Environnement & Solidarités

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Insertion : les montants de l’aide au poste pour 2021

Les structures d’insertion par l’activité économique ont pour vocation de favoriser l’insertion de personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles.

Afin de mener à bien cette mission, elles reçoivent de l’État une contribution financière dénommée « aide au poste ». Ses montants, qui varient selon la structure concernée, viennent d’être fixés pour l’année 2021.

Pour chaque poste de travail occupé à temps plein, les montants socles s’élèvent, à compter du 1er janvier 2021, à 20 642 € (20 441 € en 2020) pour les associations qui gèrent des ateliers et chantiers d’insertion, à 1 397 € (1 383 € en 2020) pour les associations intermédiaires, à 10 751 € (10 646 € en 2020) pour les entreprises d’insertion et à 4 341 € (4 299 € en 2020) pour les entreprises de travail temporaire d’insertion.

Les montants de la part modulée peuvent atteindre jusqu’à 10 % de ces montants socles en fonction des caractéristiques des personnes embauchées par l’association, des actions et moyens d’insertion qu’elle a mis en place et des résultats obtenus.

Par ailleurs, les entreprises d’insertion et les associations gérant des ateliers et chantiers d’insertion qui interviennent dans les établissements pénitentiaires afin de proposer un parcours d’insertion aux détenus se voient, elles aussi, octroyer une aide au poste.

Ainsi, pour chaque poste de travail, l’État verse à l’association une aide financière dont le montant socle est, en 2021, de 12 385 € (12 265 € en 2020) pour les ateliers et chantiers d’insertion et de 6 451 € (6 388 € en 2020) pour les entreprises d’insertion. Le montant modulé correspond, lui, à 5 % du montant socle.


Arrêté du 26 avril 2021, JO du 3 mai

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Médico-social : un appel à projets pour les résidences autonomie

Les résidences autonomie accueillent des personnes majoritairement autonomes âgées, en principe, de plus de 60 ans qui ne peuvent plus ou ne veulent plus vivre seules. Outre l’hébergement dans des logements individuels, elles proposent à leurs résidents des services collectifs (restauration, ménage, blanchisserie, animations…).

L’Assurance retraite et la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) lancent un appel à projets doté de 30 millions d’euros afin d’aider les résidences autonomie à investir notamment dans des travaux de réhabilitation, de modernisation, de mise aux normes, de restructuration, d’agrandissement ou de reconstruction. Sachant que seront privilégiés les projets permettant d’améliorer le cadre de vie, les performances énergétiques ainsi que le confort et la sécurité de leurs résidents.

À noter : peuvent aussi être financées les dépenses relatives à l’ingénierie préalable aux opérations de travaux ainsi que les investissements concernant l’aménagement d’espaces intérieurs ou extérieurs ou les projets d’équipements numériques.

Pour être éligible à ce financement, les projets des associations qui gèrent des résidences autonomie doivent :
– apporter une réponses aux besoins locaux ;
– proposer une offre de proximité permettant de conserver des liens avec l’environnement social et de garantir un cadre de vie sécurisant ;
– être fondé sur le développement de la vie sociale, l’ouverture de la structure sur l’extérieur et la prévention de la perte d’autonomie ;
– proposer une prestation de qualité aux tarifs permettant l’accueil de retraités socialement fragilisés ;
– proposer un cadre architectural de qualité adapté aux besoins des résidents, répondant aux normes et règlementations en vigueur et s’inscrivant dans une démarche de développement durable ;
– bénéficier d’un cofinancement du projet (aide financière de l’Assurance retraite, prêt aidé, subvention publique…), sauf pour les projets de moins de 20 000 € concernant l’aménagement d’espaces intérieurs et extérieurs ainsi que l’ingénierie.

Le financement accordé aux résidences autonomie dans le cadre de cet appel à projets s’élève au maximum à 60 % du coût prévisionnel de l’opération.

En pratique : les résidences autonomie doivent adresser leur demande de financement, au plus tard le 18 juin 2021, à la Cnav en Île-de-France, à l’une des 15 Carsat régionales ou à la CGSS en outre-mer.

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Sport : un guide juridique sur les incivilités, les violences et les discriminations

Le ministère des Sports a publié la troisième édition de son « Petit guide juridique – Mieux connaître les conséquences d’une incivilité, d’une violence et d’une discrimination dans le champ du sport ».

