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Professionnels de santé : pas de tiers payant généralisé le 1 décembre

Avec la généralisation du tiers payant, les patients n’auront plus à avancer les frais de consultation chez leur médecin. Cette mesure issue de la loi de modernisation de notre système de santé, qui a fait beaucoup de remous au sein des professionnels, devait entrer en application pour tous les Français à compter du 1er décembre prochain (certaines catégories de personnes en bénéficiant déjà). Mais de l’aveu même du gouvernement, s’appuyant sur un rapport de l’Igas du 23 octobre 2017, la mise en place du tiers payant pour tous n’est pas possible techniquement pour le moment. L’objectif étant de rendre cette pratique simple, rapide et fiable pour les professionnels, elle bute encore sur la gestion de la part complémentaire. Car l’identification des droits nécessite une saisie complexe des données figurant sur l’attestation papier fournie par l’assureur et occasionne encore des taux de rejets élevés en raison de droits non mis à jour.

D’autre part, l’harmonisation des pratiques de facturation et la mise en place d’un accompagnement unifié des professionnels de santé restent encore à construire.

Toutefois, si cette généralisation est reportée, elle n’est pas abandonnée. Mais selon le rapport toujours, la généralisation du tiers payant complémentaire ne sera un objectif atteignable techniquement à compter de 2019 que pour certaines professions de santé, celles qui sont les plus avancées comme les pharmaciens ou les centres de santé…

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Éleveurs de porcs ou de volailles : réduction des émissions polluantes

Suite à l’adoption des conclusions, prises dans le cadre de la directive européenne « IED » (Industrial Emissions Directive) du 24 novembre 2010 et publiées le 21 février dernier, sur les meilleures techniques disponibles (MTD) pour réduire les émissions polluantes, notamment d’ammoniac, par les élevages intensifs de volailles ou de porcs, les éleveurs concernés devront se mettre en conformité avec les nouvelles exigences ainsi introduites d’ici au 21 février 2021. À compter de cette date, les installations devront donc respecter les niveaux d’émission imposés par la réglementation et mettre en œuvre des dispositions de surveillance, notamment des émissions et des consommations, répondant aux exigences des conclusions sur les MTD.

Sachant que les éleveurs qui seront dans l’impossibilité de respecter les BATAEL pourront demander à bénéficier d’une dérogation.

Précision : sont concernés les élevages de plus de 2 000 places de porcs de plus de 30 kg ou de plus de 750 truies et ceux de plus de 40 000 emplacements pour les volailles.

En pratique, les éleveurs concernés devront faire réexaminer par l’administration leur dossier d’autorisation de leurs installations. Ces dossiers devront être transmis au préfet au plus tard le 21 avril 2018 pour les élevages dont le numéro de Siret se termine par un chiffre impair et au plus tard le 21 février 2019 pour les autres élevages. Les éleveurs devront y indiquer les techniques qu’ils s’engagent à mettre en œuvre pour respecter les niveaux d’émission ainsi imposés.

À noter qu’un téléservice dédié est mis en place par les pouvoirs publics : www.elevage-ied.developpement-durable.gouv.fr


Arrêté du 23 mars 2017, JO du 31

Décision d’exécution (UE) 2017/302 de la Commission du 15 février 2017, JOUE du 21 février 2017

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Masseurs-kinésithérapeutes : ouvrir un compte sur la messagerie sécurisée de santé

Depuis la parution de 2 décrets en 2016, les professionnels de santé sont désormais obligés d’utiliser une messagerie sécurisée pour communiquer des données concernant leurs patients. C’est pourquoi le conseil national de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, avec les autres ordres de santé et l’ASIP Santé (Agence des Systèmes d’information Partagés de Santé), proposent désormais une messagerie professionnelle sécurisée et gratuite, dédiée aux échanges entre les praticiens.

Accessible à partir du site www.mssante.fr, elle permet non seulement d’échanger des informations facilement et en toute sécurité avec les autres professionnels de santé afin de mieux coordonner les soins des patients, mais aussi d’accéder à un annuaire professionnel où sont listées les coordonnées des autres professionnels de santé inscrits au service. Cet annuaire est actualisé chaque jour.

Tout professionnel de santé titulaire d’une carte CPS (carte professionnelle de santé), exerçant en ville ou à l’hôpital, peut s’inscrire gratuitement à ce service, sur le site www.mssante.fr, ou par l’intermédiaire de son établissement.

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Apiculteurs : mise sur le marché d’un nouvel insecticide

Alors que l’interdiction d’utiliser des pesticides néonicotinoïdes, aux effets néfastes sur les abeilles, entrera en vigueur le 1er septembre 2018 (avec des dérogations ponctuelles possibles), l’autorisation délivrée récemment par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) de mise sur le marché de 2 nouveaux insecticides contenant du sulfoxaflor a fait l’objet d’une vive contestation de la part des apiculteurs et des défenseurs de l’environnement. Ces derniers considèrent, en effet, que cette substance appartient à la famille des néonicotinoïdes et demandent donc le retrait de son autorisation de mise sur le marché.

