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Professionnels de santé : un nouveau formulaire de déclaration des incidents

Depuis 2005, l’ONVS recueille les signalements volontaires de faits de violence et d’incivilités dont sont victimes les personnes et les biens dans le milieu de la santé. Pour prévenir ces actes, l’observatoire élabore et diffuse des outils et des bonnes pratiques, et encourage la coordination des acteurs de terrain.

C’est dans cette optique qu’il avait publié au printemps dernier un guide méthodologique sur la prévention des atteintes aux personnes et aux biens en milieu de santé. Dans la même lignée, l’observatoire vient d’éditer un nouveau formulaire de déclaration des incidents, qui remplace la « fiche de déclaration d’incident à visée observationnelle ».

Cette nouvelle version intègre la circonstance « Atteinte au principe de laïcité » et les causes de violence « refus de soins », « Automutilation ». La cause « Suicide » devient « Suicide et tentative ».

La procédure de transmission, en revanche, n’est pas modifiée. Le praticien victime doit adresser ce formulaire complété au conseil départemental dont il dépend.

Pour en savoir plus : http://solidarites-sante.gouv.fr/.

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Sport : une simple déclaration pour les manifestations sportives sur la voie publique

Les contraintes administratives liées à l’organisation de manifestations sportives sur la voie publique sont simplifiées. Ainsi, les associations n’ont plus à demander une autorisation pour organiser, sur la voie publique, une compétition sans véhicule terrestre à moteur, une concentration de plus de 50 véhicules à moteur ou une randonnée de plus de 100 participants. En effet, une simple déclaration suffit désormais.

Les manifestations avec classement, chronométrage ou horaire fixé à l’avance ainsi que les concentrations de plus de 50 véhicules doivent être déclarées au moins 2 mois avant la date de l’évènement (3 mois lorsque plusieurs départements sont traversés). Les manifestations sans classement, sans chronométrage ou sans horaire fixé à l’avance sont, quant à elles, à déclarer au moins 1 mois avant leur date.

La déclaration doit être déposée :
– auprès du maire ou, à Paris, du préfet de police, si l’évènement se déroule sur le territoire d’une seule commune ;
– auprès du préfet de département, s’il se déroule sur le territoire de plusieurs communes situées dans un même département ;
– auprès du préfet de chacun des départements parcourus s’il se déroule sur le territoire de plusieurs départements et, également, auprès du ministre de l’Intérieur si l’évènement se déroule sur au moins vingt départements.

Par ailleurs, il est à présent obligatoire de déclarer les manifestations intervenant dans des disciplines sportives pour lesquelles aucune fédération n’a reçu délégation.

Important : les concentrations et manifestations qui ont été autorisées avant le 13 août 2017 ou qui se dérouleront d’ici le 13 décembre 2017 restent régies par le régime de l’autorisation.


Décret n° 2017-1279 du 9 août 2017, JO du 13

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Pharmaciens : précisions sur l’obligation de certification des LAD

Après les LAD des officines, ce sont les LAD des pharmacies à usage intérieur qui sont soumis dès l’an prochain à l’obligation de certification, comme l’avait demandé la loi de modernisation de notre système de santé.

Le décret précise que la procédure et le référentiel de certification sont établis et rendus publics par la Haute Autorité de santé (HAS). Ce référentiel contient notamment des exigences minimales en matière de sécurité, afin de contribuer à la conformité de la dispensation, avec une information indépendante sur le médicament issue de bases de données agréées par la HAS (sans publicité). Le système doit également permettre une interopérabilité (avec le dossier pharmaceutique, avec le logiciel d’aide à la prescription médicale de l’établissement…) et gérer les messages internes à visée de bon usage et de pharmacovigilance. Sa mise en œuvre doit être assurée par un organisme certificateur accrédité par le Comité français d’accréditation (Cofrac). La certification sera délivrée pour une durée maximale de 3 ans renouvelable.


Décret n° 2017-1258 du 9 août 2017

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Médecins : deux nouveaux modèles de certificats de décès

Ces deux nouveaux modèles, qui viennent de faire l’objet d’une parution dans le Journal officiel, concernent les « décès néonataux jusqu’au 27e jour de vie (morts nés exclus) » et les « décès à partir du 28e jour ».

