000 M€.

Les équipements éligibles

Pour prétendre à cette nouvelle aide, une entreprise doit investir dans un bien qui relève de l’une des catégories suivantes :

– les équipements robotiques et cobotiques ;

– les équipements de fabrication additive ;

– les logiciels utilisés pour des opérations de conception, de fabrication, de transformation ou de maintenance ;

– les machines intégrées destinées au calcul intensif ;

– les capteurs physiques collectant des données sur le site de production de l’entreprise, sur sa chaîne de production ou sur son système transitique ;

– les machines de production à commande programmable ou numérique ;

– les équipements de réalité augmentée et de réalité virtuelle utilisés pour des opérations de conception, de fabrication, de transformation ou de maintenance ;

– les logiciels ou équipements dont l’usage recourt, en tout ou partie, à de l’intelligence artificielle et utilisés pour des opérations de conception, de fabrication ou de transformation ainsi que pour toutes opérations de maintenance et d’optimisation de la production.

Précision : les caractéristiques des biens éligibles sont précisées à l’annexe de l’arrêté du 30 avril 2021.

Les dépenses éligibles

Les dépenses éligibles à l’aide sont constituées du coût hors taxes de ces biens acquis à l’état neuf ou d’occasion, ainsi que des frais annexes relatifs à la programmation, à la mise en service et à la formation de premier niveau des biens si ces frais apparaissent distinctement sur le devis.

Précision : dans le cas d’un contrat de crédit-bail ou d’un contrat de location avec option d’achat, la valeur retenue pour l’assiette de l’aide s’entend de la valeur du bien, que le locataire aurait pu inscrire à l’actif s’il en avait été propriétaire, éligible à la date de signature du contrat, hors frais financiers immobilisés par le bailleur. Etant précisé qu’un bailleur qui donne un bien en crédit-bail ou en location avec option d’achat ne peut pas bénéficier de l’aide.

Aucun montant minimal de dépenses éligibles n’est imposé.

Le montant de l’aide

Le montant de l’aide correspond à un taux de soutien (rapport entre le montant de la subvention et le montant de l’assiette des dépenses éligibles) qui s’élève en principe à 20 % (10 % dans certains cas).

Les modalités de demande de l’aide

Les demandes pour bénéficier de l’aide doivent être déposées entre le 3 mai et le 30 juin 2021 sur le portail de l’Agence de services et de paiement. Sachant que la date de fermeture du guichet pourra être avancée si les demandes d’aide déposées correspondent au montant de l’enveloppe allouée au dispositif. Les demandes étant traitées dans l’ordre d’arrivée des dossiers.

Attention : aucun commencement d’exécution du projet d’investissement ne peut être effectué avant la date de réception de la demande de subvention auprès de l’Agence de services et de paiement.

Lorsqu’elle bénéficiera d’une subvention, l’entreprise disposera de 8 mois à compter de la notification d’attribution de cette subvention pour débuter son projet. Puis, lorsqu’elle aura réalisé son projet d’investissement, elle devra adresser, dans les 24 mois à compter de cette même notification, une demande de paiement à l’Agence de services et de paiement.


Décret n° 2021-535 du 30 avril 2021, JO du 2 mai

Arrêté du 30 avril 2021, JO du 2 mai

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Activité partielle : quelles sont les règles en 2021 ?

La crise économique liée à l’épidémie de Covid-19 a conduit le gouvernement à renforcer, dès le mois de mars dernier, le dispositif d’activité partielle, notamment en revalorisant l’allocation versée par l’État aux employeurs œuvrant dans les secteurs d’activité les plus touchés. Un soutien exceptionnel qui va perdurer en début d’année 2021 puis être revu progressivement à la baisse.

Quelle indemnité pour les salariés ?

Pour chaque heure non travaillée, l’employeur verse aux salariés placés en activité partielle une indemnité minimale correspondant à un pourcentage de leur rémunération horaire brute. Ce taux, qui est actuellement fixé à 70 %, sera abaissé à 60 % pour tous les employeurs d’ici au 1er juillet 2021.

