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Médecins : les conventions avec les laboratoires rendues publiques

Jusqu’à présent, seules les hospitalités (billets de train, d’avion, chambres d’hôtel, repas…) devaient être mentionnées, pour les montants allant au-delà de 10 €. Mais depuis le 1er octobre, les conventions entre un industriel et un professionnel de santé ou un étudiant sont aussi concernées, dès lors que la rémunération versée excède le seuil de 10 € par semestre écoulé.

Pour rappel, cette demande d’indication de la valeur du montant de la convention a été introduite dans la base de données publique Transparence-Santé par l’arrêté du 22 mars 2017. Cette base Transparence-Santé a, elle, été mise en place en juin 2014. Elle permet de faire connaître en toute transparence les avantages accordés par les entreprises produisant ou commercialisant des produits à finalité sanitaire et cosmétique destinés à l’homme.

Pour le moment, il semblerait que la nouvelle base de données indique effectivement la mention de conventions entre praticiens et industriels pour le semestre écoulé, avec indication de la nature du contrat et l’état civil des signataires, mais le montant apparaît rarement. Selon le service Transparence-Santé, ce n’est qu’une fois les opérations réalisées que l’on connaîtra les montants dus, les contrats s’étalant généralement sur plusieurs années…


www.transparence.sante.gouv.fr

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Professionnels de santé : les nouveaux plafonds CMU-C et ACS

Pour rappel, la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) est une protection complémentaire santé gratuite, attribuée aux patients sous conditions de résidence et de ressources. Quant à l’ACS, l’aide pour une complémentaire santé, c’est une aide financière pour payer une complémentaire santé (mutuelle), attribuée, elle aussi, sous conditions de résidence et de ressources, et qui ouvre droit au tiers-payant.

Depuis le 1er octobre, de nouveaux plafonds sont à appliquer sur certains actes. Concernant l’ACS, un arrêté datant d’avril fixe, en effet, un niveau maximal de dépassement sur les soins dentaires prothétiques ou d’orthopédie dento-faciale pour ses bénéficiaires. Pour la CMU-C, un arrêté de la même période indique, lui, les montants des soins dentaires prothétiques ou d’orthopédie dento-faciale pris en charge par la protection complémentaire.

Selon le type de contrat du patient, un reste à charge payé directement par le patient au praticien peut exister. Pour aider les professionnels à s’y retrouver, la Confédération nationale des syndicats dentaires a mis en ligne sur son site un tableau reprenant les actes, prestations et reste à charge avec les montants maximaux applicables depuis le 1er octobre.


Arrêté du 19 avril 2017, J0 du 25

Arrêté du 19 avril 2017, J0 du 25

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Infirmiers anesthésistes : création d’une plate-forme de diffusion des productions scientifiques

Promouvoir, démontrer l’investissement professionnel dans la recherche des infirmiers anesthésistes… tels sont les objectifs affichés du site infirmiers.anesthesistes.com tenu par l’AFIADE. Cette association propose déjà sur cet espace des documents, des affiches, des clips, reportages et vidéos sur la profession d’Infirmier Anesthésiste Diplômé d’État (IADE) notamment pour montrer les difficultés auxquelles elle est confrontée.

L’association souhaite aujourd’hui aller plus loin en publiant les travaux scientifiques des praticiens pour rappeler qu’un IADE n’est pas qu’un technicien, mais aussi un clinicien, un professionnel à même de s’interroger, de se remettre en question. En mettant en lumière leur approche professionnelle, cela devrait contribuer à valoriser la profession, à lancer la réflexion, voire à améliorer la prise en charge des personnes.

Les travaux publiés seront ceux que les IADE diffusent généralement lors des congrès et séminaires professionnels. L’association invite, à ce sujet, tous les IADE ayant travaillé sur un mémoire et qui souhaiteraient partager le fruit de leurs recherches à prendre contact avec elle. Un onglet réservé à ces publications sera créé sur le site et accessible à tous.

Pour en savoir plus : infirmiers.anesthesistes.com

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Viticulteurs : calendrier des ventes de vins primeurs 2017

Comme chaque année, les acteurs de la filière viticole doivent respecter un calendrier précis pour commercialiser les vins primeurs 2017.

