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Infirmiers : 881 000 praticiens en 2040 !

La DREES s’est intéressée à la démographie des professionnels de santé à l’horizon 2040, avec à l’appui plusieurs modèles de projection basés sur les évolutions constatées ces dernières années. Concernant la profession d’infirmier, qui compte actuellement plus de 600 000 personnes en activité, et dont le nombre a déjà progressé de 70 % entre 2000 et 2017, la croissance devrait se poursuivre. Elle est estimée à 881 000 praticiens en 2040. Une hausse plus rapide que la population globale, ce qui devrait donc entraîner une hausse de la densité d’infirmiers de près de 39 % (872 pour 100 000 habitants en 2014, contre 1 217 soignants pour 100 000 en 2040).

L’âge moyen des infirmiers devrait évoluer légèrement, passant de 41 ans en 2014 à 43 ans en 2040, de même que la part de libéraux (de 14 % en 2014 à 23 % en 2040). Des disparités au niveau de la répartition des soignants sur le territoire devraient toujours exister, mais pas obligatoirement sur les mêmes territoires qu’aujourd’hui. PACA, les régions d’Outre-mer, le Nord-Pas-de-Calais et la Champagne-Ardenne sont les régions qui devraient connaître la plus forte croissance entre 2014 et 2040.


Étude de la DREES sur la progression du nombre d’infirmiers entre 2014 et 2040

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Médico-social : un référentiel pour évaluer la pénibilité des métiers du secteur

Dans le cadre du compte professionnel de prévention, les employeurs doivent, tous les ans, déclarer les facteurs de risques auxquels leurs salariés ont été exposés au-delà de certains seuils fixés par décret. Et, pour cela, ils doivent donc évaluer l’exposition de chaque salarié à ces facteurs de risques.

Pour simplifier cette tâche qui peut être ardue pour certains facteurs, des référentiels professionnels de branche peuvent être mis en place.

Ainsi, l’Union des fédérations et syndicats nationaux d’employeurs du secteur sanitaire, social, médico-social privé à but non lucratif (Unifed) et l’organisation professionnelle des employeurs associatifs du secteur social, médico-social et sanitaire (Nexem) ont instauré un référentiel afin de définir les postes, métiers ou situations de travail à risque dans ces secteurs.

Ce document, qui s’applique à près de 20 000 établissements et plus de 700 000 salariés, recense les postes à risque au regard des 5 facteurs de risques suivants : températures extrêmes, bruit, travail en équipes successives alternantes, travail de nuit et gestes répétitifs. Il en ressort que les 2 principaux risques auxquels sont soumis les salariés des secteurs sanitaire, social et médico-social sont le travail de nuit et le travail en équipes successives alternantes.

Précision : le référentiel a également étudié les facteurs de risques qui, depuis le 1er octobre 2017, ne font plus partie du compte professionnel de prévention, à savoir les postures pénibles, la manutention manuelle de charges, les agents chimiques dangereux et les vibrations mécaniques.


Diagnostic d’exposition des professionnels des secteurs d’activités sanitaire, social, médico-social privés à but non lucratif aux risques professionnels

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Radiologues : accord sur 3 ans avec l’Assurance maladie

C’est la première fois depuis 10 ans que l’accord signé avec l’Assurance maladie ne prévoit pas d’économies réalisées au détriment des tarifs des praticiens, mais sur la pertinence des actes. L’objectif est, en effet, d’éviter les actes inutiles et coûteux de radiologies pour les maux de dos. Avec ce protocole, les radiologues libéraux s’engagent à ne pas faire de radiographies du rachis lombaire (500 M€ par an sur les 4,3€ Mds€ de dépenses d’imagerie) si la lombalgie commune, dans sa phase aiguë, ne nécessite pas de recours à l’imagerie. Une maîtrise des radios du crâne et du thorax est également demandée. Si les résultats sur la pertinence vont au-delà des objectifs fixés, le bénéfice sera partagé à parts égales entre l’Assurance maladie et les médecins radiologues.

Les autres économies prévues dans l’accord portent sur des aménagements de tarifs.

En contrepartie, la CNAM s’engage à ne plus décider de façon unilatérale des baisses de tarifs de scanners et d’IRM.

