Professions libérales

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Professionnels de santé : une charte éthique et déontologique pour les facultés

Plagiat, cadeaux de l’industrie, supports d’enseignement sponsorisés par les laboratoires, intégrité scientifique… une étude avait sévèrement critiqué, il y a quelques mois, le manque d’indépendance des facultés de certaines professions de santé à l’égard de l’industrie pharmaceutique. C’est dans ce contexte que les représentants de toutes les facultés françaises de médecine et de chirurgie dentaire ont adopté, mardi 7 novembre 2017, une charte éthique et déontologique destinée à prévenir tout conflit d’intérêts dans leurs rangs.

Les étudiants doivent, en effet, pouvoir bénéficier d’un encadrement qui leur garantit un apprentissage indépendant des intérêts particuliers, dans le respect des principes de transparence, de loyauté, d’impartialité et d’intégrité professionnelle et scientifique.

Ce texte de 13 pages est le premier du genre. Il propose des garde-fous, tels que l’obligation de signaler les liens avec l’industrie pour les professeurs ou encore l’interdiction d’utiliser la pratique des « auteurs fantômes » qui consiste à faire écrire un article scientifique par un étudiant dont le nom n’est pas cité… La charte sera signée par chaque faculté, notamment par les enseignants-chercheurs et les hospitalo-universitaires.

Pour consulter la charte : http://formindep.fr/wp-content/uploads/2017/11/Charte-Faculte%C3%ACs-Version-5-du.pdf

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Professionnels de santé : les Français et leurs médecins

Selon l’étude de la Drees, 58 % des personnes interrogées déclarent consulter leur médecin en premier lieu en cas de problème médical. Plus de 8 Français sur 10 sont satisfaits de la qualité des soins dispensés par leurs médecins (88 % pour leurs généralistes, 81 % pour les spécialistes). Ils apprécient le niveau d’information donné par leur médecin généraliste sur leur état de santé (87 %) et le temps qu’il leur accorde lorsqu’ils vont le voir (84 %).

Toutefois, près de 3 Français sur 10 éprouvent des difficultés d’accès à leur généraliste, près d’1 sur 2 à leurs spécialistes. Les personnes en difficulté financière ou en mauvaise santé sont plus souvent insatisfaites de l’accès aux soins et de leur qualité. Elles sont aussi davantage critiques envers le système de santé et moins confiantes vis-à-vis des informations délivrées par les médecins.

Enfin, l’automédication et la recherche de conseils en dehors du système de soins restent les premiers réflexes de plus d’un tiers des personnes interrogées, en particulier des plus jeunes.

Pour consulter l’étude : drees.solidarites-sante.gouv.fr

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Chirurgiens-dentistes : la chirurgie orale française reconnue par l’Union européenne

Jusqu’à présent, la France était l’un des rares grands pays européens à ne pas figurer dans la liste des pays permettant aux titulaires du Desco de bénéficier d’une reconnaissance automatique de leur spécialité dans l’Union européenne.

C’est le Conseil national de l’Ordre des chirurgiens-dentistes qui, depuis des années, souhaitait voir évoluer au niveau européen le statut de cette spécialité en chirurgie orale. C’est désormais chose faite. La France va figurer à l’annexe 5 de la directive 2005/36/CE (point 5.3.3) établissant la liste de tous les pays de l’UE reconnaissant la spécialité de chirurgie buccale.

Attention : cette reconnaissance implique également à l’inverse que les spécialistes en chirurgie buccale des 20 autres pays reconnaissant cette discipline pourront automatiquement l’exercer en France sans passer par une commission de qualification.

Pour connaître la liste des autres pays reconnaissant la chirurgie orale au niveau européen, consultez l’annexe 5 de la directive 2005/36/CE

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Professionnels de santé : un dépliant pour éviter le licenciement pour inaptitude d’un patient

Ce sont la Direccte et l’Agefiph de Bourgogne-Franche-Comté, accompagnées par le Centre Ressources Directh Idée (CRDI) dans le cadre du plan régional d’insertion des travailleurs handicapés (PRITH), qui ont eu l’idée d’élaborer ce dépliant destiné aux professionnels de santé. L’objectif est de leur proposer des axes d’actions pour éviter dans la mesure du possible le licenciement pour inaptitude d’un patient.

