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Généalogistes : quelle rémunération en cas de gestion d’affaires ?

Lorsque les héritiers auxquels il a dévoilé l’existence d’une succession n’ont pas signé de contrat de révélation de succession, le généalogiste peut néanmoins agir contre eux en justice, sur le fondement de la gestion d’affaires, pour qu’ils soient contraints de lui verser une certaine somme d’argent. S’il parvient à démontrer l’utilité de son intervention, il pourra alors obtenir le remboursement des dépenses qu’il a engagées en la matière.

Précision : on parle de gestion d’affaires lorsqu’une personne accomplit, sans avoir de mandat, des actes pour le compte d’une autre personne en vue de sauvegarder les intérêts de cette dernière.

Pas de droit à rémunération

Mais le généalogiste ne pourra pas obtenir le paiement d’une rémunération ! C’est ce que les juges ont réaffirmé dans une affaire récente. Un généalogiste avait informé une personne qu’elle était héritière dans une succession. Or l’intéressé avait refusé de signer le contrat de révélation de succession que le généalogiste lui avait proposé de souscrire. Ce qui ne lui avait pas empêché de découvrir qu’il était héritier d’une cousine au 4e degré et de recevoir la part d’héritage qui lui revenait. Le généalogiste avait alors invoqué la gestion d’affaires pour lui réclamer le paiement de ses honoraires, en l’occurrence une somme correspondant à 40 % du montant hors taxes de l’actif net successoral.

En vain, car les juges ont condamné l’héritier à ne verser au généalogiste qu’une somme de 4 000 €, correspondant au remboursement des dépenses utiles que ce dernier avait engagées. En effet, ils ont rappelé que la gestion d’affaires ne permet d’accorder au « gérant » que le remboursement des dépenses utiles ou nécessaires qu’il a faites, mais pas le paiement d’une rémunération, quand bien même il aurait agi à l’occasion de sa profession.


Cassation civile 1re, 29 mai 2019, n° 18-16999

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Médico-social : licenciement pour faute grave d’une éducatrice

Un salarié peut être licencié pour faute grave lorsque cette faute rend impossible son maintien dans l’association. Un tel licenciement le privant alors d’un préavis et de l’indemnité de licenciement.

Toute la difficulté pour l’association étant d’évaluer la gravité de la faute… Dans une affaire récente, un centre pour personnes handicapées avait licencié pour faute grave une salariée ayant plus de 30 ans d’ancienneté en tant qu’éducatrice spécialisée, puis en tant qu’éducatrice chef. L’association lui reprochait notamment de ne pas avoir dénoncé des faits d’agression sexuelle commis envers une résidente et d’avoir maltraité une patiente.

Prenant en compte les états de service de la salariée, la cour d’appel avait estimé que « le seul fait qu’elle ait donné un léger coup de pied à une résidente difficile et ait tardé à signaler les abus sexuels anciens rapportés par une autre résidente » ne permettait pas de caractériser une faute grave.

Mais la Cour de cassation a rejeté cette solution et validé le licenciement pour faute grave de la salariée. En effet, celle-ci avait l’obligation légale d’informer les autorités compétentes de toute atteinte sexuelle infligée à une personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison notamment d’une infirmité, d’une déficience physique ou psychique. Or la salariée avait manqué à cette obligation qui était rappelée dans le règlement intérieur de son employeur. De plus, des témoignages confirmaient que la salariée avait donné un coup de pied à une patiente et se permettait, envers les résidents, un langage parfois cru et humiliant.


Cassation sociale, 3 avril 2019, n° 17-28829

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Médecins : une aide financière à l’embauche d’assistants médicaux

C’est la réforme du plan Ma Santé 2022 qui prévoit le déploiement d’assistants médicaux. Leur objectif est d’améliorer l’accès aux soins ainsi que les conditions d’exercice des médecins libéraux en renforçant la qualité de la prise en charge des patients.

C’est au médecin de décider s’il souhaite embaucher un assistant médical et qui détermine les missions qu’il veut lui confier (soutien administratif, accompagnement de la consultation, organisation et coordination avec les autres acteurs de la santé…). S’il se fait épauler par un assistant, il bénéficiera d’une aide de l’Assurance maladie, à condition qu’il s’engage à augmenter sa patientèle proportionnellement au niveau de financement qu’il reçoit.

L’Assurance maladie ajoute que « l’assistant médical devra être formé ou s’engager à suivre une formation spécifique dont le contenu est en cours de définition dans le cadre de la convention collective des personnels des cabinets médicaux ». Les médecins peuvent toutefois recruter dès à présent des assistants médicaux, sans formation préalable, en leur permettant de se former aux nouvelles missions dans les 2 ans suivant leur prise de fonction. Cette formation sera validée par un certificat de qualification professionnelle qui devra être obtenu dans les 3 ans.

