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Chirurgiens-dentistes : les règles applicables en cas d’interview

Selon l’Ordre, les chirurgiens-dentistes sont de plus en plus sollicités par les médias pour donner des interviews, mais ne savent pas forcément bien appliquer un cadre déontologique à ces interventions notamment à la télévision. Pour les y aider, il vient de remettre à jour sa Charte relative à la publicité et à l’information dans les médias, éditée en 2014. Plusieurs points essentiels ont été revus, notamment le respect du secret professionnel. L’Ordre rappelle que c’est un principe absolu, le patient lui-même ne pouvant délier le praticien de son obligation. Ainsi quand un patient est filmé au sein d’un cabinet dentaire, il ne doit en aucun cas être identifiable et son visage doit systématiquement être flouté, même s’il donne son autorisation expresse. Plus largement, tout élément permettant de l’identifier doit être proscrit (par exemple des plans de sa carte Vitale, des images d’écrans d’ordinateur où figure son nom, etc.).

La charte fait également le point sur l’interdiction de publicité qui impose au praticien de ne pas faire sa promotion personnelle ou celle de son cabinet dentaire, ou encore sur le principe de confraternité et de dignité professionnelle qui interdit au professionnel de dénigrer ses confrères ou de porter atteinte à la dignité de la profession.

Pour en savoir plus : www.ordre-chirurgiens-dentistes.fr

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Viticulteurs : autorisations de plantation pour la campagne 2016-2017

Depuis janvier 2016, les viticulteurs qui souhaitent planter ou replanter des vignes sur leur exploitation doivent en demander l’autorisation au moyen d’un service en ligne dédié, Vitiplantation, disponible sur le site Internet de FranceAgriMer.

À ce titre, pour la campagne 2016-2017, 41 816 demandes d’autorisation ont été déposées. Plus de 95 % d’entre elles ont été accordées, soit 40 101 autorisations délivrées.

Une grande partie de ces demandes (40 %) ont porté sur des autorisations de replantation ou de replantation anticipée de vignes. Et sur les 16 469 autorisations demandées, 15 649 ont reçu un avis favorable.

Quant aux demandes de reconversion d’anciens droits de plantation en autorisations de plantation, elles n’ont représenté que 33 % du nombre total des demandes effectuées sur Vitiplantation, contre 67 % durant la campagne 2015-2016. Seules 158 demandes sur les 13 900 formulées ont été rejetées.

Enfin, 11 447 demandes de plantations nouvelles ont été enregistrées, 10 720 autorisations ayant été délivrées au profit de 6 032 exploitants. 4 529 hectares (ha) supplémentaires pourront donc faire l’objet de plantations nouvelles sur les 7 939 ha rendus disponibles par les pouvoirs publics en 2017.

Précision : les autorisations de plantations nouvelles concernent, en particulier, les bassins de la Vallée du Rhône-Provence (942 ha), de Charentes-Cognac (830 ha) et de Bordeaux-Aquitaine (775 ha).


Autorisations de plantation, Bilan campagne 2016-2017, FranceAgriMer

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Avocats médiateurs : mise en place d’un annuaire en ligne

Créé par le Conseil national des Barreaux, le Centre national de médiation des avocats permet aux particuliers et aux professionnels de trouver un avocat médiateur près de chez eux, via un annuaire disponible sur le site cnma.avocat.fr.

Rappel : une médiation peut être proposée par le juge ou demandée par les parties au cours d’une procédure judiciaire. En dehors d’une telle procédure, une médiation dite « conventionnelle » peut être mise en place d’un commun accord entre les parties à un litige (d’ordre privé, commercial ou encore professionnel) ou bien, être prévue au sein d’un contrat.

À ce jour, 260 avocats sont déjà recensés dans l’annuaire. Et ce référencement n’est pas terminé ! En effet, les avocats peuvent encore demander à y figurer dès lors qu’ils justifient :
– soit de 200 heures de formation, à savoir 140 heures de formation pratique et 60 heures de formation théorique et incluant certains modules essentiels ;
– soit de 140 heures de formation et d’expériences pratiques en matière de médiation permettant de combler le déficit des 60 heures de formation pratique ;
– soit, jusqu’au 30 juin 2018, de 4 ans de pratique de la médiation et de 10 médiations.

Précision : les avocats qui souhaitent être référencés dans l’annuaire doivent déposer un dossier auprès du Centre national de médiation des avocats via leur compte e-dentitas.

