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Avocats : étendue d’une mission

À l’occasion d’un litige prud’homal, une société avait chargé un avocat de défendre ses intérêts. Cet avocat avait donc assisté la société devant la cour d’appel. Cette cour ayant condamné la société à payer diverses sommes au profit d’anciens salariés, l’avocat avait transmis le dossier à un avocat à la Cour de cassation en vue d’un pourvoi. Ce dernier avait alors obtenu gain de cause. Mais l’affaire devait encore être jugée par la cour d’appel de renvoi. Or cette cour d’appel n’avait pas été saisie dans le délai imparti par l’avocat de la société. À juste titre, selon lui, puisque sa mission avait pris fin par l’effet du pourvoi.

Un avis que n’a pas partagé la société qui a estimé que la responsabilité civile professionnelle de l’avocat devait être engagée et donner lieu au versement d’une indemnité pour le préjudice subi. En effet, elle a considéré que l’avocat ne s’était pas trouvé dessaisi de son mandat, lequel continuait de courir jusqu’à la date de l’achèvement définitif de la procédure.

Faux, vient de juger la Cour de cassation. La société ne justifiant pas avoir donné mandat à l’avocat de poursuivre la procédure après la décision prononcée par la Cour de cassation, sa mission initiale avait pris fin. Sa responsabilité n’avait donc pas à être engagée.


Cassation civile 1re, 11 juillet 2018, n° 17-23916

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Économie sociale et solidaire : bilan du dispositif local d’accompagnement en 2017

Le dispositif local d’accompagnement (DLA) a été créé en 2002 par l’État et la Caisse des dépôts afin d’apporter un soutien aux employeurs de l’économie sociale et solidaire. L’objectif étant de leur permettre de développer leur activité et de créer ou de pérenniser des emplois. Ainsi, plus de 60 000 employeurs ont profité de ce dispositif depuis sa création.

En 2017, 6 022 structures, dont 96 % d’associations, ont bénéficié de cet accompagnement, principalement dans 3 secteurs d’activité : la culture (18 % des structures accompagnées), le sport (10 %) et l’animation sociale (9 %).

Les accompagnements du DLA ont porté sur 3 thématiques en priorité, à savoir le projet et la stratégie de la structure (36 %), son organisation interne (14 %) et sa restructuration économique et financière (9 %).

Au final, 95 % des structures accompagnées se sont déclarées satisfaites et près des trois quarts ont estimé que le DLA avait eu des effets décisifs et durables.


DLA +, Édition 2018

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Chirurgiens-dentistes : les assistants doivent s’inscrire au répertoire Adeli

Entériné par la loi de modernisation de notre système de santé prise fin 2015, le métier d’assistant dentaire accorde à ces aides techniques le statut de professionnel de santé, et permet aux étudiants en chirurgie dentaire d’exercer.

Le Code de la Santé Publique, qui encadre ce statut, indique que les assistants dentaires, comme tous professionnels de santé, doivent être obligatoirement inscrits au répertoire Adeli. Il n’y a pas de date butoir pour cette inscription, mais attention ce n’est pas à l’employeur d’inscrire son assistant, mais à lui-même de le faire en son nom propre.

Cette demande d’inscription se fait par l’envoi de l’imprimé CERFA n° 10906*07, accompagné de la photocopie du diplôme et d’une pièce d’identité, auprès de l’ARS dont l’assistant dépend.

À noter : le numéro de diplôme demandé sur le CERFA n’est pas nécessaire dans la mesure où il n’y a pas de numéro sur les diplômes des assistants.

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Viticulteurs : nouvelle offre de services des chambres d’agriculture

Lors du salon Vinitech-Sifel qui s’est récemment déroulé à Bordeaux, l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA) a officiellement présenté Proviti, sa nouvelle offre de services dédiée aux viticulteurs. Elle a pour ambition « d’accompagner chaque viticulteur en adaptant le conseil au plus près de leurs besoins, d’amener les exploitants à l’utilisation des dernières innovations vitivinicoles et de répondre aux enjeux environnementaux et sociétaux d’aujourd’hui et de demain ».

Plusieurs volets

Dans ce cadre, plusieurs types de conseils peuvent être dispensés aux viticulteurs par les chambres d’agriculture. Certains porteront sur la gestion du vignoble et du chai (expertise technique portant sur « l’évolution de la réglementation, le choix du matériel végétal ou encore les différents modes de conduite et de pratiques agronomiques »). D’autres, sur l’approche « globale et stratégique » de l’exploitation. D’autres, enfin, sur l’adoption de pratiques innovantes, visant notamment à accompagner les viticulteurs vers les certifications les plus adaptées (Agriculture respectueuse de l’environnement en Aquitaine – Area –, Système de management de l’environnement – SME –, Haute valeur environnementale – HVE –, Terra Vitis, agriculture biologique), à produire à bas niveaux d’intrants et en utilisant moins de produits phytosanitaires.

