High-tech

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Des aides pour accompagner les entreprises dans leur numérisation

Le numérique (site internet, application…) permet de vendre à distance, se faire connaître, fidéliser ses clients, gagner du temps… Des atouts appréciables en cette période de crise sanitaire où les entreprises ne sont pas à l’abri de fermetures des lieux d’accueil du public. Pourtant, nombreuses sont celles qui peinent à s’emparer de ces nouveaux outils. Pour les y aider, le gouvernement propose depuis peu plusieurs aides.

Ainsi, depuis fin janvier, il est possible de faire la demande d’une subvention de 500 € à valoir sur l’achat d’une prestation d’accompagnement à la transformation numérique ou sur l’achat d’une solution pour vendre ou communiquer à distance avec ses clients et pour promouvoir son activité sur internet. Cette aide est toutefois réservée aux entreprises employant moins de 11 salariés qui ont fait l’objet d’une fermeture administrative pendant le deuxième confinement et qui répondent à un certain nombre de conditions, notamment être inscrites au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers et à jour de leurs cotisations sociales et fiscales.

Parallèlement, le gouvernement vient de lancer un appel à projet pour massifier l’accompagnement au numérique des TPE et des PME. Il vise à sélectionner des groupements d’opérateurs capables d’organiser et de déployer un programme d’accompagnement (en plusieurs sessions) des entreprises répondant à des besoins concrets, tels que les former à des outils ou encore les sensibiliser à la transformation digitale. L’appel à projets est ouvert jusqu’au 15 février 2021 à 12h.

Pour plus d’informations : www.francenum.gouv.fr

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5 questions pour bien comprendre les enjeux de la 5G

Les premières antennes 5G ont fait leur apparition fin 2020 en France et leur déploiement devrait s’achever en 2025. Cinq questions-réponses pour comprendre les enjeux de cette révolution technologique.

1- Qu’est-ce que la 5G ?

Il s’agit tout simplement de la cinquième génération (d’où le G) des standards de téléphonie mobile. Elle vient non pas remplacer, mais succéder à la 4G qui, comme les standards précédents (2G, 3G), reste opérationnelle sur le territoire. La 5G offre un débit maximal théoriquement 10 fois supérieur à la 4G, soit 10 Gbit/s et une plus grande réactivité (temps de latence divisé par 10).
Pour rappel, la 2G, déployée dans les années 1990 a été la première génération de téléphonie mobile s’appuyant sur une technologie numérique. Elle permettait de passer des appels téléphoniques, mais également de s’échanger des SMS. La 3G, apparue dans les années 2000, quant à elle, a permis le transfert de données haut débit offrant aux utilisateurs d’appareils de téléphonie mobiles la possibilité d’accéder au web. La 4G a encore amplifiée le phénomène faisant de nos smartphones et de nos tablettes des outils capables de visionner des vidéos en streaming et d’échanger des données personnelles ou professionnelles volumineuses. Entre la 2G et la 4G, le débit maximal théorique de transmission est passé de 9,6 kbit/s (milliers d’octets par seconde) à 1 Gbit/s (milliard d’octets par seconde).

2- À quoi ça sert ?

En permettant de transférer plus d’informations et plus vite, la 5G va améliorer les usages déjà existants, en favorisant, par exemple, le partage de fichiers très volumineux (vidéos 4K, programmes, fichiers graphiques…). Mais plus intéressant encore, cette technologie, en offrant la possibilité d’accueillir un plus grand nombre d’appareils connectés, donnera un coup d’accélérateur au développement de l’internet des objets (machines et véhicules autonomes, maisons et mobiliers urbains connectés, outils de télémédecine, systèmes de sécurité, agriculture connectée…). De nouveaux usages qui devraient révolutionner le fonctionnement de notre société.
À cet égard, rappelle l’Autorité de régulation des télécommunications électroniques et des Postes (Arcep) sur son site « la 5G constitue aussi en enjeu de compétitivité pour le pays, bien au-delà du secteur des télécoms ». Un argument de poids à l’heure où nombre de décideurs français s’interrogent sur les stratégies à mettre en place pour freiner la désindustrialisation de l’Hexagone.