Ces axes tournent autour du repérage des patients confrontés à un risque d’inaptitude, de leur orientation vers les bons interlocuteurs (médecin du travail, service social de l’Assurance maladie…) et de la mobilisation rapide des outils pour faciliter le maintien dans l’emploi de ces salariés, des travailleurs indépendants et des agents.

Outre ces axes d’actions, le dépliant détaille les services mobilisables dans la région d’où les organismes sont issus (Bourgogne Franche Comté).

Pour télécharger le dépliant : www.prith-bfc.fr

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Avocats : à quel moment un mandat prend-t-il fin ?

Un avocat avait défendu les intérêts de sa cliente dans une procédure se déroulant devant le tribunal des affaires de Sécurité sociale. Une procédure destinée à obtenir des dommages-intérêts en réparation d’un préjudice moral qu’elle avait subi. Après le prononcé de la décision par le tribunal, la cliente avait dessaisi l’avocat et choisi un autre conseil pour assurer sa défense devant la cour d’appel. Quelques semaines plus tard, l’avocat évincé avait adressé à la cliente une facture d’honoraires. Cette dernière n’ayant pas été honorée par la cliente, il avait saisi, plus de 2 ans après le prononcé du jugement, le bâtonnier de l’ordre d’une demande en fixation de ses honoraires.

Saisie de cette affaire, le premier président de la Cour d’appel d’Amiens avait déclaré la demande de l’avocat prescrite. Selon lui, la prescription extinctive (de 2 ans) court à compter de la date à laquelle le mandat de l’avocat a pris fin, et donc à la date du jugement mettant fin au contentieux dans lequel l’avocat a défendu les intérêts de son client. Saisie de cette question, la Cour de cassation a infirmé la décision du premier président car le jugement n’a pas en soi pour effet de mettre fin au mandat que l’avocat a reçu de son client.


Cassation civile 2e, 26 octobre 2017, n° 16-23599

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Professionnels de santé : formulaire de déclaration des incidents informatiques

C’est la loi de modernisation de notre système de santé de 2016 qui a renforcé le dispositif d’alerte en cas d’atteintes aux systèmes informatiques des établissements de santé, des hôpitaux des armées, des laboratoires de biologie médicale et des centres de radiothérapie. Elle impose à partir d’octobre 2017 que ces structures relaient à leur agence régionale de santé (ARS) les incidents de sécurité graves et significatifs survenant sur leurs systèmes d’information de santé. Un décret de septembre 2016 a, par ailleurs, détaillé les catégories d’incidents qui doivent faire l’objet d’un signalement sur le site www.signalement.social-sante.gouv.fr.

Cette déclaration doit se faire via un formulaire dont le contenu vient d’être dévoilé dans un arrêté. Les informations demandées dans le formulaire portent sur la date de l’incident, son périmètre, son suivi, ses impacts sur la sécurité de la structure et celle de ses données, et son origine.

À réception de la déclaration, l’ARS informe l’Agence des systèmes d’information partagés de santé (Asip santé) qui analyse la déclaration et qualifie les incidents signalés. L’ARS pourra alors, avec l’assistance de l’Asip santé, formuler des recommandations, notamment proposer des mesures d’urgence pour limiter l’impact de l’incident et des mesures destinées à améliorer la sécurité du ou des systèmes d’information concernés.


Arrêté du 30 octobre 2017, JO du 8 novembre

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Pédicures-podologues : bien remplir son registre public d’accessibilité

Le Registre public d’accessibilité doit permettre d’informer le public du degré d’accessibilité du cabinet du professionnel et des prestations proposées. Ce document est obligatoire depuis le 30 septembre 2017 pour tous les professionnels de santé recevant du public. Il doit pouvoir être consulté sur place, à l’accueil du cabinet ou sous format dématérialisé sur le site du praticien, par exemple.

Concrètement, il doit lister les prestations proposées, contenir la liste des pièces administratives et techniques relatives à l’accessibilité des personnes souffrant de handicap, ou encore donner la description et les justificatifs des actions de formation des personnels chargés de l’accueil des personnes handicapées.

Pour aider les praticiens à se mettre en conformité avec ces obligations, l’Ordre propose sur son site un modèle de RPA applicable aux cabinets de pédicurie-podologie téléchargeable en version Pdf ou en version Word pour pouvoir être complété. Chaque point est expliqué et des renvois sont fait vers les textes réglementaires et les documents officiels.

