Fil d’actus

Posted on

Médico-social : santé des salariés et prévention des risques professionnels dans les associations

Les employeurs doivent prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale de leurs salariés, notamment en instaurant des actions préventives.

À cet effet, l’Unifaf, organisme paritaire collecteur agréé pour gérer la formation professionnelle continue des entreprises de la branche sanitaire, sociale et médico-sociale privée à but non lucratif, vient de lancer un site Internet afin d’aider les associations de ce secteur à mettre en place une démarche de prévention des risques professionnels au bénéfice de leurs salariés.

Les employeurs y trouveront de nombreuses informations sur l’évaluation, dans leur établissement, de risques tels que les troubles musculo-squelettiques et les risques psychosociaux, sur la qualité de vie au travail, sur la pénibilité, et principalement sur le travail de nuit, ou encore sur le reclassement des salariés devenus physiquement inaptes à exercer leur emploi.


www.sante-travail-unifaf.fr

Partager cet article

Posted on

Médecins : proposition de création du statut de « médecin-assistant territorial »

Selon les données dont dispose l’Ordre des médecins, le temps moyen entre la fin des études et l’installation en libéral est de 5 ans pour un jeune diplômé. Il met ce temps à profit pour découvrir les différents modes d’exercice, notamment en multipliant des remplacements auprès de médecins libéraux, ce qui est particulièrement vrai en médecine générale. Cela lui laisse également le temps d’approfondir son projet professionnel et personnel. Ce qu’il ne fait pas pendant sa formation initiale de médecin.

Pour encourager les diplômés à exercer plus rapidement, l’Ordre propose de s’inspirer de ce qui est fait dans les hôpitaux et de l’appliquer aux libéraux. En hôpital, il existe en effet un recrutement de jeunes médecins en post-internat sous le statut contractuel d’assistant spécialiste des hôpitaux ou d’assistant généraliste des hôpitaux. Ce statut permet aux jeunes médecins de débuter leur carrière dans le cadre rassurant d’un travail en équipe, et dans un cadre également sécurisant en termes notamment de droits sociaux (rémunérations encadrées, congés maladie, maternité et paternité, droit au chômage en fin de contrat, etc.).

Il s’agirait donc de créer un statut de « médecin-assistant territorial », de 2 ans renouvelables, qui permettrait aux jeunes médecins d’approfondir leurs projets d’exercice professionnel, de faciliter leur insertion dans le maillage territorial de l’offre de soins et d’encourager leur installation définitive.

Partager cet article

Posted on

Élevage bovin : aides aux veaux sous la mère

Bonne nouvelle : le ministère de l’Agriculture a récemment annoncé que l’aide aux veaux sous la mère, qui était menacée de disparition à la suite d’un audit de la Commission européenne, serait finalement maintenue en 2018.

À ce titre, le montant de l’aide aux veaux sous la mère et aux veaux issus de l’agriculture biologique a été revalorisé à 49,90 € par animal éligible pour la campagne 2017. Quant au montant de l’aide aux veaux sous la mère labellisés et aux veaux issus de l’agriculture biologique commercialisés via une organisation de producteurs, il est porté à 70,10 € par veau éligible.

Rappelons que les montants versés aux éleveurs avaient fortement baissé entre 2015 et 2016 (respectivement 27,50 € et 55 € en 2016).

Selon le ministère, les versements devaient intervenir le 23 mars dernier.

Rappel : les conditions d’éligibilité et les modalités de demande de l’aide aux veaux sous la mère peuvent être consultées sur le site « Mes démarches » du ministère de l’Agriculture.


Arrêté du 13 mars 2018, JO du 16

Partager cet article

Posted on

Avocats : juridiction compétente en cas de différend relatif au paiement des honoraires

Les contestations relatives au montant et au recouvrement des honoraires des avocats doivent être portées devant le bâtonnier du conseil de l’Ordre des avocats dont relève le professionnel concerné. Exception faite, toutefois, des litiges afférents aux honoraires d’un avocat qui fournit une prestation juridique dans le cadre d’un contrat administratif. Ces litiges relèvent alors exclusivement de la compétence du juge administratif et non du bâtonnier.

Dans une réponse ministérielle datée du 15 mars dernier, la Chancellerie a relevé que les marchés publics passés entre un avocat (ou un cabinet d’avocats) et une personne publique constituent des contrats administratifs. Et donc que les litiges relatifs aux honoraires des avocats choisis dans le cadre de tels marchés doivent faire l’objet d’un recours devant le juge administratif.


Réponse ministérielle n° 01691, JO Sénat du 15 mars 2018

Partager cet article

Posted on

Professionnels de santé : améliorer la qualité de vie des soignants en milieu rural

Si un professionnel de santé est en souffrance, ses patients sont alors moins bien pris en charge, avec des délais plus longs et une moindre qualité des soins. Et ceci est d’autant plus vrai dans les déserts médicaux ruraux. Selon une étude Stéthos réalisée pour SPS en novembre 2017, 39 % des professionnels de santé établis en milieu rural déclarent avoir présenté des idées suicidaires du fait de leur travail au cours de leur carrière.

