Fil d’actus

Posted on

Sport : le rôle des aides publiques dans l’emploi sportif associatif

Un rapport publié récemment par l’Inspection générale de la jeunesse et des sports (IGJS) dresse un bilan en demi-teinte des aides mises en place afin d’encourager la création d’emplois dans les associations sportives.

Pour mémoire, en 1996, le Plan Sport Emploi (aujourd’hui appelé « Emploi CNDS ») a été instauré afin d’accorder une aide financière pluriannuelle dégressive aux clubs sportifs qui recrutent un éducateur sportif ou un agent d’accueil et d’administration. Ce dispositif a permis, en 20 ans, de pérenniser 12 200 emplois pour un coût par emploi de 40 000 €. Un bilan plutôt mitigé si on le compare au dispositif Emplois jeunes – Nouveaux services, mis en place en 1998, qui lui a généré dans le champ de l’animation sportive 12 500 emplois pérennes pour 30 500 €.

Par ailleurs, un club sportif peut supporter financièrement le coût d’un emploi s’il compte au moins 250 adhérents. Or ces structures ont, en moyenne, 109 membres. L’IGJS constate donc que « le gisement d’emplois solvables dans les associations sportives est relativement limité et que si l’emploi a pu s’y faire une place modeste antérieurement, c’est principalement en raison des soutiens publics locaux ». Autrement dit, les associations sportives sont rarement en mesure d’autofinancer des emplois sans aides publiques et ainsi de les pérenniser.

Au final, l’IGJS considère que si ces aides ont été utiles à un moment donné pour pérenniser des emplois, ce n’est plus forcément le cas aujourd’hui. Il préconise que ces moyens financiers soient plutôt employés pour soutenir le fonctionnement de projets sportifs dans des territoires carencés.


Inspection générale de la jeunesse et des sports, « Évaluation des dispositifs de soutien à l’emploi dans le champ du sport », rapport n° 2016-M-03

Partager cet article

Posted on

Psychologues : exonération de TVA des praticiens non titulaires du diplôme

En principe, l’exonération de TVA au titre des prestations de soins à la personne est réservée aux psychologues, psychanalystes et psychothérapeutes titulaires d’un des diplômes requis pour être recruté comme psychologue dans la fonction publique hospitalière.

Mais selon la jurisprudence, cette exonération est aussi applicable aux soins dispensés par les praticiens autorisés à faire légalement usage des titres de psychologue et de psychothérapeute.

Dans sa mise à jour de la base BOFiP-Impôts du 7 juin 2017, l’Administration intègre cette jurisprudence. Elle en profite pour préciser que cette exonération de TVA est applicable aux praticiens qui, après examen de leur situation individuelle par l’autorité administrative compétente, se sont vus reconnaître les qualifications professionnelles requises pour faire légalement usage des titres de psychothérapeute et psychologue.

Mais attention, dans ce cas, le praticien ne peut prétendre à l’exonération de TVA que pour les actes réalisés à compter de la confirmation de son inscription par l’autorité compétente.


BOI-TVA-CHAMP-30-10-20-10, 7 juin 2017, § 125

Partager cet article

Posted on

Masseurs-kinésithérapeutes : un collège d’experts de justice au sein de l’Ordre

Dénommé « Collège des experts de justice du conseil national de l’ordre », il est composé à la fois d’une section interne représentée par des élus ordinaux experts de justices inscrits sur une liste de cour d’appel, mais aussi d’une section externe composée de personnalités qualifiées et de membres du conseil national désignés par sa présidente.

Lui-même est dirigé par un président élu à la première réunion qui suit chaque renouvellement partiel du conseil national, par les membres qui choisissent en leur sein cette personne au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. En cas d’égalité des voix, le plus âgé est élu. Son siège est situé au siège du conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes.

La perte de qualité de membre du collège intervient en cas de décès ; à la demande de l’intéressé(e) ; par radiation du tableau de l’ordre ; par radiation de la liste.

La mission du collège est de conseiller le conseil national sur tous les sujets techniques requérant son expertise, de faire des propositions de bonnes pratiques lorsqu’il est nécessaire de le faire et enfin de promouvoir l’expertise en masso-kinésithérapie.

Partager cet article

Posted on

Viticulteurs : prix des vignes en 2016

Selon la FNSafer, les prix de vente des terres agricoles ont été relativement stables en 2016 (+1,9 % pour les terres et prés loués et +0,4 % pour les terres et prés libres, toutes cultures confondues).

Précision : les statistiques du marché foncier rural sont établies par les Safer au regard des notifications de projets de vente que les notaires leur adressent.

S’agissant du marché des vignes, 9 190 transactions (9 180 en 2015) ont été enregistrées en 2016, portant sur une surface totale de 15 580 ha (-4,4 % par rapport à 2015) représentant 783,2 millions d’euros (-2,6 %).

Le prix moyen d’un hectare de vignes en AOP s’est stabilisé à 140 600 € (+0,1 %). Hors Champagne, qui subit une baisse de prix marquée, il connaît toutefois une hausse de 3,8 % pour s’établir à 66 500 €/ha.

