Professions libérales

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Masseurs-kinésithérapeutes : un guide des bonnes pratiques

Les nouvelles technologies sont partout et envahissent le monde de la santé, impactant les modes de communication et d’information des praticiens : sites Internet, réseaux sociaux, plates-formes de rendez-vous en ligne, applications de santé et bien-être, consultations en ligne, notation des professionnels de santé, forums médicaux…

Or, ces nouveaux modes de communication sont souvent des vecteurs de promotion, voire de publicité. Des notions qui doivent être appréhendées avec précaution dans le domaine de la santé soumis à des règles spécifiques. Ainsi, par exemple, le code de déontologie de la profession interdit aux masseurs-kinésithérapeutes, quels que soient leur statut et les secteurs dans lesquels ils exercent, de participer directement ou indirectement à toute promotion publicitaire, en particulier de nature commerciale, de leurs activités professionnelles.

L’objectif du guide édité par le conseil est de rappeler les règles essentielles qui s’appliquent aux masseurs-kinésithérapeutes en matière de publicité et d’information et de faire un état des lieux des moyens à la disposition du praticien pour informer ses patients, de manière compatible avec le code de la santé publique.

Pour télécharger le guide : www.ordremk.fr

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Masseurs-kinésithérapeutes : un rapport sur la démographie de la profession

Dans ce rapport, le premier chapitre propose des chiffres très détaillés. On y apprend, par exemple, que les professionnels inscrits au tableau sont au nombre de 85 223, à 50,15 % des hommes, avec un ratio libéraux/salariés de 80/20. La tranche de professionnels âgés de 30 à 45 ans est la plus importante, avec tout de même 21 praticiens de plus de 80 ans encore en activité et une doyenne de 95 ans inscrite au collège des libéraux ! Aujourd’hui, la France bénéficie du 4e plus important corps de physiothérapeutes dans le monde après les États-Unis, le Japon et l’Allemagne.

Au-delà de ces chiffres positifs, plusieurs données inquiètent l’Ordre. C’est le cas, notamment, du nombre de professionnels en activité qui progresse trop fortement, laissant imaginer qu’en 2020 il y aura plus de 100 000 kinésithérapeutes en France. Des frais d’études inéquitables selon les régions, allant de 184 à 9 200 € par an. Ou encore du nombre d’autorisations d’exercer délivrées chaque année aux titulaires d’un diplôme européen par l’État français, environ 1 800. Tous ces chiffres amènent le conseil à conclure son rapport par différentes préconisations qui concernent aussi bien les quotas de formation que les montants de rémunération.

Pour consulter le rapport : www.ordremk.fr

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Professionnels de santé : création d’un diplôme de santé connectée

Alors que la santé prend de plus en plus le virage du numérique, celui-ci n’est pas enseigné dans les études médicales, ni dans les cursus de formation des paramédicaux et administratifs. Pour combler cette lacune et proposer un enseignement transversal de la santé connectée, l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) et l’université Paris Diderot ont créé un diplôme universitaire (DU) spécialisé.

Ce diplôme propose les expertises de professionnels issus de la santé (médecins et chercheurs de l’AP-HP), mais aussi de start-up, de juristes, d’économistes et des équipes de l’institut universitaire de technologie (IUT) Paris-Diderot. L’enseignement sera dispensé en présentiel (4 journées réparties sur l’année universitaire 2017-2018), des cours en e-learning en partenariat avec le site d’information médicale Medscape, des travaux pratiques et des travaux tutorés.

Il sera accessible à tous ceux qui souhaitent acquérir des bases médicales, techniques, juridiques et économiques pour mener à bien des projets de santé connectée.

Les inscriptions sont ouvertes sur le site de l’université Paris Diderot.

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Médecins : constat sévère sur la médecine libérale de spécialité

La médecine de spécialité représente quelque 40 disciplines et 121 272 médecins en 2016, toutes spécialités confondues, dont 61 503 libéraux exerçant en cabinet de ville ou en établissement de santé privé à caractère lucratif. Les dépenses de santé liées aux actes effectués par les spécialistes libéraux se sont élevées en 2015 à 16,1 Mds€, soit 8,3 % de la consommation de soins et de biens médicaux, avec une progression rapide entre 2009 et 2015 de 2,5 % en moyenne par an.