Pour aider les soignants en milieu rural à améliorer leur qualité de vie, l’association SPS lance une mission, le « care des territoires oubliés » dont l’objectif est de mettre en œuvre un nouveau modèle de coopération et de coordination dans ces territoires. Ce nouveau mode d’organisation mêlera actes et avis médicaux physiques, mais aussi virtuels d’experts grâce à la e-santé et à l’intelligence artificielle.

Plusieurs axes de développement sont ainsi prévus dont la mise en place d’une plate-forme nationale de recueil de données e-santé, d’analyse de ces données par l’intelligence artificielle, de coordination des dossiers décompensés avec ses coordinateurs et d’une mobilité médicale (unités mobiles de professionnels de santé assurant des consultations et visites physiques). Une communauté devra également être constituée entre les 50 territoires ruraux oubliés qui devront accepter de financer une partie du projet et d’inscrire un nombre déterminé de patients lourds et chroniques et/ou handicapés sur le réseau de surveillance.

Pour en savoir plus : www.asso-sps.fr

Partager cet article

Posted on

Économie sociale et solidaire : adoption obligatoire de bonnes pratiques

Conformément à l’article 3 de la loi relative à l’économie sociale et solidaire (ESS), le « guide définissant les conditions d’amélioration continue des bonnes pratiques des entreprises de l’ESS » a été publié en juin 2016.

Sur la base de ce guide, il appartient aux associations de réaliser un diagnostic de leurs pratiques existantes, d’établir un plan d’action, puis de rendre compte des résultats aux salariés. Et d’ici juin 2018, les associations de moins de 250 salariés relevant de l’ESS devront présenter, lors de leur assemblée générale annuelle, des informations sur l’application des pratiques définies dans ce guide. Une obligation qui s’imposait déjà aux associations de plus de 250 salariés depuis juin 2017.

Huit thèmes sont abordés dans ce guide avec pour chacun d’entre eux des questions auxquelles l’association peut répondre pour évaluer ses pratiques :

la gouvernance démocratique : le fonctionnement de l’association repose-t-il sur des règles connues, explicites et partagées dont le respect est systématique et régulièrement évalué ? Le taux de participation aux élections aux assemblées générales est-il satisfaisant pour assurer un fonctionnement démocratique effectif ? La composition des instances dirigeantes reflète-t-elle bien la diversité des membres ? Existe-t-il un plan d’accueil et d’accompagnement des bénévoles ?

la concertation dans l’élaboration de la stratégie de l’association : l’association dispose-t-elle d’un document formalisé présentant son projet et sa stratégie ? Quelles procédures et quel cadre participatif a-t-elle mis en place afin de renforcer l’efficacité des processus décisionnels ?

la territorialisation de l’activité économique et des emplois : l’association s’est-elle donné les moyens de développer sa politique d’achats locaux ? Une attention particulière est-elle portée à l’insertion sociale et économique des personnes en situation difficile ? Quels sont les principaux acteurs ou initiatives du tissu local avec lesquels l’association peut avoir des synergies dans le cadre de son projet ?

la politique salariale et l’exemplarité sociale : l’association organise-t-elle des parcours d’insertion par l’emploi ? Quel est le budget consacré à la formation de ses salariés ?

le lien avec les utilisateurs : à quels besoins l’association répond-elle aujourd’hui ? Prend-elle en compte des besoins des populations mal ou non couverts ?

la diversité au sein de l’association : l’association a-t-elle conscience des enjeux liés à la discrimination ? A-t-elle mis en place des mesures positives pour faciliter l’accès des femmes aux responsabilités et à l’égalité en terme de rémunération ?

le développement durable : comment l’association prend-elle en compte les enjeux environnementaux ? Quels partenariats ont été engagés localement pour la mise en place du développement durable ? Quelles sont les actions d’information et de sensibilisation menées auprès des salariés et des usagers ?

l’éthique et la déontologie : l’association a-t-elle des engagements clairs en matière de qualité de services ou de produits ? A-t-elle engagé des actions pour lutter contre la corruption ? S’est-elle fixée une charte ou un code de déontologie pour ses pratiques d’achats et d’investissements ?


www.esspace.fr/gouvernance.html

Décret n° 2016-1593 du 24 novembre 2016, JO du 26

Partager cet article

Posted on

Endocrinologues, diabétologues, nutritionnistes : mise en place d’une ROSP

La ROSP vient compléter le paiement à l’acte, qui reste le socle de la rémunération en médecine libérale. Elle vise à favoriser la qualité de la pratique médicale en valorisant l’atteinte d’objectifs déterminés par les partenaires conventionnels et évalués au moyen d’indicateurs calculés sur la patientèle du médecin. Un avenant à la convention médicale vient de l’élargir à de nouvelles catégories de spécialistes : les endocrinologues, les diabétologues et les nutritionnistes.

