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Infirmiers : indemnisation des praticiens réquisitionnés dans le cadre du Covid-19

Cet arrêté prévoit tout d’abord une indemnisation forfaitaire horaire brute des infirmiers libéraux conventionnés, lorsqu’ils exercent dans le cadre d’une réquisition en dehors de leur lieu habituel d’exercice. Elle s’élève à :
– 36 € entre 8 h et 20 h,
– 54 € entre 20 h et 23 h et de 6 h à 8 h,
– et 72 € entre 23 h et 6 h, ainsi que les dimanches et jours fériés. Ces dispositions s’appliquent également aux infirmiers libéraux non conventionnés, et aux infirmiers remplaçants.

Pour les infirmiers retraités et les infirmiers sans activité professionnelle, il est prévu une indemnisation de :
– 24 € entre 8 h et 20 h,
– 36 € entre 20 h et 23 h et de 6 h à 8 h,
– et 48 € entre 23 h et 6 h ainsi que les dimanches et jours fériés.

Pour les infirmiers salariés des centres de santé et des établissements thermaux, lorsqu’ils exercent dans le cadre d’une réquisition au-delà de leur obligation de service, l’indemnisation est de :
– 24 € entre 8 h et 20 h,
– 36 € entre 20 h et 23 h et de 6 h à 8 h,
– et 48 € entre 23 h et 6 h ainsi que les dimanches et jours fériés.

Pour les infirmiers du ministère de l’Éducation nationale, les infirmiers exerçant dans les services départementaux de protection maternelle et infantile, et dans les autres services de santé dépendant des conseils départementaux ou des communes, les infirmiers salariés d’un organisme de Sécurité sociale, notamment les infirmiers du service médical de l’Assurance maladie, ainsi que les infirmiers exerçant en administration publique, lorsqu’ils exercent dans le cadre d’une réquisition au-delà de leur obligation de service, le montant est de :
– 24 € entre 8 h et 20 h,
– 36 € entre 20 h et 23 h et de 6 h à 8 h,
– et 48 € entre 23 h et 6 h ainsi que les dimanches et jours fériés.

Enfin, pour les étudiants en soins infirmiers, l’indemnisation est fixée à :
– 12 € entre 8 h et 20 h,
– 18 € entre 20 h et 23 h et de 6 h à 8 h,
– et 24 € entre 23 h et 6 h ainsi que les dimanches et jours fériés.

À noter : les frais de déplacement et d’hébergement des médecins, infirmiers et étudiants, occasionnés par la réquisition, sont pris en charge selon les modalités applicables aux déplacements temporaires des personnels civils de l’État.


Arrêté du 28 mars 2020, JO du 29

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Éleveurs : étiquetage de l’origine du lait et de la viande dans les produits transformés

Vous le savez : depuis le 1er janvier 2017, les fabricants de produits alimentaires doivent mentionner sur leurs emballages l’origine du lait et de la viande ayant servi à confectionner leurs produits laitiers ou leurs produits transformés. Plus précisément, ce sont les pays de naissance, d’élevage et d’abattage des animaux pour la viande et de collecte, de conditionnement et de transformation pour le lait qui doivent apparaître sur les étiquettes.

Précision : cette mention n’est pas obligatoire en dessous de 50 % de lait utilisé en tant qu’ingrédient dans un produit laitier ou en dessous de 8 % de viande dans un produit transformé.

Cette obligation, prévue à titre expérimental pendant 2 ans, devait d’abord prendre fin le 31 décembre 2018. Mais elle a été reconduite jusqu’au 31 mars 2020. Et elle vient à nouveau d’être prorogée jusqu’au 31 décembre 2021.

