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Vétérinaires : anticiper les ruptures de médicaments

Depuis plusieurs années, les ruptures de stocks de médicaments se multiplient avec un impact direct sur la médecine vétérinaire en France. Pour améliorer les pratiques de gestion de ces ruptures, en améliorer la communication, voire les anticiper, un groupe de travail s’est constitué début 2018, composé de représentants de l’ensemble des acteurs de la chaîne du médicament vétérinaire : industrie, distributeur en gros, vétérinaire et l’ANMV. L’objectif de ce groupe de travail était de réfléchir pour anticiper et orienter, le cas échéant, les praticiens vers des solutions alternatives.

Ces travaux ont abouti à la rédaction d’un guide des « Bonnes Pratiques pour la gestion des ruptures d’approvisionnement d’un médicament vétérinaire ». Il indique les actions à mener par chaque professionnel afin d’assurer la meilleure gestion possible des stocks des médicaments vétérinaires en situation de rupture. Il a été soumis à l’approbation du Conseil national de l’ordre des vétérinaires, ainsi qu’aux différents syndicats professionnels de l’industrie, de la distribution en gros et des vétérinaires.

Pour consulter le guide des bonnes pratiques : www.anses.fr/

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Aviculteurs : installations d’élevage de poules pondeuses

Depuis le 1er novembre dernier, la mise en construction ou le réaménagement de tout bâtiment destiné à l’élevage de poules pondeuses élevées en cage est interdite.

Édictée par la toute récente loi Agriculture et Alimentation, cette mesure a pour objet de développer la production d’œufs issus de poules élevées ailleurs qu’en cage, c’est-à-dire en plein air ou au sol, et à répondre ainsi aux exigences de certains distributeurs qui refusent désormais de commercialiser des œufs issus de poules élevées en cage. L’objectif de la filière étant d’abaisser la part des poules pondeuses en cage, actuellement de 70 %, à 50 % seulement d’ici à 2022.

Cette interdiction devra toutefois faire l’objet de précisions par un décret avant de pouvoir être effective.


Art. 68, loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018, JO du 1er novembre

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Éleveurs d’ovins et de caprins : montant des aides 2018

Fixés par un arrêté du 26 septembre dernier, les montants de l’aide ovine et caprine servie au titre de la campagne 2018 viennent d’être légèrement revalorisés.

Ainsi, l’aide ovine est portée de 22,05 € à 22,30 € par brebis et l’aide caprine de 16,18 € à 16,32 € par chèvre.

Par ailleurs, selon la Fédération nationale ovine, les aides complémentaires à l’aide ovine, qui avaient été supprimées en 2018 car considérées par la Commission européenne comme non conformes à la réglementation européenne relative à l’octroi des aides couplées, pourraient être rétablies ! Plus précisément, c’est l’aide ovine complémentaire pour les élevages détenus par des nouveaux producteurs, c’est-à-dire des éleveurs qui détiennent pour la première fois un cheptel ovin depuis 3 ans au plus qui serait à nouveau versée. Son montant était de 6 € par animal primé en 2017. À suivre…

Rappel : l’aide ovine complémentaire pour les élevages en contractualisation ou en vente directe (majoration de 9 € par animal primé en 2017) avait également été supprimée en 2018.


Arrêté du 3 décembre 2018, JO du 7

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Avocats : étendue d’une mission

À l’occasion d’un litige prud’homal, une société avait chargé un avocat de défendre ses intérêts. Cet avocat avait donc assisté la société devant la cour d’appel. Cette cour ayant condamné la société à payer diverses sommes au profit d’anciens salariés, l’avocat avait transmis le dossier à un avocat à la Cour de cassation en vue d’un pourvoi. Ce dernier avait alors obtenu gain de cause. Mais l’affaire devait encore être jugée par la cour d’appel de renvoi. Or cette cour d’appel n’avait pas été saisie dans le délai imparti par l’avocat de la société. À juste titre, selon lui, puisque sa mission avait pris fin par l’effet du pourvoi.

Un avis que n’a pas partagé la société qui a estimé que la responsabilité civile professionnelle de l’avocat devait être engagée et donner lieu au versement d’une indemnité pour le préjudice subi. En effet, elle a considéré que l’avocat ne s’était pas trouvé dessaisi de son mandat, lequel continuait de courir jusqu’à la date de l’achèvement définitif de la procédure.