Seule la partie médicale diffère entre les deux, le volet administratif des certificats reste identique. Il permet de renseigner les causes du décès, même plusieurs jours après la rédaction du certificat. C’est le médecin qui a constaté le décès qui doit le remplir, même lorsqu’une recherche des causes du décès est demandée. Cette partie médicale est confidentielle et anonyme.

Les certificats seront disponibles par voie électronique pour tous les médecins ou établissements qui ont effectué une demande auprès de l’Inserm. Ils seront également accessibles via le site mobile CertDc. Enfin, des exemplaires papiers seront disponibles auprès des ARS.

Pour faciliter l’appropriation de ces nouveaux documents, des exemples de certificats sont proposés en annexe du texte du Journal officiel.


Arrêté du 17 juillet 2017, JO du 9 août

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Psychiatres : les projets territoriaux de santé mentale sont lancés

Ce décret, premier texte structurant depuis une vingtaine d’années dans le champ de la santé mentale, précise les 6 priorités auxquelles doit répondre chaque projet territorial :
– le repérage précoce des troubles psychiques, l’élaboration d’un diagnostic, l’amélioration de l’accès aux soins et de l’accompagnement social ou médico-social  ;
– l’organisation du parcours des personnes, en particulier celles présentant des troubles graves, à risque ou en situation de handicap psychique, en vue de leur rétablissement et de leur insertion sociale ;
– l’accès aux soins somatiques des personnes présentant des troubles psychiques ;
– la prévention et la prise en charge des situations de crise et d’urgence ;
– le respect et la promotion des droits des personnes présentant des troubles psychiques, le renforcement de leur pouvoir de décision et d’action ainsi que la lutte contre la stigmatisation de ces troubles ;
– l’action sur les déterminants sociaux, environnementaux et territoriaux de la santé mentale.

Ce décret a fait l’objet d’une vaste concertation et a reçu l’avis favorable à l’unanimité du conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) et du conseil national d’évaluation des normes (CNEN), représentant les collectivités territoriales.


Décret n° 2017-1200 du 27 juillet 2017, JO du 29

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Arboriculteurs : aides 2016 à la production de pêches et de cerises

Après ceux de l’aide à la production de poires et de prunes destinées à la transformation au titre de la campagne 2016, augmentés par un arrêté du 22 juin dernier, les montants de l’aide à la production de cerises et de pêches destinées à la transformation viennent, eux aussi, de faire l’objet d’une revalorisation. Ainsi, ils passent respectivement de 515 €/ha à 560 €/ha et de 270 €/ha à 340 €/ha.

Rappel : ces aides font partie des 15 aides dites « couplées » végétales (dont 5 aides à la production de fruits transformés), c’est-à-dire pouvant être attribuées spécifiquement à une exploitation agricole pour certaines productions.


Arrêté du 18 juillet 2017, JO du 20

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Experts-comptables : 3 Baromètre de la transformation numérique des cabinets

Le 4 juillet dernier, lors de la Convention Cegid de Monaco, Cegid, le célèbre éditeur de logiciels de gestion, a dévoilé les résultats de son « 3e Baromètre de la Transformation Numérique des cabinets d’expertise-comptable » (pas encore publié sur son site Internet à l’heure où nous écrivons ces lignes). Des 476 réponses reçues dans le cadre de cette étude réalisée au mois de juin dernier, il convient de tirer les enseignements suivants.

D’abord, les trois quarts (74 %) des cabinets interrogés déclarent que la transformation numérique (on parle aussi de transformation digitale) de leur cabinet est en cours de réalisation, 7 % l’ayant terminée et 15 % étant encore en phase de réflexion. Deux grandes motivations les poussent à s’engager dans cette voie : l’amélioration de la productivité, d’une part, et celle de la relation client, d’autre part.

Ensuite, pour 68 % des cabinets, la transformation numérique est principalement synonyme de rentabilité et pour 57 % de liberté. À l’inverse, 43 % des sondés pensent qu’il s’agit d’une contrainte et un tiers estiment qu’elle est source d’insécurité (cyber-attaques…).

Autre enseignement de ce 3e baromètre : si de nombreux cabinets utilisent les outils et les technologies de récupération automatique des données bancaires, il n’en est pas de même pour celle des factures et des autres pièces comptables. Des gros progrès restent donc à faire en la matière…

Enfin, l’étude révèle que les questions liées à l’archivage sécurisé et à la mise en place des logiciels de caisse seront les sujets phare de la rentrée pour les cabinets, les deux tiers des interrogés ne proposant pas encore ce type d’outils à leurs clients.