De son côté, le fabricant estime que ce produit, qui appartient à la famille des sulfoximines et non des néonicotinoïdes, cible uniquement les insectes piqueurs-suceurs (pucerons…) et ne présente aucun danger pour les abeilles dès lors qu’il est utilisé dans le respect des doses homologuées et des précautions d’emploi.

Pour répondre à l’inquiétude des apiculteurs, les pouvoirs publics ont chargé l’Anses de se pencher à nouveau sur les possibles risques du sulfoxaflor au regard de données complémentaires et de confirmer ou d’infirmer, dans un délai de 3 mois, l’autorisation de mise sur le marché de ce produit. À suivre donc…

À noter : à l’heure où nous écrivions ces lignes, le décret d’application de la loi du 8 août 2016 sur la biodiversité interdisant l’usage des néonicotinoïdes à compter du 1er septembre 2018 n’était pas encore paru.

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Notaires : validation de la carte d’implantation des nouveaux offices

Le Conseil d’État vient de rejeter la demande formulée par le Conseil supérieur du notariat, la Chambre des notaires des Hauts-de-Seine et la Chambre interdépartementale des notaires de Paris d’annuler l’arrêté du 16 septembre 2016 ayant fixé la carte des zones dans lesquelles les notaires peuvent s’installer librement et celles dans lesquelles leur installation est contrôlée.

Rappel : cet arrêté définit 247 zones réparties en métropole et outre-mer dans lesquelles les notaires peuvent s’installer librement car « l’implantation d’offices y apparaît utile pour renforcer la proximité ou l’offre de services ». Pour chacune de ces zones, il détermine une recommandation sur le nombre de créations d’offices et un objectif de nomination de notaires titulaires ou associés pour 2 années. Le texte définit également 60 zones d’installation contrôlée dans lesquelles les notaires doivent demander une autorisation avant de créer un office. Le ministre de la Justice pouvant la refuser lorsque l’implantation d’offices supplémentaires serait « de nature à porter atteinte à la continuité de l’exploitation des offices existants et à compromettre la qualité du service rendu ».

En effet, les juges ont estimé que la détermination de ces zones d’installation s’est opérée sans erreur manifeste d’appréciation puisque notamment, d’une part, la référence aux « zones d’emploi » définies par l’Insee est pertinente, d’autre part, que tous les critères prévus n’ont pas à être pris en compte dès lors que ceux retenus (en l’occurrence le chiffre d’affaires par notaire et l’évolution de la population) permettent de satisfaire aux objectifs poursuivis, et enfin, que l’estimation du potentiel d’installation de nouveaux notaires est cohérente au regard de l’actuel chiffre d’affaires moyen par notaire libéral et des seuils de viabilité d’un office retenus par les instances représentatives de la profession.


Conseil d’État, 16 octobre 2017, n° 403815

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Professionnels de santé : le HCPP contre le décret d’inscription automatique aux ordres

Le HCPP, institué par décret en 2007, est une instance de réflexion pour les professionnels paramédicaux. Nommé pour une durée de 3 ans, il est notamment constitué de syndicats représentatifs de la fonction publique hospitalière et de représentants des professionnels paramédicaux (infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, orthoptistes, pédicures-podologues, ergothérapeutes, psychomotriciens, manipulateurs d’électroradiologie médicale, audioprothésistes, opticiens lunetiers, prothésistes et orthésistes, diététiciens, techniciens de laboratoire, infirmiers anesthésistes, infirmiers de bloc opératoire, puéricultrices).

Son rôle est de promouvoir une réflexion interprofessionnelle sur les conditions d’exercice des professions paramédicales, et peut aussi être consulté sur des textes relatifs à l’exercice de ces professions.

C’est donc tout naturellement que le projet de décret d’inscription automatique aux ordres lui a été présenté. Ce projet de décret prévoit que le dispositif d’inscription « automatique » à l’Ordre par leurs employeurs des praticiens salariés, déjà en place pour les masseurs-kinésithérapeutes, soit élargi aux infirmiers et pédicures-podologues. Pour rappel, ce texte, attendu depuis 8 ans, a été demandé en mars dernier par le Conseil d’État, qui a enjoint le ministère des Affaires sociales et de la Santé de préparer ce projet de décret.

Or, le HCPP, qui n’a qu’une fonction consultative, a dit non à ce texte, avec 10 voix contre, 9 abstentions et seulement 3 voix favorables…

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Culture : la diffusion de spectacles de variétés et de musiques actuelles en 2016

Le Centre national de la chanson, des variétés et du jazz vient de publier une étude statistique portant sur la diffusion de spectacles de variétés et de musiques actuelles en 2016.

Ainsi, l’année dernière, il s’est déroulé 63 339 représentations payantes pour un total d’environ 26,7 millions d’entrées et des recettes de billetterie de plus de 813 millions d’euros.

Plus de la moitié des déclarants des représentations payantes (54 %) sont des associations. Elles représentent 31 % des spectacles payants, 26 % de leur fréquentation et 18 % des recettes de billetterie. Concrètement, en 2016, 2 103 associations ont organisé 19 635 spectacles qui ont attiré 6,93 millions de personnes et engendré plus de 146 millions d’euros.