Faux, vient de juger la Cour de cassation. La société ne justifiant pas avoir donné mandat à l’avocat de poursuivre la procédure après la décision prononcée par la Cour de cassation, sa mission initiale avait pris fin. Sa responsabilité n’avait donc pas à être engagée.


Cassation civile 1re, 11 juillet 2018, n° 17-23916

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Économie sociale et solidaire : bilan du dispositif local d’accompagnement en 2017

Le dispositif local d’accompagnement (DLA) a été créé en 2002 par l’État et la Caisse des dépôts afin d’apporter un soutien aux employeurs de l’économie sociale et solidaire. L’objectif étant de leur permettre de développer leur activité et de créer ou de pérenniser des emplois. Ainsi, plus de 60 000 employeurs ont profité de ce dispositif depuis sa création.

En 2017, 6 022 structures, dont 96 % d’associations, ont bénéficié de cet accompagnement, principalement dans 3 secteurs d’activité : la culture (18 % des structures accompagnées), le sport (10 %) et l’animation sociale (9 %).

Les accompagnements du DLA ont porté sur 3 thématiques en priorité, à savoir le projet et la stratégie de la structure (36 %), son organisation interne (14 %) et sa restructuration économique et financière (9 %).

Au final, 95 % des structures accompagnées se sont déclarées satisfaites et près des trois quarts ont estimé que le DLA avait eu des effets décisifs et durables.


DLA +, Édition 2018

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Chirurgiens-dentistes : les assistants doivent s’inscrire au répertoire Adeli

Entériné par la loi de modernisation de notre système de santé prise fin 2015, le métier d’assistant dentaire accorde à ces aides techniques le statut de professionnel de santé, et permet aux étudiants en chirurgie dentaire d’exercer.

Le Code de la Santé Publique, qui encadre ce statut, indique que les assistants dentaires, comme tous professionnels de santé, doivent être obligatoirement inscrits au répertoire Adeli. Il n’y a pas de date butoir pour cette inscription, mais attention ce n’est pas à l’employeur d’inscrire son assistant, mais à lui-même de le faire en son nom propre.

Cette demande d’inscription se fait par l’envoi de l’imprimé CERFA n° 10906*07, accompagné de la photocopie du diplôme et d’une pièce d’identité, auprès de l’ARS dont l’assistant dépend.

À noter : le numéro de diplôme demandé sur le CERFA n’est pas nécessaire dans la mesure où il n’y a pas de numéro sur les diplômes des assistants.

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Viticulteurs : nouvelle offre de services des chambres d’agriculture

Lors du salon Vinitech-Sifel qui s’est récemment déroulé à Bordeaux, l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA) a officiellement présenté Proviti, sa nouvelle offre de services dédiée aux viticulteurs. Elle a pour ambition « d’accompagner chaque viticulteur en adaptant le conseil au plus près de leurs besoins, d’amener les exploitants à l’utilisation des dernières innovations vitivinicoles et de répondre aux enjeux environnementaux et sociétaux d’aujourd’hui et de demain ».

Plusieurs volets

Dans ce cadre, plusieurs types de conseils peuvent être dispensés aux viticulteurs par les chambres d’agriculture. Certains porteront sur la gestion du vignoble et du chai (expertise technique portant sur « l’évolution de la réglementation, le choix du matériel végétal ou encore les différents modes de conduite et de pratiques agronomiques »). D’autres, sur l’approche « globale et stratégique » de l’exploitation. D’autres, enfin, sur l’adoption de pratiques innovantes, visant notamment à accompagner les viticulteurs vers les certifications les plus adaptées (Agriculture respectueuse de l’environnement en Aquitaine – Area –, Système de management de l’environnement – SME –, Haute valeur environnementale – HVE –, Terra Vitis, agriculture biologique), à produire à bas niveaux d’intrants et en utilisant moins de produits phytosanitaires.

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Notaires : une nouvelle carte des zones d’installation

Depuis la loi Macron du 6 août 2015, les notaires qui souhaitent s’installer ne sont plus obligés de reprendre la charge d’un prédécesseur ou de s’associer à un office déjà existant. Ils peuvent, en effet, créer un nouvel office à condition toutefois d’être tirés au sort et de s’installer dans une « zone où l’implantation d’offices apparaît utile pour renforcer la proximité ou l’offre de services ».