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Professionnels de santé : l’intégration des formations paramédicales à l’université

Les formations paramédicales concernent quelques 120 000 étudiants répartis dans les filières des infirmiers diplômés d’État (IDE) avec ses spécialités (infirmiers et infirmières anesthésistes, de bloc opératoire, puériculteurs et puéricultrices) ; des professions de la rééducation / réadaptation, notamment les masseurs-kinésithérapeutes, les psychomotriciens, les ergothérapeutes, les pédicures-podologues, les orthoptistes, les audioprothésistes, les diététiciens, les opticiens-lunetiers et les prothésistes-orthésistes ; et des professions médico-techniques, comme les manipulateurs d’électroradiologie médicale ou les techniciens de laboratoire médical.

La mission de l’IGAS était d’examiner les modalités de mises en œuvre de différentes mesures visant à améliorer l’intégration de ces formations à l’université, notamment les droits sociaux des étudiants en formation paramédicale, l’évaluation de l’offre de formation, et l’ancrage pédagogique de ces formations à l’université. Dans son rapport, elle fait plusieurs constatations et proposent différentes améliorations possibles. Ainsi par exemple, concernant l’évaluation de l’offre de formation, elle constate que l’offre de formation publique est parfois insuffisante pour certains métiers de la rééducation ou médico-techniques. Et que le principal problème posé par l’offre privée est celui des frais de scolarité élevés pour les étudiants, dus à l’absence d’obligation pour les régions de financer ces instituts. La mission propose, à ce titre, de revoir la loi pour assurer le financement des instituts non lucratifs par la région.

Pour consulter ce rapport de l’IGAS : enseignementsup-recherche.gouv.fr

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Économie sociale : plus de 166 000 associations employeuses

Une récente étude réalisée par l’association Recherches & Solidarités fait le point sur l’emploi au sein de l’économie sociale (associations, coopératives, mutuelles et fondations). Ainsi, ce secteur compte environ 2,41 millions de salariés, ce qui représente 12,8 % de l’emploi privé en France.

Par ailleurs, l’enquête met en évidence le poids des acteurs associatifs au sein de l’économie sociale. En effet, les associations représentent 82,5 % des employeurs, soit 166 872 établissements, et proposent 77 % des emplois. Elles occupent ainsi plus de 1,85 million de personnes pour une rémunération moyenne de 21 122 € par an et par salarié.

Enfin, l’effectif moyen des établissements associatifs s’établit à 11 salariés, même si plus de la moitié des associations comptent moins de 3 salariés.


Économie sociale : bilan de l’emploi en 2016, Recherches & Solidarités, juin 2017

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Médecins : premier bilan pour l’Optam et l’Optam-Co

Les contrats Optam (pour les médecins) et Optam-Co (pour les chirurgiens et les obstétriciens) ont pour principal objectif de limiter les dépassements d’honoraires des professionnels de santé, comme le CAS mis en place avant eux, en 2013.

Ils permettent aux médecins et chirurgiens-obstétriciens de bénéficier de tarifs majorés sur certains actes techniques (Optam-Co) ou d’obtenir une prime (Optam) en contrepartie d’un taux moyen de dépassement et d’un taux moyen d’activité facturée sans dépassement.

Selon le premier bilan dressé par l’Assurance maladie, au 11 juillet 2017, près de 12 000 professionnels de santé avaient adhéré à ce dispositif (soit 9 336 spécialistes et 2 493 généralistes) avec 9 516 contrats Optam et 2 323 Optam-Co.

Cela représente 8 752 professionnels de secteur 2 et 3 077 de secteur 1. Sur le seul secteur 2, l’Assurance maladie estime à 59 % la part des médecins généralistes éligibles ayant signé un contrat Optam (contre 29 % des spécialistes éligibles).

Géographiquement, le nombre d’adhérents à ces contrats est plus important dans les Alpes-Maritimes, Paris et le Nord.

Pour consulter ce premier bilan : www.ameli.fr

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Radiologues : mise en place de la commission des équipements matériels lourds

Instituée par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2017, cette commission est notamment chargée de rendre un avis au moins une fois tous les 3 ans sur les propositions de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM) concernant l’évolution pluriannuelle des rémunérations liées à l’acquisition, le fonctionnement des équipements matériels lourds d’imagerie médicale et leur classification.

Un arrêté récent précise que sa composition de 16 membres est fixée à 3 représentants des médecins exerçant à titre libéral, spécialistes en radiodiagnostic et en imagerie médicale, proposés par la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR) ; 1 représentant des médecins hospitaliers, spécialistes en radiodiagnostic et en imagerie médicale, proposé par le Syndicat des radiologues hospitaliers (SRH) ; 1 représentant des médecins spécialistes en médecine nucléaire, proposé par le Syndicat national de la médecine nucléaire (SNMN) ; 1 représentant des établissements de santé publics, proposé par la Fédération hospitalière de France (FHF) ; 2 représentants des établissements de santé privés, proposés, l’un par la Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne (FEHAP), et l’autre par la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) ; 8 représentants de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie, proposés par le directeur général de l’Union. Un suppléant est désigné pour chaque membre titulaire de la commission. La commission rend ses avis à la majorité simple, le président, directeur général de l’UNCAM ou son représentant, disposant d’une voix prépondérante en cas de partage égal des voix.

