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Sport : la licence à une fédération est-elle obligatoire ?

Selon le Code du sport, les statuts des fédérations sportives peuvent imposer aux membres adhérents des associations affiliées d’être titulaires d’une licence sportive, le non-respect de cette obligation par une association étant passible d’une sanction disciplinaire.

Or, dans une affaire récente, l’Union française des œuvres laïques d’éducation physique et une association de karaté demandaient au Conseil d’État l’abrogation de ces dispositions du Code du sport invoquant le fait qu’elles seraient contraires au principe de libre accès aux activités sportives.

Une demande à laquelle le Conseil d’État a refusé de faire droit. Il a estimé que le Code du sport, « compte tenu de l’intérêt général qui s’attache à la mission d’organisation de la pratique sportive confiée aux fédérations et de la circonstance qu’une adhésion à une association affiliée à une fédération ne constitue pas une condition nécessaire à la pratique d’une activité sportive », ne porte pas atteinte à la liberté d’association.

Les fédérations sportives peuvent donc continuer d’exiger, dans leurs statuts, que les membres adhérents des associations qui leur sont affiliées soient titulaires d’une licence sportive, sous peine d’une sanction disciplinaire pour l’association défaillante.


Conseil d’État, 7 mars 2018, n° 406811

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Professionnels de santé : une campagne sur les accidents d’exposition au sang

Les AES correspondent à « tout contact avec du sang ou un liquide biologique contenant du sang et comportant soit une effraction cutanée (piqûre, coupure) soit une projection sur une muqueuse (œil…) ou sur une peau lésée ». Ils font 56 000 victimes tous les ans, principalement dues à des piqûres (dans 66,6 % des cas) ou des coupures (19 %). Et résultent dans 44,5 % des cas d’actes infirmiers, ou bien d’actes chirurgicaux (dans 22,1 %).

Pourtant diverses procédures et l’utilisation d’un matériel sécurisé permettent de réduire les risques. C’est pour informer les professionnels de santé des risques encourus et des moyens disponibles que des affiches de sensibilisation aux AES sont placardées dans les établissements de santé depuis 1 mois.

Cette campagne est menée conjointement par le Syndicat national de l’industrie des technologies médicales (SNITEM), l’Ordre national des infirmiers (ONI), la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP), la Société française de biologie clinique (SFBC), la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H) et le Groupe d’étude sur le risque d’exposition des soignants aux agents infectieux (GERES).

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Chirurgiens-dentistes : mise en place du registre public d’accessibilité

Le RPA est un document dont l’objectif est d’informer les patients sur l’accessibilité du local professionnel et les prestations fournies par le chirurgien-dentiste. Depuis septembre 2017, il est obligatoire dans tous les cabinets dentaires, qu’ils soient neufs ou installés dans un cadre bâti existant.

Pour aider les chirurgiens-dentistes à réaliser facilement et rapidement leur RPA s’ils ne l’ont pas encore fait, l’ONCD propose un modèle conçu à partir des textes légaux. Il contient, en outre, les éléments spécifiques à la Médecine bucco-dentaire et est téléchargeable gratuitement sur le site de l’Ordre.

L’Ordre précise que de nombreuses sociétés tentent d’escroquer les praticiens en les incitant, sous peine de sanction, à inscrire le cabinet dentaire sur un « registre d’accessibilité ». Il s’agit d’arnaques dans la mesure où le RPA est gratuit. Il invite donc les praticiens à être vigilants et à avoir certains réflexes de bon sens : consulter les sites internet gouvernementaux, se méfier des méthodes jugées agressives, ne jamais donner ses coordonnées bancaires par téléphone…

Pour télécharger le modèle de RPA : www.ordre-chirurgiens-dentistes.fr.

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Viticulteurs : nouvelles variétés de vigne

La liste des variétés de vigne à raisins de cuve pouvant être plantées, replantées ou greffées à des fins de production viticole s’est récemment enrichie de 9 nouveaux cépages, à savoir   Bouysselet B, Tardif N, Verdanel B, Vidoc, Artaban, Floréal, Voltis, Gibert et Noual.

À noter : développés par l’Inra, les cépages Vidoc, Artaban, Floréal et Voltis sont porteurs de gênes résistants au mildiou et à l’oïdium et sont censés réduire fortement l’usage de pesticides dans les vignes.


