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Aviculteurs : vers une extension du dispositif d’indemnisation

Le 10 novembre dernier, le ministre de l’Agriculture a annoncé que la période d’indemnisation des éleveurs de volailles du Sud-Ouest touchés par la deuxième épizootie de grippe aviaire (celle de 2017) serait prolongée. Plus précisément, l’État envisage d’indemniser la moitié des pertes économiques subies, après la levée des restrictions sanitaires (le 29 mai 2017), par les éleveurs qui n’ont pu relancer (pleinement) leur production dès le mois de juin en raison de l’absence de canetons et de poussins sur le marché à cette date.

Ainsi, en résumé, 77 millions d’euros au maximum devraient être débloqués dans le cadre de l’indemnisation, dont une grande partie pour indemniser les pertes économiques directes subies pendant les périodes de restrictions sanitaires (cofinancée par des crédits européens) et la partie restante pour les pertes postérieures au vide sanitaire (financée par des crédits nationaux).

Mais attention, ce dispositif d’indemnisation post-vide sanitaire devra être validé par la Commission européenne avant de pouvoir être mis en place.

À noter : la France a récemment recouvré son statut indemne d’influenza aviaire hautement pathogène, ce qui lui permet notamment de reprendre ses exportations de volailles et de foie gras vers le Japon. Néanmoins, les mesures de biosécurité applicables dans les élevages de volailles viennent d’être renforcées. Ainsi notamment, pendant la période du 15 novembre au 15 janvier (cette année, entre le 1er décembre 2017 et le 15 janvier 2018), au cours de laquelle les oiseaux migratoires, potentiellement porteurs du virus de la grippe aviaire, se déplacent, un dépistage virologique devra être systématiquement opéré avant un transfert de palmipèdes dans les départements où le niveau de risque d’influenza aviaire est modéré ou élevé. De nouvelles obligations en matière de contrôles dans les élevages de reproducteurs, de déclaration des sorties d’animaux en fin de bande et de gestion des lisiers sont également instaurées.


Arrêté du 14 novembre 2017, JO du 15

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Médico-social : anticiper et gérer les vagues de froid

Le Guide national relatif à la prévention et à la gestion des impacts sanitaires et sociaux liés aux vagues de froid rappelle les mesures à mettre en place, par les établissements et services médico-sociaux accueillant des personnes âgées ou des personnes handicapées, afin d’anticiper et de gérer les vagues de froid.

Ainsi, les établissements accueillant des personnes âgées doivent disposer d’un plan bleu prévoyant les modalités d’organisation à déclencher en cas de crise sanitaire ou météorologique (vague de froid, épisode intense de neige ou de verglas). Sans être obligatoire, ce plan est également recommandé dans les établissements accueillant des personnes handicapées.

De plus, avant la période hivernale, il convient entre autres de déclencher la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière, de s’assurer de la sécurité des personnes hébergées en cas de défaillance énergétique et de prévoir les matériels et fournitures nécessaires pour le sablage et le salage (granulats pour le sablage, sel, pelles à neige…) ainsi qu’un équipement adéquat des véhicules (chaînes métalliques, raclette à neige pour nettoyer les pare-brises et vitres latérales, dégivrant…).

Enfin, pendant une vague de froid ou un épisode intense de neige ou de verglas, les établissements doivent veiller à limiter les activités extérieures au strict nécessaire, surveiller la température des pièces, rendre la voirie, les portes et portails et les abords des bâtiments accessibles et anticiper pour assurer la disponibilité de la nourriture et des médicaments.


Guide national relatif à la prévention et à la gestion des impacts sanitaires et sociaux liés aux vagues de froid 2017-2018

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Avocats : à quel moment un mandat prend-t-il fin ?