Pour rappel, cette commission avait fait l’objet de vives contestations de la part de la profession lors de la parution de la loi, en ce qu’elle permettrait au directeur général de l’UNCAM de procéder à la fixation de certains tarifs, de façon quasi unilatérale…


Arrêté du 25 août 2017, JO du 5 septembre

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Professionnels de santé : création de la Fédération Française des Praticiens de Santé

Cette Fédération va représenter la première force de professionnels de santé en exercice libéral ou mixte sur le territoire français avec ses 222 000 professionnels (devant les 205 000 membres de l’ensemble des professions médicales réunies).

Ce groupe interprofessionnel se veut surtout opérationnel. Il souhaite ainsi, par exemple, la modification du livre 3 du code de la Santé publique afin de remplacer les mots « auxiliaires médicaux » par « praticiens de santé ». Il incarne également la volonté de ces professions de travailler ensemble de façon plus opérationnelle, avec des propositions d’innovations organisationnelles et/ou technologiques.

Parmi les sujets prioritaires, la Fédération entend, par exemple :
– promouvoir les compétences spécifiques de ces professions au sein du système de santé afin d’accompagner le virage ambulatoire notamment dans un contexte de désertification médicale,
– favoriser la coopération avec les professions médicales,
– ou encore promouvoir la participation des praticiens de santé à la permanence des soins en complément des médecins en autorisant l’accès direct.

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Producteurs laitiers : durée des contrats de vente de lait

Aujourd’hui, la durée d’un contrat conclu avec un acheteur par un jeune agriculteur qui produit du lait de vache ne peut être inférieure à 5 ans. À compter du 1er octobre 2017, cette durée minimale sera portée à 7 ans pour les contrats conclus avec un éleveur ayant engagé la production laitière depuis moins de 5 ans. Une mesure qui répond à une demande formulée en son temps par les jeunes agriculteurs.

Cet allongement de durée s’applique aux nouveaux contrats conclus à compter du 1er octobre 2017, mais aussi aux contrats signés avant le 1er octobre 2017 avec un agriculteur produisant du lait depuis moins de 5 ans et qui se poursuivent après cette date. Ainsi, les acheteurs de lait de vache et les organisations de producteurs habilitées à négocier les contrats de vente pour le compte de leurs membres ont l’obligation de proposer un avenant en ce sens aux agriculteurs concernés dans un délai de 3 mois à compter du 13 août 2017 (date d’entrée en vigueur du décret), soit avant le 13 novembre 2017.


Décret n° 2017-1282 du 9 août 2017, JO du 13

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Huissiers de justice : la diffusion de faire-part d’installation n’est pas sanctionnable

Nouvellement nommé huissier de justice, un ancien avocat avait fait distribuer, dans des salles d’audience du Tribunal de grande instance de Paris et dans les cases du vestiaire des avocats au barreau de Paris, des faire-part annonçant sa nomination en qualité d’huissier de justice à Paris. Sur les poursuites disciplinaires exercées par son syndic, la chambre départementale des huissiers de justice de Paris, siégeant en chambre de discipline, avait prononcé à son encontre la peine disciplinaire du rappel à l’ordre pour démarchage de clientèle et manquement au devoir de délicatesse. Suite à « cette condamnation », l’huissier de justice avait décidé alors de porter l’affaire devant la justice.

Saisie du litige, la Cour de cassation a estimé qu’il n’y avait pas matière à prononcer une sanction disciplinaire envers l’huissier. En effet, les faire-part d’installation avaient été adressés par l’huissier indifféremment à chacun des avocats parisiens, dans le ressort géographique de sa compétence. En outre, ces faire-part présentaient un caractère purement informatif de son changement d’activité professionnelle, de sorte qu’ils ne pouvaient pas caractériser une tentative de détournement de clientèle, ni même un démarchage prohibé par le règlement intérieur de la chambre des huissiers de justice de Paris. Enfin, la Haute juridiction a considéré qu’en distribuant ces faire-part à ses anciens confrères, après y avoir été autorisé par l’Ordre des avocats, l’huissier de justice n’avait pas failli aux obligations de délicatesse, de probité et d’honneur que lui impose sa profession.


Cassation civile 1re, 5 juillet 2017, n° 16-15223

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