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Chirurgiens-dentistes : extension des examens bucco-dentaires gratuits

C’est la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018 qui a permis l’ouverture du programme « M’T dents » aux jeunes adultes de 21 et 24 ans depuis le 1er avril 2018. L’objectif est de répondre au constat alarmant qu’un nombre de plus en plus important d’étudiants, ayant des difficultés économiques, n’ont plus de suivi bucco-dentaire adéquat pour cette raison. Or jusqu’à présent, les consultations gratuites n’étaient accessibles qu’aux 6-18 ans.

Le dispositif M’T dents leur permettra de bénéficier d’un suivi dentaire régulier, avec un regard spécifique sur les problématiques propres aux jeunes : tabac, alcool, nutrition, stress…

Quelque 500 000 jeunes sont ainsi concernés pour l’année 2018. Ils devraient avoir reçu ou recevront prochainement par courrier une invitation ainsi qu’un bon de prise en charge pour prendre un rendez-vous auprès du dentiste de leur choix.

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Producteurs laitiers : Sodiaal lance « Les laitiers responsables »

La rémunération des éleveurs est désormais une préoccupation partagée par les consommateurs. Le succès des laits équitables « FaireFrance » ou encore « C’est qui le patron » en est la parfaite illustration. Une démarche dans laquelle souhaite, à son tour, s’inscrire Sodiaal, la première coopérative laitière française, avec le lancement de sa charte « Les laitiers responsables ». Vendu sous la marque « GrandLait de Candia », ce lait est un lait de pâturage (vaches présentes au pré en moyenne 150 jours par an) issu d’animaux nourris sans OGM. L’idée de Sodiaal étant de définir un mode de production moins contraignant que le bio tout en étant plus respectueux de l’environnement et du bien-être animal que l’élevage conventionnel.

Une meilleure rémunération pour les éleveurs

Distribué depuis le 1er mai dernier, ce lait est vendu 1 € le litre (prix conseillé par le producteur), contre 80 cts pour le lait standard et 1,20 € pour le bio. Un différentiel de prix qui est, pour partie, reversé aux éleveurs. Sur les 20 cts dégagés sur chaque litre vendu, les 20 000 éleveurs-coopérateurs de Sodiaal se partageront 6 cts. En outre, ceux qui participeront à cette démarche toucheront 1,5 ct par litre sur l’ensemble de leur production pour leur permettre de compenser les coûts liés au respect du cahier des charges. D’ici 2020, Sodiaal souhaite que la production de ce lait situé, en termes de mode de production, entre le conventionnel et le bio, atteigne 200 millions de litres, soit 5 % de sa collecte annuelle.

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Professionnels de santé : un espace dédié sur le site vaccination-info-service.fr

La version « grand public » du site vaccination-info-service.fr existe depuis 2016 et a déjà enregistré plus de 2 millions de visites depuis son lancement. Il apporte toute sorte de contenus en rapport avec la vaccination, de l’historique des vaccins au nouveau calendrier de vaccination obligatoire. Il s’est enrichi depuis peu d’un espace dédié aux professionnels de santé qui pourront y trouver, eux aussi, des contenus dédiés pour s’informer, pouvoir répondre ensuite aux interrogations de leurs patients et avancer des arguments si besoin. On y trouve, par exemple, des données provenant d’enquêtes sur la perception et l’adhésion à la vaccination en France. Ou encore une « foire aux questions » qui traite de questions telles que : Quelles sont les vaccinations obligatoires pour les enfants ? Quelles maladies infectieuses peuvent être évitées grâce à un vaccin ? Quel est le schéma de vaccination ? Quelle est l’efficacité des vaccins ?…

Le site devrait s’enrichir encore de nouveaux contenus d’ici la fin de l’année 2018.

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Enseignement : comment réagir lorsqu’un professeur se fait insulter par un élève ?

Tout employeur a une obligation de sécurité envers ses salariés, ce qui lui impose notamment de prendre les mesures nécessaires pour protéger leur santé physique et mentale.

Dans une affaire récemment jugée par la Cour de cassation, un formateur, exerçant dans un centre de formation des apprentis, s’était fait insulter, à 2 ou 3 reprises, d’« espèce de petit bouffon » par un élève à qui il demandait de ranger son téléphone portable. Par la suite, le jeune élève avait été sanctionné et s’était excusé auprès de l’enseignant. Pour autant, ce dernier n’avait pas voulu le réintégrer dans ses cours. Face à ce refus, l’association avait alors convoqué son salarié à un entretien préalable à une sanction disciplinaire.

