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Chirurgiens-dentistes : des outils pour prévenir les conflits au cabinet

Relations avec les patients, échanges avec des confrères, travail avec l’équipe de soins… toutes ces situations peuvent être sources de conflits pour les praticiens. Pour aider à prévenir les dysfonctionnements au sein du cabinet dentaire, l’Ordre propose aux chirurgiens-dentistes de mettre en place une communication efficace, adaptée et transparente.

Pour cela, il s’est lancé dans la réalisation de fiches pratiques concernant aussi bien les relations praticien-praticien que celles praticien-équipe de soins ou praticien-patient. Ces fiches doivent aider les chirurgiens-dentistes à désamorcer des situations délicates et à réduire au minimum les risques de conflit dans l’exercice au quotidien.

8 fiches ont déjà été réalisées par la commission Exercice et Déontologie et le pôle Patients, avec la contribution du pôle juridique du Conseil national. Toutes tournent autour du thème de la discrimination (par exemple, le refus de soins discriminatoires, le principe de neutralité politique, philosophique et religieuse, la relation employeurs-employés…). Ces fiches seront complétées par d’autres thèmes et seront régulièrement actualisées en fonction des évolutions législatives et réglementaires.

Pour consulter les fiches : www.ordre-chirurgiens-dentistes.fr

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Tourisme social et familial : renouvellement de CDD saisonnier

Selon la convention collective nationale de tourisme social et familial, le salarié saisonnier qui a travaillé dans le même établissement pendant 2 saisons consécutives bénéficie, en principe, du renouvellement de son contrat dans sa qualification pour une même période d’activité. L’employeur doit lui adresser son contrat au plus tard 1 mois avant le 1er jour de travail et le salarié doit accepter ou refuser cette offre dans les 15 jours.

Que se passe-t-il lorsque l’employeur ne respecte pas ce délai d’1 mois, c’est-à-dire qu’il transmet au salarié une proposition de contrat moins d’1 mois avant le 1er jour de travail ?

Dans une affaire récente, un salarié avait travaillé comme serveur pendant 6 saisons de 2004 à 2009. Le 3 février 2010, l’employeur lui avait transmis une proposition de contrat pour une période allant du 14 février au 30 septembre 2010 en précisant qu’à défaut de réponse au 9 février, il serait présumé avoir renoncé à cet emploi. En l’absence de réponse du salarié, l’employeur l’avait licencié.

Pour la Cour de cassation, le délai d’1 mois exigé par la convention collective de tourisme social et familial n’ayant pas été respecté, le salarié pouvait se prévaloir d’une absence de renouvellement de son contrat de travail imputable à l’employeur. Attention donc à bien respecter le délai de renouvellement du CDD !


Cassation sociale, 14 février 2018, n° 16-19656

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Ophtalmologistes : exonération de TVA des opérations de chirurgie réfractive

Selon le Code général des impôts, les prestations de soins réalisées par les membres des professions médicales ou paramédicales réglementées sont exonérées de TVA. Ce principe subit toutefois une exception en matière de médecine ou de chirurgie esthétique. Dans ce cadre, seuls les actes susceptibles de faire l’objet d’une prise en charge totale ou partielle par l’Assurance maladie ou dont l’intérêt diagnostique ou thérapeutique est reconnu par les autorités sanitaires compétentes, sont exonérés.

À plusieurs reprises, l’administration fiscale a considéré les actes de chirurgies réfractives comme relevant de la chirurgie esthétique, et à ce titre, les a soumis au taux de TVA à 20 %, ce qui n’est pas l’avis des praticiens pour qui la chirurgie réfractive ne relève pas de la chirurgie esthétique. La question a donc été posée devant le Sénat au Gouvernement.

Pour le Gouvernement, la chirurgie réfractive réalisée par un ophtalmologiste permettant de corriger une pathologie, comme la myopie, l’hypermétropie ou l’astigmatisme ne constitue pas un acte de chirurgie esthétique, ni de médecine esthétique. Elle est donc couverte par l’exonération de TVA, quel que soit son régime de prise en charge par l’Assurance maladie.


Rép. min. n° 03356, JO Sénat 12 avril 2018

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Infirmiers : des précisions pour les infirmiers de pratique avancée

Alors que le projet de décret relatif aux missions et au périmètre d’exercice des futurs IPA devrait être publié fin juin, il fait l’objet, depuis plusieurs semaines, d’une contestation de l’ensemble des organisations infirmières, déçues par son contenu qui ne prévoit notamment pas suffisamment d’autonomie à ces professionnels. Le Haut conseil des professions paramédicales (HCPP) a, par ailleurs, rejeté ce projet également.

La DGOS vient d’apporter des précisions sur les périmètres d’intervention des IPA. Elle indique que si le médecin reste en « première ligne d’entrée dans le système de santé », les IPA, tant à l’hôpital qu’en ville, sans être autonomes, pourront renouveler et réajuster des traitements et prescrire des examens complémentaires. Ils seront responsables de leurs actes, mais la pratique avancée ne pourra pas s’exercer de façon isolée, elle devra s’inscrire dans un « parcours » et une « équipe pluri-professionnelle ».

