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Orthophonistes : une note pratique sur les évolutions de la NGAP

Un avenant n° 16 à la convention nationale des orthophonistes a été signé en juillet 2017 par la FNO et l’Uncam (Union nationale des caisses d’assurance maladie). Cet avenant comporte plusieurs revalorisations tarifaires qui sont entrées en vigueur au 1er avril dernier, impactant la Nomenclature générale des actes professionnels (NGAP). Ces évolutions tarifaires concernent à la fois la valorisation des bilans (valorisation des coefficients, actualisation des libellés et création d’un nouveau libellé de bilan), l’actualisation et le regroupement de certains libellés et la création de l’AMO 13.5 (fonctions oro-myofaciales et oralité), la création d’un forfait handicap et d’un forfait post-hospitalisation, la valorisation de la prise en charge des enfants de moins de 3 ans et des enfants de 3 à 6 ans.

Pour aider les praticiens à utiliser la nouvelle nomenclature, la FNO a fait paraître sur son site une note pratique reprenant chaque nouvelle situation. Elle propose également des affiches téléchargeables gratuitement présentant les nouveaux tarifs applicables.

Pour consulter la note : www.fno.fr

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Insertion : quels enjeux sociaux et économiques ?

Destinées à lutter contre l’exclusion économique et sociale, les 3 600 structures de l’insertion par l’activité économique (IAE), que sont les ateliers et chantiers d’insertion, les associations intermédiaires, les entreprises d’insertion et les entreprises de travail temporaire d’insertion, emploient chaque mois 130 000 salariés. Des structures qui ont, avant tout, une mission sociale, laquelle doit évoluer au même rythme que les changements sociétaux, mais également des contraintes d’ordre économique qui les poussent à se diversifier.

Des enjeux sociaux tournés vers l’utilité

L’objectif premier des associations œuvrant dans le secteur de l’IAE est d’accompagner les personnes, plus ou moins éloignées du marché du travail, vers un emploi pérenne. Et ce, en favorisant leur employabilité. Le parcours d’insertion mis en place par l’association converge ainsi vers 3 objectifs essentiels : développer le savoir-être (autrement dit la conduite à adopter au sein du monde du travail), réduire les freins à l’emploi périphériques (comme les problèmes liés au logement, les ennuis de santé…) et renforcer la qualification et les compétences (par le biais de la formation, par exemple).

Mais ce n’est pas tout. Les associations doivent orienter leurs projets en fonction des besoins des territoires et des entreprises. En effet, elles répondent à certains besoins sociaux non couverts en œuvrant, par exemple, dans les domaines du développement durable, l’agriculture biologique ou encore la préservation du patrimoine. Elles créent même de nouvelles activités comme le réemploi de textiles ou l’écoconstruction. En outre, elles contribuent à pallier les difficultés de recrutement des entreprises en axant le développement des compétences des personnes en insertion sur les besoins des professionnels.

Enfin, les associations tendent vers l’évaluation de leur utilité sociale dans le but de faire évoluer leur projet stratégique et de valoriser leur activité auprès de leurs partenaires financiers. Une évaluation qui consiste à mesurer l’utilité des actions menées par rapport aux attentes et perceptions des personnes impactées par le projet (salariés, clients, usagers, bénévoles, collectivités…).

Des enjeux économiques poussant à se réinventer

Au même titre que les TPE/PME, les associations de l’IAE doivent préserver leur situation financière, d’autant que certaines œuvrent dans des secteurs fortement concurrentiels (BTP, services à la personne…). Pour ce faire, elles investissent de nouveaux secteurs comme l’évènementiel, l’habillement, la lutte contre la précarité énergétique. Sachant, également, qu’elles jouent un rôle important dans le développement de l’économie circulaire et le réemploi (collecte des déchets, recyclage).

En outre, pour trouver de nouveaux clients et offrir des perspectives de recrutement pérenne à leurs salariés, les associations de l’IAE renforcent leurs relations avec les entreprises. Et ce, par divers moyens tels que des échanges réguliers, des visites, la participation à des clubs d’entreprise, la mise en place de partenariats ou encore la cotraitance.


Centre de ressources DLA Financement et France Active, « Les enjeux sociaux et économiques des structures de l’insertion par l’activité économique », janvier 2018

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Professionnels de santé : universitarisation des formations en santé

L’universitarisation des formations en santé poursuit plusieurs objectifs. Ce processus doit, en effet, permettre le développement de la recherche dans ces matières, mais aussi garantir que les étudiants en santé apprennent à coopérer et bénéficient des mêmes droits et des mêmes services que les étudiants inscrits dans un cursus LMD (licence-master-doctorat).

Pour que cette intégration soit opérationnelle dans toutes les formations, sur l’ensemble du territoire, à compter des rentrées 2018 et 2019, un comité de suivi vient d’être créé. Il est composé d’une trentaine de personnes, représentant, aux côtés des administrations et autorités régionales, les étudiants, les universités et les instituts et écoles de formation, les professionnels et les employeurs.

