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Professionnels de santé : un rapport sur la prévention des conflits d’intérêts

Depuis la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, chaque agence ou autorité de santé dispose d’un déontologue. C’est le cas à la HAS. Ce déontologue est chargé de veiller à la déclaration des liens d’intérêts de chacun, à la rigueur de leur analyse et à la bonne application des mesures qui en découlent pour prévenir ou faire cesser toute situation de conflits d’intérêts. Il doit également remettre chaque année un rapport au Collège de la HAS. Ce rapport vient d’être rendu public.

Il rappelle que depuis sa création en 2005, la HAS a mis en place des règles de prévention des conflits d’intérêts, actualisées en 2010 et 2013. Ces règles s’appliquent aux agents de la HAS, aux membres de son Collège et aux professionnels et usagers nommés dans les commissions de la HAS ou associés ponctuellement à certains travaux.

Selon ce rapport, la culture de prévention des conflits d’intérêts est déjà très présente, mais pourrait être approfondie et perfectionnée. Il propose 3 types de recommandations : tout d’abord, centraliser pour mieux contrôler et harmoniser les pratiques. Ça pourrait, par exemple, passer par la création d’un comité chargé de l’analyse des déclarations d’intérêts avant le recrutement d’un agent ou d’un groupe de travail, et la désignation d’une personne unique pour vérifier la bonne mise à jour de ces déclarations. Autre recommandation : mettre en place un réseau de « référents déontologie » dans chaque service, pour faire remonter les difficultés quotidiennes en la matière, et diffuser les bonnes pratiques. Il propose enfin de mieux sensibiliser les arrivants dans la HAS aux enjeux de la prévention des conflits d’intérêt par des formations.

Pour consulter le rapport : www.has-sante.fr

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Masseurs-kinésithérapeutes : des précisions pour le sport par ordonnance

Depuis le mois de mars dernier, un dispositif de dispensation de l’activité physique prescrite par le médecin traitant pour les patients atteints d’une affection de longue durée a été mis en place. Il résulte d’un article de la loi de modernisation de notre système de santé de 2016. Une circulaire donne des orientations et recommandations pour le déploiement sur le territoire national et surtout propose en annexe un guide composé d’outils pour aider les services de l’État et les structures et professionnels de santé, médico-sociaux et du sport impliqués dans la mise en œuvre du dispositif.

Ces outils doivent permettre de faciliter la prescription de cette activité par le médecin traitant ; de recenser les offres locales d’activités physiques et sportives et d’interventions en activité physique adaptée à la pathologie, et construire, le cas échéant, des systèmes intégrés de nature à formaliser cette offre ; de contribuer à mobiliser des financements pour favoriser l’existence et le développement de cette offre, et de la faire connaître des médecins traitants et des patients.

À cette occasion, le guide rappelle que les masseurs-kinésithérapeutes sont autorisés à encadrer la pratique de la gymnastique d’entretien ou préventive dans les établissements d’activités physique et sportive et peuvent, dans certaines conditions, exercer la fonction d’éducateur sportif. Il précise également que la dispensation de l’activité physique aux patients en ALD atteints de limitations fonctionnelles sévères est réservée à certains professionnels de santé, dont les masseurs-kinésithérapeutes, seuls habilités à dispenser des actes de rééducation ou une activité physique, adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical.

Pour consulter le guide de mise en place du dispositif : http://circulaires.legifrance.gouv.fr/pdf/2017/04/cir_42071.pdf

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Éleveurs de bovins : lutte contre la propagation de la besnoitiose

La besnoitiose a refait son apparition en France il y a quelques années. Transmise par certains insectes (taons, mouches piqueuses), cette maladie parasitaire qui affecte les bovins a encore été récemment diagnostiquée dans le nord et l’est du pays. Généralement, elle est introduite dans un troupeau suite à l’achat d’un animal contaminé.

Or, la besnoitiose a un impact économique lourd pour les élevages qui en sont atteints : frais de soins et de dépistage supplémentaires, moins-value commerciale, stérilité des taureaux, réforme précoce voire mortalité des animaux concernés.

Le problème est qu’il n’existe aucun vaccin disponible, ni traitement permettant de guérir les animaux. Dans ce contexte, le réseau des groupements de défense sanitaire (GDS) a pris récemment un certain nombre de mesures visant à favoriser l’élimination des bovins infectés et à limiter la diffusion de la maladie par un dépistage des animaux en sortie de foyer. Ainsi, désormais et jusqu’en 2020, les GDS verseront aux éleveurs une aide de 100 € par animal infesté éliminé et de 6 € par analyse réalisée en sortie de foyer.

En pratique, les éleveurs concernés sont invités à se rapprocher de leur GDS départemental.