Une mesure qui répond aux attentes tant des consommateurs que des agriculteurs. Ces derniers souhaitent, d’ailleurs, qu’elle soit étendue à l’échelon européen…


Décret n° 2020-363 du 27 mars 2020, JO du 29

Décret n° 2016-1137 du 19 août 2016, JO du 21

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Notaires : l’acte authentique à distance est désormais possible

Un décret adapte le régime d’établissement des actes notariés sur support électronique afin de tenir compte des mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, et de l’impossibilité pour les parties de se rendre physiquement chez un notaire. Ainsi, un notaire peut désormais établir un acte notarié sur support électronique lorsqu’une ou toutes les parties ou toute autre personne concourant à l’acte ne sont ni présentes, ni représentées.

Pour l’échange d’informations et le recueil du consentement des parties à l’acte, le notaire peut utiliser un système de communication et de transmission de l’information garantissant l’identification des parties, l’intégrité et la confidentialité du contenu et agréé par le Conseil supérieur du notariat. Et il recueille ensuite la signature électronique de chaque partie ou personne concourant à l’acte au moyen d’un procédé de signature électronique répondant aux exigences règlementaires (signature électronique certifiée, tiers de confiance, autorité de certification…). Pour finir, le notaire appose sa signature électronique sécurisée (clé Real), ce qui rend l’acte parfait.

À noter : cette mesure exceptionnelle d’établissement d’actes authentiques à distance prendra fin à l’expiration d’un délai d’un mois à compter de la date de cessation de l’état d’urgence sanitaire.


Décret n° 2020-395 du 3 avril 2020, JO du 4

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Masseurs-kinésithérapeutes : des propositions pour permettre la télékinésithérapie

Même en période de Covid-19, il peut être important d’assurer certains soins de kinésithérapie. Mais les mesures barrières peuvent être alors difficiles à mettre en place compte tenu notamment du nombre de masques insuffisant ou des conditions qui ne sont pas toujours réunies au domicile des patients. Par ailleurs, le rapport bénéfice/risque pour le patient de certains traitements ne justifie pas une prise en charge « classique ». Pourtant, une surveillance, une évaluation régulière, un rappel des consignes de prophylaxie et des exercices d’auto-rééducation dirigés limiteraient la perte de chance et les séquelles fonctionnelles pour certains patients.

C’est pour répondre efficacement à cette urgence sanitaire que la FFMKR a remis aux autorités un projet d’arrêté, un projet de décret et des propositions concrètes pour autoriser la pratique de « télékinésithérapie » durant cette période de confinement. Elle espère ainsi répondre aux attentes fortes des professionnels, mais aussi des patients.

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Viticulteurs : campagne 2020 des autorisations de plantations nouvelles

Dans l’objectif de répondre aux demandes de plantations nouvelles de vignes de variétés de raisin de cuve, la France met, chaque année, à la disposition des viticulteurs de nouvelles autorisations. Dans les faits, la surface allouée chaque année correspond à 1 % de la superficie totale plantée au 31 juillet de l’année précédente, soit, pour cette campagne 2020, 8 119 hectares.

Pour rappel, ces autorisations de plantations nouvelles ont une durée de validité de 3 ans. Il appartient ainsi à leurs détenteurs de les mettre en œuvre dans les délais impartis. Ceux qui ne l’auront pas fait sans raison valable pourront se voir infliger des amendes administratives allant de 2 000 € à  6 000 € par hectare non planté. Au 31 juillet 2019, sur les 7 353 hectares attribués en 2016, 454 n’avaient pas été plantés.

Jusqu’au 15 mai

En pratique, les demandes d’autorisations de plantations nouvelles doivent être déposées via le service en ligne Vitiplantation. La date limite étant fixée au 15 mai 2020 à 23h59.

En revanche, les demandes d’autorisations de replantation, de replantation anticipée et issues de la conversion de droits peuvent être déposées toute l’année.


Arrêté du 26 février 2020, JO du 29

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Avocats : des informations essentielles sur la crise du Covid-19

Pour aider les avocats à assurer au mieux leurs missions malgré la crise du coronavirus, le barreau de Paris a récemment publié un dossier spécial. Disponible sur le site web de l’organisme professionnel, il regroupe tous les communiqués de l’Ordre relatifs au contexte actuel et propose également un module de questions/réponses sur les conditions d’exercice durant la pandémie du Covid-19.