3- Faut-il changer de smartphone ?

Les smartphones développés pour la 4G ne sont pas compatibles 5G. Leurs utilisateurs devront donc en changer pour profiter des avancées du nouveau standard téléphonique. À l’inverse, la plupart des smartphones proposés aujourd’hui sur le marché, seuls ou associés à un abonnement téléphonique, sont compatibles 5G.
Mais attention, la 4G continuera de fonctionner et même d’être déployée en France dans les années qui viennent. Personne n’est ainsi obligé de passer à la 5G.

4- Quel est le calendrier de déploiement ?

Les nouvelles fréquences sur lesquelles la 5G va d’abord être proposée ont été attribuées par l’Arcep aux quatre grands opérateurs français (SFR, Bouygues Telecom, Free et Orange), le 12 novembre 2020. Il leur revient, désormais, de déployer le réseau 5G sur l’ensemble du territoire. En termes de calendrier, chaque opérateur devra installer 3 000 nouveaux pylônes dans les 2 ans, puis atteindre les 8 000 en 2024 et les 10 500 en 2025. Tous les sites, y compris ruraux, devraient être couverts par la 5G au plus tard en 2030.
Afin de permettre à chacun d’effectuer un suivi de ce calendrier, l’Arcep a mis en place un observatoire des déploiements 5G. Réactualisé chaque mois, il recense les installations de chaque opérateur et permet de les localiser sur une carte de France et dans chacune des régions.
Sur cette même page du site de l’Arcep, il est également possible d’accéder à la carte de progression des déploiements de la 4G en France, depuis 2015 et dans chaque département.
Plus largement, via la carte interactive de l’Arcep Monreseaumobile chacun peut mesurer le niveau de couverture offert par Orange, Free, SFR et Bouygues Telecom.

5- Les forfaits 5G sont-ils plus chers que les autres ?

Les forfaits déjà présentés par les opérateurs sont légèrement plus chers que les forfaits 4G. Mais la concurrence est tellement vive entre ces grands groupes, et le besoin de conquérir de nouveaux clients tellement fort, ne serait-ce que pour amortir l’achat des fréquences et des équipements, que leurs prix ne devraient pas augmenter davantage et pourraient même bientôt baisser. Cette forte concurrence fait de la France un des pays d’Europe où le prix des télécommunications mobiles est le plus bas.

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Objets connectés : quelques conseils pour les utiliser en toute sécurité

Enceintes, montres, ampoules, thermostats, téléviseurs, caméras, alarmes… Depuis quelque temps, les objets connectés occupent une place de premier choix dans nos vies numériques et la liste des équipements communicants ne cesse de s’allonger. Or, s’ils offrent de nombreux atouts pratiques, ces objets reliés à internet peuvent également présenter des vulnérabilités et constituer, de ce fait, une porte d’entrée privilégiée pour les pirates informatiques.

Pour aider les utilisateurs à se prémunir au mieux contre ces risques liés aux objets connectés, le portail www.cybermalveillance.gouv.fr a récemment publié une série de recommandations.

Limiter les risques et mieux sécuriser ses équipements

Tout d’abord, le portail gouvernemental conseille de se renseigner, avant tout achat, sur l’objet connecté convoité. L’idée étant d’identifier les éventuelles failles de sécurité (en s’appuyant notamment sur les avis consommateurs ou encore sur des tests produits publiés sur des sites spécialisés), afin de pouvoir, si besoin, réorienter son choix vers un modèle mieux protégé.

Acquisition faite, il convient alors de sécuriser son nouvel équipement en modifiant le mot de passe créé par le fabricant qui, en règle générale, n’assure pas un niveau de sécurité optimal. Dès la première utilisation, choisissez donc un mot de passe suffisamment long et complexe pour éviter que celui-ci puisse être découvert trop facilement. Un principe de précaution qui, d’ailleurs, devrait également s’appliquer à votre réseau wi-fi et ses codes de connexion.