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Avocats : étendue du secret professionnel

Des agents de l’administration fiscale avaient procédé à une visite dans les locaux d’une société suspectée d’avoir commis une fraude fiscale. Lors de cette visite, ils avaient saisi des correspondances échangées entre l’avocat de la société et l’un des administrateurs. Cet administrateur agissant également en tant qu’expert-comptable de la société. Par la suite, la société avait formé un recours en justice contre le déroulement des opérations de visite. Elle invoquait notamment le fait que les correspondances échangées entre un avocat et son client sont couvertes par le secret professionnel. Sachant que pour elle, lorsque le client est une personne morale, ce secret professionnel s’étend à toutes les correspondances échangées entre l’avocat et les dirigeants et organes de la société. Faux, ont répondu les juges. Après examen des faits, il était apparu que l’administrateur en question, partie aux correspondances saisies par l’administration, était intervenu en sa seule qualité d’expert-comptable. Les juges ont rappelé que seules sont couvertes par le secret professionnel des avocats les correspondances échangées entre le client et son avocat ou entre l’avocat et ses confrères, et donc pas celles entre l’avocat et l’expert-comptable de son client.


Cassation commerciale, 15 mars 2017, n° 15-25649

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Professionnels de santé : premier bilan pour la plate-forme de soins aux praticiens

La plate-forme SPS propose d’accompagner et d’orienter les professionnels de santé en situation de vulnérabilité. En contactant cette plate-forme, le professionnel en souffrance a accès à plus de 50 psychologues seniors et expérimentés pour une prise en charge psychologique. Elle leur permet d’être écoutés par des professionnels formés, voire d’être orientés vers des soins adaptés, en proximité ou en établissement dédié.

Ce dispositif s’intègre dans le cadre de la stratégie nationale d’amélioration de la qualité de vie au travail des professionnels de santé lancée en mars 2017 par le ministère des Affaires sociales et de la Santé, et dont l’un des engagements est de prévenir et prendre en charge la souffrance des soignants en renforçant les dispositifs d’accompagnement.

En moins de 6 mois, la plate-forme a reçu plus de 1 000 appels, un chiffre largement au-dessus des premières estimations. Épuisement professionnel, conflits avec la hiérarchie, harcèlement, conditions de travail éprouvantes… les raisons des appels sont variées.

Pour rappel, la plate-forme est accessible via un numéro vert (0 805 23 23 36), gratuit, disponible 24h/24 et 7j/7, à la disposition de tous les professionnels de santé confrontés à la souffrance au travail, avec la garantie d’une confidentialité absolue.

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Environnement : quelles associations peuvent intenter une action de groupe ?

L’action de groupe consiste, pour une association, à réunir les actions en justice individuelles de plusieurs victimes placées dans une situation similaire et subissant un dommage causé par une même personne (société, autorité administrative…) et résultant d’un manquement de même nature à ses obligations légales ou contractuelles (victimes des effets secondaires d’un même médicament, par exemple).

En matière environnementale, une telle action peut être déclenchée dans les domaines notamment de la protection de la nature et de l’environnement, de l’amélioration du cadre de vie, de la protection de l’eau, de l’air, des sols, des sites et paysages ainsi qu’en matière de lutte contre les pollutions et les nuisances.

Les associations agréées pour la protection de l’environnement (Greenpeace, Ligue pour la Protection des Oiseaux, Mountain Wilderness France…) peuvent intenter une action de groupe.

Elle est également ouverte aux associations dont l’objet statutaire comporte la défense des victimes de dommages corporels ou la défense des intérêts économiques de leurs membres, mais à condition qu’elles obtiennent un agrément. Cette demande d’agrément est effectuée auprès du préfet du département du siège de l’association. L’organisme doit avoir au moins 3 ans d’existence et justifier notamment d’une représentativité suffisante (au moins 10 000 membres pour une association nationale), de l’exercice d’une activité non lucrative et d’une gestion désintéressée. L’agrément est délivré pour 5 ans.

Précision : les associations agréées de défense des consommateurs et les associations agréées ayant pour objet statutaire la défense des victimes d’un accident sont réputées être agréées pour exercer l’action de groupe en matière environnementale. Elles n’ont donc pas besoin de demander l’agrément décrit ci-dessus.


Décret n° 2017-888 du 6 mai 2017, JO du 10

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Médecins : 10 % de généralistes en moins depuis 2010

Selon cette nouvelle carte, il y a, en moyenne, en France 330,7 médecins en activité régulière pour 100 000 habitants (tous modes d’exercice confondus) en 2017. C’est à Paris que cette densité est la plus forte (681 praticiens en activité pour 100 000 habitants), mais à Mayotte (133 médecins pour 100 000 habitants) et en Guyane (231) qu’elle est la plus faible.