Ainsi, les vins bénéficiant d’une indication géographique protégée (IGP) complétée par les mentions « primeurs » ou « nouveaux » ne peuvent être vendus aux consommateurs qu’à partir du 3e jeudi du mois d’octobre, soit, cette année, le 19 octobre 2017.

Pour les vins à appellation d’origine contrôlée (AOC) complétée par les mentions « primeurs » ou « nouveaux » et pour les vins de liqueur « Muscat de Noël », la date à laquelle ils peuvent être proposés aux consommateurs est fixée au 3e jeudi du mois de novembre, soit, cette année, le 16 novembre 2017.

Précision : les vins AOC 2017 sans mention « primeur » ou « nouveau » ne pourront être commercialisés à destination des consommateurs qu’à partir du 15 décembre 2017 (ou à partir du 1er décembre 2017 par décision du comité régional de l’Institut national de l’origine et de la qualité, après avis de l’organisme de défense et de gestion concerné).


Code rural, art. D. 645-17 et D. 646-16

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Experts-comptables : tendances des rémunérations 2017-2018

Le cabinet de recrutement Hays a présenté, lors du dernier congrès de l’Ordre des experts-comptables, son étude sur les rémunérations dans l’audit et l’expertise comptable pour 2017-2018.

On y apprend que la rémunération moyenne nationale pour un collaborateur autonome de 3 ans d’expérience s’élève à 30 000 € bruts pour l’expertise comptable, à 35 000 € bruts pour l’audit et à 32 000 € bruts pour le secteur paye/social.

Par ailleurs, en 2016, 65 % des experts-comptables proposaient à leurs salariés une rémunération variable pouvant prendre la forme d’une prime pour l’apport de nouveaux clients, d’une prime de bilan, d’une prime d’intéressement ou encore d’une prime d’objectif.

Plus précisément, cette étude présente, sous forme de différents tableaux, les rémunérations fixes des métiers de l’expertise comptable, de l’audit, du secteur social et juridique et des fonctions support en cabinet (informatique, commercial et marketing…).


Hays, « Rémunérations audit et expertise comptable – Marché parisien et régions françaises 2017-2018 », septembre 2017

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Masseurs-kinésithérapeutes : un guide des bonnes pratiques

Les nouvelles technologies sont partout et envahissent le monde de la santé, impactant les modes de communication et d’information des praticiens : sites Internet, réseaux sociaux, plates-formes de rendez-vous en ligne, applications de santé et bien-être, consultations en ligne, notation des professionnels de santé, forums médicaux…

Or, ces nouveaux modes de communication sont souvent des vecteurs de promotion, voire de publicité. Des notions qui doivent être appréhendées avec précaution dans le domaine de la santé soumis à des règles spécifiques. Ainsi, par exemple, le code de déontologie de la profession interdit aux masseurs-kinésithérapeutes, quels que soient leur statut et les secteurs dans lesquels ils exercent, de participer directement ou indirectement à toute promotion publicitaire, en particulier de nature commerciale, de leurs activités professionnelles.

L’objectif du guide édité par le conseil est de rappeler les règles essentielles qui s’appliquent aux masseurs-kinésithérapeutes en matière de publicité et d’information et de faire un état des lieux des moyens à la disposition du praticien pour informer ses patients, de manière compatible avec le code de la santé publique.

Pour télécharger le guide : www.ordremk.fr

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Sanitaire et social : bilan de l’emploi

En 2016, près de 35 100 établissements (associations et fondations) du secteur sanitaire et social employaient plus de 1,1 million de salariés pour une masse salariale de 23,7 milliards d’euros et une moyenne de 31,8 salariés par établissement.

Dans le détail, on comptait :
– 3 762 établissements et 162 097 salariés pour les activités liées à la santé ;
– 3 757 établissements et 198 894 salariés pour l’hébergement médicalisé (personnes âgées et handicapées) ;
– 6 559 établissements et 189 259 salariés pour l’hébergement social (toxicomanes, personnes handicapées mentales ou physiques, personnes âgées, enfants en difficulté…) ;
– et 20 986 établissements et 566 537 salariés pour l’action sociale sans hébergement (aide à domicile, aide par le travail, accueil de jeunes enfants, d’enfants et d’adultes handicapés, de personnes âgées…).