Placé en arrêt de travail pour maladie, le formateur n’avait finalement pas été sanctionné. Quelques mois plus tard, il avait pris acte de la rupture de son contrat de travail aux torts de son employeur et avait saisi les tribunaux.

La Cour d’appel de Paris a déclaré la rupture du contrat de travail imputable à l’association et l’a condamnée à verser à son salarié la somme de 5 000 € à titre de dommages-intérêts pour manquement à son obligation de sécurité.

Devant la Cour de cassation, l’association prétendait notamment que le fait pour un enseignant aguerri de se faire insulter par un élève ne constituait pas nécessairement un risque professionnel susceptible de porter atteinte à sa santé mentale et que le caractère unique de cet incident n’était pas de nature à causer une souffrance morale et psychologique.

La Cour de cassation n’a pas suivi ces arguments et a confirmé la condamnation de l’association. En effet, elle a considéré que cette dernière avait manqué à son obligation de sécurité envers son salarié puisqu’elle n’avait pas tenu compte de sa souffrance morale et psychologique, ni pris de mesures suffisantes pour y remédier, malgré la demande en ce sens des membres du CHSCT. Au contraire, elle avait décidé de le sanctionner alors qu’il n’était pas établi que le salarié avait habituellement des difficultés relationnelles avec ses élèves.


Cassation sociale, 7 février 2018, n° 16-19456

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Chirurgiens-dentistes : entrée en vigueur du RGPD

Le chirurgien-dentiste, comme tous les professionnels de santé, recueille et traite des données confidentielles sur ses patients. Il est donc, à ce titre, concerné par l’entrée en vigueur du RGPD. Ce règlement doit permettre de renforcer les droits des citoyens concernant la protection de leurs données personnelles. Il impose des procédures, des contrôles et prévoit des sanctions pour le traitement de données personnelles réalisé sur support informatique (logiciels, applications, bases de données, sites web…), mais aussi sur support papier.

Pour aider les professionnels de santé à appliquer les nouvelles règles qui entrent en vigueur d’ici la fin du mois, la CNSD propose sur son site un dossier qui définit ce que sont les données personnelles confidentielles, indique les procédures internes au cabinet dentaire qui doivent être adaptées ou mises en place, détaille les conséquences sur l’accès des patients à leur dossier…

Pour en savoir plus : www.cnsd.fr.

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Professionnels de santé : 31 décembre 2019, dernière limite pour l’obligation de formation

Depuis 2013, chaque professionnel de santé est incité à suivre une démarche de Développement Professionnel Continu tout au long de son exercice. Plus précisément, il doit suivre au moins 2 des 3 actions de formations suivantes : formation continue, évaluation et amélioration des pratiques professionnelles, gestion des risques, et ce pendant la période triennale contrôlée par les instances compétentes, qui se déroule du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2019.

Les professionnels de santé souhaitant bénéficier de cette participation financière doivent impérativement :
– avoir renseigné leurs coordonnées bancaires avant de demander leur inscription ;
– s’inscrire à l’action de DPC souhaitée depuis leur compte personnel sur le site www.mondpc.fr avant le démarrage de l’action de DPC.

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Laboratoires de biologie médicale : actualisation de la nomenclature

C’est dans le cadre de la révision de la Nomenclature des actes de biologie médicale que la CNAMTS avait sollicité la HAS en septembre 2015. Elle souhaitait, en effet, modifier les actes de diagnostic notamment pour les filarioses, ces helminthiases de répartition tropicale causées par des nématodes dont les larves sont transmises par une piqûre d’arthropode, et dont la population cible en France est essentiellement constituée de migrants, de voyageurs ou d’expatriés ayant séjourné plusieurs mois dans des zones endémiques. Les modifications proposées par la CNAMTS visaient à créer des libellés spécifiques pour la recherche directe des microfilaires, modifier les techniques inscrites pour la recherche d’anticorps, créer un libellé concernant la recherche d’antigènes et supprimer le libellé de suivi cinétique du taux d’anticorps.

Dans son rapport, la HAS recommande pour le diagnostic des filarioses de réaliser en première intention la détection directe des microfilaires. Concernant la recherche d’anticorps sériques, elle peut trouver sa place en deuxième intention à la suite d’une recherche directe de microfilaires négative. En revanche, le suivi sérologique n’a pas été considéré comme pertinent, les anticorps pouvant persister des années après la cure de l’infection.

Pour consulter le rapport de la HAS : www.has-sante.fr

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