Quelle allocation pour les employeurs ?

Les employeurs, eux, perçoivent de l’État, pour chaque heure non travaillée, une allocation leur remboursant tout ou partie de l’indemnité d’activité partielle réglée à leurs salariés. Cette allocation, qui varie aujourd’hui en fonction de l’activité de l’entreprise (60 ou 70 %), s’élèvera, d’ici le 1er juillet 2021 et pour tous les employeurs, à 36 % de la rémunération brute du salarié.

Le graphique ci-dessous présente, pour l’année 2021, les prochaines évolutions des taux de l’indemnité due aux salariés et de l’allocation perçue par l’employeur.
Pour consulter ce graphique : cliquez ici

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Sport : un guide juridique sur les incivilités, les violences et les discriminations

Le ministère des Sports a publié la troisième édition de son « Petit guide juridique – Mieux connaître les conséquences d’une incivilité, d’une violence et d’une discrimination dans le champ du sport ».

Ce guide de 154 pages s’adresse à tous les professionnels du sport (formateurs, animateurs, éducateurs sportifs, dirigeants associatifs…) afin de les sensibiliser sur les comportements qui ne peuvent être tolérés dans les associations sportives.

Après avoir apporté une définition des notions d’incivilités, de violences et de discriminations, il sensibilise les acteurs associatifs sur les conséquences juridiques, notamment pénales, des comportements à caractère raciste, sexiste ou manifestant une haine LGBT+ et sur celles du bizutage, des harcèlements et des violences physiques ou à caractère sexuel.

Le guide aborde aussi la question de la protection juridique des victimes de ces actes et de ces comportements.

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Qui est cadre dirigeant d’une association ?

Selon le Code du travail, le cadre dirigeant est un salarié auquel sont confiées des responsabilités dont l’importance implique une grande indépendance dans l’organisation de son emploi du temps, qui est habilité à prendre des décisions de façon largement autonome et qui perçoit une rémunération se situant dans les niveaux les plus élevés des systèmes de rémunération pratiqués dans l’association. Ces trois conditions étant cumulatives.

L’enjeu de cette qualification est important car les cadres dirigeants ne sont pas soumis aux règles du Code du travail relatives à la durée du travail, au repos quotidien et hebdomadaire, aux jours fériés et à la journée de solidarité.

Dans une affaire récente, les juges ont dû décider si un salarié, qui occupait le poste de directeur administratif et financier au sein d’une association, était ou non un cadre dirigeant.

Après examen des fonctions réellement exercées par le salarié, ils ont relevé que ce dernier « ne jouissait pas d’une réelle autonomie de son emploi du temps » puisqu’il était tenu d’être présent au siège de l’association durant les heures de présence des autres salariés. Ils en ont déduit que ce salarié ne pouvait pas être qualifié de cadre dirigeant.

À savoir : dans un arrêt précédent, la Cour de cassation avait estimé que le directeur général d’une association avait le statut de cadre dirigeant puisqu’il signait les contrats de travail, représentait la direction aux réunions des instances représentatives du personnel, assistait aux assemblées générales, avait le pouvoir d’engager financièrement l’association pour des montants importants et percevait le salaire le plus élevé de l’association.


Cassation sociale, 3 février 2021, n° 18-20812

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Climate Act

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Climate Act, + de 100 entreprises en hypercroissance s’engagent pour le climat

Trop peu contraignante, la réglementation permet encore aux startups de se focaliser sur leur hypercroissance tout en ignorant leur empreinte carbone, dénoncent 106 pépites de la French Tech, à l’initiative de Shine, réunies dans le collectif « Climate Act », dont Alan, BlaBlaCar, Back Market, Evaneos, Le slip français, Malt, Openclassrooms, Payfit, Swile, Ulule ou encore Vestiaire Collective. Dans cette tribune exclusive, les signataires s’engagent à réaliser un bilan carbone complet avant la fin de l’année et à agir concrètement pour limiter les émissions identifiées. Ils souhaitent que ces mesures deviennent des critères obligatoires pour toutes les entreprises du Next40 et du French Tech 120.