Un avocat avait défendu les intérêts de sa cliente dans une procédure se déroulant devant le tribunal des affaires de Sécurité sociale. Une procédure destinée à obtenir des dommages-intérêts en réparation d’un préjudice moral qu’elle avait subi. Après le prononcé de la décision par le tribunal, la cliente avait dessaisi l’avocat et choisi un autre conseil pour assurer sa défense devant la cour d’appel. Quelques semaines plus tard, l’avocat évincé avait adressé à la cliente une facture d’honoraires. Cette dernière n’ayant pas été honorée par la cliente, il avait saisi, plus de 2 ans après le prononcé du jugement, le bâtonnier de l’ordre d’une demande en fixation de ses honoraires.

Saisie de cette affaire, le premier président de la Cour d’appel d’Amiens avait déclaré la demande de l’avocat prescrite. Selon lui, la prescription extinctive (de 2 ans) court à compter de la date à laquelle le mandat de l’avocat a pris fin, et donc à la date du jugement mettant fin au contentieux dans lequel l’avocat a défendu les intérêts de son client. Saisie de cette question, la Cour de cassation a infirmé la décision du premier président car le jugement n’a pas en soi pour effet de mettre fin au mandat que l’avocat a reçu de son client.


Cassation civile 2e, 26 octobre 2017, n° 16-23599

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Professionnels de santé : formulaire de déclaration des incidents informatiques

C’est la loi de modernisation de notre système de santé de 2016 qui a renforcé le dispositif d’alerte en cas d’atteintes aux systèmes informatiques des établissements de santé, des hôpitaux des armées, des laboratoires de biologie médicale et des centres de radiothérapie. Elle impose à partir d’octobre 2017 que ces structures relaient à leur agence régionale de santé (ARS) les incidents de sécurité graves et significatifs survenant sur leurs systèmes d’information de santé. Un décret de septembre 2016 a, par ailleurs, détaillé les catégories d’incidents qui doivent faire l’objet d’un signalement sur le site www.signalement.social-sante.gouv.fr.

Cette déclaration doit se faire via un formulaire dont le contenu vient d’être dévoilé dans un arrêté. Les informations demandées dans le formulaire portent sur la date de l’incident, son périmètre, son suivi, ses impacts sur la sécurité de la structure et celle de ses données, et son origine.

À réception de la déclaration, l’ARS informe l’Agence des systèmes d’information partagés de santé (Asip santé) qui analyse la déclaration et qualifie les incidents signalés. L’ARS pourra alors, avec l’assistance de l’Asip santé, formuler des recommandations, notamment proposer des mesures d’urgence pour limiter l’impact de l’incident et des mesures destinées à améliorer la sécurité du ou des systèmes d’information concernés.


Arrêté du 30 octobre 2017, JO du 8 novembre

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Médico-social : prise en charge par l’Assurance maladie de la télémédecine dans les Ehpad

Le gouvernement entend développer la télémédecine afin notamment de lutter contre les déserts médicaux.

Dans cet objectif, l’Assurance maladie prend en charge, depuis le 1er novembre 2017, deux nouveaux actes de télémédecine réalisés pour les résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

Le premier de ces actes, intitulé « TDT ou Téléexpertise Dossier Traitant », intervient lorsqu’un patient nouvellement admis dans un Ehpad change de médecin traitant. Sous réserve du consentement du patient, la téléexpertise permet au nouveau médecin traitant de cette personne de communiquer avec son précédent médecin afin d’identifier les points d’attention et les situations à risque. Cet acte ne peut être facturé qu’une seule fois lors de l’admission du patient dans l’Ehpad et dans un délai de 2 mois après le changement de médecin traitant.

Le second acte dénommé « TTE ou Téléconsultation médecin Traitant avec Ehpad » vise à mettre en relation un résident en Ehpad avec son médecin traitant ou le médecin de garde « sur appel d’un professionnel de santé pour une modification d’un état lésionnel et/ou fonctionnel sans mise en jeu du pronostic vital ». Cette téléconsultation, réalisée avec l’accord du patient, comprend un interrogatoire, un recueil des éléments de l’examen clinique réalisé par le professionnel de santé sur place et, si nécessaire, une prescription thérapeutique adressée à ce professionnel.