Ce guide de 154 pages s’adresse à tous les professionnels du sport (formateurs, animateurs, éducateurs sportifs, dirigeants associatifs…) afin de les sensibiliser sur les comportements qui ne peuvent être tolérés dans les associations sportives.

Après avoir apporté une définition des notions d’incivilités, de violences et de discriminations, il sensibilise les acteurs associatifs sur les conséquences juridiques, notamment pénales, des comportements à caractère raciste, sexiste ou manifestant une haine LGBT+ et sur celles du bizutage, des harcèlements et des violences physiques ou à caractère sexuel.

Le guide aborde aussi la question de la protection juridique des victimes de ces actes et de ces comportements.

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Climate Act

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Climate Act, + de 100 entreprises en hypercroissance s’engagent pour le climat

Trop peu contraignante, la réglementation permet encore aux startups de se focaliser sur leur hypercroissance tout en ignorant leur empreinte carbone, dénoncent 106 pépites de la French Tech, à l’initiative de Shine, réunies dans le collectif « Climate Act », dont Alan, BlaBlaCar, Back Market, Evaneos, Le slip français, Malt, Openclassrooms, Payfit, Swile, Ulule ou encore Vestiaire Collective. Dans cette tribune exclusive, les signataires s’engagent à réaliser un bilan carbone complet avant la fin de l’année et à agir concrètement pour limiter les émissions identifiées. Ils souhaitent que ces mesures deviennent des critères obligatoires pour toutes les entreprises du Next40 et du French Tech 120.

« Si nous voulons limiter le réchauffement climatique à 1,5°C et éviter une catastrophe planétaire, le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) indique que les émissions de dioxyde de carbone causées par l’homme doivent baisser de 45% d’ici à 2030. L’action de toutes et tous est nécessaire : celle des citoyens, celle des États, mais aussi celle des entreprises. Ces dernières, par leur place et par leur poids, ont un rôle crucial et historique à jouer. Et pour initier leur engagement contre la crise climatique, nous considérons que chaque entreprise doit mesurer son impact, en commençant par les émissions de CO2 dont elle est responsable. Cette étape est un préalable indispensable à toute politique de lutte contre le dérèglement climatique. C’est dans cet objectif que nous, dirigeants et entrepreneurs, rejoignons le collectif signataire du Climate Act, et nous engageons à avoir réalisé un bilan carbone complet avant la fin de l’année.

Les contraintes réglementaires s’appliquent peu aux startups

Malgré l’urgence climatique, seules les entreprises de plus de 500 salariés, soit à peine 5% des entreprises françaises, ont pour obligation d’évaluer une partie de leurs émissions de gaz à effet de serre. Et cette obligation ne porte que sur une petite partie seulement de leurs émissions : ce que l’on appelle les émissions directes (ou scopes 1 et 2). Les émissions indirectes (scope 3) ne sont pas prises en compte. Autrement dit : le transport des marchandises, les déplacements professionnels ou encore la gestion des déchets ne sont par exemple pas comptabilisés. Ainsi, pendant que seule une minorité d’entreprises comptabilisent une faible part de leurs émissions, les autres, plus petites, peuvent se concentrer sur leur croissance sans prendre en compte leur incidence sur le climat. Nous jugeons le seuil réglementaire trop élevé et son envergure trop restreinte. Nous pensons qu’il est de notre responsabilité de prendre les devants pour nous placer dans l’action dès aujourd’hui.

Mesurer le bilan carbone présente de nombreux avantages

Mesurer ses émissions de CO2 est un processus simple, abordable (*) et préliminaire à toute transition écologique. D’expérience, nous pouvons par ailleurs avancer que la réalisation d’un bilan carbone lorsque l’entreprise n’est qu’aux prémices de son hypercroissance présente plusieurs avantages :

  • Il est plus simple de construire une entreprise responsable dans ses fondements que de transformer, en aval, une entreprise qui ne l’est pas. Il est plus aisé et moins coûteux pour une startup de mettre en place de nouvelles initiatives et de changer des habitudes que pour une grande entreprise. L’agilité chère à la « startup nation » révèlerait ici son plein potentiel.
  • Réaliser un bilan carbone est un excellent moyen de motiver ses équipes et d’attirer des talents. Les salariés réalisent l’empreinte environnementale de leur travail, acceptent plus facilement les changements et deviennent eux-mêmes force de proposition.
  • Réduire certaines dépenses liées aux énergies fossiles (transport, chauffage, achats) permet de réaliser des économies substantielles, qui peuvent ensuite être réinvesties dans des dépenses moins polluantes et utiles à la croissance.

