Professions libérales

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Professionnels de santé : reconnaissance en maladie professionnelle des soignants

Ces modalités seront facilitées pour éviter des procédures complexes de reconnaissance de maladie professionnelle. Un tableau des maladies professionnelles dédié au Covid-19 va ainsi être créé par décret afin de permettre aux soignants atteints d’une forme sévère de Covid-19 de bénéficier de cette reconnaissance. Seront concernés tous les soignants des établissements sanitaires et médico-sociaux, les personnels non-soignants travaillant en présentiel dans ces structures ainsi que les personnes assurant le transport et l’accompagnement des personnes atteintes du Covid-19. Les professionnels de santé libéraux bénéficieront de cette reconnaissance dans les mêmes conditions que les autres soignants.

La reconnaissance en maladie professionnelle permettra une prise en charge des frais de soins à hauteur de 100 % des tarifs d’Assurance maladie, une prise en charge plus favorable des indemnités journalières et une indemnité (rente ou capital) en cas d’incapacité permanente. Une rente est versée aux ayants-droit en cas de décès.

À noter : la sévérité des symptômes et la justification d’une période de travail effective en présentiel entre la mi-mars et la mi-mai devraient être prises en compte.

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Avocats : mandat de représentation dans le cadre d’un contrôle fiscal

En juin 2008, le gérant d’une société avait donné mandat à son expert-comptable de la représenter dans le cadre d’un contrôle fiscal dont elle faisait l’objet. Compte tenu des termes du mandat, la société était réputée avoir élu domicile auprès de l’expert-comptable. L’administration fiscale était donc tenue d’adresser l’ensemble des actes de procédure à ce dernier. Or, en juin 2009, le gérant, toujours dans le cadre de cette procédure de vérification, avait donné un nouveau mandat, cette fois à son avocat. Ce dernier en avait informé rapidement l’administration fiscale par courrier en se présentant comme le représentant légal de l’entreprise. Pour autant, l’administration n’a pas considéré que ce second mandat avait emporté la révocation du précédent mandat confié à l’expert-comptable et donc le changement de domiciliation de la société contrôlée.

Manque de précisions dans le mandat

Les juges ont confirmé la position de l’administration. Ils ont ainsi estimé que dans une telle situation, pour qu’un nouveau mandat entraîne un changement de domiciliation, il faut que ce « nouveau mandat révoque le précédent ou qu’un acte emportant une nouvelle élection de domicile soit porté à la connaissance de l’administration ». Aussi, en l’absence d’une telle précision dans le mandat donné à l’avocat, les juges ont considéré que ce second mandat ne venait pas révoquer le premier mandat de domiciliation confié à l’expert-comptable.


Conseil d’État, 12 juin 2020, n° 420306

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Masseurs-kinésithérapeutes : rééducation après infection par le coronavirus

À la suite d’un travail commun avec les syndicats et en attendant des travaux conventionnels spécifiques sur les actes recommandés par la Haute autorité de santé (HAS), les kinésithérapeutes peuvent coter ainsi la rééducation individuelle des patients après hospitalisation pour affections liées au Covid-19 :
– Un AMK 20 pour rééducation de déficiences respiratoires et locomotrices, d’une durée de 30 min environ,
– Un AMK 28, pour rééducation de déficiences respiratoires, locomotrices et neurologiques, d’une durée de 60 mn environ.

Le nombre de séances pris en charge est limité à 20 par patient, comme pour la BPCO.

Ces cotations peuvent être utilisées chez les patients post-Covid-19, adaptables à la fatigabilité du patient et réalisables en télésoin en alternance avec des séances en présentiel et après un premier contact en présentiel permettant de réaliser le bilan et le plan de soin. Cette dérogation prendra fin 6 mois après la fin de l’état d’urgence sanitaire.

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Avocats : une nouvelle aide de 1 000 €

Si le pic sanitaire de la crise du Covid-19 est derrière nous, ses conséquences économiques se font encore sentir et plongent nombre d’avocats dans les difficultés financières. Raison pour laquelle la Caisse nationale des barreaux français (CNBF) vient d’annoncer la mise en place d’une nouvelle aide pour les plus fragilisés d’entre eux.

Une aide de 1 000 €

Cette nouvelle aide, d’un montant de 1 000 € peut être réclamée par les avocats non retraités et à jour de leurs cotisations dues à la CNBF antérieures au 1er janvier 2019 à condition d’avoir :
– réalisé, en tant qu’avocat, un revenu professionnel net inférieur à 40 000 € au titre de l’année 2019 ;
– constaté que la moyenne mensuelle des recettes encaissées en avril et mai 2020 est inférieure de plus de 25 % à la moyenne mensuelle des recettes encaissées en 2019.

