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Élevages bovin et ovin : fin des aides complémentaires

Mauvaise nouvelle pour la production ovine et bovine, les aides complémentaires versées à certains éleveurs, en particulier les nouveaux producteurs, sont supprimées à compter de cette année 2018 car elles sont considérées par la Commission européenne comme non conformes à la réglementation européenne relative à l’octroi des aides couplées.

Rappelons qu’il s’agit, pour l’aide ovine :
– de l’aide ovine complémentaire pour les élevages en contractualisation ou en vente directe (majoration de 9 € par animal primé en 2017) ;
– de l’aide ovine complémentaire pour les élevages détenus par des nouveaux producteurs, c’est-à-dire des éleveurs qui détiennent pour la première fois un cheptel ovin depuis 3 ans au plus (majoration de 6 € par animal primé en 2017).

Désormais, l’aide ovine sera donc uniquement composée d’une aide de base.

S’agissant de l’aide bovine, il s’agit de l’aide laitière complémentaire versée aux nouveaux producteurs de lait tant hors zone de montagne (10 € par vache en 2017) qu’en zone de montagne (15 € par vache en 2017) et qui était destinée à soutenir les éleveurs débutant une activité laitière.

À noter : la procédure de télédéclaration 2018 est ouverte depuis le 1er janvier dernier pour les demandes d’aides ovines, caprines, aux bovins laitiers (en zone de montagne et hors zone de montagne) et aux bovins allaitants. La télédéclaration, à effectuer sur Télépac, peut être opérée jusqu’au 31 janvier s’agissant des aides ovines et caprines (en métropole et outre-mer) et jusqu’au 15 mai s’agissant des aides aux bovins laitiers et allaitants (en métropole).


Décret n° 2017-1885 du 29 décembre 2017, JO du 31

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Avocats : pas d’accès à la profession pour les collaborateurs de groupe parlementaire ?

Au titre des conditions à remplir pour exercer le métier d’avocat figure l’obligation de suivre une formation théorique et pratique en vue d’obtenir le certificat d’aptitude à la profession.

Toutefois, à condition d’avoir exercé leurs fonctions pendant un certain nombre d’années, plusieurs professionnels du droit peuvent être dispensés de participer à cette formation pour accéder à la profession d’avocat. Tel est notamment le cas des notaires, des huissiers de justice, des juristes d’entreprise et des maîtres de conférence titulaires du diplôme de docteur en droit, en sciences économiques ou en gestion.

On compte également parmi les professions ayant accès au métier d’avocat sans posséder le diplôme requis les collaborateurs de député et les assistants de sénateur qui justifient avoir exercé une activité juridique à titre principal sous le statut de cadre pendant au moins 8 ans dans ces fonctions.

C’est dans ce cadre que le sénateur de Mayotte a récemment interpellé la ministre de la Justice afin que soient ajoutés à cette liste les collaborateurs de secrétariat de groupe parlementaire. Et ce, au motif qu’ils secondent l’ensemble des parlementaires attachés ou apparentés à un groupe dans leur activité législative et qu’ils exercent donc leur activité au sein de véritables services législatifs à compétence juridique.

Précision : par collaborateurs de secrétariat de groupe parlementaire, le sénateur entend parler des chargés d’étude, des chargés de mission, des conseillers parlementaires, des conseillers techniques et des conseillers législatifs.

Mais la réponse apportée par la garde des Sceaux est sans appel : la liste des professionnels autorisés à devenir avocat sans détenir le certificat d’aptitude à la profession est strictement limitée par la loi et n’inclut pas les collaborateurs de secrétariat de groupe parlementaire.

Cette question pourrait toutefois être examinée par les services de la Chancellerie, laquelle mène actuellement une réflexion quant aux conditions d’accès à la profession d’avocat.