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Arboriculteurs : aide à la plantation de pommiers cidricoles

Comme l’an dernier, une aide à la plantation de vergers de fruits à cidre pourra être octroyée aux producteurs au titre de la campagne 2019-2020. Son montant a été porté à 1 514 € par hectare (1 000 € l’an dernier).

Rappelons que cette aide est destinée « à favoriser l’évolution variétale nécessaire pour mieux adapter la production aux besoins quantitatifs et qualitatifs de la filière cidricole » et « à faire évoluer les exploitations vers des vergers professionnels ».

Ses conditions d’attribution sont inchangées. Conditionnée à la plantation de variétés de pommes à cidre, l’aide est réservée aux exploitants qui ont souscrit un contrat avec une entreprise de transformation, qui bénéficient d’un encadrement technique et dont la surface globale de vergers qu’ils mettront en valeur après plantation sera d’au moins 4 hectares. Peuvent également y prétendre les producteurs qui disposent d’un atelier de transformation, qui commercialisent chaque année au moins 375 hectolitres « équivalent cidre » et qui ont signé un contrat de suivi œnologique.

Précision : pour les jeunes agriculteurs, le plan de développement de l’exploitation doit prévoir d’atteindre une surface d’au moins 4 hectares de vergers.

Sachant que si l’enveloppe disponible est dépassée, l’attribution de l’aide se fera en fonction de critères de priorité. À ce titre, le renouvellement des vergers, l’appui à la transmission des exploitations et l’amélioration de la performance économique et environnementale seront privilégiés par rapport aux plantations nouvelles.

En pratique : l’aide doit être demandée auprès de FranceAgriMer au plus tard le 31 juillet 2019. Le formulaire correspondant peut être téléchargé sur le site de FranceAgriMer. Les producteurs bénéficiaires de l’aide devront débuter la plantation après avoir obtenu l’autorisation de commencement des travaux et avant le 31 juillet 2020. Et attention, si ces délais ne sont pas respectés, l’aide ne sera pas versée.


Décision INTEV-SANAEI-2019-12 du 7 mai 2019

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Avocats : le CNB propose une formation en ligne sur l’arbitrage interne

Pratique, rapide, confidentiel, prévisible en termes de coûts, l’arbitrage interne séduit de plus en plus de personnes attachées à régler un conflit sans devoir passer devant un juge. Un succès renforcé par le fait que le champ d’application de cette procédure alternative n’a cessé, ces dernières années, d’être étendu, notamment par la loi de Modernisation de la justice de 2016.

8 heures de e-learning

Pour aider les avocats désireux de se lancer dans l’arbitrage interne (comme prescripteurs, conseils d’une des parties ou arbitres), le Conseil national des barreaux (CNB) a conçu et réalisé une formation en ligne. Elle comprend 8 parties : spécificités de l’arbitrage, devenir acteur de l’arbitrage, être conseil dans un arbitrage, la constitution du tribunal, devenir arbitre, le déroulement de la procédure, la sentence arbitrale, préconisations pratiques. Cette formation en ligne est constituée, notamment, de vidéos, de cas pratiques et de documents d’évaluation (QCM). Elle peut être suivie en seulement 8 heures. « Aucun prérequis n’est nécessaire », rappelle le CNB. Chaque avocat peut s’y inscrire en s’adressant à l’école des avocats (CRFPA) dont il dépend.


www.cnb.avocat.fr

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Services à la personne : exonération de TVA

Auparavant, les prestations effectuées par les associations de services d’aide à la personne pouvaient être exonérées de TVA, quelle que soit la situation de leurs bénéficiaires.

Depuis le 1er janvier 2019, seules sont éligibles à cette exonération les services fournis auprès de personnes en situation de fragilité ou de dépendance (enfants de moins de 3 ans, mineurs et majeurs de moins de 21 ans relevant de l’aide sociale à l’enfance, personnes âgées, handicapées ou atteintes d’une pathologie chronique, familles fragiles économiquement ou socialement).

Précision : parmi les prestations visées figurent, notamment, l’aide à la mobilité, les travaux ménagers et de petit bricolage, la garde d’enfants et le soutien scolaire à domicile, ainsi que la préparation ou la livraison de repas à domicile.

À ce titre, l’administration fiscale vient de préciser les conditions à remplir par les associations pour bénéficier de cette exonération. Ainsi, elles doivent simultanément :
– avoir une gestion désintéressée ;
– être titulaires d’un agrément ou d’une autorisation ;
– assurer leur activité en recrutant des travailleurs pour les mettre, à titre onéreux, à la disposition de personnes physiques ou en fournissant des prestations de services aux personnes physiques.


BOI-TVA-CHAMP-30-10-30-20 du 15 mai 2019, n° 380 et s.