« Si nous voulons limiter le réchauffement climatique à 1,5°C et éviter une catastrophe planétaire, le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) indique que les émissions de dioxyde de carbone causées par l’homme doivent baisser de 45% d’ici à 2030. L’action de toutes et tous est nécessaire : celle des citoyens, celle des États, mais aussi celle des entreprises. Ces dernières, par leur place et par leur poids, ont un rôle crucial et historique à jouer. Et pour initier leur engagement contre la crise climatique, nous considérons que chaque entreprise doit mesurer son impact, en commençant par les émissions de CO2 dont elle est responsable. Cette étape est un préalable indispensable à toute politique de lutte contre le dérèglement climatique. C’est dans cet objectif que nous, dirigeants et entrepreneurs, rejoignons le collectif signataire du Climate Act, et nous engageons à avoir réalisé un bilan carbone complet avant la fin de l’année.

Les contraintes réglementaires s’appliquent peu aux startups

Malgré l’urgence climatique, seules les entreprises de plus de 500 salariés, soit à peine 5% des entreprises françaises, ont pour obligation d’évaluer une partie de leurs émissions de gaz à effet de serre. Et cette obligation ne porte que sur une petite partie seulement de leurs émissions : ce que l’on appelle les émissions directes (ou scopes 1 et 2). Les émissions indirectes (scope 3) ne sont pas prises en compte. Autrement dit : le transport des marchandises, les déplacements professionnels ou encore la gestion des déchets ne sont par exemple pas comptabilisés. Ainsi, pendant que seule une minorité d’entreprises comptabilisent une faible part de leurs émissions, les autres, plus petites, peuvent se concentrer sur leur croissance sans prendre en compte leur incidence sur le climat. Nous jugeons le seuil réglementaire trop élevé et son envergure trop restreinte. Nous pensons qu’il est de notre responsabilité de prendre les devants pour nous placer dans l’action dès aujourd’hui.

Mesurer le bilan carbone présente de nombreux avantages

Mesurer ses émissions de CO2 est un processus simple, abordable (*) et préliminaire à toute transition écologique. D’expérience, nous pouvons par ailleurs avancer que la réalisation d’un bilan carbone lorsque l’entreprise n’est qu’aux prémices de son hypercroissance présente plusieurs avantages :

  • Il est plus simple de construire une entreprise responsable dans ses fondements que de transformer, en aval, une entreprise qui ne l’est pas. Il est plus aisé et moins coûteux pour une startup de mettre en place de nouvelles initiatives et de changer des habitudes que pour une grande entreprise. L’agilité chère à la « startup nation » révèlerait ici son plein potentiel.
  • Réaliser un bilan carbone est un excellent moyen de motiver ses équipes et d’attirer des talents. Les salariés réalisent l’empreinte environnementale de leur travail, acceptent plus facilement les changements et deviennent eux-mêmes force de proposition.
  • Réduire certaines dépenses liées aux énergies fossiles (transport, chauffage, achats) permet de réaliser des économies substantielles, qui peuvent ensuite être réinvesties dans des dépenses moins polluantes et utiles à la croissance.

Entreprises innovantes, futures leaders potentielles sur leur marché : les startups sont parfaitement armées pour s’engager en faveur de l’environnement. Si elles réussissent aujourd’hui, elles seront les grandes entreprises de demain. Nous portons également la responsabilité de ne pas reproduire les erreurs du passé.

Prendre les devants pour éviter l’hypercroissance… des émissions carbone

Parce que nous souhaitons contribuer à construire un monde durable, nous prenons aujourd’hui les devants dans la lutte contre le dérèglement climatique, et nous choisissons d’aller au-delà du cadre de la réglementation. Nous n’attendrons pas qu’il soit trop tard, sous prétexte que nos entreprises n’ont pas encore atteint les paliers fixés par la loi pour mesurer et réduire notre empreinte carbone. Aujourd’hui, nous nous engageons donc à :

1. Avoir réalisé avant la fin de l’année un bilan carbone complet (incluant les scope 1, 2 et 3)

2. En partager ouvertement les conclusions

3. Agir concrètement pour limiter les émissions identifiées

En démystifiant la réalisation d’un bilan carbone pour toutes les entreprises et en rendant notre action publique, nous proposons que nos engagements deviennent des critères obligatoires pour toutes les entreprises du French Tech 120 et du Next 40.