À noter : pour protéger votre réseau sans fil contre les tentatives d’intrusion, vérifiez également que votre connexion utilise le chiffrement en WPA2. Il s’agit, à ce jour, du protocole de sécurité wi-fi le plus efficace accessible au « grand public ».

Aussi, veillez à effectuer, sans tarder, les mises à jour proposées pour votre objet connecté, sans oublier les applications associées ainsi que les autres appareils (smartphone, tablette, ordinateur, box internet…) communicant avec l’équipement concerné. L’objectif étant, là aussi, de corriger au plus vite les éventuelles failles de sécurité qui pourraient faciliter la tâche aux cyberpirates.

Autre conseil : prenez soin d’inspecter les paramètres de sécurité de vos objets communicants pour vérifier que personne ne pourra s’y connecter sans disposer du mot de passe associé. De même, pour limiter les risques, il est recommandé de contrôler les échanges entre vos équipements connectés et les autres appareils faisant partie de votre environnement numérique. Avant d’autoriser un appairage, demandez-vous donc toujours si cela est réellement utile aux fonctionnalités dont vous avez besoin.

Enfin, éteignez systématiquement vos objets connectés lorsque vous ne les utilisez pas et prenez soin, en cas de vente ou d’échange, d’effacer vos informations personnelles (si possible, en restaurant les paramètres par défaut) et de supprimer toute association avec vos différents comptes en ligne (site web du fabricant, réseaux sociaux…) avant de vous séparer de l’équipement en question.

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Très Haut Débit : le gouvernement donne un coup d’accélérateur

Alors que la crise sanitaire et sociale a, plus que jamais, mis en exergue la nécessité d’un accès numérique pour tous, le gouvernement français s’est récemment mobilisé pour accélérer le déploiement de la fibre optique.

Une démarche qui s’inscrit dans la dynamique du plan de relance et se traduit, en pratique, par une enveloppe supplémentaire de 570 M€. Avec un objectif pour le moins ambitieux : celui d’atteindre une couverture générale du territoire à l’horizon 2025.

Précision : à ce jour, plus de la moitié des locaux français, soit 22 millions de foyers et entreprises, sont desservis par un réseau en fibre optique. 2/3 des locaux peuvent, par ailleurs, accéder à un réseau très haut débit filaire, toutes technologies confondues.

Généraliser la fibre optique pour résorber les fractures numériques

Dans le détail, cette rallonge budgétaire devrait principalement concerner 11 territoires, dont notamment la Bretagne (150 M€), l’Auvergne (123 M€), la Manche (46 M€) et la Dordogne (45 M€), qui se sont vu attribuer les parts les plus importants du plan de financement. Et pour cause, puisque les besoins numériques identifiés par le gouvernement y sont particulièrement nombreux.

De quoi permettre aux réseaux d’initiative publique qui, jusqu’à présent, ne disposaient pas encore d’un plan de financement dédié, d’accélérer le déploiement du très haut débit pour lutter contre les fractures numériques et offrir, d’ici 2025, un accès à la fibre optique à l’ensemble des citoyens français. Y compris dans les zones rurales qui, auparavant, n’avaient pu profiter du Plan France Très Haut Débit.

Avec cette ultime rallonge budgétaire, le soutien accordé par l’État français au déploiement de la fibre optique atteint un montant global de 3,6 Md€. Pour en savoir plus, rendez-vous sur : www.amenagement-numerique.gouv.fr

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Sécurité numérique : les bonnes pratiques à adopter au quotidien

Intensification des usages numériques, diversification des équipements utilisés, effacement de la frontière entre la sphère professionnelle et la vie privée… Autant de tendances de fond qui n’ont pas manqué de mettre la puce à l’oreille des pirates informatiques ! Et pour cause, puisqu’elles offrent un formidable terrain de jeu aux escrocs en quête d’opportunités pour mener leurs actions malveillantes.

Un constat qui a récemment amené le portail www.cybermalveillance.gouv.fr à diffuser une liste de 10 mesures essentielles. L’objectif ? Aider les internautes à adopter les bons réflexes leur permettant d’éviter les pièges et d’assurer leur sécurité numérique au quotidien.