Par comparaison, les sociétés commerciales, qui comptent pour seulement 20 % des déclarants, organisent 57 % des représentations payantes, accueillent 63 % de la fréquentation et génèrent 76 % des recettes de billetterie.

Les associations présentent leurs spectacles dans des salles dont la jauge est, en moyenne, de 300 personnes (contre 430 entrées pour les sociétés commerciales) et proposent des billets à un coût moyen de 23 € (40 € pour les sociétés commerciales).


« La diffusion de spectacles de variétés et de musiques actuelles en 2016 », Centre national de la chanson, des variétés et du jazz, septembre 2017

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Orthophonistes : parution de l’avenant n°16 à la convention nationale des orthophonistes

Parce qu’il existe encore de fortes disparités géographiques d’offre de soins en orthophonie, qui peuvent conduire à des difficultés d’accès pour les patients, la convention souhaite réduire progressivement ces disparités via un dispositif incitatif visant à encourager les praticiens à s’installer dans les zones « très sous-dotées ». Il est notamment question d’allouer une aide forfaitaire pour les accompagner dans la période d’installation qui nécessite de forts investissements (locaux, équipements, charges diverses, etc.). Cette aide s’élèverait à 12 750 € versés à la date de signature du contrat ; 12 750 € versés avant le 30 avril de l’année civile suivante ; et ensuite les 3 années suivantes 1 500 € par année versés avant le 30 avril de l’année civile suivante. Une aide forfaitaire est aussi proposée, un peu moindre, pour les installations dans les zones « sous-dotées ».

La convention traite également de la revalorisation de l’activité de bilan, dont le diagnostic orthophonique, et de rééducation, mais aussi des modalités d’exercice conventionnel ou encore de la modernisation des relations avec l’Assurance maladie.

Ces nouvelles mesures sont applicables depuis le 27 octobre 2017, sauf les mesures tarifaires qui seront appliquées en plusieurs phases (2018 et 2019), et le dispositif d’incitation à l’installation, qui nécessite la publication d’un nouveau zonage dans chaque région.


Avis relatif à l’avenant n° 16 à la convention nationale organisant les rapports entre les orthophonistes et l’Assurance maladie, JO du 26 octobre 2017

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Laboratoires : parution d’un livre sur le Vocabulaire de la biologie

Ce sont 611 termes et définitions sur des notions nouvelles ou plus anciennes, dont certaines n’avaient même jamais été désignées en français, qui font l’objet du livre « Vocabulaire de la biologie », qui vient de paraître. Cette publication, rédigée par des experts de la commission d’enrichissement de la langue française chargée de la biologie, est disponible en format papier sur simple demande ou téléchargeable en ligne. Elle devrait permettre non seulement de rendre accessibles auprès du grand public les notions et les réalités nouvelles issues de la recherche, mais aussi de transmettre ce savoir dans la langue française. Elle permet, en effet, d’observer l’évolution de la science dans toutes ces disciplines : bactériologie, biochimie, biologie cellulaire et moléculaire, génétique… Le livre intéressera donc les professionnels, les administrations, les traducteurs, les médias…

Les auteurs espèrent également qu’il contribuera à comprendre les défis présents et futurs de la santé, de l’agriculture, de l’environnement…

Pour obtenir le livre « Vocabulaire de la biologie » : faire une demande par mail à terminologie.dglflf@culture.gouv.fr ou le télécharger sur le site www.culturecommunication.gouv.fr

À noter : tous les termes sont également consultables sur le site FranceTerme développé par la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (www.culture.fr/franceterme/).

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Notaires : habilitation des clercs de notaire

Jusqu’en 2016, l’article 10 de la loi du 25 ventôse an XI relative à l’organisation du notariat permettait à des notaires d’habiliter des clercs assermentés à donner lecture des actes aux parties et à recueillir leur consentement. Les actes n’acquérant alors leur caractère authentique qu’à la signature du notaire. Cette possibilité, souvent mise en œuvre dans les études, a été supprimée par la loi n° 2015-990 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances du 6 août 2015 (loi « Macron »). Le législateur de l’époque ayant considéré que le régime de l’habilitation constituait un frein à l’accès à la profession de notaire.

Une période transitoire

L’article 53-I, 3° de la loi n° 2015-990, abrogeant le régime de l’habilitation, et l’article 17 du décret n° 2016-661 du 20 mai 2016 ont toutefois prévu une période transitoire maintenant valides jusqu’au 31 décembre 2020 les habilitations conférées avant le 1er janvier 2015. L’idée étant de permettre aux clercs concernés d’engager une procédure de validation des acquis de l’expérience afin d’intégrer les fonctions de notaire.

Or, constatent les organisations professionnelles de clercs de notaires, nombre de clercs habilités n’entendent pas entamer cette démarche et souhaitent terminer leur carrière sans changer de statut. Ainsi, pour leur éviter un déclassement, une proposition de loi déposée au Sénat le 5 octobre dernier prévoit que le délai de validité des habilitations soit prolongé jusqu’au 31 décembre 2030.


Proposition de loi tendant à prolonger le délai de validité des habilitations des clercs de notaire, sur le site du Sénat

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