Ce n’est qu’au moyen de signaux forts que nous pourrons entamer une véritable transition écologique. Sans eux, l’hypercroissance de nos chiffres d’affaires entraînera inéluctablement l’hypercroissance de nos émissions.

Il est de notre responsabilité, en tant qu’entrepreneur·e·s et dirigeant·e·s, d’agir dès aujourd’hui pour endiguer le réchauffement climatique.

Article original La Tribune, 21/04/2021


Liste au 10/05/21 des 218 premiers signataires :

Shine, avec 900.care, 2050, 83° Nord, Ad Vitam, Aepsilon, aKagreen, Aktio, Akur8, Alan, Alegria.tech, Allocab, Alter Equity, Alveos, Amenitiz, Archidvisor, Armis tech, AXIOMA, Back Market, Baobab Lab, Barnabe.io, Beebs, Besight, Big Mamma, BioclimaKIT, Blablacar, Blog & Trip, Bluedigo, Boavizta, BonneGueule, Braxton, Breega, Bruce, Bumpair, Buster.ai, Cabinet Nicorisi, Canard & Cie, Captaincontrat, Caravel, Carbo, Castalie, Caval, Cheerz, Circle Sportswear, Cityscoot, Cleany, Colis Privé, Colonies, Comparadise, Composteo, Convelio, Crème de la crème, Crystalchain, Daphni, datashake, Data Legal Drive, Décor World Services, Deepomatic, Dernier Cri, e-attestations.com, Edition Limitée, ekWateur, Elaia, Eldorado, Elinoï, Embarq, Ethikdo, EthicDrinks, Evaneos, Finfrog, Foodles, Formalizi, Founders Future, Foxintelligence, G-ECO, Gallia, GL events, Getaround, Green-Got, Greenly, Greenmetrics, Gymlib, hemea, Heuritech, Hiflow, Hike, HubCycle, Hublo, Hummink, ilek, ILOH, Imfusio, Insideboard, Iris Capital, Iroko, Isahit, Jenji, Jungle, Kard, Keewe, Kidcab, Kloros, Laboratoires Paris Dôme, La Mobilery, Le chant des caves, Le Petit Ballon, Le slip français, Les Candides, Les Grappes, Les Impacteurs, Les Petits Bidons, Learn Assembly, Legalstart, Leocare, Liberkeys, LittleBIG Connection, Lovys, Luko, Mac Renew, Magelan, Malt, Mamie Paulette, Mansa, Matera, Meilleursagents, MiiMOSA, Modz Monsieur Tshirt, Morning, Multivolume, MutualBenefits, Myeasyfarm, Novencia Group, Octopush, OCUS, Ohbibi, Ombrea, Omie, OnlyOne, Openclassrooms, Opendatasoft, Ouihelp, Ovrsea, Payfit, PayPlug, Phenix, Pingas, Pixpay, Plast’if, Platform.sh, Pretto, Primobox, Proprioo, Retout & Associés, Rosaly, Rzilient, Sami, Save Market, Scality, Selency, Sellsy, Sendinblue, Sereema, Showroomprive, Silver alliance, Slean, Smoove & Zoov, Snapdesk, Soan, Solal Events, Spareka, Spendesk, Splio, Sport Heroes, Stockoss, Storefront, Swan, Sweep, Swile, Swoopin, Talent.io, Tchek, Teambakery, Tediber, Testamento, Thegreendata, Traace, Transaction Connect, Troops, Tudigo, Twin Flame, Typology, Ulule, Vendredi, Vestiaire Collective, Vybe, Wall-Market LightShop, Web Strategies, Wedoogift, WeeeDoIT, Welcome to the jungle, WelcomeTrack, Wellin, Welyb, Wemiam, Wemind, Wenabi, WeNow, WeSoundCompany, Witik, Workelo, Work with island, XAnge, Yemanja, Yotta, Ynsect, .YZ, ZACK, Zei.