Dans son rapport de septembre 2017 sur la Sécurité sociale, la Cour des comptes liste plusieurs critiques à l’encontre de cette médecine libérale de spécialité. Elle note ainsi la croissance et la redondance des actes, la tarification figée, les écarts de revenus entre les spécialités techniques et cliniques, l’inégalité d’accès aux spécialistes du secteur 1…

Elle propose également plusieurs actions de régulation. Il est ainsi question d’accentuer le rôle de ROSP (rémunération sur objectifs de santé publique), de réviser la nomenclature, ou encore de mettre en place un conventionnement sélectif en secteur 1 dans certaines zones, d’expérimenter un mécanisme d’enveloppe globale de soins par patient.


Rapport de la Cour des comptes sur l’application des lois de financement de la Sécurité sociale de septembre 2017

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Notaires : rencontres notariales 2017

Cette année, les notaires organisent leurs Rencontres Notariales les mercredi 11 et jeudi 12 octobre 2017.

Plus précisément, le mercredi 11 octobre sera une journée au cours de laquelle les notaires délivreront des consultations juridiques gratuites aux voyageurs (munis d’un billet) à bord de certains trains, à savoir Paris-Calais, Paris-Strasbourg, Paris-Brest, Paris-Bordeaux, Paris-Marseille, Nantes-Lyon et Paris-Toulouse (aller uniquement), dans un wagon dédié.

Et le jeudi 12 octobre, les notaires recevront le public dans une centaine de villes.

Concrètement, les personnes qui souhaitent poser des questions à un notaire pourront se rendre dans l’un des lieux de consultation ou bien téléphoner (de 18h à 21h) le jeudi 12 octobre au 3620 en disant « notaire ». Il est également possible d’assister à l’une des deux conférences qui se tiendront à la Chambre des notaires de Paris sur les thèmes suivants :
– « La protection de vos proches en état de faiblesse – Approche patrimoniale en présence d’enfants mineurs et de majeurs vulnérables »
– « Le couple et l’argent – Gérer, protéger, transmettre le patrimoine dans le couple ».

Pour connaître les lieux de consultation et s’inscrire aux conférences, connectez-vous sur www.notaires.fr.

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Chirurgiens-dentistes : pas d’accès partiel pour les prothésistes

Le Parlement a ratifié cet été l’ordonnance transposant la directive européenne qui autorise les professionnels de santé à exercer dans d’autres états membres de l’Union européenne, malgré l’opposition d’un grand nombre d’Ordres professionnels dont celui des Chirurgiens-dentistes.

Une décision de la Cour de justice européenne vient d’apporter des précisions concernant l’accès partiel d’un prothésiste. Dans cette affaire, un prothésiste dentaire qui avait, dans son pays d’origine, un accès direct à un patient, n’avait plus cet accès direct dans le pays où il était venu travailler, Malte, car dans ce pays une règle nationale prévoit que cet accès direct n’est pas possible. La règle en question précise, en effet, que les activités de prothésiste dentaire doivent être exercées en collaboration avec un praticien de l’art dentaire.

Pour la Cour, la règle nationale selon laquelle un prothésiste ne peut pas avoir un accès direct à un patient est conforme au traité de l’Union européenne, peu importe les différences entre États…


CJUE, 3e chambre, 21 septembre 2017, aff. C-125/16

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Médecins : des recommandations pour développer la télémédecine

Pour la Cour des comptes, la télémédecine est une pratique « embryonnaire » en raison de l’action « fragmentaire, désordonnée et velléitaire » des pouvoirs publics. Les différentes politiques d’expérimentations « inabouties » sont des échecs. Elles ont été imparfaitement suivies, trop fortement dépendantes de l’investissement des médecins porteurs de projet, sans compter l’hétérogénéité des périmètres et des niveaux de soutien, et le caractère non pérenne du soutien du FIR (fonds d’investissement régional).

Pourtant, la Cour des comptes voit dans la télémédecine un levier important de modernisation du système de santé et propose plusieurs orientations. Il faudrait notamment, selon elle, mettre en place une stratégie d’ensemble cohérente de déploiement qui nécessiterait de fixer aux acteurs des objectifs précis et mesurables, en particulier en matière de télésurveillance des pathologies chroniques. Il conviendrait aussi de lever les préalables juridiques et techniques à l’essor de la télémédecine. Enfin, la tarification des actes de télémédecine devrait être généralisée selon un modèle de rémunération de droit commun, tant pour les professionnels libéraux que pour les établissements de santé.

