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Professionnels de santé : le décret sur l’accès partiel finalement publié

À l’origine, c’est une ordonnance relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles dans le domaine de la santé transposant une directive européenne de 2013 qui autorise l’accès partiel, c’est-à-dire la possibilité pour certains professionnels d’exercer dans un État membre même si leur qualification est inférieure à celle exigée dans ce pays.

Cette ordonnance, examinée en commission des Affaires sociales du Sénat il y a quelques semaines, avait soulevée plusieurs questions non résolues selon les élus, notamment quel était l’intérêt des patients et comment garantir la qualité et la sécurité des soins. Ce qui avait entraîné la commission à adopter un amendement excluant de l’ordonnance les dispositions mettant en place l’accès partiel en France, compte tenu des risques que cela faisait peser sur la cohérence, la qualité, et la sécurité de notre système de soins. Ce vote de la commission des Affaires sociales avait, par ailleurs, été entériné par les sénateurs en séance publique.

Pourtant, début novembre, sans attendre un deuxième passage devant l’Assemblée nationale, le gouvernement a publié les modalités d’application de l’exercice partiel des professionnels de santé dans le décret relatif à la reconnaissance des qualifications professionnelles dans le domaine de la santé…


Décret n° 2017-1520 du 2 novembre 2017, JO du 3

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Médico-social : les violences dans les établissements de soins en 2016

Dans son rapport publié début octobre, l’Observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS) recense les signalements d’atteintes aux personnes et aux biens effectués sur la « plate-forme signalement ONVS » en 2016 par les établissements de soins et les établissements sociaux et médico-sociaux. Il est important de préciser que ces déclarations sont volontaires et qu’en conséquence, il ne s’agit pas d’un décompte exhaustif.

Ainsi, l’année dernière, 360 établissements, soit 6,23 % des structures, ont réalisé 17 596 signalements. Parmi eux, 42 des 1 533 établissements de santé privé à but non lucratif (EBNL) ont, à eux seuls, informé l’ONVS de 905 évènements. Ceci représente 12 % du total des signalements.

Précision : les services d’où émane le plus grand nombre de signalements sont les unités de psychiatrie (21 % des incidents), les urgences (14 %) et la gériatrie (10 %).

Les atteintes aux personnes constituent, bien évidemment, les évènements les plus souvent déclarés. Ainsi, en 2016, 14 508 signalements ont été effectués. Sachant qu’un signalement peut couvrir plusieurs types d’atteintes, il a été répertorié 22 641 actes dont 37 % sont des insultes ou des provocations sans menace (8 350 actes), 31 % des violences physiques volontaires (7 054 actes), 13 % du chahut et des occupations de locaux (2 876 actes) et 9 % des menaces physiques (2 149 actes). Parmi les autres atteintes, on recense 941 menaces de mort, 121 violences avec arme, 96 agressions sexuelles, 12 séquestrations, 4 viols et une prise d’otages.

Ces atteintes à la personne ont fait 22 461 victimes. Les premières étant les salariés des établissements qu’ils s’agissent du personnel soignant ou administratif (84 % des victimes). 9 % des victimes sont des patients et 3 % des agents de sécurité.

Quant aux 15 853 auteurs des atteintes sur les personnes, ce sont surtout des patients (11 170 personnes, soit 68 %) et des visiteurs accompagnants (2 945, soit 19 %). 522 membres du personnel des établissements ont fait l’objet d’un signalement pour des faits de violences sur les personnes.

Les signalements d’atteintes aux biens s’élèvent, elles, à 4 197. Parmi elles, on compte surtout des faits de dégradation légère et de vols sans effraction (3 755 signalements). Viennent ensuite les vols avec effraction (265), puis les faits plus graves tels que les dégradations de matériel de valeur, les incendies volontaires et les vols à main armée (177).

Enfin, 60 % des violences et incivilités signalés sont en lien avec un reproche relatif à une prise en charge du patient. En 2e et 3e position, on retrouve le temps d’attente jugé excessif (11,7 %) et l’alcoolisation (9,9 %). Parmi les autres motifs, on peut citer le refus de prescription, le règlement de compte, le diagnostic non accepté et la drogue.