Entre le 1er trimestre 2016 et le 1er trimestre 2017, les effectifs de ce secteur sont restés stables avec un recul de 0,3 % pour l’action sociale sans hébergement, une progression de 0,6 % pour l’hébergement médico-social et aucun changement pour la santé.


Bilan 2017 de l’emploi associatif sanitaire et social, Uniopss et Recherches & Solidarités, septembre 2017

Bilan de l’emploi associatif sanitaire et social au 1er trimestre 2017, Uniopss et Recherches & Solidarités, septembre 2017

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Masseurs-kinésithérapeutes : un rapport sur la démographie de la profession

Dans ce rapport, le premier chapitre propose des chiffres très détaillés. On y apprend, par exemple, que les professionnels inscrits au tableau sont au nombre de 85 223, à 50,15 % des hommes, avec un ratio libéraux/salariés de 80/20. La tranche de professionnels âgés de 30 à 45 ans est la plus importante, avec tout de même 21 praticiens de plus de 80 ans encore en activité et une doyenne de 95 ans inscrite au collège des libéraux ! Aujourd’hui, la France bénéficie du 4e plus important corps de physiothérapeutes dans le monde après les États-Unis, le Japon et l’Allemagne.

Au-delà de ces chiffres positifs, plusieurs données inquiètent l’Ordre. C’est le cas, notamment, du nombre de professionnels en activité qui progresse trop fortement, laissant imaginer qu’en 2020 il y aura plus de 100 000 kinésithérapeutes en France. Des frais d’études inéquitables selon les régions, allant de 184 à 9 200 € par an. Ou encore du nombre d’autorisations d’exercer délivrées chaque année aux titulaires d’un diplôme européen par l’État français, environ 1 800. Tous ces chiffres amènent le conseil à conclure son rapport par différentes préconisations qui concernent aussi bien les quotas de formation que les montants de rémunération.

Pour consulter le rapport : www.ordremk.fr

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Professionnels de santé : création d’un diplôme de santé connectée

Alors que la santé prend de plus en plus le virage du numérique, celui-ci n’est pas enseigné dans les études médicales, ni dans les cursus de formation des paramédicaux et administratifs. Pour combler cette lacune et proposer un enseignement transversal de la santé connectée, l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) et l’université Paris Diderot ont créé un diplôme universitaire (DU) spécialisé.

Ce diplôme propose les expertises de professionnels issus de la santé (médecins et chercheurs de l’AP-HP), mais aussi de start-up, de juristes, d’économistes et des équipes de l’institut universitaire de technologie (IUT) Paris-Diderot. L’enseignement sera dispensé en présentiel (4 journées réparties sur l’année universitaire 2017-2018), des cours en e-learning en partenariat avec le site d’information médicale Medscape, des travaux pratiques et des travaux tutorés.

Il sera accessible à tous ceux qui souhaitent acquérir des bases médicales, techniques, juridiques et économiques pour mener à bien des projets de santé connectée.

Les inscriptions sont ouvertes sur le site de l’université Paris Diderot.

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Médecins : constat sévère sur la médecine libérale de spécialité

La médecine de spécialité représente quelque 40 disciplines et 121 272 médecins en 2016, toutes spécialités confondues, dont 61 503 libéraux exerçant en cabinet de ville ou en établissement de santé privé à caractère lucratif. Les dépenses de santé liées aux actes effectués par les spécialistes libéraux se sont élevées en 2015 à 16,1 Mds€, soit 8,3 % de la consommation de soins et de biens médicaux, avec une progression rapide entre 2009 et 2015 de 2,5 % en moyenne par an.

Dans son rapport de septembre 2017 sur la Sécurité sociale, la Cour des comptes liste plusieurs critiques à l’encontre de cette médecine libérale de spécialité. Elle note ainsi la croissance et la redondance des actes, la tarification figée, les écarts de revenus entre les spécialités techniques et cliniques, l’inégalité d’accès aux spécialistes du secteur 1…

Elle propose également plusieurs actions de régulation. Il est ainsi question d’accentuer le rôle de ROSP (rémunération sur objectifs de santé publique), de réviser la nomenclature, ou encore de mettre en place un conventionnement sélectif en secteur 1 dans certaines zones, d’expérimenter un mécanisme d’enveloppe globale de soins par patient.


Rapport de la Cour des comptes sur l’application des lois de financement de la Sécurité sociale de septembre 2017

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