Textes règlementaires et conseils pratiques

Régulièrement mis à jour, le dossier spécial relaye ainsi, non seulement les différents textes règlementaires encadrant la période de confinement, mais regroupe aussi toutes les informations essentielles sur les plans de continuité d’activité enclenchés par les tribunaux situés à Paris et en région parisienne.

De même, les avocats pourront y trouver de nombreux renseignements et conseils pratiques sur la gestion opérationnelle de cette période de crise sanitaire majeure (organisation de permanences civiles et pénales, autorisations de déplacements professionnels, fonctionnement spécifique des services de l’Ordre, suspension ou report de cotisations…).

Bon à savoir : pour répondre de manière plus personnalisée aux diverses interrogations soulevées par les avocats face au contexte de crise actuel, le barreau de Paris a également mis en place une adresse e-mail dédiée : comitecovid19@avocatparis.org.

Pour en savoir plus et consulter le dossier spécial Covid-19, publié par l’Ordre des avocats de Paris, rendez-vous sur : www.avocatparis.org.

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Caritatif : dons de produits de première nécessité

La destruction des invendus non alimentaires neufs (vêtements, chaussures, produits d’hygiène et de beauté, électro-ménager, vaisselle…) représentait, en 2014, près de 630 millions d’euros alors que les dons de ces produits se chiffraient seulement à 140 millions. Ainsi, la moitié des vêtements, chaussures et biens électro-ménagers invendus sont détruits ou recyclés au lieu d’être donnés. Cette proportion grimpant à 82 % pour la vaisselle et à 91 % pour les produits d’hygiène et de beauté !

Réemployer, réutiliser ou recycler les invendus

Comme pour les denrées alimentaires, le gouvernement entend donc mettre fin à cette pratique de destruction dans les prochaines années. Ainsi, en application de la récente loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, les producteurs, importateurs et distributeurs de produits non alimentaires neufs destinés à la vente seront bientôt tenus de réemployer, réutiliser ou recycler leurs invendus.

À savoir : le non-respect de cette obligation sera punissable d’une amende de 15 000 € pour une société, accompagnée, éventuellement, de la publication de la décision.

Cette obligation pourra notamment se concrétiser par le don des produits de première nécessité à des associations de lutte contre la précarité et à des structures de l’économie sociale et solidaire bénéficiant de l’agrément « entreprise solidaire d’utilité sociale » (organismes d’insertion sociale, centres d’hébergement et de réinsertion sociale, organismes assurant l’accueil et l’hébergement de personnes en difficultés, etc.).

Précision : les produits d’hygiène et de puériculture devront nécessairement être réemployés, sauf pour les produits dont la date de durabilité minimale est inférieure à 3 mois et à l’exception des cas où aucun réemploi n’est possible auprès d’une association et d’une structure de l’économie sociale et solidaire.

À partir de quand ?

L’obligation de réemploi, de réutilisation ou de recyclage des invendus s’appliquera à une date fixée par décret, et au plus tard le 1er janvier 2022, pour les produits qui étaient soumis au principe de responsabilité élargie du producteur avant le 11 février 2020. Sont concernés les produits pour lesquels les industriels sont contraints de prendre en charge financièrement la gestion des déchets (équipements électriques et électroniques, ameublement, textiles d’habillement, linge de maison et chaussures, piles, etc.).

Pour les autres produits, cette obligation interviendra au plus tard le 31 décembre 2023.


Article 35, loi n° 2020-105 du 10 février 2020, JO du 11

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Insertion : des réponses spécifiques pour gérer la crise du Covid-19

En plus du Questions-réponses concernant tous les employeurs, quel que soit leur secteur d’activité, le gouvernement met à la disposition des structures de l’insertion par l’activité économique (SIAE), des entreprises adaptées et des associations qui recrutent dans le cadre du parcours emploi compétences (PEC) un document répondant aux interrogations propres à leur secteur.

