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Culture : fonds de secours du Centre national de la musique

De nombreuses associations œuvrant dans le domaine de la musique et des variétés ont été contraintes de cesser leur activité et d’annuler leurs évènements en raison de la propagation de l’épidémie de coronavirus. Afin de les soutenir, le Centre national de la musique a créé un fonds de secours doté de 11,5 millions d’euros.

Ainsi, l’association dotée d’une licence d’entrepreneurs de spectacle ayant été contrainte de cesser son activité, totalement ou en partie, entre le 1er mars et le 31 août 2020 peut obtenir une aide correspondant à 50 % de ses prévisions de pertes nettes. Cette subvention étant toutefois plafonnée à 35 000 €.

À savoir : le montant de cette aide peut être augmenté de 10 000 € maximum si l’association a engagé des dépenses afin de compenser la perte de rémunération nette des artistes interprètes et des techniciens dont les représentations ont été reportées et/ou annulées.

Le formulaire de demande de cette aide, disponible sur le site du Centre national de la musique, doit être adressé uniquement par courriel à l’adresse suivante : secours@cnm.fr.

Précision : la subvention du Centre national de la musique est réservée aux associations de moins de 250 salariés dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 50 millions d’euros.

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ESS : dons aux associations grâce au LDDS

Les Français peuvent détenir un livret de développement durable et solidaire (LDDS) dont le plafond est fixé à 12 000 € et le taux de rémunération à 0,50 %. Aujourd’hui, plus de 110 milliards d’euros sont déposés sur des LDDS.

À compter du 1er juin 2020, les détenteurs d’un LDDS auraient dû disposer de la possibilité de donner une partie des sommes déposées sur ce livret à des structures de l’économie sociale et solidaire, dont des associations. Mais l’entrée en vigueur de cette mesure a finalement été repoussée au 1er octobre 2020.

En pratique, la banque proposera chaque année aux détenteurs d’un LDDS de consentir un ou plusieurs don(s), puis effectuera ce(s) don(s) gratuitement auprès de l’association qu’ils auront désignée.

Afin de permettre à leurs clients de choisir les organismes bénéficiaires de leur(s) don(s), les banques leur communiqueront au moins dix noms de structures de l’économie sociale et solidaire. Ces structures étant celles inscrites sur la liste des entreprises de l’économie sociale et solidaire établie par le Conseil national des chambres régionales de l’économie sociale et solidaire et consultable à l’adresse suivante https://liste-entreprises.cncres.org.


Décret n° 2019-1297 du 4 décembre 2019, JO du 6

Décret n° 2020-659 du 30 mai 2020, JO du 31

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Orthoptistes : le renouvellement des prescriptions désormais possible

Le décret précise plusieurs cas de figure. Tout d’abord, en ce qui concerne le renouvellement de lentilles, il peut s’effectuer après la réalisation d’un examen de la réfraction et sauf opposition du médecin mentionnée sur l’ordonnance, pour les prescriptions datant de moins d’un an des patients âgés de moins de 16 ans et les prescriptions datant de moins de 3 ans des patients de 16 ans et plus.

Pour les prescriptions de lunettes, l’ordonnance doit dater de moins d’un an pour les patients en dessous de 16 ans, de moins de 5 ans pour les patients de 16 à 42 ans, et de moins de 3 ans pour les plus de 42 ans.

À noter : le médecin prescripteur peut limiter la durée pendant laquelle l’orthoptiste peut adapter la prescription sur l’ordonnance, notamment dans certaines situations médicales.

L’orthoptiste qui adapte les prescriptions médicales doit mentionner sur l’ordonnance initiale l’adaptation de correction qu’il réalise, ainsi que son nom, prénom, qualité et identifiant d’enregistrement. Il doit aussi informer le prescripteur par « tout moyen garantissant la confidentialité des informations » et garder une copie de l’ordonnance modifiée jusqu’à l’expiration de sa validité, l’original étant conservé par le patient.


Décret n° 2020-475 du 24 avril 2020, JO du 26

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Éleveurs : expérimentation de la télémédecine vétérinaire

Crise sanitaire du Covid-19 oblige, les pouvoirs publics viennent d’autoriser les vétérinaires à pratiquer la télémédecine. Car contrairement à la télémédecine pour les humains, la télémédecine vétérinaire ne disposait pas jusqu’alors d’un cadre règlementaire.

Un dispositif expérimental

Lancé à titre expérimental et pour une durée de 18 mois, le recours à la télémédecine vétérinaire reste néanmoins limité à certaines catégories d’actes médicaux : la consultation à distance en temps réel, la télésurveillance (qui permet l’interprétation à distance de données nécessaires au suivi médical d’un animal ou au suivi sanitaire d’une population animale), la téléexpertise (qui offre au praticien la possibilité de solliciter l’avis d’un confrère) et la téléassistance médicale (qui permet au vétérinaire d’assister un autre praticien à distance).

À noter : le suivi de l’expérimentation sera assuré par le conseil national de l’Ordre des vétérinaires. À ce titre, il est prévu qu’un rapport d’évaluation soit publié fin 2021.

La téléconsultation possible sous conditions

Et attention, la consultation à distance ne pourra, en aucun cas, se substituer à l’obligation de continuité de soins et de réalisation de visites et d’examens cliniques des animaux.