Bien entendu, les valeurs moyennes diffèrent considérablement d’une appellation à une autre : 1,11 M€/ha en Champagne (-2,6 %), 168 700 € en Bourgogne-Beaujolais (+6,8 %), 124 400 € en Alsace (-2,3 %), 92 200 € dans le Bordelais (+3 %), 43 400 € en Vallée du Rhône-Provence (+3,8 %), 29 300 € dans le Centre-Val de Loire (+5,8 %), 21 500 € en Corse (stable), 13 700 € dans le Sud-Ouest (stable) et 12 000 € en Languedoc-Roussillon (stable).

Côté vignes hors AOP produisant des vins de consommation courante, la tendance est également à la hausse, le prix moyen étant de 13 400 €/ha en 2016 (+2,2 % par rapport à 2015). La région Centre-Val de Loire affiche l’augmentation la plus importante (+6,9 %), suivie par le Languedoc-Roussillon (+2,6 %) et la Vallée du Rhône-Provence (+1,3 %).

Enfin, s’agissant des vignes à eau de vie AOP, leur prix a progressé de 1,7 % en 2016 à 43 400 €/ha. Une augmentation continue depuis plusieurs années qui s’explique en particulier par le développement des exportations de cognac notamment vers la Chine et les États-Unis.


FNSafer, communiqué du 30 mai 2017

Partager cet article

Posted on

Avocats : respect du secret professionnel

Les consultations adressées par un avocat à son client ou destinées à celui-ci, les correspondances échangées entre le client et son avocat, celles échangées entre l’avocat et ses confrères (sauf celles portant la mention « officielle »), les notes d’entretien et, plus généralement, toutes les pièces du dossier sont couvertes par le secret professionnel. Une règle valable en toutes matières, tant dans le domaine du conseil que celui de la défense.

Dans une affaire récente, un avocat exerçant sous le statut de salarié avait été licencié par la société d’avocats qui l’employait. Il avait alors contesté son licenciement devant le conseil de prud’hommes en assignant la société d’avocats et le groupe auquel cette société appartenait.

Pour appuyer sa demande, l’avocat licencié avait produit, devant la justice, des documents couverts par le secret professionnel. Le groupe de sociétés, dont son employeur faisait partie, avait alors demandé que ces pièces soient écartées des débats. La cour d’appel a refusé cette demande au motif notamment que le groupe de sociétés ne pouvait pas se prévaloir du secret professionnel car sa relation avec l’avocat remercié était une relation salariée incompatible avec l’exigence selon laquelle un avocat ne peut être salarié que d’un autre avocat ou d’une association ou d’une société d’avocats.

La Cour de cassation a cassé cet arrêt de la cour d’appel de Paris considérant que le secret professionnel est lié à la qualité d’avocat et non pas au statut sous lequel l’avocat exerce sa profession. La Cour de cassation rappelle donc que l’avocat, quelles que soient les conditions d’exercice de sa profession, ne peut, pour assurer sa défense devant un tribunal, produire des pièces couvertes par le secret professionnel que si leur production répond aux strictes exigences de sa défense. C’est donc sur ce point que la cour d’appel aurait dû se prononcer.


Cassation Sociale, 12 mai 2017, n° 15-28943

Partager cet article

Posted on

Infirmiers : pas de remboursement d’indus en l’absence de convention SSIAD

Dans cette affaire, la CPAM avait lancé une procédure de réclamation d’indus à des infirmières libérales, au motif que certains de leurs patients bénéficiaient déjà d’une prise en charge par un SSIAD. Or, le SSIAD aurait dû obligatoirement signer une convention avec les infirmières libérales avant toute collaboration. Mais dans ce cas précis, ça n’avait pas été fait. En l’absence de convention, les infirmières libérales facturaient donc leurs soins à la CPAM. Celle-ci a estimé qu’il y avait double facturation et que les infirmières étaient fautives.

Ce n’est pas ce qu’a retenu le Tribunal des affaires de la Sécurité sociale, qui estime que la faute est à imputer au SSIAD qui aurait dû mettre en place cette convention et que les infirmières n’avaient pas nécessairement connaissance de l’intervention d’un SSIAD dès lors que les patients, âgés et malades, n’étaient pas en mesure de les en informer. Il annule donc les actions de recouvrement envers les praticiennes. La profession s’interroge tout de même sur le fait que la CPAM ne se soit pas retournée vers le SSIAD pour le remboursement des sommes puisque celui-ci a perçu une rémunération forfaitaire incluant les soins prodigués par les infirmières libérales…

Partager cet article

Posted on

Médico-social : quel était le coût d’une place dans un Ehpad en 2016 ?

La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) publie une étude sur les tarifs pratiqués par les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes en 2016.

On compte, en France, plus de 7 000 Ehpad dont 44 % sont des structures publiques, 31 % des sociétés commerciales et 25 % des établissements privés non lucratifs (associations, réseaux mutualistes, congrégations religieuses).

En 2016, le tarif médian d’une place en Ehpad était de 1 949 € par mois, ce montant comprenant le prix d’hébergement permanent et le tarif dépendance. Autrement dit, la moitié des établissements, toutes catégories confondues, pratiquait un tarif mensuel inférieur à 1 949 € et l’autre moitié, un prix supérieur.