Rapport 2017 de l’Observatoire national des violences en milieu de santé, ministère des Solidarités et de la Santé

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Ostéopathes : travail en salles de sport et déontologie

De nombreux ostéopathes sont sollicités pour intervenir dans des salles de sport. En règle générale, ils ne paient pas de loyer pour le local mis à disposition, mais ne perçoivent pas de rémunération pour leurs bilans, et cette activité reste marginale par rapport à leur activité en cabinet.

Cette pratique qui tend à se développer pose plusieurs questions sur le respect des règles déontologiques en rapport avec la loyauté concurrentielle et la dignité de la profession : un ostéopathe peut-il exercer dans une salle de sport ou tout autre lieu autre que son cabinet, comme une association par exemple ? Est-ce que cette pratique contourne les règles relatives à la publicité en entraînant, par exemple, l’affichage du nom du praticien sur un document publicitaire de la salle de sport ? Le praticien peut-il être rémunéré par l’entreprise de fitness ? Pour répondre à toutes ces questions, le syndicat des ostéopathes a fait appel à un agrégé de droit qui propose ses réponses dans une fiche synthétique que les praticiens pourront consulter et télécharger gratuitement sur le site du syndicat afin d’être en totale conformité avec les règles applicables.

Pour télécharger la fiche : www.osteopathe-syndicat.fr

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Professionnels de santé : pas de tiers payant généralisé le 1 décembre

Avec la généralisation du tiers payant, les patients n’auront plus à avancer les frais de consultation chez leur médecin. Cette mesure issue de la loi de modernisation de notre système de santé, qui a fait beaucoup de remous au sein des professionnels, devait entrer en application pour tous les Français à compter du 1er décembre prochain (certaines catégories de personnes en bénéficiant déjà). Mais de l’aveu même du gouvernement, s’appuyant sur un rapport de l’Igas du 23 octobre 2017, la mise en place du tiers payant pour tous n’est pas possible techniquement pour le moment. L’objectif étant de rendre cette pratique simple, rapide et fiable pour les professionnels, elle bute encore sur la gestion de la part complémentaire. Car l’identification des droits nécessite une saisie complexe des données figurant sur l’attestation papier fournie par l’assureur et occasionne encore des taux de rejets élevés en raison de droits non mis à jour.

D’autre part, l’harmonisation des pratiques de facturation et la mise en place d’un accompagnement unifié des professionnels de santé restent encore à construire.

Toutefois, si cette généralisation est reportée, elle n’est pas abandonnée. Mais selon le rapport toujours, la généralisation du tiers payant complémentaire ne sera un objectif atteignable techniquement à compter de 2019 que pour certaines professions de santé, celles qui sont les plus avancées comme les pharmaciens ou les centres de santé…

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Éleveurs de porcs ou de volailles : réduction des émissions polluantes

Suite à l’adoption des conclusions, prises dans le cadre de la directive européenne « IED » (Industrial Emissions Directive) du 24 novembre 2010 et publiées le 21 février dernier, sur les meilleures techniques disponibles (MTD) pour réduire les émissions polluantes, notamment d’ammoniac, par les élevages intensifs de volailles ou de porcs, les éleveurs concernés devront se mettre en conformité avec les nouvelles exigences ainsi introduites d’ici au 21 février 2021. À compter de cette date, les installations devront donc respecter les niveaux d’émission imposés par la réglementation et mettre en œuvre des dispositions de surveillance, notamment des émissions et des consommations, répondant aux exigences des conclusions sur les MTD.

Sachant que les éleveurs qui seront dans l’impossibilité de respecter les BATAEL pourront demander à bénéficier d’une dérogation.

Précision : sont concernés les élevages de plus de 2 000 places de porcs de plus de 30 kg ou de plus de 750 truies et ceux de plus de 40 000 emplacements pour les volailles.

