Professions libérales

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Masseurs-kinésithérapeutes : un formulaire de consentement libre et éclairé du patient

Dans le prolongement de la loi de 2002, le Code de déontologie indique également que « le masseur-kinésithérapeute, dans les limites de ses compétences, doit à la personne qu’il examine, qu’il soigne ou qu’il conseille, une information loyale, claire et appropriée sur son état, et les soins qu’il lui propose ». Pour permettre aux kinés de bien appliquer ces consignes, l’Ordre propose un modèle téléchargeable gratuitement à faire remplir par les patients pour obtenir leur consentement.

Attention : ce document ne constitue pas une décharge de responsabilité pour le masseur-kinésithérapeute, et ne revêt pas de caractère obligatoire. Il permet au patient d’attester qu’il a bien reçu les informations nécessaires lui permettant de consentir en toute connaissance de cause aux gestes et techniques que le kinésithérapeute va mettre en œuvre.

Pour télécharger le formulaire : www.ordremk.fr

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Commissaires aux comptes : maintien des dates de report des déclarations au H3C

Chaque année, les commissaires aux comptes ont l’obligation d’effectuer leurs déclarations d’honoraires et des obligations de formation professionnelle continue, et de régler leurs cotisations au Haut conseil du commissariat aux comptes (H3C) avant le 31 mars. Toutefois, cette année, en raison de l’épidémie de coronavirus, une ordonnance (n° 2020-306 du 25 mars 2020) visant à reporter « tout acte, recours, action en justice, formalité, inscription, déclaration, notification ou publication prescrit par la loi ou le règlement » pendant une période dite « juridiquement protégée » a été adoptée.

Un report au 25 août

En conséquence, les déclarations d’honoraires, le paiement des cotisations dues au H3C, et les déclarations des obligations de formation professionnelle continue, qui devaient intervenir pendant cette période, peuvent, sans donner lieu à l’application d’aucune majoration, pénalité ou sanction, être effectués dans un délai de deux mois à compter du dernier jour de la « période juridiquement protégée ».

Dans un premier temps, le terme de la « période juridiquement protégée » a été fixé au lendemain de l’expiration d’un délai d’un mois à compter de la fin de l’état d’urgence sanitaire, soit le 25 juin 2020. En conséquence, le H3C, en avril dernier, avait décidé de retenir comme date limite de déclarations et de paiement des cotisations, le 25 août 2020.

Une date qui a été maintenue par le H3C malgré la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 10 juillet 2020 au motif que la nouvelle ordonnance (n° 2020-560 du 13 mai 2020) accompagnant cette prolongation ne fixe plus le terme de la « période juridiquement protégée » au lendemain de la fin de l’état d’urgence, soit le 11 juillet 2020, mais au 23 juin 2020.


Ordonnance n° 2020-560 du 13 mai 2020, JO du 14

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Orthoptistes : le renouvellement des prescriptions désormais possible

Le décret précise plusieurs cas de figure. Tout d’abord, en ce qui concerne le renouvellement de lentilles, il peut s’effectuer après la réalisation d’un examen de la réfraction et sauf opposition du médecin mentionnée sur l’ordonnance, pour les prescriptions datant de moins d’un an des patients âgés de moins de 16 ans et les prescriptions datant de moins de 3 ans des patients de 16 ans et plus.

Pour les prescriptions de lunettes, l’ordonnance doit dater de moins d’un an pour les patients en dessous de 16 ans, de moins de 5 ans pour les patients de 16 à 42 ans, et de moins de 3 ans pour les plus de 42 ans.

À noter : le médecin prescripteur peut limiter la durée pendant laquelle l’orthoptiste peut adapter la prescription sur l’ordonnance, notamment dans certaines situations médicales.

L’orthoptiste qui adapte les prescriptions médicales doit mentionner sur l’ordonnance initiale l’adaptation de correction qu’il réalise, ainsi que son nom, prénom, qualité et identifiant d’enregistrement. Il doit aussi informer le prescripteur par « tout moyen garantissant la confidentialité des informations » et garder une copie de l’ordonnance modifiée jusqu’à l’expiration de sa validité, l’original étant conservé par le patient.


Décret n° 2020-475 du 24 avril 2020, JO du 26

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Notaires : devoir de conseil lors de la constitution d’une SCI

L’histoire est assez classique. En 2001, un couple se marie sous le régime de la participation réduite aux acquêts. En 2003, il décide de constituer une SCI. Cette société est destinée à accueillir l’immobilier professionnel nécessaire à l’activité médicale de l’épouse. Cette dernière est détentrice de 99 % des parts de cette SCI et emprunte seule 250 000 € qu’elle apporte en compte courant d’associée en vue de financer l’acquisition de l’immeuble. Plus tard, le couple divorce. L’épouse découvre alors qu’elle doit, dans le cadre de la liquidation du régime matrimonial, verser à son ex-époux la moitié de la valeur de ses parts de la SCI. Soutenant que le notaire avait manqué à son devoir d’information et de conseil lors de la constitution de la SCI, elle l’assigne en justice et obtient 150 000 € de dommages et intérêts.