Pour télécharger le modèle : www.onpp.fr

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Chirurgiens-dentistes : cotisation ordinale en ligne

La principale modification était une recommandation formulée par l’audit réalisé par la Cour des comptes en 2016, auprès du Conseil national de l’Ordre. Ce dernier a, en effet, décidé, après avis de sa Commission des finances, de contrôle des comptes et des placements de fonds, d’adopter au mois de juin 2017, le principe du règlement des cotisations ordinales par les chirurgiens-dentistes directement au Conseil national et non plus au conseil départemental dont ils dépendent.

En outre, à partir du 1er janvier 2018, les professionnels auront le choix entre 2 moyens de paiement pour s’acquitter de leur cotisation. Ils pourront soit la régler par carte bancaire sur le site internet www.ordre-chirurgiens-dentistes.fr. Ils devront pour cela se munir de l’appel à cotisation 2018 reçue par voie postale et se connecter à l’intranet où ils devront renseigner le « Code paiement par Carte bleue » se situant sur le bordereau de cotisation. Autre possibilité : effectuer le règlement par chèque à retourner au centre de traitement du Conseil national (Ordre national des chirurgiens-dentistes – Centre de traitement – 75497 Paris Cedex 19).

Attention : le paiement doit être effectué avant le 31 mars 2018 sous peine de recouvrement par huissier, dont les honoraires seront à la charge du praticien !

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Biologistes : des critiques sur l’accréditation

Demandée par le Syndicat des Biologistes (SDB), cette enquête a été menée fin septembre-début octobre auprès des 1 250 adhérents du syndicat, dont 84 % exercent en laboratoires de biologie médicale de ville à sites multiples, 10 % en groupes de SEL et 5 % en laboratoires à site unique. Tous sont confrontés au processus d’accréditation qu’ils jugent durement.

Pour près de 49 % des interrogés, le processus d’accréditation génère une charge de travail très lourde, voire insupportable pour 23,5 %. Selon 51,5 % d’entre eux, les délais de réponse laissés au laboratoire sont trop courts, et même beaucoup trop courts pour 22 %. 26,29 % vont jusqu’à juger « tendus » les échanges avec les évaluateurs qualité du Cofrac chargés du processus. 59 % des biologistes estiment que la visite des évaluateurs n’a aucun impact sur la qualité des prestations du laboratoire pour les soins prodigués aux patients. Ils ne sont que 24 % à penser le contraire…

Concernant les normes ou règles imposées aux biologistes des laboratoires, il ressort globalement les mêmes critiques : lourdeur administrative et formalisme pour tout, trop grande fréquence de visites du Cofrac, redondance des process, formations internes qui doublonnent les habilitations, mais aussi un formalisme qui éloigne le biologiste du patient…

Pour consulter l’enquête : www.sdbio.eu

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Architectes : obligations relatives à la destination de l’immeuble

Dans une affaire récente, un couple avait conclu avec un architecte un contrat visant à réaménager une grange en un logement indépendant. Mécontents de la conception et du coût de l’ouvrage, les clients avait assigné l’architecte en dommages-intérêts.

En effet, ils reprochaient à l’architecte la non-conformité du logement réhabilité aux règles d’accessibilité des personnes à mobilité réduite. N’ayant pu, pour cette raison, le louer, ils lui réclamaient notamment des dommages-intérêts afin de compenser cette perte financière.

La Cour d’appel de Limoges a rejeté cette demande aux motifs que la destination locative de l’immeuble n’était pas dans le champ contractuel et que les normes d’accessibilité aux handicapés ne s’appliquent que lorsque l’ouvrage, individuel ou collectif, est destiné à la location. Or elle a retenu qu’aucun document (contrat conclu avec l’architecte, demande de permis de construire…) ne mentionnait que l’ouvrage était destiné à la location et que les clients n’avaient pas fait état, lors de la réception du chantier, d’une non-conformité aux normes d’accessibilité aux personnes handicapées.

Mais cette solution a été remise en cause par la Cour de cassation. En effet, selon elle, il appartient à l’architecte chargé d’une opération de construction ou de réhabilitation de se renseigner sur la destination de l’immeuble au regard des normes d’accessibilité aux personnes handicapées.


Cassation civile 3e, 12 octobre 2017, n° 16-23982

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