Arrêté du 7 mars 2018, JO du 14

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Laboratoires de biologie médicale : renforcer les liens avec les médecins prescripteurs

Selon la CNAM, 33 % des hommes atteints d’un cancer de la prostate font l’objet de dosages de PSA. Pourtant, au-delà de 85 ans, cela n’a aucun intérêt sauf quelques cas précis qui n’ont rien à voir avec ce cancer. Cette mauvaise application d’examen est due aux communications divergentes qui fourvoient les médecins traitants lors de la prescription. Une meilleure communication entre le biologiste et le médecin, notamment par une prescription précisant le contexte de l’analyse demandée, permettrait d’éviter ces situations inutiles.

Cet exemple est l’un des nombreux cas relevés par l’Académie nationale de pharmacie et la Société française de biologie médicale qui prônent un meilleur dialogue entre les médecins et les biologistes pour permettre une meilleure prise en charge des patients. Dans chacun des cas relevés, ils proposent des actions concrètes permettant, par exemple, d’aider les biologistes médicaux à mieux interpréter des résultats, voire à mieux informer les patients et contribuer ainsi à leur adhésion dans certains traitements à long terme.

Ils souhaitent aussi la mise en place d’une formation commune aux cliniciens et biologistes, permettant d’améliorer la qualité des soins et d’optimiser les dépenses de santé.

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Apiculteurs : restriction d’utilisation de certains néonicotinoïdes

En 2013, l’Union européenne (UE) avait imposé des restrictions à l’utilisation de 3 insecticides appartenant à la famille des néonicotinoïdes, à savoir la clothianidine, l’imidaclopride et le thiaméthoxame, considérés comme dangereux pour les abeilles. Les fabricants de ces produits avaient alors contesté ces restrictions en justice. Leur recours vient d’être rejeté par le Tribunal de l’Union européenne.

À l’appui de leur décision, les juges se sont basés sur des études de l’EFSA qui soulevaient des « préoccupations » sur les conditions d’approbation des néonicotinoïdes, alors que l’Union européenne s’était dotée de règles de protection des abeilles afin de sauvegarder leur rôle de pollinisateurs pour la flore et les cultures arables.

Le 27 avril dernier, les États membres de l’UE ont même décidé d’élargir l’interdiction de l’usage de ces 3 produits à toutes les cultures de plein champ. Une interdiction qui entrera en vigueur le 19 décembre prochain dans tous les États membres de l’UE. À compter de cette date, seul l’usage de ces produits dans les serres permanentes sera possible.

Rappelons qu’en France, l’utilisation de tous les insecticides néonicotinoïdes sera interdite à compter du 1er septembre 2018. Des dérogations seront toutefois possibles jusqu’en 2020.


Tribunal de l’Union européenne, 17 mai 2018, aff. T-429/13, T-451/13 et T-584/13

Règlements (UE) 2018/783, 2018/784 et 2018/785 du 29 mai 2018, JOUE du 30 mai

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Notaires : convention de partenariat entre le CSN et la Caisse des dépôts

Le 28 mai dernier à Cannes, dans le cadre du 114e Congrès des notaires, la Caisse des dépôts et le Conseil supérieur du Notariat (CSN) ont signé une convention de partenariat destinée à renforcer et à élargir leurs coopérations en faveur du développement de tous les territoires.

Cette convention définit les actions communes suivantes.

Accompagner les 222 collectivités retenues dans le cadre du plan national « Action cœur de ville »

Ces collectivités bénéficieront d’un accès privilégié aux expertises des notaires et de la Caisse des dépôts pour définir les projets de redynamisation de leurs centres-villes (identification des besoins et solutions juridiques pertinentes, dynamisation de l’installation de commerces de proximité, propositions fiscales pour revitaliser les communes de proximité du centre-ville), identifier les moyens et outils fonciers mobilisables et mettre en œuvre des opérations foncières complexes (remembrements, expertise sur les actions foncières à forte dimension sociale et humaine comme les successions et transferts de propriété, végétalisation des centres-villes).

Soutenir les opérateurs dans la mise en œuvre des politiques publiques en faveur du logement

La Caisse des dépôts et le Conseil supérieur du notariat souhaitent favoriser l’accès des opérateurs de logement social à leurs expertises et engagent une réflexion commune pour promouvoir le bail réel solidaire ainsi que le transfert de propriété des logements sociaux vers leurs locataires et pour encourager la location-accession.

Accompagner les territoires en termes de protection de l’environnement

La Caisse des dépôts et le Conseil supérieur du notariat souhaitent poursuivre les réflexions et lancer des expérimentations pour accompagner les territoires dans la prévention des atteintes à l’environnement (bail rural environnemental, compensation environnementale, obligation réelle environnementale) et pour la gestion durable des forêts (bail forestier, notion d’usufruit en forêt, lutte contre les indivisions).