Concernant les généralistes, 87 275 sont en activité, soit une moyenne de 131 médecins pour 100 000 habitants avec la densité la plus forte dans les Hautes-Alpes (194,3 généralistes pour 100 000 habitants), mais qui reste très faible (inférieure à 100) dans de nombreux départements (Cher, Ain, Aisne, Eure, Eure-et-Loir, Sarthe…). Et leur nombre est en baisse. Sur la période 2010-2017, le nombre de généralistes a diminué de 10 % (voire 20 % dans certains départements comme l’Yonne et l’Indre).

D’autres spécialités connaissent des variations importantes d’un territoire à un autre. C’est le cas, par exemple, de l’ophtalmologie qui compte -54 % de spécialistes en Haute-Saône en 7 ans, mais +37 % dans les Hautes-Alpes ou en Corse du Sud.

Pour consulter la carte interactive de l’Ordre : https://demographie.medecin.fr

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Masseurs-kinésithérapeutes : un projet d’avenant de convention

Ce projet de convention comprend plusieurs mesures à destination des praticiens. Il est ainsi question d’augmenter certains actes comme le BDK 8.1 en 9.1 à partir de janvier 2020 et le BDK 10,1 en 14 à partir d’avril 2019.

À noter : les BDK pourront être facturés dès la 1re séance à partir d’avril 2018.

Il est aussi proposé de créer 2 actes BPCO : l’AMK 20 quand la prise en charge est réalisée avec des temps individuels et collectifs, et l’AMK 28 quand la prise en charge est réalisée uniquement en séance individuelle.

Il pourrait également être créé un forfait AVC de 100 € par patient à compter de janvier 2018, et un contrat incitatif à la création ou la reprise d’un cabinet qui comprendrait une aide financière de 49 000 €. Le contrat à l’installation pourrait, lui, être augmenté à 34 000 €, de même que le forfait équipement (500 € en 2018 et 600 € en 2019).

Enfin, une aide de 3 000 € par an pourrait être proposée pour un maintien d’activité. Un conventionnement sélectif pourrait également être mis en place sur la base d’une entrée pour un départ dans les zones surdotées.

En revanche, il n’est prévu aucune revalorisation de la lettre-clé et des indemnités kilométriques…

Ce texte doit encore être présenté au prochain Congrès de la Fédération française des Masseurs-kinésithérapeutes Rééducateurs (FFMKR) qui décidera des suites à donner.

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Professionnels de santé : pour accompagner les libéraux atteints de cancers

Pour aider les professionnels de santé qui rencontrent des difficultés dans la gestion de leur activité professionnelle face au cancer, RSI PL et la Ligue contre le cancer s’unissent pour proposer des mesures pragmatiques de soutien et d’accompagnement dans leurs démarches sociales et administratives.

Parmi les mesures proposées, il est notamment question d’informer les professionnels libéraux sur l’existence du programme Maintien dans l’Activité Professionnelle des Indépendants, proposé par la caisse RSI Professions Libérales. Ce programme permet d’obtenir des informations sur les droits en Assurance maladie, de recevoir des aides financières en fonction des revenus (exonération de cotisations, secours financiers…), des aides techniques, un aménagement de poste, du domicile, du véhicule et d’aider si besoin à la construction d’un nouveau projet professionnel. Cette diffusion d’information pourra se faire notamment lors d’ateliers d’accompagnement au retour à l’emploi mis en place par les Comités départementaux de la Ligue contre le cancer.

Autre mesure proposée, les 2 organismes souhaitent décliner des solutions individuelles et concrètes aux professionnels malades. Ils souhaitent également promouvoir les activités d’aide aux personnes malades de la Ligue auprès des professionnels libéraux.

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Aviculteurs : baisse du niveau de risque de grippe aviaire

Bonne nouvelle pour la filière volailles : depuis début mai, le niveau de risque épizootique de grippe aviaire est redevenu « négligeable » sur l’ensemble du territoire national. En conséquence, un certain nombre de contraintes qui pesaient sur les éleveurs dans les zones classées à risque ont été levées.

En outre, le dispositif de vide sanitaire mis en place depuis le 17 avril dans les exploitations de palmipèdes installées dans les communes du Sud-Ouest a pris fin le 28 mai dernier. Canetons et oisons sont donc désormais progressivement réintroduits dans les élevages concernés.

De nouvelles mesures de prévention doivent toutefois être prises par les producteurs de foie gras. Ainsi, en cas de passage à un niveau de risque élevé de grippe aviaire, ces derniers devront dorénavant mettre à l’abri les animaux qui sont en phase de préparation au gavage. Cette même obligation pèse également sur les élevages comptant au moins 3 200 palmipèdes prêts à gaver en présence simultanée pendant les périodes de circulation des oiseaux migrateurs (du 15 novembre au 15 janvier).


Arrêté du 4 mai 2017, JO du 5

Arrêté du 5 mai 2017, JO du 7

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