En pratique, les éleveurs concernés devront faire réexaminer par l’administration leur dossier d’autorisation de leurs installations. Ces dossiers devront être transmis au préfet au plus tard le 21 avril 2018 pour les élevages dont le numéro de Siret se termine par un chiffre impair et au plus tard le 21 février 2019 pour les autres élevages. Les éleveurs devront y indiquer les techniques qu’ils s’engagent à mettre en œuvre pour respecter les niveaux d’émission ainsi imposés.

À noter qu’un téléservice dédié est mis en place par les pouvoirs publics : www.elevage-ied.developpement-durable.gouv.fr


Arrêté du 23 mars 2017, JO du 31

Décision d’exécution (UE) 2017/302 de la Commission du 15 février 2017, JOUE du 21 février 2017

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Masseurs-kinésithérapeutes : ouvrir un compte sur la messagerie sécurisée de santé

Depuis la parution de 2 décrets en 2016, les professionnels de santé sont désormais obligés d’utiliser une messagerie sécurisée pour communiquer des données concernant leurs patients. C’est pourquoi le conseil national de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, avec les autres ordres de santé et l’ASIP Santé (Agence des Systèmes d’information Partagés de Santé), proposent désormais une messagerie professionnelle sécurisée et gratuite, dédiée aux échanges entre les praticiens.

Accessible à partir du site www.mssante.fr, elle permet non seulement d’échanger des informations facilement et en toute sécurité avec les autres professionnels de santé afin de mieux coordonner les soins des patients, mais aussi d’accéder à un annuaire professionnel où sont listées les coordonnées des autres professionnels de santé inscrits au service. Cet annuaire est actualisé chaque jour.

Tout professionnel de santé titulaire d’une carte CPS (carte professionnelle de santé), exerçant en ville ou à l’hôpital, peut s’inscrire gratuitement à ce service, sur le site www.mssante.fr, ou par l’intermédiaire de son établissement.

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Apiculteurs : mise sur le marché d’un nouvel insecticide

Alors que l’interdiction d’utiliser des pesticides néonicotinoïdes, aux effets néfastes sur les abeilles, entrera en vigueur le 1er septembre 2018 (avec des dérogations ponctuelles possibles), l’autorisation délivrée récemment par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) de mise sur le marché de 2 nouveaux insecticides contenant du sulfoxaflor a fait l’objet d’une vive contestation de la part des apiculteurs et des défenseurs de l’environnement. Ces derniers considèrent, en effet, que cette substance appartient à la famille des néonicotinoïdes et demandent donc le retrait de son autorisation de mise sur le marché.

De son côté, le fabricant estime que ce produit, qui appartient à la famille des sulfoximines et non des néonicotinoïdes, cible uniquement les insectes piqueurs-suceurs (pucerons…) et ne présente aucun danger pour les abeilles dès lors qu’il est utilisé dans le respect des doses homologuées et des précautions d’emploi.

Pour répondre à l’inquiétude des apiculteurs, les pouvoirs publics ont chargé l’Anses de se pencher à nouveau sur les possibles risques du sulfoxaflor au regard de données complémentaires et de confirmer ou d’infirmer, dans un délai de 3 mois, l’autorisation de mise sur le marché de ce produit. À suivre donc…

À noter : à l’heure où nous écrivions ces lignes, le décret d’application de la loi du 8 août 2016 sur la biodiversité interdisant l’usage des néonicotinoïdes à compter du 1er septembre 2018 n’était pas encore paru.

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Notaires : validation de la carte d’implantation des nouveaux offices

Le Conseil d’État vient de rejeter la demande formulée par le Conseil supérieur du notariat, la Chambre des notaires des Hauts-de-Seine et la Chambre interdépartementale des notaires de Paris d’annuler l’arrêté du 16 septembre 2016 ayant fixé la carte des zones dans lesquelles les notaires peuvent s’installer librement et celles dans lesquelles leur installation est contrôlée.

Rappel : cet arrêté définit 247 zones réparties en métropole et outre-mer dans lesquelles les notaires peuvent s’installer librement car « l’implantation d’offices y apparaît utile pour renforcer la proximité ou l’offre de services ». Pour chacune de ces zones, il détermine une recommandation sur le nombre de créations d’offices et un objectif de nomination de notaires titulaires ou associés pour 2 années. Le texte définit également 60 zones d’installation contrôlée dans lesquelles les notaires doivent demander une autorisation avant de créer un office. Le ministre de la Justice pouvant la refuser lorsque l’implantation d’offices supplémentaires serait « de nature à porter atteinte à la continuité de l’exploitation des offices existants et à compromettre la qualité du service rendu ».