Entreprises innovantes, futures leaders potentielles sur leur marché : les startups sont parfaitement armées pour s’engager en faveur de l’environnement. Si elles réussissent aujourd’hui, elles seront les grandes entreprises de demain. Nous portons également la responsabilité de ne pas reproduire les erreurs du passé.

Prendre les devants pour éviter l’hypercroissance… des émissions carbone

Parce que nous souhaitons contribuer à construire un monde durable, nous prenons aujourd’hui les devants dans la lutte contre le dérèglement climatique, et nous choisissons d’aller au-delà du cadre de la réglementation. Nous n’attendrons pas qu’il soit trop tard, sous prétexte que nos entreprises n’ont pas encore atteint les paliers fixés par la loi pour mesurer et réduire notre empreinte carbone. Aujourd’hui, nous nous engageons donc à :

1. Avoir réalisé avant la fin de l’année un bilan carbone complet (incluant les scope 1, 2 et 3)

2. En partager ouvertement les conclusions

3. Agir concrètement pour limiter les émissions identifiées

En démystifiant la réalisation d’un bilan carbone pour toutes les entreprises et en rendant notre action publique, nous proposons que nos engagements deviennent des critères obligatoires pour toutes les entreprises du French Tech 120 et du Next 40.

Ce n’est qu’au moyen de signaux forts que nous pourrons entamer une véritable transition écologique. Sans eux, l’hypercroissance de nos chiffres d’affaires entraînera inéluctablement l’hypercroissance de nos émissions.

Il est de notre responsabilité, en tant qu’entrepreneur·e·s et dirigeant·e·s, d’agir dès aujourd’hui pour endiguer le réchauffement climatique.

Article original La Tribune, 21/04/2021


Liste au 10/05/21 des 218 premiers signataires :

Shine, avec 900.care, 2050, 83° Nord, Ad Vitam, Aepsilon, aKagreen, Aktio, Akur8, Alan, Alegria.tech, Allocab, Alter Equity, Alveos, Amenitiz, Archidvisor, Armis tech, AXIOMA, Back Market, Baobab Lab, Barnabe.io, Beebs, Besight, Big Mamma, BioclimaKIT, Blablacar, Blog & Trip, Bluedigo, Boavizta, BonneGueule, Braxton, Breega, Bruce, Bumpair, Buster.ai, Cabinet Nicorisi, Canard & Cie, Captaincontrat, Caravel, Carbo, Castalie, Caval, Cheerz, Circle Sportswear, Cityscoot, Cleany, Colis Privé, Colonies, Comparadise, Composteo, Convelio, Crème de la crème, Crystalchain, Daphni, datashake, Data Legal Drive, Décor World Services, Deepomatic, Dernier Cri, e-attestations.com, Edition Limitée, ekWateur, Elaia, Eldorado, Elinoï, Embarq, Ethikdo, EthicDrinks, Evaneos, Finfrog, Foodles, Formalizi, Founders Future, Foxintelligence, G-ECO, Gallia, GL events, Getaround, Green-Got, Greenly, Greenmetrics, Gymlib, hemea, Heuritech, Hiflow, Hike, HubCycle, Hublo, Hummink, ilek, ILOH, Imfusio, Insideboard, Iris Capital, Iroko, Isahit, Jenji, Jungle, Kard, Keewe, Kidcab, Kloros, Laboratoires Paris Dôme, La Mobilery, Le chant des caves, Le Petit Ballon, Le slip français, Les Candides, Les Grappes, Les Impacteurs, Les Petits Bidons, Learn Assembly, Legalstart, Leocare, Liberkeys, LittleBIG Connection, Lovys, Luko, Mac Renew, Magelan, Malt, Mamie Paulette, Mansa, Matera, Meilleursagents, MiiMOSA, Modz Monsieur Tshirt, Morning, Multivolume, MutualBenefits, Myeasyfarm, Novencia Group, Octopush, OCUS, Ohbibi, Ombrea, Omie, OnlyOne, Openclassrooms, Opendatasoft, Ouihelp, Ovrsea, Payfit, PayPlug, Phenix, Pingas, Pixpay, Plast’if, Platform.sh, Pretto, Primobox, Proprioo, Retout & Associés, Rosaly, Rzilient, Sami, Save Market, Scality, Selency, Sellsy, Sendinblue, Sereema, Showroomprive, Silver alliance, Slean, Smoove & Zoov, Snapdesk, Soan, Solal Events, Spareka, Spendesk, Splio, Sport Heroes, Stockoss, Storefront, Swan, Sweep, Swile, Swoopin, Talent.io, Tchek, Teambakery, Tediber, Testamento, Thegreendata, Traace, Transaction Connect, Troops, Tudigo, Twin Flame, Typology, Ulule, Vendredi, Vestiaire Collective, Vybe, Wall-Market LightShop, Web Strategies, Wedoogift, WeeeDoIT, Welcome to the jungle, WelcomeTrack, Wellin, Welyb, Wemiam, Wemind, Wenabi, WeNow, WeSoundCompany, Witik, Workelo, Work with island, XAnge, Yemanja, Yotta, Ynsect, .YZ, ZACK, Zei.


