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Pédiatres : revalorisations en 2018

La rémunération des pédiatres va être doublement revalorisée . Au 1er janvier 2018, la fonction de médecin traitant (MT) de l’enfant de moins de 16 ans est créée. Et dans le 1er trimestre, une rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) spécifique devrait être mise en place.

C’est l’avenant 1 de la dernière convention médicale, fin décembre 2016, qui propose cette double revalorisation. Concernant la ROSP, elle sera basée sur dix indicateurs portant sur l’asthme, l’obésité, la vaccination, l’antibiorésistance, le dépistage des troubles sensoriels, le dépistage des troubles des apprentissages et le suivi bucco-dentaire. Ces indicateurs représentent au total 305 points supplémentaires, chaque point valant 7 €. La ROSP concernera non seulement les pédiatres, mais aussi les médecins traitants généralistes, pour leurs patients âgés de moins de 16 ans.

Quant à la création du MT, cela va permettre d’étendre le forfait MT aux moins de 16 ans, soit 6 € par an pour les 0-6 ans, 5 € par an pour les 6-16 ans. Cela rend également possible la cotation des majorations de coordination pour les enfants ayant déclaré un MT (APC pour les pédiatres et les autres spécialistes pour avis ponctuel de consultant à la demande du MT : 46 €, puis 48 €, puis 50 €). Enfin, cela va permettre de coter les majorations d’urgence : MUT de 5 € pour adressage au spécialiste de second recours qui reçoit dans les 48 heures pour le MT (et MCU de 15 € pour le spécialiste dans ce cas) et MRT de 15 € pour le MT qui reçoit dans la journée, à la demande du 15 ou du 116 117, un de ses patients.

Selon les estimations du syndicat FMF, cette double revalorisation devrait entraîner une augmentation globale de 600 € pour le forfait médecin traitant et de 400 € pour la ROSP.

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Chirurgiens-dentistes : la profession, d’aujourd’hui à 2040

Selon les dernières statistiques livrées par la Drees, en 2015, la profession rajeunit grâce notamment à un accroissement du numerus clausus et à l’arrivée de professionnels diplômés à l’étranger. Un tiers des nouveaux chirurgiens-dentistes a en effet obtenu son diplôme à l’étranger. L’activité s’exerce de plus en plus en groupe ou en société. Les changements de mode d’exercice au cours de la carrière sont peu fréquents et concernent surtout les salariés et les jeunes. 85 % des nouveaux diplômés sont en activité dès l’année d’obtention de leur diplôme ou la suivante.

Dans sa seconde étude « 8 000 chirurgiens-dentistes supplémentaires d’ici à 2040 », la Drees estime que les praticiens seront 18 % de plus en 2040, avec un effectif total de 48 800 actifs. Toujours selon cette étude, cette hausse devrait compenser la baisse de la densité de ces 15 dernières années et ramener le volume de la demande de soins à son niveau de 2000. Entre 2016 et 2025, ils cesseront majoritairement leur activité à cause de l’arrivée à l’âge de la retraite des générations issues de numerus clausus élevés, mais l’arrivée de nouveaux praticiens devrait compenser ces départs. L’exercice libéral devrait rester majoritaire et la profession rajeunir et se féminiser.

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Infirmiers : un guide pour sensibiliser aux AES

Plus d’un quart des professionnels de santé libéraux déclarent avoir déjà été victimes d’un accident avec exposition au sang lors de la réalisation d’un acte invasif. Ces incidents représentent donc un risque professionnel majeur notamment pour les infirmiers libéraux. Pour les sensibiliser, l’Union Régionale des Professions de Santé infirmière de PACA a mis à leur disposition un guide intitulé « AES : stop au massacre ! ».

Car ces accidents peuvent être responsables de la transmission de maladies infectieuses, notamment le VIH, VHB et VHC. Le guide fait donc le point sur les bonnes pratiques et les principes de prévention à adopter. C’est, par exemple, la vaccination contre l’hépatite B, qui est obligatoire pour toutes les professions de santé, ou encore le respect des précautions générales d’hygiène, notamment l’hygiène des mains. C’est aussi l’utilisation d’un matériel adapté et sécurisé, le port d’un équipement adéquat (lunettes, masques, surblouse…), se tenir informé et se former régulièrement sur la question.

Enfin, le guide rappelle les gestes d’urgence à suivre en cas d’exposition, avec, par exemple, la mise en route rapide d’un traitement post-exposition adapté qui peut réduire de 80 % le risque de contamination par le VIH.