Damer le pion aux cybercriminels : mode d’emploi

Pour commencer, le portail gouvernemental rappelle l’importance de protéger ses données sensibles à travers des mots de passe suffisamment longs, complexes et différents pour chaque service utilisé. Et de les changer régulièrement, en prévention, pour renforcer leur sécurité. De même, les experts en cybersécurité soulignent la nécessité de réaliser des sauvegardes fréquentes, par le biais d’un support de stockage externe (disque dur, clé USB…), pour mettre ses données personnelles (photos, fichiers, contacts, messages…) à l’abri d’une mauvaise surprise.

Autre conseil : appliquer sans tarder les mises à jour proposées pour ses différents équipements, afin de corriger au plus vite les éventuelles failles de sécurité qui pourraient faciliter la tâche aux escrocs, et protéger ses appareils à travers un logiciel antivirus (gratuit ou payant) pouvant identifier, neutraliser et éliminer des logiciels malveillants.

En outre, si la prudence est de mise lorsqu’il s’agit d’installer de nouvelles applications (pour limiter les risques, mieux vaut privilégier les plates-formes officielles, telles que Apple App Store ou Google Play Store), cybermalveillance.gouv.fr met également en garde contre tout message inattendu ou alarmiste, envoyé par email, par SMS ou par chat. Et ce, même lorsque celui-ci semble provenir d’une source sûre. En cas de doute, pour éviter toute tentative d’hameçonnage, il est donc conseillé de contacter l’émetteur prétendu par le biais d’un autre moyen de contact, afin de lui demander confirmation avant de divulguer des données sensibles (mots de passe, coordonnées bancaires…).

À ce titre, les sites de commerce en ligne et les réseaux sociaux constituent également des zones à risque. Raison pour laquelle les experts conseillent notamment de bien sécuriser ses accès en choisissant des mots de passe robustes, de se méfier des offres trop alléchantes (qui pourraient, en réalité, cacher une démarche frauduleuse) et de partager ses informations personnelles à bon escient.

Un principe de prudence qui devrait également s’appliquer à l’utilisation des réseaux wi-fi publics qui, souvent mal protégés, peuvent présenter des failles de sécurité importantes. Sans surprise, il vaut donc mieux éviter d’y réaliser des opérations sensibles (quitte à privilégier, en cas d’urgence, la connexion 4G de son abonnement téléphonique) et utiliser, si possible, un réseau privé virtuel (VPN).

Enfin, s’il peut être tentant de mélanger ses usages (voire ses équipements) personnels et professionnels, ceci est vivement déconseillé. En effet, si le piratage d’un accès personnel peut porter préjudice à l’entreprise, une attaque informatique visant l’entreprise peut aussi, inversement, impacter la sécurité des données personnelles d’un collaborateur.

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Indice de réparabilité : du nouveau au rayon des appareils électroniques !

Mieux informer les consommateurs et encourager les constructeurs à améliorer l’écoconception de leurs produits pour lutter contre l’obsolescence programmée : c’est l’objectif du nouvel indice de réparabilité qui, depuis le 1er janvier 2021, a fait son apparition sur les emballages de certains appareils électroniques vendus dans le commerce.

À ce titre, si seulement 5 catégories d’équipements sont, à ce jour, concernées par la mesure (smartphones, ordinateurs portables, téléviseurs, lave-linges à hublot et tondeuses à gazon), la liste devrait s’allonger progressivement afin d’intégrer d’autres familles de produits.

Une auto-évaluation de la part des fabricants

Instauré par le gouvernement français dans le cadre de la loi anti-gaspillage du 10 février 2020, l’indice de réparabilité se matérialise sous la forme d’un logo représentant une clé de mécanicien entourée d’un engrenage et se verra accompagné d’une note allant de 0 à 10.