Ce comité aura 5 objectifs prioritaires à mener en concertation : la simplification des modalités d’admission dans les formations ; la possibilité de recruter des enseignants-chercheurs en maïeutique, soins infirmiers et réadaptation ; l’établissement d’un cadre national simplifiant les relations institutionnelles et financières entre régions, instituts de formation et universités ; la mise en œuvre de formations aux nouveaux métiers en débutant par les pratiques avancées infirmières dès la rentrée 2018 ; et enfin la reprise d’une réflexion sur les référentiels incluant des temps de formation communs à plusieurs filières.

Pour en savoir plus sur le processus d’universitarisation : http://solidarites-sante.gouv.fr

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Pharmaciens : un portail pour simplifier les déclarations d’activité BPDO

Les pharmaciens responsables ou adjoints d’un site dispensateur d’oxygène BPDO doivent déclarer chaque année le temps de présence et le nombre de patients approvisionnés en oxygène à usage médical pris en charge au 31 décembre de l’année précédente. Jusqu’à présent, cette déclaration se faisait par des documents papier. À compter du 9 avril, ils pourront donner ces informations via internet.

Un portail de télédéclaration a, en effet, été créé pour ces pharmaciens par le ministère des Solidarités et de la Santé, en collaboration avec l’Ordre national des pharmaciens et l’Agence des Systèmes d’Information Partagés de Santé (ASIP Santé).

Ce site internet, nommé BioO2, permet d’accéder, via la carte de professionnel de santé (CPS), à un espace dédié pour la déclaration d’activité et propose également différentes informations pratiques et réglementaires. La télédéclaration sera ouverte du 9 avril au 31 mai 2018.

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Médecins : probable baisse de la ROSP 2017

La CNAM finalise ses calculs pour les résultats de la ROSP, mais elle a d’ores et déjà indiqué qu’« il est cependant probable que ceux-ci soient en retrait par rapport à ceux de l’année précédente »… Elle justifie cette baisse par la refonte de la ROSP en 2017, suite au travail réalisé collectivement à partir des travaux du collège de médecine générale (CMG).

Elle précise toutefois que la clause de sauvegarde, qui garantit pour la première année le maintien global de la rémunération versée cette année au titre de la ROSP 2017, par rapport à l’année précédente, devrait permettre de ne pas avoir de baisse de la rémunération globalement versée par l’Assurance maladie. Mais effectivement, les résultats pourraient tout de même varier individuellement pour chaque médecin au regard de ses résultats par rapport à la moyenne.

Pour rappel, en 2016, la prime s’élevait en moyenne à 4 593 €. Elle a été versée à 90 700 praticiens libéraux (toutes spécialités confondues), soit un total de 416 M€ versés par l’Assurance maladie aux praticiens.

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Viticulteurs : aide à la restructuration et à la reconversion du vignoble

Le dispositif d’aide à la restructuration et à la reconversion du vignoble connaît quelques changements à partir de la campagne 2017/2018. Ainsi, désormais, le dépôt des dossiers s’opère, non plus en une seule fois, mais en deux étapes distinctes :
– une demande d’aide à la restructuration, à effectuer pour chaque parcelle concernée, au plus tard le 30 avril 2018, par télédéclaration sur le service Vitirestructuration ;
– une demande de paiement, à télédéposer pour chaque parcelle concernée, pendant la période qui s’étend du 2 mai au 17 septembre 2018.

À noter : les dossiers de restructuration sont désormais distincts des demandes préalables d’arrachage.

En outre, les contrôles préalables à la mise en œuvre d’une opération de restructuration sont renforcés, notamment pour l’installation d’un équipement d’irrigation sur des vignes non irriguées.

Précision : jusqu’au 30 avril 2018, il est possible de modifier sa demande d’aide (ajout ou suppression de parcelles). En revanche, après cette date, aucun dossier de demande d’aide ne pourra plus être déposé.

Pour en savoir plus, cliquez ici.


Franceagrimer, communiqué de presse du 19 mars 2018

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Notaires : obligation d’information des risques naturels

Un couple avait vendu un immeuble à usage d’habitation. 6 ans après avoir acquis le bien immobilier, le nouveau propriétaire s’était rendu compte que le logement était situé dans une zone inondable. S’estimant lésé, il avait assigné le notaire en responsabilité pour manquement à son devoir de conseil et d’information ainsi qu’en indemnisation.

Saisie de cette affaire, la Cour d’appel avait rejeté la demande de l’acquéreur au motif que le notaire avait rempli son obligation car il avait demandé une note de renseignements d’urbanisme sur laquelle n’apparaissait aucune mention pouvant faire suspecter le caractère inondable de la zone où était construit le bâtiment ou l’existence d’un plan de prévention du risque d’inondation. Sachant que, pour elle, le notaire n’est pas tenu de vérifier l’existence d’un arrêté préfectoral en ce sens.