Les universités proposant un master préparant à la fonction d’IPA devraient être connues en juin.

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Viticulteurs : Château Petrus contre Petrus Lambertini

L’affaire, qui a débuté par un banal dépôt de marque en 2012, a fait grand bruit. Et pour cause, elle concerne un des fleurons des grands crus français : Château Petrus. La marque en question « Petrus Lambertini Major Burdegalensis 1208 » a été déposée par CGM, un négociant en vins de Saint-Savin (Gironde) en hommage au premier maire de Bordeaux. Alertés, les responsables de la société Château Petrus, estimant que le nom utilisé n’a été choisi que pour profiter de la notoriété de leur célèbre Pomerol, ont tenté de s’opposer au dépôt devant l’Inpi. En vain.

Quelque temps plus tard, des bouteilles de « Petrus Lambertini » « 2nd vin » ont été mises en vente pour une dizaine d’euros pièce sur différents sites dont Leboncoin. Cette fois, les responsables de la société Château Petrus ont déposé une plainte pour pratique commerciale trompeuse. Le tribunal correctionnel leur a donné raison et a condamné, le 11 février 2016, CGM à payer 10 000 € d’amende et 30 000 € avec sursis.

Une relaxe en appel

Saisie à son tour, la Cour d’appel de Bordeaux est venue, le 3 avril dernier, infirmer le jugement du tribunal correctionnel. Pour les juges d’appel, si la démarche est « habile », elle ne peut être qualifiée de trompeuse et ce, pour plusieurs raisons : d’abord, le prénom « Petrus » est immédiatement suivi du nom « Lambertini » et n’est pas d’avantage mis en évidence que ce dernier sur l’étiquette. En outre, ladite étiquette est agencée de manière différente de celle du Château Petrus. Le risque de confusion est donc très limité, estiment les juges. Un sentiment renforcé par le fait qu’un consommateur « moyennement » averti ne peut ignorer qu’une bouteille de grand vin, tel qu’un Petrus, coûte bien plus que 10 € la bouteille.

La société civile du Château Petrus a annoncé s’être pourvue en cassation. À suivre donc…


Cour d’appel de Bordeaux, 3 avril 2018

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Médico-social : comment agir pendant une canicule ?

Depuis 2004, le Plan national canicule préconise les actions à mettre en œuvre, aux niveaux local et national, pour prévenir et limiter les effets sanitaires des chaleurs extrêmes, particulièrement pour les personnes âgées, afin que ne se reproduise pas la surmortalité exceptionnelle de l’été 2003.

Cette année, le plan canicule, déclenché le 1er juin, sera en vigueur jusqu’au 15 septembre.

Les établissements hébergeant ou accueillant des personnes âgées doivent avoir mis en place un « plan bleu » définissant notamment les procédures à suivre en cas de fortes chaleurs. Ils doivent également disposer d’au moins une pièce rafraîchie. De plus, dans les Ehpad, l’accès aux dossiers médicaux et de soins doit être facilité, au moyen du dossier de liaison d’urgence, en cas de prise en charge médicale urgente d’un résident.

À savoir : le plan canicule recommande aux établissements hébergeant ou accueillant des personnes handicapées cet été de suivre les mesures préconisées dans le cadre des « plans bleus ».

Par ailleurs, France Bénévolat favorise la mise en relation des associations d’aide aux personnes âgées, handicapées ou isolées avec des bénévoles prêts à intervenir en cas de canicule.

Enfin, des renseignements complémentaires peuvent être obtenus auprès de Canicule Info Service (joignable tous les jours de 9h à 19h au 0 800 06 66 66).


Plan national canicule, annexe, fiche 6

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Sages-femmes : la consultation à 25 € en 2019

Avec cet accord, la consultation des sages-femmes sera rémunérée comme la consultation médicale de référence (G) des généralistes : 25 €. Ce qui devrait représenter un gain total de 22,1 M€, pour les quelque 5 400 sages-femmes libérales.

L’accord concerne les actes considérés comme clés : la consultation et la visite à domicile, qui seront donc facturées 25 €, mais aussi la séance de rééducation du périnée qui augmentera de 19,60 à 21 €. Les tarifs des interventions en urgence les dimanches et jours fériés seront doublés, passant à 40 € au lieu de 21, et 80 € au lieu de 40 pour un accouchement de nuit.

Enfin, les sages-femmes pourront réaliser, en 2019, les premières consultations de contraception et de prévention des maladies sexuellement transmissibles pour les jeunes filles de 15 à 18 ans, actes réservés jusqu’à présent aux médecins. Cet acte sera rémunéré 46 €. Et un acte de prévention est créé pour informer précocement les femmes enceintes de « certains risques, notamment infectieux, ou liés au tabagisme et à la consommation d’alcool ».