Attribuée par le fabricant de l’appareil, cette dernière porte sur 5 critères principaux :
– disponibilité de la documentation technique nécessaire à la réparation ;
– possibilité de démonter l’appareil, accessibilité des pièces à remplacer et outils nécessaires ;
– durée de disponibilité des pièces détachées et délais de livraison ;
– prix des pièces détachées (par rapport à l’équipement neuf) ;
– critères spécifiques à la catégorie d’équipement concernée.

À défaut d’être établi par un organisme indépendant (procédure jugée trop lourde par le ministère de la Transition écologique et solidaire) l’indice pourra être contrôlé par la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes). En cas de doute manifeste concernant l’évaluation fournie par le constructeur, les consommateurs pourront, par ailleurs, effectuer un signalement auprès de l’Ademe ou via le site web de la DGCCRF.

Des précisions tardives et un déploiement au compte-gouttes

Si le « devoir de transparence » imposé aux fabricants par le biais de l’indice de réparabilité devrait, à terme, contribuer à allonger la durée de vie des appareils électroniques, les consommateurs, eux, devront toutefois s’armer de patience. En cause, notamment : une publication tardive de l’arrêté fixant les conditions d’affichage et les modalités de calcul du nouvel indice, paru le 29 décembre dernier.

En pratique, le déploiement du nouveau système de notation devrait donc se faire de manière très progressive et concerner, dans un premier temps, les produits récemment mis sur le marché.

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Déploiement de la 5G : le Haut Conseil pour le climat s’alarme

Commandé par le Sénat et publié le 19 décembre dernier, le rapport du Haut Conseil pour le climat (HCC) portant sur l’impact environnemental de la 5G n’en finit pas de faire du bruit. Et pour cause, le déploiement de ce nouveau standard de téléphonie mobile pourrait, selon l’organisme indépendant, s’accompagner d’une augmentation considérable des émissions de gaz à effet de serre et d’une facture d’électricité revue à la hausse.

Entre 2,7 et 6,7 millions de tonnes équivalent CO2 supplémentaires

Dans le détail, l’instance consultative composée d’experts et de scientifiques pointe notamment du doigt un surplus d’émissions situé entre 2,7 et 6,7 millions de tonnes équivalent CO2 dont la 5G sera responsable à l’échéance 2030 en France. Une hausse pour le moins significative, sachant que l’empreinte carbone du numérique, dans son ensemble, représente environ 15 millions de tonnes équivalent CO2 en 2020.

Comment expliquer cet effet néfaste pour l’environnement ?

Selon le Haut Conseil pour le climat, ce n’est pas tant la technologie de la 5G en elle-même qui pose problème, que les équipements nécessaires à son déploiement et à sa prise en main par les utilisateurs. En cause, notamment : l’installation des nouvelles antennes, mais aussi la fabrication des appareils électroniques (smartphones, casques de réalité virtuelle, objets connectés…) dont le renouvellement ou l’adoption pourraient s‘accélérer. Sans oublier que la hausse prévisible du trafic de données, favorisée par le haut débit, devrait avoir pour effet de doper la consommation d’électricité, y compris du côté des infrastructures et des centres de données.

Quelles sont les recommandations formulées par le HCC ?

Si le HCC regrette que son évaluation ne soit pas intervenue avant la prise de décision gouvernementale, il propose toutefois une liste de mesures pouvant encadrer le déploiement de la 5G et, de ce fait, contribuer à limiter son impact environnemental. Parmi les recommandations formulées par les experts figurent ainsi l’intégration des objectifs climatiques au cahier des charges imposé aux opérateurs de téléphonie mobile, mais aussi un suivi régulier du bilan environnemental de la 5G ainsi qu’un travail d’information et d’éducation à mener auprès des utilisateurs. L’enjeu ? Sensibiliser les particuliers aussi bien que les entreprises sur l’impact de leurs usages numériques pour favoriser des comportements responsables, limitant le gaspillage et l’utilisation disproportionnée d’énergie.

Pour en savoir plus et consulter le rapport du Haut Conseil pour le climat, rendez-vous sur : www.hautconseilclimat.fr

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Fraude à la carte bancaire : comment l’éviter et comment réagir ?