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Notaires : une nouvelle carte des zones d’installation

Depuis la loi Macron du 6 août 2015, les notaires qui souhaitent s’installer ne sont plus obligés de reprendre la charge d’un prédécesseur ou de s’associer à un office déjà existant. Ils peuvent, en effet, créer un nouvel office à condition toutefois d’être tirés au sort et de s’installer dans une « zone où l’implantation d’offices apparaît utile pour renforcer la proximité ou l’offre de services ».

En septembre 2016, un arrêté, valable pour 2 ans, a publié une première liste composée de 247 zones d’installation libre. Elle a été complétée par une liste de 60 zones d’installation contrôlée dans lesquelles les notaires doivent demander une autorisation avant de créer un office, le ministre de la Justice pouvant la refuser.

En juillet 2018, l’Autorité de la concurrence a constaté que cette nouvelle procédure d’installation avait fait croître les effectifs de notaires d’environ 15 %, en plus de féminiser la profession et de rajeunir la moyenne d’âge. Et, pour les 2 prochaines années, elle a recommandé la nomination de 700 nouveaux notaires libéraux, répartis sur 230 zones d’installation.

Un nouvel arrêté, remplaçant celui de septembre 2016 et applicable jusqu’en décembre 2020, définit ainsi 229 zones d’installation libre, en métropole et outre-mer, dans lesquelles il prévoit la création de 479 offices et la nomination de 733 nouveaux notaires. Par exemple, à Aix-en-Provence, il est préconisé la création de 5 offices et la nomination de 8 notaires. Des chiffres fixés à 16 offices et 28 notaires à Lyon et à 3 offices et 5 notaires à Poitiers.

Cet arrêté dresse également la liste de 77 zones d’installation contrôlée. Sont concernées, par exemple, les villes de Cahors, Guingamp, Loches, Millau ou encore Parthenay, ainsi que Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon.

À noter : le Conseil supérieur du notariat estime que cette nouvelle vague de créations est trop précoce dans la mesure où la majorité des offices récemment créés n’ont pas encore trouvé leur équilibre. Il se réserve donc le droit de former un recours contre cet arrêté.


Arrêté du 3 décembre 2018, JO du 6

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Médico-social : durée du travail des permanents des lieux de vie et d’accueil

Selon le Code de l’action sociale et des familles, la durée de travail des permanents responsables et des assistants permanents œuvrant dans les lieux de vie et d’accueil est fixé à 258 jours par an. Les modalités de suivi de cette organisation du travail devant être définies par décret.

Ce décret n’ayant jamais été publié, une salariée occupant le poste de permanent responsable d’un lieu de vie d’enfants en difficulté ou handicapés a contesté la validité de ce forfait annuel. Une demande rejetée par la cour d’appel au motif que l’absence de décret n’empêchait pas de faire travailler les salariés 258 jours par an.

Mais, pour la Cour de cassation, définir les modalités de suivi de l’organisation du travail des permanents responsables et des assistants permanents des lieux de vie et d’accueil permet de s’assurer que leur amplitude et leur charge de travail sont raisonnables et, ainsi, que leur droit à la santé et au repos est garanti. Dès lors, faute de publication du décret fixant ses modalités, ce forfait annuel ne peut être imposé à ces salariés.


Cassation sociale, 10 octobre 2018, n° 17-10248

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Médecins : les généralistes consacrent trop de temps aux tâches administratives

Selon cette étude, les médecins interrogés estiment que leur temps de travail s’élève à 50 heures par semaine (46,5 heures pour les moins de 40 ans). Or sur ces 50 heures hebdomadaires, 7 heures sont consacrées uniquement à l’administratif. Elles sont utilisées, par exemple, pour la réalisation de dossiers Sécu, CMU, MDPH… (24 %), pour la comptabilité et les finances (23 %), la rédaction de dossiers patients (21 %) et de comptes rendus (13 %) ou encore pour les prises de rendez-vous (13 %).

C’est trop pour ces médecins qui estiment que ces tâches pèsent sur leur temps médical (85 %), leur satisfaction professionnelle (84,1 %) et sur leur moral (63,7 %). 78 % pensent d’ailleurs qu’elles sont de plus en plus importantes (90 % chez les 40-50 ans). Même si 74,7 % pensent avoir gagné du temps grâce aux outils numériques.