Réponse ministérielle n° 00551, JO Sénat du 21 décembre 2017

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Laboratoires d’analyses : validation du décret du 26 janvier 2017

Pour rappel, le décret du 26 janvier 2017 prévoit notamment que les différents sites d’un laboratoire soient localisés sur le même « territoire de santé » et au maximum sur 3 territoires limitrophes, sauf dérogation accordée par l’ARS et prévue par le schéma régional d’organisation des soins. Il institue aussi que la prescription d’un examen de biologie médicale, avec les éléments cliniques pertinents, doit être transmise au laboratoire de biologie médicale préalablement au prélèvement. Le biologiste médical indique au professionnel de santé préleveur les examens qui sont à réaliser et les prélèvements à effectuer en conséquence. Ou encore que lors de la réalisation d’un examen de biologie médicale, chaque échantillon biologique soit identifié dès le prélèvement, sur support informatique ou manuel, par différents éléments dont ceux permettant l’identification du patient : son nom de famille, appelé aussi nom de naissance, son premier prénom d’état civil, sa date de naissance, son sexe et son numéro d’identification.

Ces différents points du décret étaient contestés par le Syndicat des laboratoires de biologie clinique, le Syndicat des biologistes et le Conseil national de l’ordre des médecins qui demandaient au Conseil d’État d’annuler pour excès de pouvoir ce décret.

Dans son arrêt, le Conseil d’État a retoqué les arguments avancés par les requérants, à l’exception de 2 passages concernant l’article D6222-6 du code de la santé publique. Cet article prévoit, en effet, un délai de 8 mois avant la date prévisionnelle d’ouverture du laboratoire de biologie médicale, institué pour la transmission de ces pièces. Et impose un délai uniforme de 6 mois avant toute modification apportée à la structure juridique et financière du laboratoire de biologie médicale. Pour le Conseil d’État, concernant ces 2 points, le décret est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation.


Conseil d’État, 6 décembre 2017, n° 398289

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Culture : favoriser l’éveil artistique et culturel des jeunes enfants

Le ministère des Solidarités et de la Santé et le ministère de la Culture, qui entendent encourager l’éveil artistique et culturel des jeunes enfants, publient une documentation recensant les différents projets mis en œuvre en ce sens par les professionnels de la culture et de la petite enfance.

Des initiatives qui visent à offrir aux plus petits une première découverte du théâtre, de la danse, de la musique, de la chanson, du cirque, de la lecture, du cinéma, de la peinture ou des musées.

Cette publication s’inscrit dans le cadre du « protocole d’éveil artistique et culturel des jeunes enfants » signé par ces deux ministères et dont l’un des 4 engagements consiste à accompagner les initiatives exemplaires et innovantes conduites notamment par les acteurs associatifs et à soutenir la création et la diffusion destinées au très jeune public.


www.culturecommunication.gouv.fr, rubrique Accès à la culture/éducation artistique et culturelle

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Ophtalmologistes : des prises de rendez-vous de plus en plus compliquées

Selon cette étude, la crise démographique de la profession est importante. Elle entraîne 26 % des praticiens à ne plus prendre de nouveaux patients (contre 15 % en 2014). C’est principalement le cas dans les territoires ruraux (Indre-et-Loire, Creuse, Aube, Cantal…). En revanche, certains départements, comme la Gironde, le Lot et le Bas-Rhin enregistrent un taux de prise en charge de nouveaux patients élevé (+85 %), Hauts-de-Seine et Val-de-Marne (+98 %).

Parmi les 74 % d’ophtalmologistes qui prennent de nouveaux patients, 64 % proposent un rendez-vous dans un délai inférieur à 3 mois et 31 % dans un délai inférieur à 1 mois. Plus d’un tiers des praticiens proposent des consultations dans un délai de plus de 3 mois dont 23 % entre 3 et 6 mois, 8 % entre 6 et 9 mois et 5 % plus de 9 mois.

L’étude indique également que ces résultats varient entre les ophtalmologistes des secteurs I et II. Les temps d’attente sont ainsi plus longs en secteur I (en moyenne, 102 jours pour une consultation) qu’en secteur II (76 jours). Par ailleurs, les médecins en cabinet collectif enregistrent un délai plus long (95 jours) que ceux exerçant en cabinet individuel (75 jours).

Enfin, il semble que les ophtalmologistes en début et fin de carrière soient plus disponibles : 74 jours d’attente pour les moins de 40 ans et 75 jours pour les plus de 65 ans, contre 90 jours pour les 40-65 ans !

