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Insertion : modulation de l’aide au poste dans l’insertion par l’activité économique

Les structures d’insertion par l’activité économique (ateliers et chantiers d’insertion, associations intermédiaires…) embauchent des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières et leur offre un accompagnement social et professionnel personnalisé. L’objectif étant que ces personnes réintègrent le marché du travail dit « classique ».

Afin de mener à bien cette mission, l’État leur verse une contribution financière, dénommée « aide au poste », composée d’une part fixe, le montant socle, et d’un montant modulé qui peut représenter jusqu’à 10 % du montant socle.

Rappel : en 2018, pour chaque poste de travail à temps plein, les montants socles s’élèvent à 19 897 € pour les associations qui gèrent des ateliers et chantiers d’insertion, à 1 347 € pour les associations intermédiaires, à 10 363 € pour les entreprises d’insertion et à 4 405 € pour les entreprises de travail temporaire d’insertion.

Le pourcentage de modulation est déterminé selon le profil des personnes embauchées par l’association, l’effort d’insertion mis en œuvre et les résultats constatés au départ de l’association. Selon une récente instruction du ministère du Travail, les crédits destinés à financer le montant modulé de l’aide au poste représentent, cette année, une modulation moyenne de 5 % des montants socles. Seules les associations réalisant les meilleurs résultats pouvant prétendre à une modulation de 10 %.

En 2018, la part modulée sera versée en décembre aux structures d’insertion par l’activité économique et tiendra compte des résultats qu’elles ont obtenus en 2017. À partir de 2019, ce calendrier change : la part modulée leur sera versée en avril 2019 à partir des résultats obtenus en 2018 et définitivement constatés au 31 mars 2019. En janvier 2019, les structures devront donc saisir, sur l’extranet de l’Agence de services et de paiement, le nombre d’heures réalisées, en 2018, pour l’encadrement technique et l’accompagnement socio-professionnel.


Circulaire n° DGEFP/SDPAE/MIP/MPP/2018/11 du 11 janvier 2018

Instruction DGEFP/SDPAE/MIP/2018/239 du 22 octobre 2018

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Professionnels de santé : lancement national du dossier médical partagé (DMP)

Le DMP, c’est un dossier informatique qui compile tous les documents (prescriptions, analyses, comptes-rendus…) provenant du médecin traitant, de spécialistes, d’établissements, de laboratoires d’analyses, de centres d’imagerie médicale… sur l’état de santé d’un patient.

Le professionnel de santé peut obtenir facilement un sommaire de ce qu’il pourra trouver dans le DMP grâce au volet de synthèse médicale.

Pour l’alimenter, les professionnels de santé, détenteurs d’une carte professionnelle de santé (CPS), sont invités à verser tout document dans ce DMP, sous condition que le patient leur ait donné l’autorisation la première fois avec sa carte Vitale.

L’Assurance-maladie, de son côté, doit intégrer automatiquement l’historique des deux dernières années de remboursements dans cinq domaines : la pharmacie, l’hospitalisation, les soins médicaux et dentaires, la radiologie et la biologie.

À noter : le patient peut masquer certains documents, indiquer quel professionnel peut avoir accès à tel document, choisir si son DMP est accessible en cas d’urgence…

Les médecins peuvent aussi décider de masquer provisoirement une information au patient, par exemple dans l’attente d’une consultation d’annonce.

Pour accéder au DMP, le professionnel peut passer par son logiciel métier s’il est configuré pour, ou via un navigateur Internet.


Pour en savoir plus, cliquez ici

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Culture : la diffusion de spectacles de variétés et de musiques actuelles en 2017

Le Centre national de la chanson, des variétés et du jazz vient de publier une étude statistique portant sur la diffusion de spectacles de variétés et de musiques actuelles en 2017.

Ainsi, l’année dernière, il s’est déroulé 65 420 représentations payantes qui ont attiré près de 28,7 millions de personnes et rapporté pas loin de 930 millions d’euros.

Plus de la moitié des déclarants des spectacles payants (54 %) étaient des associations. Et elles représentaient 30 % du nombre total de représentations payantes, 25 % de leur fréquentation et 17 % des recettes de billetterie. Concrètement, en 2017, 2 171 associations ont organisé 19 626 spectacles qui ont séduit 7,17 millions de personnes et engendré plus de 158 millions d’euros de recettes.

Par comparaison, en 2017, les sociétés commerciales, qui comptaient pour seulement 20 % des déclarants, ont organisé 57 % des représentations payantes, accueilli 64 % de la fréquentation et généré 77 % des recettes de billetterie.