À noter : le plan de prévention du risque d’inondation est un document établi par les pouvoirs publics qui vise à maîtriser l’urbanisation en zone inondable afin de réduire la vulnérabilité des biens et des personnes.

En outre, selon la Cour d’appel, l’arrêté préfectoral, régulièrement publié, pouvait être recherché et consulté par l’acquéreur ou mentionné par les vendeurs lors des pourparlers. Enfin, la Cour d’appel avait souligné que le classement en zone urbaine peu dense ne devait pas inciter le notaire à faire cette vérification sans y être expressément invité par l’acheteur.

Appelée à se prononcer sur cette affaire, la Cour de cassation a censuré la position adoptée par la Cour d’appel. Selon elle, la note de renseignements d’urbanisme ne dispensait pas le notaire de son obligation de s’informer sur l’existence d’un arrêté préfectoral relatif à un plan de prévention des risques d’inondation.


Cassation civile 1re, 14 février 2018, n° 16-27263

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Santé : du changement dans le fonctionnement des centres de santé associatifs

En 2016, il existait en France 1 930 centres de santé dont près de 40 % gérés par des associations. Ces structures de proximité, dédiées aux soins de premiers recours, dispensent des activités de prévention, de diagnostic et de soins (soins médicaux et dentaires, vaccinations, avortements, prélèvements de biologie médicale, prévention de l’obésité chez les enfants…). Avec pour objectif de faciliter l’accès aux soins, ils pratiquent des tarifs sans dépassement d’honoraires et le tiers-payant.

De nouvelles modalités de fonctionnement de ces centres de santé sont entrées en vigueur le 1er avril 2018. Ainsi, désormais, les centres de santé doivent transmettre au directeur général de l’agence régionale de santé un engagement de conformité dont le modèle est fixé par arrêté. Les centres de santé déjà en fonctionnement au 1er avril 2018 disposent d’un délai d’un an pour remplir cette obligation.

De plus, à présent, les centres de santé doivent, tous les ans, communiquer à ce même interlocuteur des informations relatives à leurs activités et à leurs caractéristiques de fonctionnement et de gestion. Une obligation que les centres déjà en activité devront remplir d’ici le 1er mars 2019. Ces informations, dont la liste est fixée par arrêté, portent notamment sur les professionnels exerçant dans le centre, son effectif salarié, ses missions (soins, prévention, télémédecine…), ses sources de financements publics et privés, etc.

En complément : l’accueil d’étudiant en stage n’est à présent plus obligatoire pour les centres de santé.


Ordonnance n° 2018-17 du 12 janvier 2018, JO du 13

Décret n° 2018-143 du 27 février 2018, JO du 1er mars

Arrêté du 27 février 2018, JO du 1er mars

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Professionnels de santé : s’engager pour réduire les incidents liés aux soins

Cela fait plus de 4 ans que la HAS expérimente des méthodes et des outils d’amélioration de la prise en charge des patients via un programme d’expériences émanant d’équipes de soins engagées. Elle présente aujourd’hui les enseignements et retours de cette expérimentation et devrait mettre ces outils et méthodes à disposition de l’ensemble des professionnels de santé au second trimestre 2018.

Ces outils et méthodes devraient permettre de diminuer les évènements indésirables associés aux soins, qui sont souvent liés à un mauvais fonctionnement de l’équipe, notamment à un problème de communication. Le Pacte propose de renforcer l’écoute, la cohésion, le dialogue, la synergie ou la prise en compte du stress au sein de l’équipe de soins.

Pour en savoir plus, des témoignages d’équipes qui ont participé à l’expérimentation durant la phase pilote, relatent l’intérêt de se lancer dans le Pacte pour renforcer la sécurité des patients, sur le site de la HAS.

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Professionnels de santé : améliorer l’évaluation des nouveaux actes

La HAS reconnaît qu’elle a besoin de la contribution des professionnels pour identifier les actes innovants susceptibles d’être remboursés, mais aussi pour mieux évaluer leur pertinence clinique en pratique courante.

Pour aider les professionnels à déposer des demandes d’évaluation d’actes, la HAS souhaite les accompagner en amont et simplifier ses procédures. Elle leur propose notamment de la rencontrer avant toute demande d’évaluation pour échanger avec les professionnels sur la pertinence de leur demande et la robustesse des données disponibles pour évaluer l’acte. Elle indique également qu’elle les informera automatiquement de la décision prise et des commentaires qui seront faits sur leur espace eDEActe.

La HAS souhaite en parallèle améliorer la collaboration avec les professionnels lorsqu’elle les consulte pour recueillir leur avis de terrain, notamment rendre plus fluides les échanges avec les conseils nationaux professionnels (CNP), sociétés savantes et centres nationaux de référence (CNR).

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