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Agriculteurs : du nouveau pour le financement des aides à l’agriculture biologique

De très nombreux agriculteurs font le choix de passer en agriculture biologique, ce qui pose de sérieux problèmes de financement des aides attribuées en la matière.

À ce titre, le ministre de l’Agriculture a récemment apporté des précisions sur la délivrance des aides à l’agriculture biologique, et plus précisément sur la répartition des rôles, dans ce domaine, entre l’État et les régions. Ainsi, à l’avenir, pour les nouveaux contrats, le financement des aides à la conversion incombera à l’État tandis que celui des aides au maintien sera du ressort des régions. Ces dernières pourront donc continuer à financer les aides au maintien, mais sur leurs propres fonds. Sachant toutefois, selon le ministre, que les aides au maintien attribuées entre 2015 et 2017 seront « financées jusqu’à leur terme ».

Rappel : les aides au maintien pouvaient être versées pendant une durée de 5 ans après la phase de conversion.

Le ministre a également réitéré sa volonté de mettre en place un fonds privé pour financer l’agriculture biologique, et en particulier pour soutenir les filières émergentes.

À noter : après plusieurs mois de tractations, les États membres de l’Union européenne (UE) sont parvenus à un accord sur la révision des règles relatives à la production des produits labellisés biologiques. La nouvelle réglementation, qui devrait entrer en vigueur le 1er juillet 2020, prévoit notamment que les contrôles des produits bio seront réalisés au moins une fois par an sur toute la chaîne d’approvisionnement. Et si aucune fraude n’a été constatée pendant 3 ans, les contrôles pourront n’être réalisés qu’une année sur deux. Il est également prévu que les produits bio importés de pays hors Union européenne devront respecter le règlement bio européen pour pouvoir être commercialisés comme tels sur le marché communautaire. En revanche, sur les sujets clivants comme la baisse des seuils de contamination aux pesticides et les cultures hors sol, aucun accord n’a été obtenu.

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Notaires : rencontres notariales 2017

Cette année, les notaires organisent leurs Rencontres Notariales les mercredi 11 et jeudi 12 octobre 2017.

Plus précisément, le mercredi 11 octobre sera une journée au cours de laquelle les notaires délivreront des consultations juridiques gratuites aux voyageurs (munis d’un billet) à bord de certains trains, à savoir Paris-Calais, Paris-Strasbourg, Paris-Brest, Paris-Bordeaux, Paris-Marseille, Nantes-Lyon et Paris-Toulouse (aller uniquement), dans un wagon dédié.

Et le jeudi 12 octobre, les notaires recevront le public dans une centaine de villes.

Concrètement, les personnes qui souhaitent poser des questions à un notaire pourront se rendre dans l’un des lieux de consultation ou bien téléphoner (de 18h à 21h) le jeudi 12 octobre au 3620 en disant « notaire ». Il est également possible d’assister à l’une des deux conférences qui se tiendront à la Chambre des notaires de Paris sur les thèmes suivants :
– « La protection de vos proches en état de faiblesse – Approche patrimoniale en présence d’enfants mineurs et de majeurs vulnérables »
– « Le couple et l’argent – Gérer, protéger, transmettre le patrimoine dans le couple ».

Pour connaître les lieux de consultation et s’inscrire aux conférences, connectez-vous sur www.notaires.fr.

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Chirurgiens-dentistes : pas d’accès partiel pour les prothésistes

Le Parlement a ratifié cet été l’ordonnance transposant la directive européenne qui autorise les professionnels de santé à exercer dans d’autres états membres de l’Union européenne, malgré l’opposition d’un grand nombre d’Ordres professionnels dont celui des Chirurgiens-dentistes.

Une décision de la Cour de justice européenne vient d’apporter des précisions concernant l’accès partiel d’un prothésiste. Dans cette affaire, un prothésiste dentaire qui avait, dans son pays d’origine, un accès direct à un patient, n’avait plus cet accès direct dans le pays où il était venu travailler, Malte, car dans ce pays une règle nationale prévoit que cet accès direct n’est pas possible. La règle en question précise, en effet, que les activités de prothésiste dentaire doivent être exercées en collaboration avec un praticien de l’art dentaire.

Pour la Cour, la règle nationale selon laquelle un prothésiste ne peut pas avoir un accès direct à un patient est conforme au traité de l’Union européenne, peu importe les différences entre États…


CJUE, 3e chambre, 21 septembre 2017, aff. C-125/16

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Caritatif : dons de denrées alimentaires aux associations

Une récente instruction du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a fait le point sur la réglementation relative à la sécurité sanitaire des aliments qui s’impose aux associations qui reçoivent des dons de denrées alimentaires de la part des entreprises de ce secteur (catégories de produits pouvant faire l’objet de dons, règles d’hygiène alimentaire…).