Pour répondre à cette problématique, une mesure du plan gouvernemental « Ma Santé 2022 » prévoit la création de 4 000 postes d’assistants médicaux dont l’objectif est justement de décharger les médecins regroupés dans la réalisation de certaines tâches, médicales ou non.

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Médico-social : anticiper et gérer les températures hivernales

Le Guide national relatif à la prévention et à la gestion des impacts sanitaires et sociaux liés aux vagues de froid rappelle les mesures que les établissements et services médico-sociaux accueillant des personnes âgées ou des personnes handicapées doivent mettre en place afin d’anticiper et de gérer les vagues de froid.

Ainsi, les établissements accueillant des personnes âgées ont l’obligation de disposer d’un plan bleu prévoyant les modalités d’organisation à déclencher en cas de crise sanitaire ou météorologique (vague de froid, épisode intense de neige ou de verglas). Ce plan n’est pas obligatoire dans les établissements accueillant des personnes handicapées, mais il est quand même recommandé.

De plus, avant la période hivernale, il convient entre autres de déclencher la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière, de s’assurer de la sécurité des personnes hébergées en cas de défaillance énergétique et de prévoir les matériels et fournitures nécessaires pour le sablage et le salage (granulats pour le sablage, sel, pelles à neige…) ainsi qu’un équipement adéquat des véhicules (chaînes métalliques, raclette à neige pour nettoyer les pare-brise et vitres latérales, dégivrant…).

Enfin, pendant une vague de froid ou un épisode intense de neige ou de verglas, les établissements doivent veiller à limiter les activités extérieures au strict nécessaire, surveiller la température des pièces, rendre la voirie, les portes et portails et les abords des bâtiments accessibles et anticiper pour assurer la disponibilité de la nourriture et des médicaments.


Guide national relatif à la prévention et à la gestion des impacts sanitaires et sociaux liés aux vagues de froid 2018-2019

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Viticulteurs : 7 ans de sursis pour l’utilisation du cuivre

Utilisé par les viticulteurs, y compris en agriculture biologique, pour lutter contre le mildiou, le cuivre est sur la sellette depuis quelque temps. En cause, sa toxicité pour les micro-organismes et les vers de terre lorsque sa concentration dans les sols dépasse un certain seuil. Une toxicité qui a déjà poussé certains pays européens comme les Pays-Bas à interdire son utilisation dans l’agriculture. Pour l’Union européenne, la question du renouvellement de son autorisation s’est donc posée et a donné lieu à un vote le 27 novembre dernier.

7 ans de plus

Le vote des experts de l’UE a été favorable au renouvellement de l’autorisation de ce fongicide pour une durée de 7 ans à compter du 31 janvier 2019. En revanche, les quantités maximales utilisables ont été sensiblement réduites. Ainsi, elles ne devront pas dépasser 28 kilos par hectare pour la durée de cette nouvelle homologation, soit 7 ans donc. Le système qui permettait jusqu’à présent d’utiliser 6 kilos de fongicide à base de cuivre par an et par hectare avec lissage laisse ainsi la place à un dispositif qui ne permet plus d’en utiliser que 4 kilos par an et par hectare. Une baisse de volume qui ne manquera pas d’inquiéter les viticulteurs vivant dans des régions très exposées au mildiou comme le centre et l’est de la France.

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Architectes : validité d’un contrat

Un architecte s’était vu confier une mission complète de maîtrise d’œuvre pour la construction d’une maison individuelle. Toutefois, suite à un désaccord, les parties avaient pris la décision de mettre fin à ce contrat à l’issue de la phase « études ». L’architecte avait alors réclamé à son client un solde d’honoraires. Solde que ce dernier avait refusé de régler, poussant l’architecte à saisir la justice.

Une clause imposée par le Code de déontologie

Pour justifier son refus de paiement, le client de l’architecte avait mis en avant le fait que le contrat qui le liait à ce dernier était nul. Pourquoi ? Simplement parce qu’il ne mentionnait pas « le montant prévisionnel hors taxes des travaux devant servir d’assiette au calcul des honoraires », ce qu’impose pourtant l’article 11 du Code de déontologie des architectes. Un argument qui n’a pas convaincu les juges pour lesquels ce manquement n’était pas de nature à affecter la validité du contrat et n’avait pas porté préjudice au client. En effet, ce dernier ayant notamment signé l’avenant qui mettait fin au contrat et qui « fixait d’un commun accord le coût des travaux permettant d’appliquer le pourcentage d’honoraires prévu dès l’origine ». Le solde des honoraires était donc bien dû à l’architecte.


Cassation civile 3e, 8 novembre 2018, 17-15222

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