Pour consulter le rapport de la Cour des comptes : www.ccomptes.fr

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Professionnels de santé : un observatoire de la qualité de vie au travail des soignants

Les chiffres montrent qu’il existe une morbidité particulièrement élevée chez les professionnels de santé en activité, voire même en formation. Cette fragilité des personnels soignants peut s’expliquer par différents facteurs : confrontation à la mort, demande de performance, image du soignant infaillible, valeurs d’engagement et d’abnégation, injonctions contradictoires, dispositifs de soin complexes, tensions démographiques, insécurité… Or ces praticiens ne consultent que rarement un confrère, préférant s’autodiagnostiquer et s’autotraiter.

Pour améliorer les conditions de travail des professionnels, des expériences ont été menées sur tout le territoire d’actions collectives autour de problématiques communes, puis restituées dans le cadre d’un séminaire intitulé « La qualité de vie au travail au service de la qualité des soins : imaginer, c’est expérimenter ». Ces expériences concernent aussi bien des projets de réorganisation (fusions, GHT…) que l’optimisation de l’offre de soins (gérontologie, HAD, chirurgie ambulatoire…). Pour aller plus loin, un observatoire va être mis en place prochainement afin d’engager de nouvelles pistes de réflexion et d’amélioration. Une médiation nationale, renforcée en région, va également être progressivement déployée.

Pour en savoir plus sur la démarche « Qualité de vie au travail » : www.has-sante.fr

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Chirurgiens-dentistes : pas de facturation pour les rendez-vous manqués

Si jusqu’à présent un chirurgien-dentiste conventionné pouvait facturer un rendez-vous manqué par un patient, c’est maintenant interdit. De même qu’il ne peut plus non plus demander à un patient de régler des frais d’archivage, des frais de dossier ou des frais de mise à jour de dossier… En effet, le nouvel article L. 1111- 3-4 du Code de la santé publique (CSP), issu de la loi de modernisation de santé, dispose que les professionnels de santé conventionnés « ne peuvent facturer que les frais correspondant à la prestation de soins assurée et ne peuvent exiger le paiement d’une prestation qui ne correspond pas directement à une prestation de soins ».

Il est toutefois admis que les frais relatifs aux demandes de copie de dossier, par exemple en cas de changement de praticien, n’entrent pas dans ce cas de figure. La consultation sur place des documents est gratuite, mais si le patient souhaite des copies, les frais liés aux coûts de reproduction et d’envoi peuvent lui être facturés.

À ce sujet, la DGCCRF peut réaliser des visites de contrôle inopinées au sein des cabinets dentaires pour vérifier si les praticiens sont en conformité avec la loi. Dans le cas contraire, ils encourent des amendes administratives.

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Huissiers de justice : gare à la reprise illicite d’un logement !

Lorsqu’un logement est abandonné par le locataire, le bailleur, qui souhaite résilier le bail, doit d’abord mettre en demeure l’intéressé de justifier qu’il occupe le logement. À cette fin, il doit faire appel à un huissier qui, faute de réponse du locataire dans le délai d’un mois à compter de la mise en demeure, peut procéder au constat de l’état d’abandon du logement et dresser un procès-verbal des opérations. Ce qui permet ensuite au juge de prononcer la résiliation du bail.

À ce titre, dans une affaire récente, un huissier de justice, saisi par un bailleur, avait procédé à la saisie conservatoire des meubles de son locataire. Une fois dans les locaux de l’appartement, il avait constaté que le locataire avait quitté les lieux, emportant avec lui tout son mobilier. Plus tard, il avait dressé un procès-verbal de reprise des lieux et fait procéder au changement des serrures de l’appartement.

Aucune décision de justice

Informé de la situation et constatant l’absence de mise en demeure et d’une résiliation du bail par un tribunal, le locataire s’est estimé victime d’une reprise illégale du logement. Il s’est alors adressé à la justice pour obtenir réparation. La Cour d’appel de Douai l’a débouté au motif qu’il n’avait pas apporté la preuve que la reprise du logement dont il s’était retiré volontairement pour intégrer une autre habitation, lui ait causé un dommage matériel ou moral dont l’huissier de justice devrait l’indemniser.

Une position qu’a rejetée la Cour de cassation, rappelant que la seule constatation d’une reprise illicite d’un logement ouvre droit à réparation.


Cassation civile 3e, 6 juillet 2017, n° 16-15752

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