(*) Le tarif dépend évidemment de la taille de l’entreprise et de son activité. Il est possible de réaliser un bilan carbone complet pour quelques milliers d’euros seulement. Par ailleurs, l’ADEME a mis en place un programme d’aide pour les TPE et PME, permettant de financer des projets entre 5 000 € et 200 000 €.

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Insertion : un appel à projets pour développer l’insertion par l’activité économique

Les structures d’insertion par l’activité économique (SIAE), que sont les associations intermédiaires, les ateliers et chantiers d’insertion, les entreprises d’insertion et les entreprises de travail temporaire d’insertion, œuvrent afin de favoriser l’accès ou le retour à l’emploi des personnes qui rencontrent, en raison, par exemple, de leur âge, de leur absence de diplôme ou de la précarité de leur situation, des difficultés sociales et professionnelles.

En 2020, le plan de soutien des SIAE mis en place par les pouvoirs publics avait permis de soutenir 2 300 projets, de préserver les 140 000 emplois existants et de créer 34 000 emplois supplémentaires.

Conscient des difficultés que les SIAE rencontrent encore en cette période de crise sanitaire et économique, le gouvernement, via le Fonds de développement de l’Inclusion, lance un nouvel appel à projets doté de 150 millions d’euros. Ce budget vise à créer 30 000 emplois supplémentaires dont au moins 10 000 en 2021.

Toutes les SIAE qui ont un projet créateur d’emploi à court terme sont éligibles à cet appel avec toutefois une priorité donnée à celles qui œuvrent dans certaines filières :
– économie circulaire ;
– mobilité solidaire (mise à disposition de véhicules, co-voiturage, garages solidaires, préparation au code…) ;
– grand âge et autonomie (partenariats durables avec des Ehpad, par exemple) ;
– filière alimentaire (production locale, circuits courts, manger mieux…) ;
– rénovation thermique des bâtiments ;
– restauration du patrimoine ;
– renouvellement urbain ;
– Services aux entreprises (numérique, comptabilité…) ;
– Innovation en entreprise (garde d’enfants, conciergerie…).

Le montant de l’aide accordée à la SIAE correspond à 55 % maximum du coût du projet. Il peut être porté à 75 % pour les projets situés dans les zones de revitalisation rurale, les quartiers prioritaires de la politique de la ville, les territoires ultramarins et les zones blanches.

En pratique : les associations doivent transmettre leur dossier au plus tard le 15 juin 2021 via le site www.demarches-simplifiees.fr. Deux liens sont prévus :
un pour les projets locaux et l’autre pour les projets groupés.

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Insertion : des entreprises adaptées en milieu pénitentiaire

Les entreprises adaptées permettent à des travailleurs handicapés d’exercer une activité professionnelle dans un environnement adapté à leurs possibilités et leur offrent un accompagnement spécifique destiné notamment à favoriser la réalisation de leur projet professionnel et la valorisation de leurs compétences.

La loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel de 2018 a ouvert à ces entreprises la possibilité d’intervenir dans les établissements pénitentiaires auprès des personnes handicapées. Les décrets d’application indispensables pour que cette expérience puisse se concrétiser ont été publiés fin mars 2021.

Lorsque les entreprises adaptées interviennent en milieu pénitentiaire, le contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens valant agrément doit mentionner le contrat d’implantation conclu à ce titre, les caractéristiques sociales et professionnelles des personnes détenues ayant signé un acte d’engagement ainsi que les modalités de leur suivi et accompagnement ainsi que les règles selon lesquelles ces personnes sont rémunérées.

À savoir : avant d’exercer une activité professionnelle dans une entreprise adaptée, la personne détenue signe un acte d’engagement avec le chef d’établissement. Un acte qui prévoit notamment un accompagnement socioprofessionnel visant à faciliter la réinsertion et qui en précise les modalités. En outre, une charte d’accompagnement, proposée par l’entreprise adaptée et signée par la personne détenue et le chef d’établissement, en détaille la mise en œuvre.

Les entreprises adaptées qui interviennent auprès des personnes détenues bénéficient d’une aide financière dont le montant doit encore être fixé par arrêté.


Art. 77, loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018, JO du 6

Décret n° 2021-359 du 31 mars 2021, JO du 1er avril

Décret n° 2021-362 du 31 mars 2021, JO du 1er avril

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Sanitaire et social : bilan de l’emploi au 4 trimestre 2020

Selon le dernier bilan de l’emploi associatif sanitaire et social, les effectifs salariés des associations de ce secteur ont augmenté de 0,5 % au 4e trimestre 2020.

Ainsi, ces effectifs sont en hausse de 0,6 % entre le 4e trimestre 2019 et le 4e trimestre 2020. Dans le détail, sur cette période d’un an, les associations œuvrant dans le domaine de la santé ont vu le nombre de leurs salariés progresser de 2,1 % et celles dont l’activité relève de l’hébergement médico-social de 1,5 %. En revanche, le personnel des associations œuvrant dans l’action sociale sans hébergement a reculé de 0,4 %.

À titre de comparaison, sur cette même période d’un an, l’emploi salarié a diminué de 4 % dans les autres secteurs associatifs et de 1,4 % dans le monde associatif (tous secteurs confondus). Alors que l’emploi dans le secteur privé a connu, lui, une baisse de 1,7 %.


Bilan de l’emploi associatif sanitaire et social au 4e trimestre 2020, Uniopss et Recherches & Solidarités, mars 2021

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Médico-social : un référentiel sur le traitement des données personnelles par les associations

À l’automne dernier, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) avait lancé une consultation sur le projet de mise à jour du « référentiel relatif aux traitements de données à caractère personnel mis en œuvre dans le cadre de l’accueil, l’hébergement et l’accompagnement social et médico-social des personnes âgées, des personnes en situation de handicap et de celles en difficulté ». Et la version définitive de ce document vient d’être récemment publiée au Journal officiel.

Ce référentiel s’adresse à toutes les associations œuvrant auprès des personnes âgées, des personnes handicapées et des personnes en difficulté et notamment aux établissements d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes, aux centres médico-psycho-pédagogiques, aux établissements et service d’aide par le travail et aux instituts médico-éducatifs.

Il vise à aider les associations dans la mise en œuvre de traitements des données personnelles conformes aux exigences de la Cnil et aborde ainsi différents sujets comme :
– la fourniture des prestations définies dans le cadre d’un contrat conclu entre l’association et la personne concernée ou son représentant légal ;
– l’instruction, la gestion et, le cas échéant, le versement des prestations sociales légales et facultatives ;
– la gestion du dossier administratif ;
– la mise en place d’un accompagnement social et médico-social adapté aux difficultés rencontrées ;
– l’échange et le partage des informations ;
– la gestion administrative, financière et comptable de l’établissement, du service ou de l’association ;
– l’établissement des statistiques, des études internes et des enquêtes de satisfaction aux fins d’évaluation de la qualité des activités et des prestations et des besoins à couvrir.