Souvent synonyme d’achats de dernière minute, les fêtes de fin d’année constituent également une période propice aux tentatives d’arnaque. Parmi elles, la fraude à la carte bancaire. En cause : une baisse de vigilance des victimes, mais aussi une multiplication des transactions, pouvant permettre aux escrocs de mettre plus facilement la main sur des données confidentielles.

Précision : la fraude à la carte bancaire désigne l’utilisation illicite des coordonnées bancaires d’une personne, alors que celle-ci est pourtant toujours en possession de sa carte.

Quelles sont les mesures préventives à adopter ?

S’il est souvent difficile d’identifier l’origine précise d’une fraude à la carte bancaire, quelques bons réflexes peuvent néanmoins vous permettre de limiter les risques. Ainsi, pour barrer la route aux escrocs, cybermalveillance.gouv.fr rappelle notamment de ne jamais communiquer ses coordonnées bancaires par messagerie, par téléphone ou sur Internet et d’éviter également de les enregistrer sur des sites e-commerce. Et ce même lorsque ces derniers semblent, d’apparence, bien sécurisés.

De même, le portail gouvernemental conseille de privilégier des moyens de payements sécurisés (tels que l’e-carte bleue ou encore le service Paylib), d’opter pour des mots de passe complexes et de protéger ses équipements informatiques à travers des mises à jour et des analyses antivirales fréquentes. Enfin, il est évidemment conseillé de conserver sa carte bleue et son code confidentiel en lieu sûr, sans oublier de vérifier régulièrement son compte bancaire pour identifier tout débit suspect.

Fraude à la carte bancaire : comment réagir ?

En regardant votre relevé de compte, vous avez repéré un paiement suspect ? Vous êtes peut-être victime d’une fraude à la carte bancaire. Pour limiter les dégâts, il faut agir sans tarder : faites immédiatement opposition à votre carte bancaire et alertez votre banque du débit frauduleux pour en demander le remboursement. Signalez ensuite la fraude bancaire via la plate-forme Perceval, administrée par le ministère de l’Intérieur, et déposez plainte au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie dont vous dépendez.

Par ailleurs, pensez à vérifier qu’aucun de vos comptes en ligne ne soit piraté (au moindre doute, changez le mot de passe concerné), puis réalisez une analyse antivirale complète de vos appareils informatiques pour supprimer les logiciels malveillants qui auraient pu être à l’origine de la fraude dont vous avez été victime. Enfin, prenez soin d’effectuer les mises à jour nécessaires pour corriger les éventuelles failles de sécurité.

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Campagnes d’escroquerie au CPF : cybermalveillance.gouv.fr sonne l’alerte !

Il s’agit d’une menace diffuse qui peut frapper aussi bien les travailleurs indépendants que les personnes salariées ou en recherche d’emploi. Plusieurs tentatives d’escroquerie au Compte Personnel de Formation (CPF) ont été identifiées ces derniers mois et sont toujours en cours : c’est le constat alarmant soulevé par le dispositif cybermalveillance.gouv.fr dans une récente publication.

Aussi, pour mettre en garde contre ces campagnes frauduleuses visant à détourner les droits à la formation de la victime, la plate-forme gouvernementale et la Caisse des Dépôts, gestionnaire du site www.moncompteformation.gouv.fr, ont récemment apporté quelques éléments d’éclairage.

Comment se déroule l’escroquerie au CPF ?

L’arnaque démarre généralement par un appel téléphonique, prétendument missionné par la plate-forme Mon Compte Formation, par un organisme de formation ou encore par un organisme public (Caisse des Dépôts, ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, Pôle emploi…).

Sous prétexte de lui faire bénéficier d’une formation financée par son CPF, l’escroc demande ensuite à la victime de lui communiquer ses identifiants de connexion (numéro de Sécurité sociale et mot de passe), permettant d’accéder à la plate-forme en ligne. De quoi pirater, ensuite, le compte de la victime pour l’inscrire à des formations factices, sans réel contenu pédagogique, proposées par des sociétés douteuses pouvant également usurper l’identité de véritables organismes de formation.