(*) Le tarif dépend évidemment de la taille de l’entreprise et de son activité. Il est possible de réaliser un bilan carbone complet pour quelques milliers d’euros seulement. Par ailleurs, l’ADEME a mis en place un programme d’aide pour les TPE et PME, permettant de financer des projets entre 5 000 € et 200 000 €.

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36 % des communes françaises veulent revoir à la hausse le taux de la taxe foncière

La décision qui pourrait être prise par certains maires de communes françaises risque de faire grincer les dents des contribuables. En effet, selon une enquête de l’Association des maires de France (AMF) en partenariat avec la Banque des territoires, réalisée auprès de 1 869 communes et intercommunalités représentant 20 % de la population française, 36 % des communes auraient l’intention de faire évoluer les taux de la fiscalité locale, et notamment d’augmenter le montant de la taxe foncière.

Un résultat qui n’est pas très surprenant dans la mesure où le fonctionnement des collectivités locales a été fortement affecté par la crise sanitaire, économique et sociale. Des dépenses supplémentaires ont été engagées pour faire face aux besoins des habitants, des associations et des entreprises : ces dépenses ajoutées à la perte de recettes (suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales, nationalisation des taxes locales sur l’électricité, suppression de la taxe funéraire…) sont évaluées par l’AMF à environ 6 milliards d’euros sur 3 ans.

Pour faire face à ces dépenses, une part importante des collectivités craint de devoir actionner le levier fiscal même si une large majorité d’entre elles (64 %) souhaitent maintenir le niveau actuel. Toutefois, malgré les difficultés rencontrées et le maintien de nouvelles normes sanitaires nécessaires mais coûteuses, la majorité des collectivités interrogées font part de leur volonté de poursuivre leur soutien à la reprise et de maintenir leurs prévisions d’investissement.

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Fonds de solidarité : les nouvelles règles du mois d’avril 2021

Depuis sa création en mars 2020, le fonds de solidarité a donné lieu à la distribution de plus de 24,3 Md€ d’aides. Destiné aux entreprises frappées par la crise, il vise à compenser, pour partie, leur perte en chiffre d’affaires. Au titre du mois d’avril, les règles d’éligibilité et de calcul de l’aide restent globalement les mêmes que celles établies pour le mois de mars. À noter tout de même que désormais, l’aide est ouverte à toutes les entreprises créées non plus avant le 31 décembre 2020, mais avant le 31 janvier 2021. Quant au formulaire de demande, sa mise en ligne est attendue pour le 7 mai. Retour sur les conditions d’éligibilité.

Les entreprises interdites d’accueillir du public

– Les entreprises interdites d’accueil du public en avril 2021 (sans interruption), quel que soit le nombre de leurs salariés, ont droit à une aide à condition d’avoir subi, au cours de ce mois, une perte d’au moins 20 % de leur chiffre d’affaires, en intégrant dans ce chiffre d’affaires les ventes à distance avec retrait en magasin ou par livraison et les ventes à emporter.

Cette aide correspond à leur perte de chiffre d’affaires dans la limite de 10 000 € ou, si le mode de calcul est plus favorable, dans la limite de 20 % de leur chiffre d’affaires de référence, plafonnée à 200 000 €.

– Les entreprises interdites d’accueil du public en avril 2021 (de manière non continue), quel que soit le nombre de leurs salariés, ont droit à une aide à condition d’avoir subi, au cours de ce mois, une perte d’au moins 20 % de leur chiffre d’affaires, en intégrant dans ce chiffre d’affaires les ventes à distance avec retrait en magasin ou par livraison et les ventes à emporter.

Quant au montant de l’aide, il dépend du niveau de perte en chiffre d’affaires. Ainsi, lorsqu’elles ont subi une perte :
– au moins égale à 50 % de leur chiffre d’affaires, elles ont droit à une aide dont le montant correspond à leur perte de chiffre d’affaires dans la limite de 10 000 € ou, si le mode de calcul est plus favorable, dans la limite de 20 % de leur chiffre d’affaires de référence, plafonnée à 200 000 € ;
– inférieure à 50 % de leur chiffre d’affaires, elles ont droit à une aide égale au montant de la perte, dans la limite de 1 500 €.