Délibération Cnil n° 2021-028 du 11 mars 2021, JO du 23

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Culture : fonds de sauvegarde dans le secteur de la musique et des variétés

Le Centre national de la musique (CNM) a dévoilé les aides financières disponibles en 2021 pour les associations œuvrant dans le secteur du spectacle vivant musical. Ainsi, 22 programmes d’aides pérennes seront instaurés : aide à l’aménagement et à l’équipement des salles de spectacles (3 M€), aide à la structuration et au développement professionnel (2,5 M€), aide pour favoriser l’égalité entre les femmes et les hommes (1 M€), aide à la création, à la production et à la diffusion de spectacles vivants (6 M€), aide aux festivals (montant à définir), etc.

De plus, comme l’année dernière, plusieurs fonds de soutien exceptionnel sont destinés à répondre à la crise actuelle, et notamment le fonds de sauvegarde des entreprises du spectacle de musique et de variétés, doté de 115 M€, et qui vient d’être renouvelé pour la troisième fois. Ce fonds est destiné à compenser partiellement les pertes d’exploitation subies entre le 1er avril 2020 et le 31 mars 2021.

En pratique : les associations doivent effectuer leur demande via leur espace en ligne sur le site du CNM au plus tard le 21 mai 2021 pour un examen en commission le 6 juillet 2021.

Qui peut en bénéficier ?

Sont éligibles aux aides du fonds de sauvegarde les associations détentrices d’une licence d’entrepreneurs de spectacles vivants qui remplissent les conditions suivantes :
– avoir été créées avant le 1er janvier 2019 ;
– avoir réalisé au moins 50 % de leur chiffre d’affaires de 2019 dans le domaine du spectacle de musique et de variétés ou 80 % de leur chiffre d’affaires de 2019 dans le champ des activités soutenues par le CNM (écriture, composition, interprétation, production, édition, promotion, distribution et diffusion de la musique et des variétés) ;
– employer en contrat à durée indéterminée, depuis plus de 6 mois à la date de dépôt du dossier, un ou plusieurs salariés correspondant au moins à un équivalent temps plein ;
– ne pas avoir perçu des subventions publiques dépassant 50 % des produits d’exploitation au cours de l’exercice 2019 ou en moyenne sur les 3 derniers exercices ;
– ne pas avoir versé de dividendes sur la période retenue pour l’aide.

Le dossier de demande d’aide doit contenir :
– une situation d’exploitation certifiée conforme par un expert-comptable ou un commissaire aux comptes, pour la période du 1er avril 2020 au 31 mars 2021, portant exclusivement sur les activités liées aux spectacles de musique et de variétés, et intégrant certains retraitements (ajout des aides publiques non comprises dans les produits d’exploitation, plafonnement à 4,5 Smic de tout type de rémunération, etc.) ;
– un descriptif précis des mesures et objectifs envisagés en matière de préservation de l’emploi, le cas échéant, via l’activité partielle de longue durée.

Quel montant ?

Le montant de l’aide dépend du niveau des pertes d’exploitation subies par l’association.

Ainsi, il s’élève, dans la limite d’1,5 million d’euros, à :
– 70 % de la part des pertes inférieure ou égale à 250 000 € ;
– 65 % de la part des pertes comprise entre 250 001 € et 500 000 € ;
– 60 % de la part des pertes comprise entre 500 001 € et 1 million d’euros ;
– 50 % de la part des pertes comprise entre 1 000 001 € et 1,5 million ;
– 40 % de la part des pertes comprise entre 1 500 001 € et 2 millions ;
– 30 % de la part des pertes supérieure à 2 000 001 €.

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Sport : pas de reconnaissance faciale dans les stades

Les organisateurs de manifestations sportives peuvent refuser de vendre un billet ou un abonnement aux personnes qui ont contrevenu ou qui contreviennent aux conditions générales de vente ou aux dispositions du règlement intérieur relatives à la sécurité de ces manifestations. Elles peuvent également leur refuser l’accès à ces manifestations même si elles ont un billet valide en leur possession.

À ce titre, un club sportif peut-il installer un système de reconnaissance faciale afin d’identifier automatiquement les personnes faisant l’objet de cette mesure d’interdiction commerciale de stade ?

Non, a répondu la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). En effet, la reconnaissance faciale repose sur l’utilisation de données biométriques. Or la collecte et l’utilisation de telles données est, sauf exceptions, interdite par le règlement général sur la protection des données (RGPD) et la loi Informatique et Libertés.

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