La législation étant technique, il est conseillé aux associations de mettre en œuvre les préconisations du guide des bonnes pratiques d’hygiène de la « distribution de produits alimentaires par les organismes caritatifs » rédigé par de grandes associations caritatives et disponible gratuitement sur le site du ministère de l’Agriculture. Datant de 2011, ce guide devrait être bientôt mis à jour pour tenir compte des évolutions de la réglementation survenues en 2016 et portant notamment sur la liste des denrées autorisées au don.

L’instruction rappelle également les contrôles que l’administration peut diligenter dans les associations habilitées pour la distribution de l’aide alimentaire (Association nationale de développement des épiceries solidaires, Croix Rouge, Fédération française des banques alimentaires, Fédération nationale des paniers de la mer, Fondation Abbé Pierre, Armée du Salut, Les Petits Frères des pauvres, Réseau Cocagne, Les Restaurants du cœur, Secours populaire français…). Des contrôles portant sur le respect, à la fois, des conditions de leur habilitation et des règles relatives à la sécurité sanitaire des aliments.


Instruction technique DGAL/SDSSA/2017-551 du 6 juillet 2017

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Médecins : des recommandations pour développer la télémédecine

Pour la Cour des comptes, la télémédecine est une pratique « embryonnaire » en raison de l’action « fragmentaire, désordonnée et velléitaire » des pouvoirs publics. Les différentes politiques d’expérimentations « inabouties » sont des échecs. Elles ont été imparfaitement suivies, trop fortement dépendantes de l’investissement des médecins porteurs de projet, sans compter l’hétérogénéité des périmètres et des niveaux de soutien, et le caractère non pérenne du soutien du FIR (fonds d’investissement régional).

Pourtant, la Cour des comptes voit dans la télémédecine un levier important de modernisation du système de santé et propose plusieurs orientations. Il faudrait notamment, selon elle, mettre en place une stratégie d’ensemble cohérente de déploiement qui nécessiterait de fixer aux acteurs des objectifs précis et mesurables, en particulier en matière de télésurveillance des pathologies chroniques. Il conviendrait aussi de lever les préalables juridiques et techniques à l’essor de la télémédecine. Enfin, la tarification des actes de télémédecine devrait être généralisée selon un modèle de rémunération de droit commun, tant pour les professionnels libéraux que pour les établissements de santé.

Pour consulter le rapport de la Cour des comptes : www.ccomptes.fr

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Professionnels de santé : un observatoire de la qualité de vie au travail des soignants

Les chiffres montrent qu’il existe une morbidité particulièrement élevée chez les professionnels de santé en activité, voire même en formation. Cette fragilité des personnels soignants peut s’expliquer par différents facteurs : confrontation à la mort, demande de performance, image du soignant infaillible, valeurs d’engagement et d’abnégation, injonctions contradictoires, dispositifs de soin complexes, tensions démographiques, insécurité… Or ces praticiens ne consultent que rarement un confrère, préférant s’autodiagnostiquer et s’autotraiter.

Pour améliorer les conditions de travail des professionnels, des expériences ont été menées sur tout le territoire d’actions collectives autour de problématiques communes, puis restituées dans le cadre d’un séminaire intitulé « La qualité de vie au travail au service de la qualité des soins : imaginer, c’est expérimenter ». Ces expériences concernent aussi bien des projets de réorganisation (fusions, GHT…) que l’optimisation de l’offre de soins (gérontologie, HAD, chirurgie ambulatoire…). Pour aller plus loin, un observatoire va être mis en place prochainement afin d’engager de nouvelles pistes de réflexion et d’amélioration. Une médiation nationale, renforcée en région, va également être progressivement déployée.

Pour en savoir plus sur la démarche « Qualité de vie au travail » : www.has-sante.fr

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Chirurgiens-dentistes : pas de facturation pour les rendez-vous manqués

Si jusqu’à présent un chirurgien-dentiste conventionné pouvait facturer un rendez-vous manqué par un patient, c’est maintenant interdit. De même qu’il ne peut plus non plus demander à un patient de régler des frais d’archivage, des frais de dossier ou des frais de mise à jour de dossier… En effet, le nouvel article L. 1111- 3-4 du Code de la santé publique (CSP), issu de la loi de modernisation de santé, dispose que les professionnels de santé conventionnés « ne peuvent facturer que les frais correspondant à la prestation de soins assurée et ne peuvent exiger le paiement d’une prestation qui ne correspond pas directement à une prestation de soins ».

Il est toutefois admis que les frais relatifs aux demandes de copie de dossier, par exemple en cas de changement de praticien, n’entrent pas dans ce cas de figure. La consultation sur place des documents est gratuite, mais si le patient souhaite des copies, les frais liés aux coûts de reproduction et d’envoi peuvent lui être facturés.