Pour consulter le guide : www.urps-infirmiere-paca.fr

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Élevage ovin : suspension des arrêtés municipaux prévoyant la capture des loups

La cohabitation entre les éleveurs et le loup est loin d’être un long fleuve tranquille. Ainsi, au mois de novembre dernier, plus d’une centaine de maires de communes pastorales situées en région Paca, devant l’inquiétude de certains de leurs administrés, ont pris des arrêtés autorisant la capture des « animaux errants sur le territoire de la commune et susceptibles de présenter un danger grave pour les personnes et les animaux domestiques ». Ces textes précisaient également que les animaux ainsi capturés « seront placés dans un lieu de dépôt (…) pour faire l’objet d’un examen vétérinaire destiné à déterminer leur espèce d’appartenance. Pour le cas où celui-ci relève de l’espèce Canis Lupus, l’animal capturé sera replacé dans son milieu naturel, auquel ne correspond pas le territoire de la commune ».

Des arrêtés illégaux

Le préfet des Alpes-de-Haute-Provence a ensuite saisi le juge des référés. Sans surprise, ce dernier a confirmé l’illégalité des arrêtés. Il a rappelé que conformément aux normes internationales ratifiées par la France, le loup (Canis lupus) est une espèce protégée. Dès lors, sa détention, sa capture et sa mise à mort intentionnelles sont interdites. Seules les mesures de régulation de cette espèce mises en œuvre par l’État (et donc par le préfet) sont légales. En revanche, les maires sont juridiquement incompétents pour agir dans ce domaine.

Dans son communiqué de presse, le préfet « prend acte de la décision de retrait des arrêtés municipaux par certaines communes qui se conforment ainsi au droit. Il invite les autres communes à faire de même au risque d’encourir la sanction du juge administratif ».

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Architectes : 10 projets de résidences d’architectes en France

Dans le cadre d’un partenariat signé entre le Réseau des maisons de l’architecture, la Caisse des dépôts, le ministère de la Culture et le Conseil national de l’Ordre des architectes, 10 résidences d’architectes seront portées en France en 2018. Pour rappel, « la résidence d’architectes est un projet culturel créant les conditions d’une rencontre entre un architecte mandataire accompagné d’un ou de plusieurs autres professionnels, et des populations, des élus, des habitants, des acteurs locaux, sur un territoire ou dans un contexte donnés ». Pendant plusieurs semaines, l’architecte et son binôme (un autre professionnel dont la spécialité dépend de la résidence choisie) vont vivre et travailler dans la résidence afin de s’immerger dans son environnement. À l’issue de cette période, les résultats de leurs observations et de leurs échanges avec les personnes qui les auront accueillis seront formalisés et rendus publics. « Le travail en résidence est une occasion inouïe dans un parcours professionnel de se questionner, d’expérimenter, de mobiliser ses connaissances et de les organiser de façon à les partager avec ceux qui n’en ont qu’une perception lointaine », estime Dominique Tessier, le Président du Réseau des maisons de l’architecture.

Jusqu’au 10 janvier

Les 10 résidences sont réparties sur l’ensemble du territoire national. Certaines sont dans des grandes villes (Nantes, Grenoble…), d’autres dans des zones rurales (Salviac, Valdallière…). Les architectes et leur binôme peuvent encore adresser leur candidature aux résidences qui les intéressent (2 maximum) jusqu’au mercredi 10 janvier 2018. Les dossiers d’inscription et le descriptif des différentes résidences sont téléchargeables sur le site du Conseil national de l’Ordre des architectes.

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Insertion : les contrats aidés dans les associations en 2016

Les contrats aidés sont des contrats spécifiques financés par l’État et visant à favoriser l’insertion professionnelle des personnes les plus éloignées de l’emploi et notamment les bénéficiaires de minima sociaux, les travailleurs handicapés et les chômeurs de longue durée….

Selon une récente étude de la Dares, 363 000 contrats aidés ont été conclus en 2016 dans le secteur non marchand (associations, collectivités, établissements publics…), soit une hausse de 4 % par rapport à 2015. Ainsi, à la fin de l’année dernière, plus de 329 000 personnes bénéficiaient d’un contrat aidé.

Premier employeur des salariés en contrats aidés, le milieu associatif a, en 2016, conclu 44 % des contrats aidés du secteur non marchand. Ainsi, l’année dernière, 43 % des contrats uniques d’insertion (contrats d’accompagnement dans l’emploi) et 48 % des emplois d’avenir ont été signés par des associations et des fondations.

Le gouvernement a annoncé qu’en 2018, 200 000 nouveaux contrats aidés seraient financés par l’État et uniquement dans le secteur non marchand. Ces contrats s’adresseront principalement aux jeunes en insertion et aux chômeurs de longue durée dans deux secteurs prioritaires, à savoir l’urgence sanitaire et sociale et l’accompagnement des enfants handicapés en milieu scolaire, et en priorité dans les communes rurales et les Outre-mer.