Les associations ont présenté leurs spectacles dans des salles plus petites et pour un coût moins élevé que les sociétés commerciales. Ainsi, la jauge des salles des représentations associatives était, en moyenne, de 308 personnes (contre 447 pour les sociétés commerciales) et le prix d’entrée moyen était fixé à 23 € (contre 42 € pour les sociétés commerciales).


« La diffusion de spectacles de variétés et de musiques actuelles en 2017 », Centre national de la chanson, des variétés et du jazz, septembre 2018

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Viticulteurs : déclarez votre production !

Chaque année, les viticulteurs (récoltants et récoltants-vinificateurs) doivent déclarer leur récolte et leur production à l’administration des douanes et droits indirects. Pour la campagne 2018-2019, la date limite à laquelle ils doivent déposer leur déclaration est fixée au lundi 10 décembre 2018 à minuit.

Rappelons que cette déclaration doit être obligatoirement souscrite par le biais du téléservice « Récolte » accessible via le portail Prodouane.

Rappel : les viticulteurs qui ne commercialisent pas leur récolte de raisins ou leur production de vin n’ont pas de déclaration à souscrire, quelle que soit la superficie de vigne exploitée ou la quantité de vin produite. Il en est de même pour ceux dont la récolte est inexistante.


Arrêté du 29 octobre 2018, JO du 7 novembre

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Avocats : port de décoration sur la robe

Pour garantir l’égalité d’apparence entre les avocats présents à une audience, ces derniers doivent revêtir la robe professionnelle prévue à cet effet. Une robe qui, en outre, ne doit comporter aucun signe manifestant une appartenance religieuse, communautaire ou politique.

Mais qu’en est-il des décorations décernées à un avocat comme la Légion d’honneur ou l’ordre national du Mérite ? Les insignes correspondant à ces distinctions peuvent-ils être arborés sur la robe d’avocat ? Une réponse positive à cette question a été donnée par les juges dans une affaire récente.

Dans cette affaire, un avocat avait demandé en justice l’annulation d’une délibération du conseil de l’ordre des avocats au barreau de Toulouse qui interdisait le port de décorations sur la robe professionnelle. Une requête accueillie tant par la Cour d’appel de Toulouse que par la Cour de cassation. Puisque d’une part, la législation française confère aux personnes décorées le droit de porter les insignes afférents aux distinctions qu’elles ont reçues. Et que, d’autre part, le port de décorations françaises sur la robe professionnelle ne constitue pas une rupture d’égalité entre les avocats.


Cassation civile 1re, 24 octobre 2018, n° 17-26166

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Insertion : c’est parti pour les contrats « tremplin »

Les entreprises adaptées permettent à des travailleurs handicapés d’exercer une activité professionnelle dans un environnement adapté à leurs possibilités. Elles leur offrent, en outre, un accompagnement spécifique destiné notamment à favoriser la réalisation de leur projet professionnel, ainsi que leur mobilité au sein de l’entreprise ou vers d’autres entreprises.

Jusqu’au 31 décembre 2022, ces entreprises peuvent conclure des contrats à durée déterminée dits « tremplin » avec des travailleurs handicapés sans emploi ou qui courent le risque de perdre leur emploi en raison de leur handicap. Le but étant, avec le soutien financier de l’État, de mettre en place un parcours d’accompagnement individualisé pour que ces travailleurs intègrent d’autres entreprises publiques ou privées.

Pour pouvoir participer à cette expérimentation, les entreprises adaptées doivent transmettre leur candidature à la Dirrecte. Les entreprises retenues signeront un avenant au contrat qu’elles ont conclu avec l’État, avenant fixant notamment le nombre de CDD tremplin qu’elles pourront signer, les modalités d’accompagnement, d’encadrement et de formation professionnelle des travailleurs handicapés et les modalités de suivi, de contrôle et d’évaluation de l’expérimentation.

Important : les entreprises candidates doivent respecter un cahier des charges national dans lequel elles trouveront notamment le dossier de candidature à adresser à la Direccte.

La conclusion d’un CDD tremplin ouvre droit, pour l’entreprise adaptée, à une aide financière comprenant un montant socle de 10363 € par poste de travail à temps plein et un montant modulé pouvant aller jusqu’à 10 % du montant socle en fonction des résultats atteints au regard des caractéristiques des personnes embauchées, des actions et moyens mis en œuvre pour les accompagner et des résultats constatés à la sortie de l’entreprise adaptée.