Précision : ces 2 actes doivent donner lieu à un compte rendu qui est inscrit dans le dossier médical du résident et mis à disposition du médecin coordonnateur de l’Ehpad, sous réserve de l’accord de ce dernier.


Décision du 7 septembre 2017 de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie relative à la liste des actes et prestations pris en charge par l’Assurance maladie, JO du 27 octobre

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Pédicures-podologues : bien remplir son registre public d’accessibilité

Le Registre public d’accessibilité doit permettre d’informer le public du degré d’accessibilité du cabinet du professionnel et des prestations proposées. Ce document est obligatoire depuis le 30 septembre 2017 pour tous les professionnels de santé recevant du public. Il doit pouvoir être consulté sur place, à l’accueil du cabinet ou sous format dématérialisé sur le site du praticien, par exemple.

Concrètement, il doit lister les prestations proposées, contenir la liste des pièces administratives et techniques relatives à l’accessibilité des personnes souffrant de handicap, ou encore donner la description et les justificatifs des actions de formation des personnels chargés de l’accueil des personnes handicapées.

Pour aider les praticiens à se mettre en conformité avec ces obligations, l’Ordre propose sur son site un modèle de RPA applicable aux cabinets de pédicurie-podologie téléchargeable en version Pdf ou en version Word pour pouvoir être complété. Chaque point est expliqué et des renvois sont fait vers les textes réglementaires et les documents officiels.

Pour télécharger le modèle : www.onpp.fr

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Chirurgiens-dentistes : cotisation ordinale en ligne

La principale modification était une recommandation formulée par l’audit réalisé par la Cour des comptes en 2016, auprès du Conseil national de l’Ordre. Ce dernier a, en effet, décidé, après avis de sa Commission des finances, de contrôle des comptes et des placements de fonds, d’adopter au mois de juin 2017, le principe du règlement des cotisations ordinales par les chirurgiens-dentistes directement au Conseil national et non plus au conseil départemental dont ils dépendent.

En outre, à partir du 1er janvier 2018, les professionnels auront le choix entre 2 moyens de paiement pour s’acquitter de leur cotisation. Ils pourront soit la régler par carte bancaire sur le site internet www.ordre-chirurgiens-dentistes.fr. Ils devront pour cela se munir de l’appel à cotisation 2018 reçue par voie postale et se connecter à l’intranet où ils devront renseigner le « Code paiement par Carte bleue » se situant sur le bordereau de cotisation. Autre possibilité : effectuer le règlement par chèque à retourner au centre de traitement du Conseil national (Ordre national des chirurgiens-dentistes – Centre de traitement – 75497 Paris Cedex 19).

Attention : le paiement doit être effectué avant le 31 mars 2018 sous peine de recouvrement par huissier, dont les honoraires seront à la charge du praticien !

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Biologistes : des critiques sur l’accréditation

Demandée par le Syndicat des Biologistes (SDB), cette enquête a été menée fin septembre-début octobre auprès des 1 250 adhérents du syndicat, dont 84 % exercent en laboratoires de biologie médicale de ville à sites multiples, 10 % en groupes de SEL et 5 % en laboratoires à site unique. Tous sont confrontés au processus d’accréditation qu’ils jugent durement.