Précision : si les ventes à distance avec retrait en magasin ou par livraison et les ventes à emporter doivent être intégrées dans le chiffre d’affaires pris en compte pour être éligible à l’aide, il ne doit pas, en revanche, en être tenu compte pour calculer son montant.

Les secteurs les plus touchés

Ont également droit à une aide les entreprises, sans aucune condition d’effectif, appartenant aux secteurs les plus touchés (listés dans l’annexe 1 du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020), qui, bien qu’ayant été ouvertes en avril 2021, ont enregistré une perte de chiffre d’affaires d’au moins 50 % lors de ce mois.

Ces entreprises ont droit à une compensation de leur perte de chiffre d’affaires plafonnée à 10 000 € ou, lorsque le dispositif leur est plus favorable, plafonnée à 15 % de leur chiffre d’affaires de référence, dans la limite de 200 000 €. Un taux porté à 20 % lorsque le niveau de perte de chiffre d’affaires est supérieur à 70 %.

Secteurs connexes, montagnes et centres commerciaux fermés

Les entreprises de toutes tailles, qui ont perdu au moins 50 % de leur chiffre d’affaires en avril 2021, et qui appartiennent aux secteurs connexes aux secteurs les plus touchés (listés dans l’annexe 2 du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020), peuvent bénéficier d’une aide sous réserve d’avoir perdu au moins 80 % de leur chiffre d’affaires lors du premier ou du deuxième confinement ou au moins 10 % de leur chiffre d’affaires entre 2019 et 2020.

Ces entreprises ont droit à une compensation équivalente à 80 % de leur perte de chiffre d’affaires d’avril 2021, plafonnée à 10 000 €, ou, si le dispositif est plus favorable, plafonnée à 15 % de leur chiffre d’affaires mensuel de référence lorsque cette perte est comprise entre 50 % et 70 %. Un plafond qui passe à 20 % de leur chiffre d’affaires de référence, dans la limite de 200 000 €, pour celles ayant subi une perte de chiffre d’affaires au moins égale à 70 %.

Précision : les commerces de détail, hors automobile, et les loueurs de biens immobiliers résidentiels, de toute taille, qui n’appartiennent ni aux secteurs les plus touchés, ni aux secteurs connexes, mais qui sont domiciliés dans une des communes situées en zone de montagne listées en annexe 3 du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, peuvent également bénéficier de cette aide au titre de mars. Sont également éligibles à cette aide les entreprises de commerce de détail dont au moins un de leurs magasins est situé dans un centre commercial qui a fait l’objet d’une interdiction d’accueil du public en avril 2021. Mais aussi les commerces de détail (hors automobile et maintenance et réparation navale) domiciliés à La Réunion, en Guadeloupe, en Martinique, à Saint-Martin, à Saint-Barthélemy ou en Polynésie française.

Les autres entreprises

Enfin, les autres entreprises ouvertes de moins de 50 salariés n’appartenant ni aux secteurs les plus touchés, ni aux secteurs connexes et qui ont subi une perte de chiffre d’affaires de plus de 50 % en avril 2021 peuvent également obtenir une aide dans la limite de 1 500 €.

Formuler la demande en ligne

Pour obtenir cette aide, les demandes doivent être effectuées par voie dématérialisée sur l’espace « particulier » du chef d’entreprise sur le site www.impots.gouv.fr.

Important : au titre du mois d’avril, les demandes doivent être déposées au plus tard le 30 juin 2021.


Décret n° 2021-553 du 5 mai 2021, JO du 6

Décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, JO du 31

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Masseurs-kinésithérapeutes : des avancées pour la profession avec la loi Rist

La loi Rist du 26 avril 2021 introduit les mesures non budgétaires issues des conclusions du Ségur de la santé de juillet 2020, avec pour objectif de poursuivre la modernisation du système de santé, d’améliorer le quotidien des soignants et la prise en charge des patients.