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Professionnels de santé : des pistes pour le « reste à charge zéro »

Selon les derniers chiffres, les complémentaires assument actuellement 72 % de la dépense de santé en optique (4 % sont pris en charge par la Sécurité sociale, 24 % par le patient), 45 % de la dépense sur les prothèses dentaires (20 % par la Sécurité sociale, 35 % par le patient) et 29 % pour les audioprothèses (14 % par la Sécurité sociale, 57 % par le patient).

Pour atteindre l’objectif de 0 % pris en charge par le patient, la FNMF suggère de contractualiser des « paniers de soins nécessaires et de qualité » sans aucun reste à charge pour les patients, directement avec les acteurs concernés (opticiens, dentistes et audioprothésistes). Ces contrats pourraient ensuite être renégociés régulièrement afin d’y intégrer les innovations. Le patient pourrait accéder librement à des équipements supplémentaires, les professionnels pouvant proposer des options.

Pour mettre en place ces principes au meilleur coût, la Mutualité propose plusieurs modifications des filières concernées. Par exemple, concernant l’optique, pour limiter le nombre de praticiens qui pèse sur les coûts de distribution, il faudrait allonger la formation initiale, de 2 à 3 ans, limiter le nombre de places et renforcer les compétences en optométrie. Une baisse de la TVA de 20 % (taux normal) à 5,5 % (taux réduit) sur les verres pourrait aussi accélérer les baisses de tarifs. Pour les audioprothésistes, la Mutualité propose de réviser la nomenclature pour mieux définir les classes d’équipement en les adaptant aux déficits auditifs. En dentaire, la FNMF préconise une revalorisation des soins conservateurs et une modération des tarifs des soins prothétiques.

Elle propose enfin de mettre en place un observatoire pour suivre l’évolution du reste à charge et des tarifs dans les secteurs de l’optique, du dentaire et de l’audioprothèse.

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Médecins : la liste des options et formations spécialisées transversales officialisée

Après 9 années de discussion de travail, un nouvel internat a été mis en place en novembre dernier. Un arrêté récent vient de fixer, avec retard, les détails des nouveaux DES (44 contre 30 avant la réforme), notamment les options et FST accessibles dans chaque subdivision.

Ainsi, par exemple, pour le DES hépato-gastro-entérologie, sont possibles les options endoscopie de niveau 2 ou proctologie. Ou encore pour le DES médecine cardio-vasculaire : l’option cardiologie interventionnelle de l’adulte ; ou l’option rythmologie interventionnelle et stimulation cardiaque ; ou encore imagerie cardiovasculaire d’expertise.

Restent encore à paraître les modalités d’accès aux options et FST, notamment le nombre de places dans chaque option et FST. Un texte réglementaire précisant la marche à suivre est attendu dans les semaines à venir.


Arrêté du 27 novembre 2017, JO du 20 décembre

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Élevage bovin : lutte contre la fièvre catarrhale ovine

La fièvre catarrhale ovine (FCO) est une maladie infectieuse qui touche les ruminants (ovins, bovins, caprins) et qui leur est transmise par les moucherons. Très contagieuse, elle a été décelée (FCO de sérotype 4) début novembre dernier sur un veau né en Haute-Savoie. Puis, de nouveaux cas ont été découverts dans ce même département. Du coup, un périmètre d’interdiction a été mis en place sur l’ensemble du département (hormis quelques communes), périmètre duquel ne pouvaient sortir les animaux concernés. Des animaux qui, en outre, ont dû être vaccinés contre la FCO (type 4), mais aussi dépistés.

La maladie s’étant malheureusement étendue à d’autres départements (Ain, Saône-et-Loire, Haute-Saône, Jura), les pouvoirs publics viennent de changer de stratégie en décidant de placer l’ensemble du territoire continental en zone réglementée s’agissant du sérotype 4, comme c’est déjà le cas pour le sérotype 8. Autrement dit, l’objectif d’éradication de la maladie n’est plus de mise car il n’est plus approprié. Il en résulte que les animaux peuvent désormais circuler normalement sur le territoire national et que la vaccination contre le sérotype 4 devient volontaire et non plus obligatoire. Le nombre de doses disponibles étant limité, les priorités dans l’attribution des vaccins seront décidées par les groupements de défense sanitaire (GDS).