Ce coût varie toutefois fortement selon le statut juridique de l’établissement, sa localisation géographique et l’ancienneté du bâti. Ainsi, un résident payait un prix médian mensuel de 2 620 € dans une structure commerciale, de 1 964 € dans un établissement non lucratif et de 1 801 € dans un Ehpad public. Ces prix étant plus élevés en ville (3 154 € à Paris et dans les Hauts-de-Seine) qu’en milieu rural (1 524 € dans la Meuse et 1 642 € dans les Vosges). Et sans surprise, les coûts sont d’autant plus importants que les bâtiments sont récents.

En complément : il ressort d’une récente étude réalisée par le site www.logement-seniors.com que l’offre et la demande géographiques d’hébergement en Ehpad ne coïncident pas. Ainsi, 5 départements (Alpes-Maritimes, Meurthe-et-Moselle, Manche, Mayenne et Loir-et-Cher), qui concentrent 18 % de la demande d’hébergement, ne représentent que 5 % des lits disponibles. Au total, on compte 10 départements dans lesquels la demande est supérieure à l’offre et 10 dans lesquels c’est l’inverse (Rhône, Vendée, Puy-de-Dôme, Morbihan, Nord…).

Rappelons, pour finir, que les Ehpad doivent, chaque année au 30 juin, transmettre leurs tarifs à la CNSA et que ces informations peuvent être consultées gratuitement et par tous sur le site www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr.


Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, « Analyse des tarifs des EHPAD en 2016 »

Partager cet article

Posted on

Professionnels de santé : des fiches techniques sur la sédation en fin de vie

Pour améliorer la prise en charge par les soignants de pratiques sédatives à visée palliative, la SFAP propose des fiches issues de nombreux échanges entre professionnels, alimentées par des données internationales réactualisées, l’expérience de chacun, des échanges avec les autres sociétés savantes ou encore la relecture des membres du conseil scientifique.

Ces fiches entrent dans le cadre de la loi du 2 février 2016, qui crée de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie. Cette loi permet notamment, à la demande du patient, d’éviter toute souffrance et de ne pas subir d’obstination déraisonnable, via une sédation « profonde et continue provoquant une altération de la conscience maintenue jusqu’au décès, associée à une analgésie et à l’arrêt de l’ensemble des traitements de maintien en vie ».

Cette sédation ne pouvant être exécutée que dans des cas particuliers (affection grave et incurable, pronostic vital engagé à court terme, souffrance réfractaire aux traitements…), les fiches permettent aux soignants de disposer de données facilitant l’évaluation et la description des pratiques.

3 fiches repères concernent plus spécifiquement la sédation profonde et continue jusqu’au décès :
– Évaluation du caractère réfractaire de la souffrance
– Évaluation du pronostic vital engagé à court terme
– Mise en œuvre médicamenteuse de la sédation.

Pour consulter les fiches : www.sfap.org

Partager cet article

Posted on

Médecins : majoration des consultations coordonnées

Après l’augmentation de la consultation de référence à 25 € pour les généralistes, d’autres aménagements entrent en vigueur au 1er juillet.

C’est le cas de la majoration de coordination, qui rémunère la coordination entre deux médecins, qu’ils soient généralistes ou spécialistes (lorsqu’un praticien en informe un autre sur le cas d’un patient qu’il a reçu). Cette majoration est applicable aux consultations des patients à partir de 16 ans ayant choisi un médecin traitant, et peut être pratiquée en 1/3 payant. Elle est réservée aux généralistes en secteur 1 et en secteur 2 adhérant aux dispositifs de pratique tarifaire maîtrisée (Optam).

À compter du 1er juillet, cette majoration passe de 3 à 5 €.

À noter également, la hausse de 2 € du tarif de la consultation d’un psychiatre, qui passera de 37 à 39 €, avec également l’augmentation de 1 € de leur majoration de coordination qui passera de 4 à 5 € au 1er juillet 2017.

D’autres revalorisations sont prévues en octobre et novembre 2017, puis en janvier et juin 2018.

Partager cet article

Posted on

Arboriculteurs : aides 2016 à la production de poires et de prunes

Bien qu’ils aient été récemment fixés (arrêté du 10 mai dernier), les montants de l’aide à la production de poires et de prunes destinées à la transformation au titre de la campagne 2016 viennent d’être augmentés. Ainsi, elles passent respectivement de 700 € à 1 160 €/ha et de 970 € à 1 085 €/ha.

Les aides à la production de cerises, de pêches et de tomates destinées à la transformation demeurent, quant à elles, fixées pour la première à 515 €, pour la deuxième à 270 € et pour la troisième à 1 070 €/ha.

Rappel : ces aides font partie des 15 aides dites « couplées » végétales, c’est-à-dire pouvant être attribuées spécifiquement à une exploitation agricole pour certaines productions.


Arrêté du 22 juin 2017, JO du 23

Partager cet article
Your browser is out-of-date!

Update your browser to view this website correctly.Update my browser now

×

Your browser is out-of-date!

Update your browser to view this website correctly.Update my browser now

×