En effet, les juges ont estimé que la détermination de ces zones d’installation s’est opérée sans erreur manifeste d’appréciation puisque notamment, d’une part, la référence aux « zones d’emploi » définies par l’Insee est pertinente, d’autre part, que tous les critères prévus n’ont pas à être pris en compte dès lors que ceux retenus (en l’occurrence le chiffre d’affaires par notaire et l’évolution de la population) permettent de satisfaire aux objectifs poursuivis, et enfin, que l’estimation du potentiel d’installation de nouveaux notaires est cohérente au regard de l’actuel chiffre d’affaires moyen par notaire libéral et des seuils de viabilité d’un office retenus par les instances représentatives de la profession.


Conseil d’État, 16 octobre 2017, n° 403815

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Professionnels de santé : le HCPP contre le décret d’inscription automatique aux ordres

Le HCPP, institué par décret en 2007, est une instance de réflexion pour les professionnels paramédicaux. Nommé pour une durée de 3 ans, il est notamment constitué de syndicats représentatifs de la fonction publique hospitalière et de représentants des professionnels paramédicaux (infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, orthoptistes, pédicures-podologues, ergothérapeutes, psychomotriciens, manipulateurs d’électroradiologie médicale, audioprothésistes, opticiens lunetiers, prothésistes et orthésistes, diététiciens, techniciens de laboratoire, infirmiers anesthésistes, infirmiers de bloc opératoire, puéricultrices).

Son rôle est de promouvoir une réflexion interprofessionnelle sur les conditions d’exercice des professions paramédicales, et peut aussi être consulté sur des textes relatifs à l’exercice de ces professions.

C’est donc tout naturellement que le projet de décret d’inscription automatique aux ordres lui a été présenté. Ce projet de décret prévoit que le dispositif d’inscription « automatique » à l’Ordre par leurs employeurs des praticiens salariés, déjà en place pour les masseurs-kinésithérapeutes, soit élargi aux infirmiers et pédicures-podologues. Pour rappel, ce texte, attendu depuis 8 ans, a été demandé en mars dernier par le Conseil d’État, qui a enjoint le ministère des Affaires sociales et de la Santé de préparer ce projet de décret.

Or, le HCPP, qui n’a qu’une fonction consultative, a dit non à ce texte, avec 10 voix contre, 9 abstentions et seulement 3 voix favorables…

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Culture : la diffusion de spectacles de variétés et de musiques actuelles en 2016

Le Centre national de la chanson, des variétés et du jazz vient de publier une étude statistique portant sur la diffusion de spectacles de variétés et de musiques actuelles en 2016.

Ainsi, l’année dernière, il s’est déroulé 63 339 représentations payantes pour un total d’environ 26,7 millions d’entrées et des recettes de billetterie de plus de 813 millions d’euros.

Plus de la moitié des déclarants des représentations payantes (54 %) sont des associations. Elles représentent 31 % des spectacles payants, 26 % de leur fréquentation et 18 % des recettes de billetterie. Concrètement, en 2016, 2 103 associations ont organisé 19 635 spectacles qui ont attiré 6,93 millions de personnes et engendré plus de 146 millions d’euros.

Par comparaison, les sociétés commerciales, qui comptent pour seulement 20 % des déclarants, organisent 57 % des représentations payantes, accueillent 63 % de la fréquentation et génèrent 76 % des recettes de billetterie.

Les associations présentent leurs spectacles dans des salles dont la jauge est, en moyenne, de 300 personnes (contre 430 entrées pour les sociétés commerciales) et proposent des billets à un coût moyen de 23 € (40 € pour les sociétés commerciales).


« La diffusion de spectacles de variétés et de musiques actuelles en 2016 », Centre national de la chanson, des variétés et du jazz, septembre 2017

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