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Aviculteurs : dépistage de la grippe aviaire

En vue de prévenir le risque de grippe aviaire et de détecter une éventuelle présence du virus le plus rapidement possible, les éleveurs de volailles doivent mettre en place dans leur exploitation un certain nombre de mesures de biosécurité. À ce titre, ils sont notamment tenus de faire procéder à un dépistage virologique avant chaque déplacement d’un lot de palmipèdes vers une autre exploitation entre le 15 novembre et le 15 mars de chaque année, ou lorsque le site d’exploitation d’origine des animaux est situé dans une zone en niveau de risque « modéré » ou « élevé ».

Rappel : ces contrôles sanguins doivent être effectués sur 20 oiseaux, sélectionnés de façon à favoriser la représentativité du lot considéré, moins de 10 jours avant le déplacement des animaux. Les résultats de ces analyses virologiques, qui doivent être réalisées par un laboratoire agréé ou reconnu par le ministère de l’Agriculture, sont ensuite mis à disposition du directeur départemental en charge de la protection des populations. Les frais de ces contrôles sont à la charge des éleveurs.

Renforcement de la vigilance à compter du 1er juin

Nouveau : un dépistage des virus de la grippe aviaire doit également avoir lieu du 1er juin au 15 novembre 2018. Réalisé à titre expérimental dans le cadre d’une étude menée par l’Anses, il a pour objet de permettre de savoir si des virus circulent pendant la période d’été. Comme le dépistage hivernal, il porte sur 20 oiseaux sélectionnés et doit être réalisé moins de 10 jours avant un transfert d’animaux.

Rappel : chaque année, afin de garantir son statut indemne, toute unité de production de reproducteurs ou de futurs reproducteurs des espèces de palmipèdes fait l’objet d’un dépistage sérologique vis-à-vis de la grippe aviaire réalisé par le vétérinaire sanitaire de l’exploitation sur 60 oiseaux sélectionnés représentatifs. Les frais de ces dépistages étant, là aussi, à la charge des éleveurs.


Arrêté du 28 mai 2018, JO du 31

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Commissaires-priseurs : quel avenir pour la profession ?

L’Observatoire des métiers dans les professions libérales vient de publier une étude sur l’état des lieux et le devenir des offices de commissaires-priseurs judiciaires et des sociétés de ventes volontaires de meubles aux enchères publiques.

Cette étude pose les problématiques liées aux 2 grands changements qui vont toucher les commissaires-priseurs dans les prochaines années.

D’abord, à compter du 1er juillet 2022, les métiers de commissaires-priseurs judiciaires et d’huissiers de justice fusionneront dans une nouvelle profession : les commissaires de justice.

Ensuite, et dans le même temps, la branche professionnelle des opérateurs de ventes volontaires de meubles aux enchères publiques et des offices de commissaires-priseurs judiciaires se trouve contrainte, en application de la loi Travail du 8 août 2016, de fusionner avec une autre branche professionnelle, qui est celle des huissiers de justice. En outre, la conclusion d’un accord collectif commun aux 2 professions constituera un grand chantier à mener dans les 5 prochaines années.

Dans ce contexte, le métier de commissaire-priseur va devoir faire face à une intensification de la concurrence. En effet, alors que seuls une vingtaine de diplômés émergeaient chaque année, « le marché des ventes aux enchères sera désormais potentiellement partagé entre environ 4 000 commissaires de justice ».

Dès lors, ces mutations devront être accompagnées par un renforcement des compétences, notamment commerciales, et par le développement de nouvelles modalités de mise en œuvre de la formation.

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Chirurgiens-dentistes : accord sur les restes à charge

Cet accord, qui fait suite aux négociations entamées il y a 8 mois, prévoit un plafonnement des tarifs de 70 % des actes prothétiques à l’horizon 2022, réduisant ainsi le reste à charge des assurés (qui représente jusqu’à 40 % sur les actes prothétiques). En contrepartie, il est prévu une forte revalorisation des tarifs (de 40 % à 60 %) des soins conservateurs. Concernant le remboursement intégral pour certaines prothèses, 3 paniers de soins dentaires ont été définis :
– un panier dit « reste à charge zéro » (RAC 0) qui devrait concerner 46 % des actes prothétiques et dont les tarifs varieront selon le matériau et la localisation de la dent ;
– un panier « à charge modéré » qui va couvrir 25 % des actes ;
– un panier à tarifs libres (implants, etc.) sans plafond et sans obligation de prise en charge par les complémentaires, qui concernera 29 % des actes.

Au total, avec cet accord, l’investissement financier total de l’Assurance maladie (AMO) et des complémentaires (AMC) représentera 1,2 milliard d’euros sur 5 ans (700 M€ pour la Sécu et 500 M€ pour l’AMC), dont 287 M€ consacrés à la revalorisation des honoraires des dentistes.

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