Arrêté du 28 décembre 2017, JO du 31

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Huissiers de justice : création d’une plate-forme pour protéger les lanceurs d’alerte

Depuis le 1er janvier 2018, les entreprises comprenant au moins 50 salariés doivent mettre à disposition de leurs salariés et collaborateurs externes un dispositif permettant de recueillir les signalements de faits graves (crime, délit, violation grave et manifeste d’une loi…) dont ils ont eu connaissance.

Dans ce contexte, la Chambre nationale des huissiers de justice vient de lancer une plate-forme Internet nommée « Alertcys ». Cet outil, utilisant la technologie de la blockchain, permet aux entreprises de satisfaire à cette nouvelle obligation instaurée par la fameuse loi Sapin II du 9 décembre 2016.

Précision : la blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée et fonctionnant sans organe central de contrôle. En pratique, la blockchain est une base de données dont les informations sont vérifiées et sécurisées grâce à l’utilisation de la cryptographie.

D’utilisation simple, le salarié enregistre son signalement directement en ligne à l’adresse www.alertcys.io. Ce signalement, confidentiel et anonyme, est analysé par le « greffe » d’Alertcys, constitué d’huissiers de justice et d’avocats. Une fois validé, il est directement transmis au référent désigné dans l’entreprise pour traiter ces demandes. Il ne reste plus à ce dernier qu’à l’accepter ou à le refuser. Étant précisé que le « lanceur d’alerte » est informé, dans tous les cas, des suites données à son signalement.

Ce service, gratuit pour les salariés, est proposé aux entreprises sous la forme d’un abonnement annuel de 300 € HT comprenant l’utilisation d’Alertcys et la validation des dossiers par le greffe.


www.huissier-justice.fr

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Médico-social : comment lutter contre l’absentéisme ?

Le secteur de la santé souffre d’un taux d’absentéisme de 6,6 %, soit en moyenne 24 jours d’absence par an et par salarié. Pire encore, au sein des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), ce taux passe à 8,9 % représentant 32,5 jours moyens d’absence par salarié sur une année. Une situation qui a pour effet d’engendrer des coûts économiques importants pour les établissements médico-sociaux, de nuire à leur fonctionnement et de dégrader la qualité de vie au travail des salariés.

Conscientes de ces difficultés, l’Agence régionale de santé (ARS) et l’Association régionale pour l’amélioration des conditions de travail (Aract) de Nouvelle-Aquitaine ont élaboré un guide sur l’absentéisme en établissement médico-social destiné à aider ces établissements à s’engager dans une démarche de prévention de l’absentéisme. Une démarche qui s’articule autour de 5 étapes :
– la préparation d’un dispositif de veille et de suivi de l’absentéisme, c’est-à-dire la mise en place d’un groupe de travail chargé, entre autres, de définir et de comptabiliser l’absentéisme et d’élaborer un plan de communication de la démarche auprès des salariés ;
– la collecte des données et le suivi de l’absentéisme, notamment en alimentant une base de données permettant de suivre les absences particulièrement perturbatrices pour l’établissement ;
– l’analyse de l’absentéisme par l’identification de ses grandes tendances (absentéisme plus présent pour certains postes de travail, dans certaines tranches d’âge…), de ses causes (le métier, les difficultés organisationnelles, les tensions relationnelles…) et de ses conséquences (sur les salariés absents, sur la qualité de service, sur la situation financière de l’établissement…) ;
– l’élaboration d’un plan d’actions proposant des pistes d’amélioration telles que l’organisation de réunions d’équipes, l’achat d’outils d’aide à la manutention, la révision des horaires de travail ou encore des enquêtes de satisfaction réalisées auprès du personnel ;
– la mise en œuvre des actions et l’évaluation de la démarche, autrement dit la tenue d’un tableau de bord permettant de s’assurer de la réalisation effective des actions prévues et l’organisation de réunions visant à faire le point sur les actions mises en place et les résultats obtenus.

Les établissements désireux de s’engager dans cette démarche ont la possibilité de télécharger le guide complet sur le site Internet de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail dans la rubrique « Centre de ressources ».

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