À ce sujet, la DGCCRF peut réaliser des visites de contrôle inopinées au sein des cabinets dentaires pour vérifier si les praticiens sont en conformité avec la loi. Dans le cas contraire, ils encourent des amendes administratives.

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Viticulteurs : droit d’irriguer les vignes

Les conditions dans lesquelles les viticulteurs peuvent être autorisés à irriguer leurs vignes produisant du vin à appellation d’origine contrôlée (AOC) viennent d’être modifiées.

Pour rappel, l’irrigation des vignes aptes à produire des vins AOC est, en principe, interdite du 1er mai jusqu’à la récolte. Désormais, sous réserve d’être prévue par le cahier des charges de l’AOC considérée, l’irrigation peut être autorisée pendant cette période, pour une récolte déterminée, à condition qu’elle ait pour objet de compenser un stress hydrique de nature à remettre en cause la qualité de la production (qualité du raisin et pérennité de la plante).

Rappel : auparavant, l’irrigation pouvait être autorisée, pour une récolte déterminée, si les conditions suivantes étaient cumulativement réunies :
– les conditions écologiques le justifiaient ;
– à partir du 15 juin au plus tôt et jusqu’au 15 août au plus tard ;
– entre les stades phénologiques correspondant à la fermeture de la grappe et à la véraison.

En outre, la déclaration d’irrigation doit dorénavant être souscrite par le viticulteur auprès de l’organisme de contrôle agréé compétent au plus tard 2 jours avant l’irrigation, et non plus le 1er jour de celle-ci.


Décret n° 2017-1327 du 8 septembre 2017, JO du 10

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Huissiers de justice : gare à la reprise illicite d’un logement !

Lorsqu’un logement est abandonné par le locataire, le bailleur, qui souhaite résilier le bail, doit d’abord mettre en demeure l’intéressé de justifier qu’il occupe le logement. À cette fin, il doit faire appel à un huissier qui, faute de réponse du locataire dans le délai d’un mois à compter de la mise en demeure, peut procéder au constat de l’état d’abandon du logement et dresser un procès-verbal des opérations. Ce qui permet ensuite au juge de prononcer la résiliation du bail.

À ce titre, dans une affaire récente, un huissier de justice, saisi par un bailleur, avait procédé à la saisie conservatoire des meubles de son locataire. Une fois dans les locaux de l’appartement, il avait constaté que le locataire avait quitté les lieux, emportant avec lui tout son mobilier. Plus tard, il avait dressé un procès-verbal de reprise des lieux et fait procéder au changement des serrures de l’appartement.

Aucune décision de justice

Informé de la situation et constatant l’absence de mise en demeure et d’une résiliation du bail par un tribunal, le locataire s’est estimé victime d’une reprise illégale du logement. Il s’est alors adressé à la justice pour obtenir réparation. La Cour d’appel de Douai l’a débouté au motif qu’il n’avait pas apporté la preuve que la reprise du logement dont il s’était retiré volontairement pour intégrer une autre habitation, lui ait causé un dommage matériel ou moral dont l’huissier de justice devrait l’indemniser.

Une position qu’a rejetée la Cour de cassation, rappelant que la seule constatation d’une reprise illicite d’un logement ouvre droit à réparation.


Cassation civile 3e, 6 juillet 2017, n° 16-15752

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Professionnels de santé : lancement de la stratégie nationale de santé

La stratégie nationale de santé (SNS) doit fixer les priorités et les objectifs pour les 5 prochaines années en matière de santé. Le but est de développer une vision à moyen et long terme pour ne pas piloter à vue sur les organisations ou choix stratégiques à venir. Cette stratégie doit permettre également de redonner de l’impulsion et du souffle aux politiques de santé.

La SNS s’articulera autour de 4 thématiques, retenues sur la base du rapport du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) : la prévention et la promotion de la santé tout au long de la vie et dans tous les milieux ; la lutte contre les inégalités sociales et territoriales d’accès à la santé ; la nécessité d’accroître la pertinence et la qualité des soins ; et l’innovation (télémédecine, objets connectés, etc.).

Ainsi par exemple pour la prévention, un fonds spécifique dédié pourrait être créé, axé sur 3 facteurs de risque : l’alimentation, l’alcool et le tabagisme. L’implication des professionnels de santé dans la prévention serait également renforcée dans le cadre d’accords conventionnels.

Cette stratégie devrait être mise en place dès 2018. Des concertations vont donc démarrer, jusqu’à mi-octobre, auprès des principaux représentants du secteur de la santé, des élus et des usagers. En novembre, un premier projet sera soumis à la consultation publique, via un site Internet, avec une adoption en décret en décembre, puis sa déclinaison dans les territoires via les projets régionaux de santé définis par les agences régionales de santé (ARS) au 1er semestre 2018.

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