3e Baromètre de la Transformation Numérique des cabinets d’expertise comptable La Profession Comptable / Cegid

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Vétérinaires : modification des modalités du concours d’accès à la profession

Jusqu’à présent, avec l’arrêté du 25 juillet 2014, un candidat ne pouvait se présenter que deux fois au concours commun vétérinaire, quelle que soit la voie choisie. Un arrêté du 12 juillet 2017 assouplit ce principe.

Un candidat pourra désormais se présenter une troisième fois au concours sous certaines conditions. En effet, s’il a échoué deux fois au concours commun par les voies A, A TB, B ou C, l’arrêté précise qu’il pourra « après un délai de carence de quatre ans, faire acte de candidature à la voie D une seule fois. »

Pour rappel :

– la voie A est réservée aux élèves issus des classes préparatoires BCPST (biologie, chimie, physique, sciences de la terre) et TB (technologie, biologie) ;

– la voie B est celle des étudiants ayant validé une licence générale ou professionnelle avec une mention listée en annexe II de l’arrêté ;

– la voie C concerne les élèves de certains DUT (diplôme universitaire de technologie) ou BTS (brevet technicien supérieur), du BTSA (brevet technicien supérieur agricole), et éventuellement de la classe préparatoire ATS Bio (adaptation technicien supérieur). La liste des diplômes est précisée dans l’annexe III ;

– la voie D est réservée aux titulaires d’un doctorat en médecine, pharmacie et chirurgie dentaire, ou d’un master 2 à dominante biologique.


Arrêté du 12 juillet 2017, JO du 20

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Secteur caritatif : le rapport 2016 des banques alimentaires

La Fédération française des banques alimentaires a dressé un bilan de son activité au cours de l’année 2016. Il en ressort que les 79 banques alimentaires et leurs antennes réparties en métropole, en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion ont collecté plus de 106 000 tonnes de denrées.

Près de 65 % de ces produits ont été donnés par des producteurs agricoles, l’industrie agroalimentaire, des grandes et moyennes surfaces et des grossistes et ont ainsi été sauvés de la destruction. 12 % ont été reçus lors de collectes et 23 % achetés grâce aux aides financières de l’État et de l’Europe.

Ces produits alimentaires ont ensuite été répartis entre 5 400 centres communaux d’action sociale (CCAS) et associations (46 % pour des associations indépendantes, 28 % pour les grands réseaux caritatifs telle la Croix-Rouge et 26 % pour les CCAS). Ces différentes structures ont pu distribué l’équivalent de 212 millions de repas. Ainsi, sur les 4 millions de personnes recevant de l’aide alimentaire en France, la moitié d’entre elles dépend de l’action des banques alimentaires.


Fédération française des banques alimentaires, rapport d’activité 2016

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Professionnels de santé : la rémunération des maisons de santé validée

Expérimentés en 2008 puis généralisés en 2015 par un règlement arbitral, les nouveaux modes de rémunérations des structures de santé pluriprofessionnelles ont fait l’objet d’un accord en avril 2017 entre l’assurance-maladie, les syndicats de professionnels libéraux et les représentants des centres de santé pour les pérenniser et les revaloriser. Cet accord vient d’être validé par les ministres de la Santé et des Comptes publics et publié au Journal officiel.

Pour rappel, ces nouveaux modes de rémunération permettent aux professionnels de santé de percevoir un forfait, en plus du paiement à l’acte pour les professionnels libéraux, si leur établissement répond à plusieurs critères d’accès et d’organisation des soins, de travail en équipe et de système d’information partagé. À titre d’exemple, selon la CNAM avec le nouvel accord, une structure composée de 13 professionnels de santé pour 4 000 patients pourra percevoir jusqu’à 73 500 € (contre 51 800 € auparavant).

L’assurance-maladie (CNAM) estime que 10 millions d’euros supplémentaires seront ainsi attribués à partir d’avril 2018 aux structures de santé.

Fin 2016, ce sont 437 structures (soit près de 50 % des maisons de santé) qui avaient rejoint le dispositif.


Arrêté du 24 juillet 2017, JO du 5 août

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