L’avenant précise les 8 indicateurs de pratique clinique mesurés, accompagnés pour chaque indicateur de l’objectif intermédiaire, l’objectif cible, le seuil minima et le nombre de points. L’ensemble des indicateurs vaut 340 points (contre 1 000 points pour la ROSP du médecin traitant). À 7 € le point, la ROSP maximale pourra donc s’élever à 2 380 € par an.

Les patients utilisés sont ceux pour lesquels au moins 2 actes ont été réalisés et facturés par le spécialiste en endocrinologie, diabétologie et nutrition au cours des 2 années civiles précédentes.


Avis relatif à l’avenant n° 4 à la convention nationale organisant les rapports entre les médecins libéraux et l’Assurance maladie, signée le 25 août 2016, JO du 10 mars 2018

Partager cet article

Posted on

Laboratoires de biologie médicale : baisse des tarifs de certains actes

Si un accord triannuel pour 2016-2019 entre les biologistes médicaux et l’Assurance maladie prévoit une augmentation du chiffre d’affaire du secteur de 0,25 % par an sur cette période, une clause de révision est prévue pour ajuster, chaque année en février, le prix des actes en vue de respecter cette progression. Or en 2017, le chiffre d’affaires des LBM a progressé de 0,6 %, principalement dû à la prise en charge de patients qui sortent de l’hospitalisation et au vieillissement de la population, ainsi qu’au changement de formule du traitement de l’hypothyroïdie Levothyrox.

Une Chab, qui réunit les représentants de la profession et l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam), s’est donc tenue récemment pour déterminer les actes à baisser au 1er avril 2018. La commission a entériné une baisse tarifaire de 110 M€ en année pleine, soit 83 M€ pour les 9 derniers mois de 2018.

En revanche, il a été décidé d’augmenter légèrement le forfait de prise en charge de bactériologie, mycologie et parasitologie et des examens de cytologie urinaire, mais une baisse du prix du frottis au motif d’une « harmonisation des nomenclatures ».

Pour consulter la liste des modifications de la nomenclature des actes de biologie médicale : www.armoris.bzh

Partager cet article

Posted on

Infirmiers : vers un statut d’infirmière en pratique avancée

C’est la loi de modernisation de notre système de santé de janvier 2016 qui a créé un nouveau professionnel de santé : l’infirmière de pratique avancée (IPA). Par ses compétences cliniques et son niveau d’expertise acquis par une formation de master, l’IPA doit permettre de combler un déficit d’offre de soins dans un pays où le vieillissement de la population, les polypathologies, l’explosion des maladies chroniques et l’inégale répartition des professionnels de santé sur le territoire posent problèmes. Selon des modalités qui restent à établir par décret, ces infirmiers pourraient assurer des consultations propres, suivre des patients atteints de pathologies chroniques, et même prescrire certains traitements. Ce statut, qui prévoit donc un degré élevé d’autonomie professionnelle, existe d’ailleurs dans de nombreux autres pays, comme le Canada, les États-Unis ou encore le Royaume-Uni.

Mais le projet de décret d’application présenté par le ministère des Solidarités et de la Santé parait trop restrictif pour les représentants de la profession. Ceux-ci regrettent notamment que l’infirmière de pratique avancée soit dénuée d’une véritable autonomie et doive attendre de se voir attribuer ses patients par le médecin. Des réunions de concertation pour définir précisément le contenu de ce décret d’application de la loi, viennent de démarrer entre les représentants syndicaux et institutionnels des structures hospitalières, salariées et des libéraux, les deux Ordres professionnels infirmier et médical, les représentants des étudiants en soins infirmiers (Fnesi) et le ministère.

Partager cet article

Posted on

Viticulteurs : les TMS ne sont pas une fatalité !

Malgré les nombreuses évolutions techniques et pratiques, la viticulture reste particulièrement exposée aux troubles musculo-squelettiques (TMS) qui affectent principalement les membres supérieurs (épaules, coudes, poignets) et le dos des vignerons. Des TMS qui génèrent une augmentation des maladies professionnelles et de l’absentéisme au sein des exploitations, mais aussi des coûts de plus en plus importants pour la collectivité.

Face à ce constat, la Mutualité sociale agricole (MSA) de Gironde et l’Agence régionale pour l’amélioration des conditions de travail (Aract) de Nouvelle-Aquitaine se sont associées pour aider les exploitations viticoles à s’engager dans une démarche de prévention des TMS.

À cet effet, elles mettent à leur disposition un film et un guide méthodologique pour réduire les TMS, ainsi que plusieurs fiches pratiques portant sur les différents travaux de la vigne tels que la suppression des liens, la taille et le tirage des bois, la gestion des sarments, l’acanage (calage) ou encore le carassonnage (sécaillage).

En pratique : ces outils sont disponibles sur les sites Internet de la MSA de Gironde et de l’Aract de Nouvelle-Aquitaine.

Partager cet article
Your browser is out-of-date!

Update your browser to view this website correctly.Update my browser now

×

Your browser is out-of-date!

Update your browser to view this website correctly.Update my browser now

×