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Ophtalmologistes : baisse significative des délais de rendez-vous

L’étude du SNOF révèle que les délais de rendez-vous en ophtalmologie se sont nettement réduits, avec une accélération ces dernières années. Par rapport aux délais indiqués par la Drees en octobre 2018, on constate une baisse des délais médians de 66 à 43 jours pour une consultation périodique (- 35 %), et de 20 à 10 jours (- 50 %) en cas d’apparition de nouveaux symptômes. Cette amélioration concerne toutes les régions, même s’il reste encore des disparités.

6 patients sur 10 ont obtenu un rendez-vous après contact téléphonique. Dans 14 % des cas seulement, le cabinet a déclaré ne plus prendre de nouveaux patients, chiffre stable par rapport aux chiffres précédents mais qui devrait se réduire avec la poursuite du plan pour améliorer l’accès aux soins oculaires.

Plusieurs mesures peuvent expliquer ces bons résultats : développement rapide du travail aidé, décrets des orthoptistes et opticiens de 2016, protocoles organisationnels… Cette baisse devrait se poursuivre avec l’ouverture de cabinets secondaires favorisée par l’évolution réglementaire récente sur les sites multiples qui ne nécessitent plus qu’une déclaration préalable, et le développement de la prise de rendez-vous en ligne.

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Éleveurs de bovins : guide de la contractualisation

Contractualiser leurs relations avec les acheteurs est de nature à permettre aux éleveurs, d’une part, de sécuriser tout ou partie de leurs débouchés, et d’autre part, de leur apporter de la visibilité en termes de prix, de volumes et de caractéristiques demandées par les acheteurs.

Pour accompagner les acteurs de la filière bovine, notamment les éleveurs, dans leur démarche de contractualisation, Interbev, l’interprofession du bétail et de la viande, a conçu un guide ayant pour objectif de faciliter la négociation et la rédaction de contrats dans ce secteur.

Téléchargeable sur le site d’Interbev, ce guide présente les différents contrats propres à chaque type de mise en marché (animaux vifs, carcasses et découpes de gros, produits finis), détaille les clauses qui doivent figurer dans ces contrats et décrit certains contrats spéciaux.

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Cuniculiculteurs : vers des élevages sans cage

Soucieux du respect du bien-être animal, et en vue de répondre ainsi aux attentes de nombreux consommateurs, les principaux acteurs de la filière lapin (le groupement lapin de la Cavac – CPLB –, le groupement de Terrena et l’abatteur Loeul et Piriot, tous les trois réunis dans l’association Éleveurs & bien) ont annoncé le lancement prochain d’élevages sans cage.

Selon ce nouveau mode d’élevage (« révolutionnaire », aux dires des intéressés), qui fait l’objet d’une expérimentation depuis quelques années chez deux éleveurs pilotes, les lapins ne seront donc plus élevés en cage, mais dans des enclos au sol sur caillebotis d’une surface deux fois plus grande que les cages, comprenant des terriers et des zones de repos, leur permettant ainsi de gambader et de se terrer. Ils seront nourris avec des aliments sans OGM, exclusivement végétaux et riches en acides gras omega 3. L’éclairage sera naturel ou, tout au moins, avec une « transition lumineuse reproduisant le déroulement naturel d’une journée ».

En grande distribution dès 2020

La vente en grande distribution des premiers produits de viande de lapin élevé sans cage, identifiés sous la marque « Lapin & Bien », est prévue pour début 2020. L’ambition étant de lancer cette marque avec une dizaine d’éleveurs, puis d’atteindre 25 % de producteurs engagés dans cette voie d’ici 2025. À ce titre, l’association Éleveurs & bien a indiqué qu’un accompagnement sur 7 ans serait prévu en faveur des éleveurs qui investiront en la matière.

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Architectes : et si vous participiez aux Journées nationales de l’architecture ?

Lancées par le ministère de la Culture, les Journées nationales de l’architecture, mises en œuvre dans chaque région, se tiendront, cette année, les 18, 19 et 20 octobre. Un évènement qui a pour objectif de promouvoir les enjeux de l’architecture auprès du grand public et de lui fournir les clés de compréhension de l’architecture qui façonne les territoires. Au programme de ces journées : rencontres, débats sur l’espace public, ateliers pédagogiques, balades urbaines, visites de bâtiments…

Mais ces journées sont également l’occasion de faire connaître et de valoriser le métier d’architecte. Aussi les professionnels sont-ils invités à inventer et organiser leur(s) propre(s) évènement(s) (visites, conférences, expositions…), dans leur agence ou à l’extérieur de celle-ci. Pour ce faire, ils doivent s’inscrire sur le site journeesarchitecture.culture.gouv.fr.

Précision : les architectes inscrits bénéficieront d’outils de communication fournis par l’Ordre national des architectes et le ministère de la Culture. Les évènements et actions organisés seront, en outre, mis en avant au moyen d’une importante campagne de communication déployée auprès du grand public.


www.architectes.org

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