En septembre 2016, un arrêté, valable pour 2 ans, a publié une première liste composée de 247 zones d’installation libre. Elle a été complétée par une liste de 60 zones d’installation contrôlée dans lesquelles les notaires doivent demander une autorisation avant de créer un office, le ministre de la Justice pouvant la refuser.

En juillet 2018, l’Autorité de la concurrence a constaté que cette nouvelle procédure d’installation avait fait croître les effectifs de notaires d’environ 15 %, en plus de féminiser la profession et de rajeunir la moyenne d’âge. Et, pour les 2 prochaines années, elle a recommandé la nomination de 700 nouveaux notaires libéraux, répartis sur 230 zones d’installation.

Un nouvel arrêté, remplaçant celui de septembre 2016 et applicable jusqu’en décembre 2020, définit ainsi 229 zones d’installation libre, en métropole et outre-mer, dans lesquelles il prévoit la création de 479 offices et la nomination de 733 nouveaux notaires. Par exemple, à Aix-en-Provence, il est préconisé la création de 5 offices et la nomination de 8 notaires. Des chiffres fixés à 16 offices et 28 notaires à Lyon et à 3 offices et 5 notaires à Poitiers.

Cet arrêté dresse également la liste de 77 zones d’installation contrôlée. Sont concernées, par exemple, les villes de Cahors, Guingamp, Loches, Millau ou encore Parthenay, ainsi que Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon.

À noter : le Conseil supérieur du notariat estime que cette nouvelle vague de créations est trop précoce dans la mesure où la majorité des offices récemment créés n’ont pas encore trouvé leur équilibre. Il se réserve donc le droit de former un recours contre cet arrêté.


Arrêté du 3 décembre 2018, JO du 6

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Médico-social : durée du travail des permanents des lieux de vie et d’accueil

Selon le Code de l’action sociale et des familles, la durée de travail des permanents responsables et des assistants permanents œuvrant dans les lieux de vie et d’accueil est fixé à 258 jours par an. Les modalités de suivi de cette organisation du travail devant être définies par décret.

Ce décret n’ayant jamais été publié, une salariée occupant le poste de permanent responsable d’un lieu de vie d’enfants en difficulté ou handicapés a contesté la validité de ce forfait annuel. Une demande rejetée par la cour d’appel au motif que l’absence de décret n’empêchait pas de faire travailler les salariés 258 jours par an.

Mais, pour la Cour de cassation, définir les modalités de suivi de l’organisation du travail des permanents responsables et des assistants permanents des lieux de vie et d’accueil permet de s’assurer que leur amplitude et leur charge de travail sont raisonnables et, ainsi, que leur droit à la santé et au repos est garanti. Dès lors, faute de publication du décret fixant ses modalités, ce forfait annuel ne peut être imposé à ces salariés.


Cassation sociale, 10 octobre 2018, n° 17-10248

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Médecins : les généralistes consacrent trop de temps aux tâches administratives

Selon cette étude, les médecins interrogés estiment que leur temps de travail s’élève à 50 heures par semaine (46,5 heures pour les moins de 40 ans). Or sur ces 50 heures hebdomadaires, 7 heures sont consacrées uniquement à l’administratif. Elles sont utilisées, par exemple, pour la réalisation de dossiers Sécu, CMU, MDPH… (24 %), pour la comptabilité et les finances (23 %), la rédaction de dossiers patients (21 %) et de comptes rendus (13 %) ou encore pour les prises de rendez-vous (13 %).

C’est trop pour ces médecins qui estiment que ces tâches pèsent sur leur temps médical (85 %), leur satisfaction professionnelle (84,1 %) et sur leur moral (63,7 %). 78 % pensent d’ailleurs qu’elles sont de plus en plus importantes (90 % chez les 40-50 ans). Même si 74,7 % pensent avoir gagné du temps grâce aux outils numériques.

Pour répondre à cette problématique, une mesure du plan gouvernemental « Ma Santé 2022 » prévoit la création de 4 000 postes d’assistants médicaux dont l’objectif est justement de décharger les médecins regroupés dans la réalisation de certaines tâches, médicales ou non.

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