Précision : pour parvenir à ses fins, l’escroc peut également proposer à la victime de l’aider à créer son compte CPF pour subtiliser, au passage, les informations de connexion. Ou, en cas de perte des identifiants, l’inciter à réinitialiser son mot de passe… et en profiter pour le récupérer.

Quel que soit le stratagème adopté par l’escroc, force est de constater que le préjudice pour la victime peut être conséquent, allant de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros.

Tentatives d’arnaques : comment réagir ?

Pour éviter ce genre de désagrément, rappelons tout d’abord qu’il faut éviter à tout prix de communiquer des informations sensibles (numéro de Sécurité sociale, coordonnées bancaires, mots de passe…) par messagerie, par téléphone ou sur internet.

Dans le cas précis de l’escroquerie au CPF, cybermalveillance.gouv.fr conseille de stopper toute communication téléphonique au moindre doute et de bloquer le numéro de téléphone de l’appelant. Si toutefois vous avez communiqué des informations confidentielles à votre interlocuteur, prenez soin de changer immédiatement le mot de passe de votre compte CPF, sans oublier les autres sites web ou comptes en ligne sur lesquels vous pouviez l’utiliser par le passé.

À noter : si vous constatez que vous ne pouvez plus vous connecter à votre compte CPF ou que vous avez été inscrit à une formation à votre insu, veillez à signaler les faits en contactant la plate-forme Mon Compte Formation.

Enfin, si vous avez été victime d’une escroquerie, conservez toutes les preuves en votre possession et déposez plainte au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie dont vous dépendez.

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Retour sur TousAntiCovid et ses concurrentes européennes

Les fonctionnalités de TousAntiCovid

TousAntiCovid est une application destinée à identifier les personnes qui ont été en contact avec un malade du Covid-19 et à les alerter.

La fonction principale de TousAntiCovid est d’alerter son utilisateur lorsqu’il a été en contact avec une personne porteuse du virus. Concrètement, une personne testée positive va renseigner l’application, permettant à cette dernière d’alerter toutes les personnes elles-mêmes équipées de TousAntiCovid qui se sont trouvées, dans les jours précédents, à moins de 1 mètre d’elle plus de 5 minutes ou plus de 15 minutes à moins de 2 mètres.

Pour permettre l’identification des éventuels contacts, l’application TousAntiCovid détecte et enregistre, via le réseau bluetooth, tous les smartphones qui se trouvent à proximité de l’appareil sur lequel elle est installée. Mais attention, rappellent les concepteurs de TousAntiCovid, les données ainsi stockées ne permettent pas de connaître l’identité « d’un utilisateur de l’application, ni qui il a croisé, ni où ni quand ». La vie privée des utilisateurs est donc protégée, affirment les pouvoirs publics. Un sujet important car c’est en grande partie par crainte de voir leur vie privée violée que les Français avaient rejeté StopCovid, la première application de contact tracing mise en place par la France en juin dernier.

De nouveaux services

Au-delà du changement de nom, la nouvelle version de l’application propose une série de nouvelles fonctionnalités de conseil et d’information, non seulement générales mais aussi localisées. On trouve ainsi une « carte météo du virus » permettant à l’utilisateur de se géolocaliser afin de consulter, en temps réel, des informations sur la circulation du Covid-19 dans une ville, un département ou une région. Avec la possibilité d’afficher sur une carte les centres de dépistage les plus proches. Autre nouveauté : la faculté de remplir directement et de générer les attestations de déplacement dérogatoire nécessaires pour circuler pendant un confinement et les couvre-feux.

Une meilleure gestion de la batterie

Enfin, changement de paradigme aussi sur les consignes d’utilisation : pour préserver la batterie des smartphones, TousAntiCovid n’est plus actif en permanence contrairement à StopCovid. Ainsi, l’utilisateur doit lancer manuellement l’application avant de se rendre dans une zone d’affluence (transports en commun, commerces, lieux de travail…) ou d’assister à une réunion privée. TousAntiCovid fonctionne sur iOs (iPhone d’Apple) et sur Android. Elle est téléchargeable sur les plates-formes Google Play Store et Apple Store.