Dares Résultats, n° 076, novembre 2017

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Médecins : les préconisations du CESE pour lutter contre les déserts médicaux

Si le CESE ne remet pas en cause la liberté d’installation, il propose tout de même plusieurs mesures pour aider à une meilleure répartition des professionnels sur le territoire, parmi lesquelles un conventionnement sélectif à l’installation. Il préconise, en effet, une régulation à l’installation des spécialistes de secteur II dans les zones surdotées, en conditionnant leur conventionnement à la réalisation de consultations régulières en zones sous denses, un système qui s’applique déjà à certaines professions de santé comme les infirmiers.

Le CESE suggère également de mettre en place des aides financières dans les territoires déficitaires pour les médecins de secteur I, majoritairement des généralistes, afin qu’ils puissent embaucher une secrétaire médicale et se libérer ainsi du temps médical.

Il propose aussi de rendre plus attractif le cumul emploi retraite en finançant temporairement la totalité de l’ASV des médecins de secteur I (contre les deux tiers actuellement). Ou encore de faciliter la coopération des professionnels de santé, de promouvoir la médecine ambulatoire en augmentant les terrains de stage, de doper la télémédecine…

Pour consulter l’avis du CESE : www.lecese.fr

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Professionnels de santé : une charte pour la prévention du risque infectieux

La prévention du risque infectieux concerne aussi bien l’hôpital que la médecine de ville, et touche différents aspects : l’hygiène, les bonnes pratiques, l’antibiorésistance, la couverture vaccinale… Il est indispensable concernant ce sujet que les praticiens se forment, s’informent, évaluent et améliorent leurs pratiques, voire s’engagent. C’est dans ce sens que la « charte d’engagement à la prévention du risque infectieux et de la résistance aux antibiotiques » a été conçue. Ce document doit permettre de valoriser l’engagement du professionnel de santé auprès de ses patients, et de favoriser l’échange sur ce sujet avec eux. Conçue par des praticiens, elle est modulable et applicable à chacun des exercices. Le praticien peut la personnaliser en ligne (en sélectionnant les items qui correspondent à sa pratique professionnelle et insérer son identité), puis l’imprimer. Elle doit permettre l’analyse des pratiques de prévention des infections associées aux soins. Et inciter les professionnels de santé à se positionner face à leurs propres responsabilités pour envisager les voies de progrès possibles dans leur pratique au quotidien.

Pour télécharger la charte : http://www.cnsd.fr/

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Professionnels de santé : un manque de sommeil qui nuit aux praticiens

Le Réseau Morphée est un réseau de santé qui s’intéresse à la prise en charge des troubles du sommeil, aux symptômes et aux comportements qui y sont associés. Il est allé à la rencontre de français et notamment de quelque 900 professionnels de santé (infirmiers, médecins, internes et dentistes, aides-soignants, psychologues, pharmaciens, kinésithérapeutes, étudiants, autres paramédicaux…) dont la moitié a répondu souffrir d’un manque de sommeil. Le temps de sommeil est significativement plus court chez eux que chez les non-soignants (6 heures contre 6,45) et 60 % dorment moins de 6 heures en semaine (contre 44,8 % des non-soignants). 62 % des soignants connaissent également des troubles d’endormissement, 80 % de continuité du sommeil, 71 % des éveils précoces et 67 % un sommeil non-récupérateur.

Près de la moitié des soignants (48 %) pensent que leur travail est en cause et notamment son organisation. Or, le réseau rappelle que les personnes en privation de sommeil ont un IMC plus élevé, sont plus somnolentes, ont un risque plus important d’insomnie, d’anxiété ou de dépression sévère…

Pour en savoir plus : www.reseau-morphee.fr

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Grandes cultures : renouvellement officiel de l’autorisation du glyphosate

Le 27 novembre dernier, les États membres de l’Union européenne ont décidé de renouveler l’autorisation d’utiliser le glyphosate pour une nouvelle période de 5 ans. Une décision qui devait ensuite être entérinée par la Commission européenne.

C’est désormais chose faite ! En effet, le 12 décembre dernier, soit 3 jours avant l’expiration de l’autorisation précédente, la Commission européenne a adopté une décision visant à renouveler officiellement la licence du glyphosate pour 5 ans.

Rappel : de son côté, la France souhaite interdire l’usage du glyphosate sur son territoire au plus tard dans les 3 ans, lorsque des alternatives auront été trouvées.

Dans le même temps, la Commission européenne a promis plus de transparence dans le processus d’évaluation scientifique des substances chimiques et annoncé qu’elle proposerait de modifier la réglementation en la matière au printemps prochain.

Elle entend également réexaminer la gouvernance de l’Agence européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) et renforcer son financement de façon qu’elle puisse conduire ses propres études, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Elle envisage aussi de « changer les règles actuelles pour s’assurer que les études scientifiques soient disponibles au public ». Rappelons que l’EFSA avait estimé que le glyphosate était « probablement non cancérogène », ce qui avait conduit une majorité d’États membres de l’Union européenne à se prononcer en faveur de sa réautorisation.

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