À noter : outre le recours à l’activité partielle, sont abordés les mesures de soutien financier, le renouvellement des contrats, les modalités de déclaration des heures sur les extranets ASP, le plan d’investissement dans les compétences et le parcours emploi compétences.

Le recours à l’activité partielle

Les SIAE, que sont les associations intermédiaires, les ateliers et chantiers d’insertion, les entreprises d’insertion et les entreprises de travail temporaire d’insertion, de même que les entreprises adaptées peuvent placer leurs salariés en chômage partiel si elles sont contraintes de fermer ou si elles subissent une baisse drastique de leur activité. Un dispositif qui s’applique autant aux salariés en insertion qu’aux salariés permanents.

En pratique : la demande de placement des salariés en activité partielle doit être faite dans les 30 jours de ce placement via le site https://activitepartielle.emploi.gouv.fr/aparts/.

Pour chaque heure non travaillée par un salarié en chômage partiel, l’association doit lui verser une indemnité correspondant à 70 % de sa rémunération brute horaire (une indemnité qui ne peut être inférieure à 100 % du Smic net). Et l’État lui rembourse l’intégralité de cette indemnité avec un minimum de 8,03 € de l’heure. Ce remboursement intervenant mensuellement.

Précision : les heures non travaillées étant indemnisées dans le cadre de l’activité partielle, elles n’ouvrent pas droit au paiement de l’aide au poste ni de l’aide à l’insertion professionnelle.

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Médecins : la CARMF soutient les praticiens en confinement

Alors que l’Assurance maladie va verser une indemnisation à hauteur de 112 € par jour, aux médecins libéraux qui font l’objet d’une mesure de confinement afin de limiter la propagation du Covid-19 et qui se trouvent dans l’impossibilité de travailler, la CARMF a décidé d’intervenir également. Le Bureau du Conseil d’administration a, en effet, mis en place le versement d’un secours par le Fonds d’action sociale, afin de compléter l’indemnisation de l’Assurance maladie. Il concerne les médecins cotisant en classe C dans le régime invalidité-décès, à hauteur de l’indemnité journalière applicable à leur situation, soit 135,08 € par jour.

La CARMF indique également qu’elle reste à la disposition de tous ceux qui rencontreraient des difficultés pour le règlement de leurs cotisations, afin de trouver la solution la plus adaptée (suspension des prélèvements automatiques mensuels, du calcul des majorations de retard ou des procédures d’exécution des cotisations antérieures à 2020).

Les médecins concernés sont invités à se faire connaître par email à l’adresse mail : covid-19@carmf.fr

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Éleveurs de bovins : aides aux veaux sous la mère et aux veaux bio 2019

Le montant de l’aide aux veaux sous la mère et aux veaux issus de l’agriculture biologique a été fixé à 62 € par animal éligible pour la campagne 2019, contre 47,90 € en 2018. Quant au montant 2019 de l’aide aux veaux sous la mère labellisés et aux veaux issus de l’agriculture biologique commercialisés via une organisation de producteurs, il s’élève à 84 € par veau éligible (69,80 € en 2018).

Rappel : pour 2019, le montant de l’aide aux bovins laitiers (ABL) a été fixé à 81,75 € par vache en zone de montagne et à 40,20 € hors zone de montagne. Quant au montant de l’aide aux bovins allaitants (ABA), il s’élève à 167,25 € par vache pour les 50 premières vaches, à 121,25 € de la 51e à la 99e vache et à 62 € de la 100e à la 139e vache.

Rappelons que les demandes pour bénéficier des aides bovines (aide aux bovins laitiers, aide aux bovins allaitants, aide aux veaux sous la mère et aux veaux issus de l’agriculture biologique) au titre de la campagne 2020 doivent être formulées le 15 mai 2020 au plus tard sur le site Telepac.


Arrêté du 5 mars 2020, JO du 8

Arrêté du 17 janvier 2020, JO du 19 (bovins laitiers)

Arrêté du 17 janvier 2020, JO du 19 (bovins allaitants)

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