Pour près de 49 % des interrogés, le processus d’accréditation génère une charge de travail très lourde, voire insupportable pour 23,5 %. Selon 51,5 % d’entre eux, les délais de réponse laissés au laboratoire sont trop courts, et même beaucoup trop courts pour 22 %. 26,29 % vont jusqu’à juger « tendus » les échanges avec les évaluateurs qualité du Cofrac chargés du processus. 59 % des biologistes estiment que la visite des évaluateurs n’a aucun impact sur la qualité des prestations du laboratoire pour les soins prodigués aux patients. Ils ne sont que 24 % à penser le contraire…

Concernant les normes ou règles imposées aux biologistes des laboratoires, il ressort globalement les mêmes critiques : lourdeur administrative et formalisme pour tout, trop grande fréquence de visites du Cofrac, redondance des process, formations internes qui doublonnent les habilitations, mais aussi un formalisme qui éloigne le biologiste du patient…

Pour consulter l’enquête : www.sdbio.eu

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Aviculteurs : dérogation pour les élevages de volailles sous « Label rouge » et sous IGP

En raison du risque d’épizootie lié au virus de la grippe aviaire hautement pathogène, qualifié « d’élevé » pour tout ou partie du territoire national ou de « modéré » dans les zones à risque particulier, les conditions de production des volailles bénéficiant du « Label rouge » ou de l’indication géographique protégée (IGP) « Volailles de l’Ain » ou « Volailles de Bourgogne » sont temporairement allégées jusqu’au 31 mai 2018 au plus tard.

Ainsi, pour les productions en Label rouge de « Volailles fermières de chair », d’« œufs de poule élevées en plein air », de « poules fermières élevées en plein air ou en liberté » et de « palmipèdes gavés », les éleveurs sont autorisés à conserver les volatiles à l’intérieur du bâtiment jusqu’à leur abattage et de réduire la surface de parcours (alors qu’ils doivent normalement avoir accès à un parcours ou à une volière). Sachant que cette dernière ne doit pas être inférieure ou égale à celle de la surface du bâtiment ou, pour les palmipèdes gavés, inférieure ou égale à 5 m² par oie, 2,5 m² par canard pour les canards déplacés en cours d’élevage et 1,5 m² par canard lorsque les canards sont élevés dans un même bâtiment pendant toute la durée de l’élevage.

Pour les productions de volailles sous IGP « Volailles de l’Ain » et « Volailles de Bourgogne », l’obligation de donner aux animaux un accès à un parcours herbeux est suspendue.

En pratique : les éleveurs situés dans une commune dont le niveau de risque épizootique est élevé ou modéré doivent informer, selon les cas, l’organisme de défense et de gestion du Label rouge ou celui du cahier des charges, ainsi que l’organisme certificateur concerné, de leur volonté de mettre en œuvre ces mesures dérogatoires dans leur exploitation.


Arrêté du 25 octobre 2017, JO du 5 novembre

Arrêté du 25 octobre 2017, JO du 5 novembre

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Architectes : obligations relatives à la destination de l’immeuble

Dans une affaire récente, un couple avait conclu avec un architecte un contrat visant à réaménager une grange en un logement indépendant. Mécontents de la conception et du coût de l’ouvrage, les clients avait assigné l’architecte en dommages-intérêts.

En effet, ils reprochaient à l’architecte la non-conformité du logement réhabilité aux règles d’accessibilité des personnes à mobilité réduite. N’ayant pu, pour cette raison, le louer, ils lui réclamaient notamment des dommages-intérêts afin de compenser cette perte financière.

La Cour d’appel de Limoges a rejeté cette demande aux motifs que la destination locative de l’immeuble n’était pas dans le champ contractuel et que les normes d’accessibilité aux handicapés ne s’appliquent que lorsque l’ouvrage, individuel ou collectif, est destiné à la location. Or elle a retenu qu’aucun document (contrat conclu avec l’architecte, demande de permis de construire…) ne mentionnait que l’ouvrage était destiné à la location et que les clients n’avaient pas fait état, lors de la réception du chantier, d’une non-conformité aux normes d’accessibilité aux personnes handicapées.

Mais cette solution a été remise en cause par la Cour de cassation. En effet, selon elle, il appartient à l’architecte chargé d’une opération de construction ou de réhabilitation de se renseigner sur la destination de l’immeuble au regard des normes d’accessibilité aux personnes handicapées.


Cassation civile 3e, 12 octobre 2017, n° 16-23982

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