Article 78, loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018, JO du 6

Décret n° 2018-990 du 14 novembre 2018, JO du 15

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Professionnels de santé : un service pour bien facturer

Pour faciliter et améliorer la qualité de facturation des professionnels de santé, notamment lorsqu’ils se déplacent à domicile, un téléservice a été mis en place par la Caisse nationale de l’Assurance Maladie (Cnam). Grâce à ce système, ils peuvent connaître immédiatement la situation administrative de leurs patients et consulter leurs droits au moment de la consultation, directement auprès des organismes assurant leur protection maladie. Ils savent ainsi par exemple s’ils bénéficient d’une Aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS), une Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C), une aide médicale de l’État (AME)… Ce qui les renseigne sur leur situation vis-à-vis du tiers payant et leur permettent ainsi d’adapter leur facturation.

À noter : les demandes des professionnels de santé sont réorientées vers les systèmes d’information de ces régimes ou mutuelles. Il leur suffit de s’identifier avec un identifiant/mot de passe et d’effectuer leur demande en ligne par saisie du NIR.

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Éleveurs d’équidés : visites sanitaires obligatoires

Déjà en place dans les élevages bovins, porcins, ovins, caprins, apicoles et avicoles, le dispositif des visites sanitaires obligatoires sera étendu à la filière équine à compter du 1er janvier 2019.

Rappelons que ces visites, conduites sur place par un vétérinaire en présence de l’exploitant, ont notamment pour objet de sensibiliser les éleveurs à la santé publique vétérinaire ainsi qu’aux moyens d’améliorer le niveau de maîtrise des risques sanitaires de leur exploitation et de recueillir un certain nombre de données et d’informations sur la gestion de ces risques dans les exploitations.

Leur coût est pris en charge par l’État pour un montant de 8 ou 4 actes médicaux vétérinaires (16 ou 8 pour les élevages apicoles), selon que les visites seront effectuées à un rythme biennal ou annuel.

À noter : le rythme de ces visites (vraisemblablement biennal), les catégories d’élevage concernées, la thématique retenue pour chaque campagne de visite sanitaire ainsi que les modalités d’organisation et de réalisation de chaque campagne de visite sanitaire sont précisés par le ministère de l’Agriculture.


Arrêté du 19 septembre 2018, JO du 26

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Huissiers de justice : lancement d’un nouvel institut de formation

La Chambre Nationale des Huissiers de Justice vient d’inaugurer son nouvel Institut National de formation des Huissiers de Justice (INHJ). Un nouvel institut qui s’accompagne d’un dispositif pédagogique renouvelé : un programme complet de préparation à l’examen professionnel associant des modules de formation ainsi que deux journées par mois en « présentiel » et une journée en apprentissage à distance. Sachant que des conférences et des webinaires viennent compléter le dispositif. En outre, une clinique (en ligne) du droit des huissiers de justice a été créée. Son but étant de permettre aux particuliers de soumettre des questions qui seront traitées par les stagiaires sous la responsabilité d’un huissier de justice.

Par ailleurs, pour se préparer à l’arrivée de la nouvelle profession de commissaire de justice au 1er juillet 2022 (fusion de la profession de commissaire-priseur et d’huissier de justice), les stagiaires en deuxième année suivront une formation spécifique permettant d’acquérir la qualification de commissaire de justice dès l’obtention de leur examen professionnel.

À noter : les commissaires-priseurs et les huissiers de justice ayant suivi cette formation spécifique (sans dispense) deviendront commissaires de justice le 1er juillet 2022.


Chambre nationale des huissiers de justice

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Cultes : exonération de taxe d’habitation

La taxe d’habitation est due pour les locaux meublés conformément à leur destination et occupés à titre privatif par les associations dès lors qu’ils ne sont pas retenus pour l’établissement de la cotisation foncière des entreprises. Des locaux affectés exclusivement à l’exercice d’un culte peuvent toutefois bénéficier d’une exonération de taxe d’habitation sous réserve qu’ils soient ouverts au public. Les locaux n’étant ainsi pas occupés à titre privatif.

Dans une affaire récente, une association cultuelle était propriétaire de locaux pour lesquels elle avait été soumise à la taxe d’habitation. Une imposition qu’elle avait contestée. Selon elle, ces locaux étaient affectés exclusivement à l’exercice d’un culte puisque s’y déroulaient des cours d’initiation aux enseignements spirituels, des exercices de piété, des cérémonies spirituelles, des conférences, des réunions et d’autres activités liées au culte.

Seulement, pour le Conseil d’État, ces éléments ne permettaient pas de savoir si l’exercice du culte était public, c’est-à-dire si l’accès aux locaux était ouvert à d’autres personnes que celles membres de l’association. En conséquence, les locaux, bien qu’affectés exclusivement à l’exercice d’un culte, devaient néanmoins être regardés comme occupés à titre privatif. L’association ne pouvait donc pas bénéficier de l’exonération de taxe d’habitation.


Conseil d’État, 26 juillet 2018, n° 403389

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