Pour obtenir l’aide, les avocats éligibles doivent déposer leur demande avant le 1er septembre 2020 sur leur espace personnel du site de la CNBF. « Cette demande vaut déclaration sur l’honneur, son auteur n’ayant pas à communiquer de justificatifs » précise le communiqué. La CNBF se réservant le droit d’effectuer des contrôles des demandes de façon aléatoire.

Abaissement de la cotisation forfaitaire vieillesse

Cette aide exceptionnelle vient compléter les mesures de report et d’étalement des cotisations dues à la CNBF par les avocats non salariés, ainsi que l’abaissement de la part forfaitaire de leur cotisation vieillesse.

Pour 2020, ces dernières baissent ainsi de 80 % pour les avocats se trouvant dans leurs 3 premières années d’exercice et de 25 % pour les autres. Cette baisse de cotisation intervient « sans perte de droits à la retraite », rappelle la CNBF.

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Vétérinaires : une plate-forme d’échanges et de réflexions sur l’avenir du métier

Pour le SNVECO, il est urgent de repenser le modèle économique du vétérinaire exerçant en productions animales car la vente des médicaments ne sera bientôt plus suffisante pour assurer le revenu des vétérinaires. Il faut trouver de nouvelles sources de revenus, ce qui passe notamment par la valorisation des conseils vétérinaires. Car le praticien devient de plus en plus un consultant sur de nouveaux besoins et attentes, qui doit être rémunéré pour ses prestations de conseil dont la valeur ne doit plus se mesurer uniquement au temps passé, mais aussi à la valeur ajoutée du service.

Pour alimenter ses réflexions avec les vétérinaires, les éleveurs, les organisations de production et les industriels, une plate-forme ouverte d’échanges et de réflexion, dénommée EMERAUDE, est mise en place.

Pour en savoir plus : www.initiativesemeraude.org

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Pharmaciens : déclaration annuelle du chiffre d’affaires

Chaque année, les titulaires d’une officine de pharmacie sont tenus de déclarer, auprès de l’agence régionale de santé (ARS) dont ils dépendent, leur chiffre d’affaires annuel global et les salariés qu’ils emploient. Une déclaration qui, normalement, doit s’effectuer à la fin de chaque exercice, et au plus tard au 30 avril de chaque année.

Rappel : en raison de la crise sanitaire du Covid-19 et de son impact sur les professionnels, l’échéance déclarative a exceptionnellement été repoussée cette année. Ainsi, la nouvelle date limite a été fixée au 31 octobre 2020.

Un nouveau service de télédéclaration en ligne

Outre le délai supplémentaire accordé cette année aux professionnels, les modalités pratiques de la campagne déclarative ont, elles aussi, été modifiées. À compter d’une date qui sera prochainement fixée par arrêté ministériel (et au plus tard le 31 décembre 2020), les pharmaciens titulaires d’officine devront, en effet, transmettre leur déclaration annuelle de chiffre d’affaires sous forme dématérialisée.

En pratique : à cet effet, l’ARS a mis en place un nouveau service de déclaration par voie électronique. Les pharmaciens seront invités à s’y connecter par tout moyen permettant l’identification du déclarant et de l’officine concernée.

Les seuils de chiffres d’affaires, déterminant notamment les obligations d’emplois au sein des officines, demeurent inchangés.


Décret n° 2020-761 du 22 juin 2020, JO du 23

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Biologistes : un guide de fonctionnalités du téléservice Covid

Accessible depuis amelipro via un compte amelipro par login/mot de passe ou carte CPS, le téléservice Contact Covid est un outil support pour le processus d’identification et de recherche des « personnes contacts » d’un patient testé positif. Ses fonctionnalités sont adaptées au périmètre de chacun des professionnels de santé concernés. Ainsi, pour les biologistes médicaux, le téléservice permet l’accès aux informations nécessaires à la réalisation du prélèvement RT PCR pour les cas contacts et l’ajout de l’information de réalisation du test pour les patients contacts. Pour accompagner les praticiens dans cette procédure, un guide spécifique a été publié par l’Assurance maladie. Il explique pas à pas comment rechercher une fiche, comment la consulter, et la modifier. Une assistance technique est également mise en place en cas de difficultés techniques rencontrées.


www.ameli.fr

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Avocats : une avance sur les missions à venir au titre de l’aide juridictionnelle

Soulager la trésorerie des professionnels du droit qui accomplissent des missions au titre de l’aide juridictionnelle et de l’aide à l’intervention de l’avocat : c’est l’objectif d’un nouveau dispositif d’aide financière, récemment mis en place pour atténuer les conséquences économiques de la crise sanitaire. Instauré par décret, il se traduit par une avance exceptionnelle que les professionnels éligibles pourront demander auprès de leur Carpa. Et ce, jusqu’au 30 juin 2020.