Saisie par le notaire, la Cour de cassation confirme l’analyse des juges d’appel et précise « qu’il incombait au notaire d’attirer l’attention de Mme Q… sur la contradiction possible entre la détention par elle de 99 % des parts de la SCI, correspondant au financement intégral de l’acquisition immobilière, de surcroît destinée à son activité professionnelle, et le fait qu’en cas de dissolution du régime, il lui faudrait reverser la moitié de la valeur de ces parts qui constituaient un acquêt ». La Cour ajoute « que le notaire ne démontre pas avoir fourni l’information requise et que, par suite de ce manquement, Mme Q… a perdu une chance de ne pas réaliser l’opération ou de faire modifier soit le contrat de mariage, soit le régime matrimonial ».

Rappel : dans le régime de la participation réduite aux acquêts, pendant toute la durée du mariage, les époux fonctionnent comme s’ils étaient mariés sous le régime de la séparation de biens. Et lors de sa dissolution, les acquêts nets constatés dans le patrimoine de chacun des époux sont partagés de manière égalitaire.


Cassation civile 1re, 26 février 2020, n° 18-25115

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Chirurgiens-dentistes : des guides pour bien reprendre son activité

Le Covid-19 avait précipité la fermeture des cabinets dentaires il y a plusieurs semaines. Mais depuis quelques jours, les praticiens peuvent, de nouveau, exercer à condition de mettre en place de nouvelles façons de travailler et de recevoir leurs patients. Pour les y aider, trois guides pratiques viennent d’être publiés, téléchargeables gratuitement, tous rédigés et validés par des experts. Leur contenu traite des mêmes problématiques ou presque : comment réorganiser les locaux, comment accueillir et soigner les patients, comment gérer son personnel, comment nettoyer son matériel et traiter ses déchets… Certains proposent, en outre, des contenus à télécharger pour les afficher et les partager avec les patients et les équipes du cabinet.

Pour télécharger le guide pratique :
de l’Ordre

de l’ADF

des CDF

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Architectes : une foire aux questions spéciale Covid-19

Alors que la France est entrée, depuis le 11 mai dernier, dans une première phase de déconfinement, la reprise progressive des activités se profile pour de nombreux professionnels, y compris pour les architectes. Or, force est de constater que cette nouvelle étape dans la lutte contre l’épidémie du Covid-19 comporte également son lot d’interrogations, aussi bien au niveau légal et règlementaire qu’au niveau sanitaire.

Une FAQ abordant les enjeux essentiels de la reprise

Pour accompagner les professionnels dans cette période délicate et les aiguiller dans leurs démarches, le Conseil national de l’Ordre des architectes a récemment publié une foire aux questions-réponses dédiée. Accessible via le site internet du Conseil de l’Ordre, cette foire aux questions se décline en quatre chapitres distincts :
• la reprise sécurisée des chantiers, qui apporte un éclairage sur les rôles, les missions et les responsabilités de chaque intervenant (maître d’ouvrage, architecte, coordonnateur SPS…) ;
• les autorisations d’urbanisme, qui fait le point sur les délais de validité et d’instruction des demandes déposées en cette période de crise sanitaire ;
• la commande publique, qui traite toutes les questions propres à la passation et à l’exécution des marchés publics au regard du contexte actuel ;
• le droit du travail en période d’urgence sanitaire, qui fournit des précisions sur le cadre règlementaire auquel sont respectivement soumis les employeurs et les salariés.

Selon l’évolution de l’épidémie au cours des semaines à venir, cette foire aux questions aura vocation à être régulièrement complétée et/ou mise à jour.

À noter : pour permettre aux architectes de tenir un rôle essentiel dans la reprise post-confinement, le Conseil national de l’Ordre a également mis en place un kit de formation gratuit. Constitué de 8 vidéos thématiques, il est accessible via l’espace sécurisé du portail en ligne.

Pour en savoir plus et consulter la foire aux questions spéciale Covid-19, proposée par Conseil national de l’Ordre des architectes, rendez-vous sur : www.architectes.org.

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Infirmiers : un téléservice de déclaration de diminution d’activité

Si la profession a été peu touchée par une baisse importante d’activité pendant la crise sanitaire, les IDEL ont toutefois dû, pour la plupart, prendre en charge des frais importants d’équipements de protection contre le Covid-19.

La CNAM a accepté d’intégrer dans le calcul des charges à couvrir par la compensation pour les infirmiers libéraux ayant une activité de plus de 60 % de leur niveau habituel, une majoration forfaitaire de 700 €/mois durant la pandémie pour l’achat d’équipements de protection individuels.

Cette majoration est une reconnaissance de l’investissement de la profession en première ligne dans la pandémie. Elle sera versée selon les modalités décrites dans une fiche qui a été transmise par l’Assurance maladie.

À noter : les remplaçants sont exclus de ce dispositif.

Pour aider les praticiens dans leurs démarches, la Fédération Nationale des Infirmiers (FNI) a élaboré un didacticiel de remplissage.