D’autres applications en Europe

Il existe d’autres applications de contact traçing en Europe. Certaines sont compatibles entre elles, d’autres non.

La France a décidé de faire bande à part lorsque la création de StopCovid a été décidée au printemps dernier. La raison : ne pas utiliser les protocoles techniques d’Apple et de Google. Des multinationales souvent pointées du doigt pour leur propension à s’approprier les données personnelles de leurs utilisateurs. D’autres pays n’ont pas eu ces craintes et se sont appuyés sur leurs solutions techniques. Cela leur a permis de sortir des applications plus rapidement, mais aussi de les rendre compatibles entre elles. L’italienne Immuni, l’allemande Corona-Warn-App, l’irlandaise Covid Tracker ou encore l’espagnole Radar Covid partagent, ainsi qu’une dizaine d’autres applications européennes, la même base technique, ce qui permet à leurs utilisateurs nationaux de bénéficier d’un suivi chez eux, mais également dans plusieurs pays étrangers. Contrairement à ces pays, la Suisse et la Hongrie, comme la France, ont fait le choix de développer des applications « maison » non compatibles.

Des succès mitigés

Pour fonctionner à plein, les applications de contact tracing doivent être utilisées par un très grand nombre de personnes. Ce n’est qu’à ce prix qu’il devient possible d’identifier et d’avertir les cas contacts afin de les inciter à s’isoler dans le but de rompre une chaîne de contamination. Sur ce point, plusieurs applications ont rencontré le succès en Europe. C’est le cas notamment d’Immuni, l’application italienne qui, après un joli départ suivi d’une montée en charge progressive, a connu un pic de téléchargements (plus de 150 000 téléchargements par jour) au mois d’octobre lors de l’emballement de la deuxième vague de Covid-19. Mais depuis, l’engouement a laissé place à des critiques de plus en plus vives sur l’efficacité du dispositif, notamment sur le suivi des cas ainsi identifiés par les autorités de santé. Résultat, l’application ne séduit plus que quelques milliers d’Italiens chaque jour et plafonne à 10 millions d’utilisateurs, soit 19 % des Italiens de plus de 14 ans. Un ratio encore trop faible d’autant qu’il varie fortement d’une région à l’autre (25 % dans le Val d’Aoste contre 12 % en Campanie).

Même scénario en Allemagne. Lancé le 16 juin dernier, Corona-Warn-App connaît un succès immédiat et parvient à rallier 18 millions d’Allemands en à peine 3 mois. Depuis, le rythme des téléchargements s’est stabilisé pour atteindre 23,5 millions au tout début du mois de décembre, soit moins d’un tiers de la population adulte allemande. Un tassement qui s’explique, notamment, par la défiance d’une partie de la population envers les solutions techniques de Google. Défiance qui a incité plusieurs développeurs allemands à mettre au point et à proposer, depuis le 9 décembre, une variante de l’application qui n’utilise plus le protocole de communication de Google, mais un composant open source. Une nouvelle application qui permettra peut-être une nouvelle envolée des téléchargements.

Mais au-delà du nombre de téléchargements, l’efficacité de ces applications se trouve affectée par un autre point : la possibilité de signaler ou non que l’on est atteint du Covid-19. Une liberté fondamentale qui n’aurait pas dû constituer un frein compte tenu de l’anonymisation des données mise en place dans les différents systèmes. Mais dans la réalité, les craintes d’exposition de ces informations personnelles demeurent et, en Allemagne, par exemple, ont conduit, selon les estimations du 4 décembre de l’Institut Robert Koch, à peine la moitié (54 %) des personnes touchées par le Covid-19 à signaler leur situation sur Corona-Warn-App. Concrètement, depuis le lancement de cette application, en juin dernier, un peu plus de 95 000 personnes ont signalé leur situation sur 175 000 cas positifs identifiés. Plus de 79 000 chaînes de contamination n’ont ainsi, pour cette seule raison, pas pu être identifiées.

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