Bon à savoir : ce délai est impératif car il permettra à la Carpa de solliciter la dotation financière de l’État nécessaire pour régler à la fois les avances et les missions venant au paiement.

Un montant calculé selon plusieurs critères…

En pratique, la demande d’avance doit être présentée soit par l’avocat, lorsqu’il exerce à titre individuel, soit, dans le cas contraire, par la structure d’exercice et signée par l’ensemble des avocats membres (s’engageant solidairement au remboursement de l’avance) ainsi que par le représentant légal.

Le montant de l’avance est calculé et plafonné selon plusieurs critères définis par l’article 2 du décret. Seront notamment pris en compte la date d’inscription au tableau de l’Ordre, ainsi que le chiffre d’affaires réalisé au titre de l’aide juridictionnelle et de l’aide à l’intervention de l’avocat au titre des années 2018 et 2019 (pour les avocats ayant prêté serment avant le 1er janvier 2019) ou au cours de l’année 2019 (pour les professionnels inscrits au tableau de l’Ordre entre le 1er janvier 2019 et le 31 mai 2019).

Précision : l’avance pourra, selon les cas, atteindre un montant maximal allant de 5 000 à 10 000 € par avocat ou se traduire, pour les professionnels ayant prêté serment depuis le 1er juin 2019, par un versement forfaitaire de 1 500 €.

…et remboursable par compensation avec les futures rétributions

Après accord du bâtonnier, l’avance sera versée, en une fois, avant le 30 septembre 2020 et devra être intégralement remboursée au plus tard le 31 décembre 2022 par compensation avec les futures rétributions. À compter de la date du versement de l’avance, chaque mission d’aide juridictionnelle ou d’aide à l’intervention de l’avocat accomplie donnera ainsi lieu à une rétribution à hauteur de 75 % du montant dû. Les 25 % restants étant prélevés par la Carpa pour servir au remboursement de l’avance exceptionnelle.

À noter : l’avocat pourra également opter pour un remboursement par anticipation, à tout moment et par tout moyen, du solde restant dû auprès de la Carpa.


Décret n° 2020-653 du 29 mai 2020, JO du 31

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Médecins : un numéro gratuit pour orienter les patients sans docteur

Mis en place depuis le mardi 2 juin pour toute la France, ce numéro gratuit (09 72 72 99 09) est accessible 7 jours sur 7, de 8 heures à 19 heures. Il oriente vers des médecins qui peuvent recevoir des malades présentant des symptômes du Covid-19, mais qui n’ont pas accès à leur médecin, soit parce que ce sont des patients sans médecin traitant, que leur médecin traitant n’est pas joignable, ou encore que ces patients sont éloignés de leur résidence habituelle.

La CNAM précise que ce dispositif n’a pas vocation à durer au-delà de l’épidémie et qu’il ne remplace pas les dispositifs de régulation médicale déjà existants, comme le 15 qui prend en charge des demandes médicales urgentes.

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Architectes : engagement de responsabilité pour non-respect d’une norme

Quelque temps après l’achèvement de la construction d’un immeuble, des infiltrations d’eau étaient apparues dans les appartements en provenance des terrasses dont ils étaient dotés. Le syndicat des copropriétaires avait alors agi en justice contre la société civile immobilière qui avait fait édifier l’immeuble, laquelle s’était retournée contre l’architecte en charge des travaux.

Pour sa défense, l’architecte avait fait valoir qu’il avait appliqué la norme professionnelle DTU 43-1 relative à l’étanchéité des terrasses en installant des dalles sur plots mises en place directement sur le revêtement d’étanchéité, et ce conformément aux règles de l’art. Selon lui, il n’avait donc pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité.

Mais les juges n’ont pas été de cet avis. Pour eux, la norme DTU 43-1 étant imprécise, il y avait lieu de considérer qu’elle prévoyait la mise en place d’une protection lourde pour les toitures-terrasses accessibles aux piétons. Aucune protection lourde n’ayant été mise en place, la responsabilité de l’architecte pouvait donc être engagée.


Cassation civile 3e, 14 mai 2020, n° 16-21335

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