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Vétérinaires : la télémédecine en phase d’expérimentation

Améliorer le maillage territorial et renforcer les relations avec les détenteurs d’animaux : face à l’épidémie de Covid-19 et à la nécessité de limiter les déplacements, le gouvernement a récemment fait le choix d’autoriser les vétérinaires à recourir à la télémédecine. Car contrairement à la médecine humaine, la médecine vétérinaire était, jusqu’à présent, privée d’un cadre règlementaire dédié.

Un dispositif expérimental et basé sur le volontariat

Lancé, pour le moment, à titre expérimental et pour une durée de 18 mois à compter du 7 mai 2020, le dispositif de télémédecine vétérinaire reste néanmoins limité à certaines catégories d’actes médicaux : la consultation à distance en temps réel, la télésurveillance (l’interprétation de données enregistrées sur l’élevage), la téléexpertise (offrant au praticien la possibilité de solliciter l’avis de ses pairs), ainsi que la téléassistance médicale, permettant au vétérinaire d’assister un autre praticien à distance.

Bon à savoir : le suivi de l’expérimentation sera assuré par le conseil national de l’Ordre des vétérinaires. À ce titre, un rapport d’évaluation sera produit fin 2021.

Les praticiens souhaitant participer à l’expérimentation devront adresser au conseil régional de l’Ordre dont ils relèvent une déclaration d’activité en télémédecine vétérinaire. Cette dernière devra notamment préciser les catégories d’actes de télémédecine que le vétérinaire entend proposer et s’accompagner d’une attestation certifiant que les outils informatiques utilisés offrent une qualité de son et d’image adaptée aux actes de télémédecine déployés.

La consultation à distance soumise à certaines conditions

Et attention, si le recours à la télémédecine relève de la seule responsabilité du vétérinaire, la consultation à distance ne pourra, en aucun cas, se substituer à l’obligation de continuité et de permanence de soins.

En pratique, la téléconsultation et la télésurveillance se voient ainsi restreintes au suivi sanitaire permanent d’un troupeau, dès lors qu’une visite physique a été réalisée depuis moins de 6 mois (avec une possible dérogation jusqu’à 12 mois). De même, pour un animal seul, le recours à la télémédecine ne pourra avoir lieu que si cet animal a bénéficié, au cours des 12 derniers mois, d’une consultation réalisée par le même vétérinaire ou par un vétérinaire exerçant au sein du même cabinet.

Précision : la prescription de médicaments contenant des substances antibiotiques d’importance critique, telles que définies par le Code de la santé publique, ne pourra pas être réalisée lors d’un acte de télémédecine et nécessitera toujours le déplacement du vétérinaire.

La liste des praticiens proposant des actes de télémédecine vétérinaire sera publiée sur le portail internet du conseil régional de l’Ordre compétent et sera régulièrement mise à jour.


Décret n° 2020-526 du 5 mai 2020, JO du 6

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Masseurs-kinésithérapeutes : un guide des bonnes pratiques pour reprendre l’activité

Pour l’Ordre, il revient à chaque kinésithérapeute de tout mettre en œuvre pour se procurer les produits de désinfection et les matériels de protection nécessaires pour prévenir la transmission du virus dans son activité de soins. Une fois ces moyens acquis et en fonction de la situation sanitaire du lieu d’exercice, ils pourront progressivement reprendre en charge les patients les moins fragiles au cabinet, pour les soins urgents essentiels et non reportables, toujours en respectant les gestes barrières et la distanciation physique en dehors des soins. L’Ordre rappelle que cette reprise progressive ne doit pas se faire aux dépens des patients les plus fragiles qui doivent toujours être pris en charge à leur domicile. De même, le télésoin doit être privilégié.

Pour accompagner les praticiens et répondre au mieux à leurs interrogations, l’Ordre a édité un guide des bonnes pratiques téléchargeable gratuitement sur son site. Toutes les phases de contact avec le patient y sont abordées, de la prise de rendez-vous à la salle d’attente en passant par la circulation des patients dans le cabinet ou la réalisation des soins.

Pour télécharger le guide des bonnes pratiques : www.ordremk.fr

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Professionnels du droit : report de la baisse des tarifs

Les tarifs pratiqués par les professionnels du droit (notaires, huissiers de justice, commissaires-priseurs judiciaires, greffiers des tribunaux de commerce) sont fixés par des arrêtés ministériels pour une période de deux ans.

Derniers arrêtés en date, ceux du 28 février 2020 qui sont donc venus fixer de nouveaux tarifs pour chacune des professions concernées pour une période de deux ans allant jusqu’au 28 février 2022. Ces tarifs ayant été revus à la baisse.

Ces tarifs devaient entrer en vigueur le 1er mai dernier. Mais compte tenu des conséquences de l’épidémie de Covid-19 sur l’activité économique, et notamment sur celle des professions règlementées du droit, les pouvoirs publics ont décidé de reporter leur entrée en vigueur au 1er janvier 2021.

Les tarifs actuellement en vigueur restent donc applicables pendant encore 8 mois.


Arrêté du 28 avril 2020, JO du 29

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