Plusieurs articles concernent les kinés

Désormais, l’adaptation et le renouvellement des prescriptions médicales initiales d’actes de kinésithérapie datant de moins d’un an sont autorisés. Des précisions devraient être apportées prochainement sur les modalités administratives qui permettront d’assurer la traçabilité de ces renouvellements.

La nouvelle loi permet aussi l’élargissement du droit de prescription des kinésithérapeutes aux « produits de santé » (médicaments). La liste des produits prescriptibles sera fixée par un arrêté après concertation des organisations professionnelles représentatives.

Enfin, elle propose la rédaction d’un rapport gouvernemental pour examiner « l’opportunité de permettre aux masseurs-kinésithérapeutes de pratiquer leur art sans prescription médicale et précisant, le cas échéant, les conditions de mise en œuvre d’une telle mesure ». Ce rapport devra être remis au Parlement dans un délai de 6 mois.


Loi n° 2021-502 du 26 avril 2021, JO du 27

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Intéressement et participation : un paiement d’ici le 31 mai

Les employeurs qui versent des primes d’intéressement et/ou de participation à leurs salariés doivent les informer des sommes qui leur sont attribuées au titre de l’année 2020. Dès lors, ces derniers disposent d’un délai de 15 jours pour demander soit le paiement immédiat de ces primes (en partie ou en totalité), soit leur placement sur un plan d’épargne salariale (PEE, plan d’épargne retraite…).

Précision : lorsque le salarié ne se décide pas dans le délai imparti, ses primes sont automatiquement affectées à un plan d’épargne salariale. Une fois placées, par défaut ou sur décision du salarié, les primes sont, en principe, bloquées pendant 5 ans.

Ensuite, l’intéressement et la participation doivent être versés aux salariés au plus tard à la fin du 5e mois qui suit la clôture de l’exercice comptable. Autrement dit, au plus tard le 31 mai 2021 pour les entreprises qui ont clôturé leur exercice le 31 décembre 2020.

À noter : en 2020, le gouvernement avait permis aux employeurs de décaler le paiement des primes d’intéressement et de participation jusqu’au 31 décembre 2020 pour les entreprises ayant clôturé leur exercice le 31 décembre 2019. Pour le moment, cette possibilité n’est pas ouverte en 2021.

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Quel bilan pour la plate-forme cybermalveillance.gouv.fr

Télétravail, achats en ligne, recherche d’informations… le confinement lié à l’épidémie de Covid-19 a entraîné une forte hausse des usages numériques en 2020, et avec eux, celle de la cybercriminalité. C’est ce dont témoigne la plate-forme www.cybermalveillance.gouv.fr dont l’objectif est d’assister les victimes de cyberattaques et de les informer sur les menaces et sur les moyens de s’en protéger, et qui vient de livrer son rapport pour l’année passée.

Toujours les rançongiciels

En 2020, la plate-forme publique a rencontré une forte hausse de sa fréquentation (+155 % par rapport à 2019) avec plus de 1,2 million de personnes qui ont visité ses contenus, et près de 105 000 personnes qui sont venues chercher de l’assistance. Il s’agit principalement de particuliers, mais les demandes provenant de publics professionnels (entreprises, associations, collectivités et administrations) ont également progressé de 20 %. Ces derniers ont principalement été victimes d’attaques par rançongiciels (+30 % de demandes d’assistance).

Pour rappel, si vous pensez que votre entreprise est victime d’une attaque, vous pouvez vous connecter sur la plate-forme pour établir un diagnostic de votre situation, obtenir des conseils pratiques pour comprendre l’incident, voire entreprendre les actions pour le résoudre, comme un dépôt de plainte auprès des services de police ou de la gendarmerie. En fonction de la situation, vous pourrez être mis en relation avec des spécialistes et organismes compétents proches de chez vous pour vous assister techniquement ou bien trouver des solutions adaptées à vos besoins.


www.cybermalveillance.gouv.fr

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