Assurer la continuité territoriale du service public mise en œuvre par le notariat

Pour maintenir et développer la qualité du maillage territorial du service public notarial et assurer un égal accès au droit à chaque citoyen, la Caisse des dépôts et le Conseil supérieur du notariat s’engagent à renforcer leur coopération (accompagner l’installation de notaires créateurs d’offices dans les zones dites « tendues », analyser les impacts de la loi du 6 août 2015 sur le maillage territorial du service public notarial, étudier des projets de digitalisation du service public notarial en zones rurales).

Toutes ces actions communes seront précisées et déployées ultérieurement.

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Médecins : les avis de consultants revalorisés depuis le 1 juin

Cette hausse de 48 à 50 € concerne les avis réalisés à la demande explicite du médecin traitant et avec courrier en retour. Toutes les spécialités sont concernées, y compris les avis en médecine générale, sauf ceux des psychiatres et neurologues. L’augmentation vaut également pour les actes effectués dans le cadre d’une visite à domicile du patient (APV).

Pour les psychiatres, neuropsychiatres et neurologues (APY au cabinet ou AVY en visite), l’avis ponctuel de consultant passe, lui, de 60 à 62,50 €.

Dans les départements et régions ultramarins (Guadeloupe, Martinique, Guyane et Réunion), hors Mayotte, le tarif augmente de 57,60 € à 60 € pour l’APC et l’APV, et de 72 € à 75 € pour les APY et AVY.

La facturation d’un avis d’expert intervenant dans le cadre du parcours de soins n’est possible que si le médecin sollicité n’a pas reçu le patient dans les 4 mois précédents l’avis de consultant et ne le revoit pas dans les 4 mois suivants pour la même demande (même pathologie).

Selon la CNAM en avril dernier, les chirurgiens ont ainsi facturé 1,5 million avis d’experts (APC), suivis par les spécialistes des pathologies cardiaques (740 000 avis) et les anesthésistes-réanimateurs (641 000 avis).

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Médico-social : les Ehpad sont tenus de communiquer leurs tarifs d’ici la fin du mois

Le gouvernement a adopté diverses mesures ces dernières années afin de rendre plus transparents les tarifs pratiqués par les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

Ainsi, depuis le 1er juillet 2016, ces établissements doivent inclure, dans le contrat signé avec le résident, un socle de prestations minimales liées à l’hébergement pour lesquelles ils fixent un tarif global.

Ces prestations comprennent l’administration générale (élaboration du contrat de séjour…), l’accueil hôtelier (mise à disposition d’une chambre et de locaux collectifs, accès à une salle de bain, chauffage, entretien des locaux…), la restauration, le blanchissage (fourniture et entretien du linge de lit et de toilette…) et l’animation de la vie sociale.

Ces tarifs sont publiés sur le site www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr.

Aussi, les Ehpad doivent, tous les ans et au plus tard au 30 juin, transmettre à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, via la plate-forme dédiée :
– les informations relatives à leur capacité d’hébergement, permanent et temporaire ;
– pour chaque type de chambre, le tarif global pour le socle des prestations minimales d’hébergement (TTC, par personne et par jour) ;
– les tarifs liés à la dépendance (GIR 1-2, 3-4 et 5-6).

À noter : ils peuvent communiquer également les prix des autres prestations disponibles dans leur établissement mais non comprises dans les tarifs obligatoires (entretien du linge personnel du résident, déjeuner d’un invité, location d’un téléphone ou d’un téléviseur…).

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Médecins : une dégradation de la qualité des soins

Un sondage de 360 medics pour le site Egora a consulté récemment 951 médecins pour connaître leur perception de la qualité générale des soins, et les a invités à donner une note sur cette qualité. Le résultat passe légèrement la moyenne, mais sans plus : 6,31/10 (6,23/10 pour les médecins hospitaliers et 6,71/10 pour les étudiants en médecine). 77 % des médecins estiment même que la qualité des soins s’est détériorée en 5 ans (dont 47 % des médecins hospitaliers).

Les facteurs en cause ? Principalement la surcharge de travail et le manque le personnel. Sont également évoquées les contraintes, comme le tiers payant généralisé imposé aux médecins, ou encore le manque de moyens financiers, le bien-être et le moral au plus bas, ou encore le manque de fluidité de l’information entre les soignants.

Ces résultats ne sont pas sans rappeler ceux publiés au dernier trimestre 2017 sur la santé des professionnels de santé, qui indiquaient que 63 % des médecins ressentaient un épuisement physique et moral dû principalement au comportement des patients et au manque de reconnaissance…

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