En pratique, la téléconsultation et la télésurveillance ne peuvent être effectuées que dans le cadre du suivi sanitaire permanent d’un troupeau à condition qu’une visite physique ait été réalisée dans l’élevage depuis moins de 6 mois (dérogation possible jusqu’à 12 mois). Et pour un animal seul, le recours à la télémédecine ne peut avoir lieu que si cet animal a fait l’objet, au cours des 12 derniers mois, d’une consultation réalisée par le même vétérinaire ou par un vétérinaire exerçant au sein du même cabinet.

De même, la prescription de médicaments contenant des substances antibiotiques d’importance critique ne peut pas intervenir lors d’un acte de télémédecine et nécessite toujours le déplacement du vétérinaire.

À noter : la liste des praticiens qui proposent des actes de télémédecine vétérinaire est publiée sur le portail internet du conseil régional de l’Ordre compétent et sera régulièrement mise à jour.


Décret n° 2020-526 du 5 mai 2020, JO du 6

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Notaires : devoir de conseil lors de la constitution d’une SCI

L’histoire est assez classique. En 2001, un couple se marie sous le régime de la participation réduite aux acquêts. En 2003, il décide de constituer une SCI. Cette société est destinée à accueillir l’immobilier professionnel nécessaire à l’activité médicale de l’épouse. Cette dernière est détentrice de 99 % des parts de cette SCI et emprunte seule 250 000 € qu’elle apporte en compte courant d’associée en vue de financer l’acquisition de l’immeuble. Plus tard, le couple divorce. L’épouse découvre alors qu’elle doit, dans le cadre de la liquidation du régime matrimonial, verser à son ex-époux la moitié de la valeur de ses parts de la SCI. Soutenant que le notaire avait manqué à son devoir d’information et de conseil lors de la constitution de la SCI, elle l’assigne en justice et obtient 150 000 € de dommages et intérêts.

Saisie par le notaire, la Cour de cassation confirme l’analyse des juges d’appel et précise « qu’il incombait au notaire d’attirer l’attention de Mme Q… sur la contradiction possible entre la détention par elle de 99 % des parts de la SCI, correspondant au financement intégral de l’acquisition immobilière, de surcroît destinée à son activité professionnelle, et le fait qu’en cas de dissolution du régime, il lui faudrait reverser la moitié de la valeur de ces parts qui constituaient un acquêt ». La Cour ajoute « que le notaire ne démontre pas avoir fourni l’information requise et que, par suite de ce manquement, Mme Q… a perdu une chance de ne pas réaliser l’opération ou de faire modifier soit le contrat de mariage, soit le régime matrimonial ».

Rappel : dans le régime de la participation réduite aux acquêts, pendant toute la durée du mariage, les époux fonctionnent comme s’ils étaient mariés sous le régime de la séparation de biens. Et lors de sa dissolution, les acquêts nets constatés dans le patrimoine de chacun des époux sont partagés de manière égalitaire.


Cassation civile 1re, 26 février 2020, n° 18-25115

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Chirurgiens-dentistes : des guides pour bien reprendre son activité

Le Covid-19 avait précipité la fermeture des cabinets dentaires il y a plusieurs semaines. Mais depuis quelques jours, les praticiens peuvent, de nouveau, exercer à condition de mettre en place de nouvelles façons de travailler et de recevoir leurs patients. Pour les y aider, trois guides pratiques viennent d’être publiés, téléchargeables gratuitement, tous rédigés et validés par des experts. Leur contenu traite des mêmes problématiques ou presque : comment réorganiser les locaux, comment accueillir et soigner les patients, comment gérer son personnel, comment nettoyer son matériel et traiter ses déchets… Certains proposent, en outre, des contenus à télécharger pour les afficher et les partager avec les patients et les équipes du cabinet.

Pour télécharger le guide pratique :
– de l’Ordre

– de l’ADF

– des CDF

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Viticulteurs : un plan de soutien à la viticulture

Le secteur viticole fait partie de ceux qui sont particulièrement impactés par la crise sanitaire du Covid-19, en raison en particulier de la fermeture des bars et des restaurants depuis le 15 mars dernier. Sans compter qu’il avait déjà pâti des sanctions américaines sur les importations de vins français intervenues en fin d’année dernière.

Aussi, le gouvernement a-t-il annoncé, le 11 mai dernier, la mise en place d’un plan de soutien exceptionnel à la filière viticole destiné à « assurer la stabilité du marché et la poursuite de l’activité des entreprises ». Plus précisément, les trois mesures suivantes ont été décidées :
– des exonérations de cotisations sociales pour les très petites (TPE) et les petites et moyennes entreprises (PME) les plus en difficulté ;
– un dispositif de distillation de crise à hauteur de 140 millions d’euros (60 millions d’euros spécifiques auxquels se rajoutent 80 millions d’euros issus du programme national d’aide de l’Europe) ;
– une relance de la demande des autorités françaises pour l’instauration d’un fonds de compensation au niveau européen.

Précision : le gouvernement a indiqué que ce plan n’était qu’une première étape, un renforcement pouvant, si besoin, être envisagé dans les prochaines semaines, « notamment via une aide supplémentaire aux distilleries ».

Pour les acteurs de la filière, ces mesures, bien que positives, sont loin d’être à la hauteur des crédits qu’il faudrait dégager, notamment pour soulager dans la durée la trésorerie des exploitations viticoles dont les difficultés risquent de se prolonger dans les prochains mois…


Communiqué du ministère de l’Agriculture du 12 mai 2020

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Architectes : une foire aux questions spéciale Covid-19

Alors que la France est entrée, depuis le 11 mai dernier, dans une première phase de déconfinement, la reprise progressive des activités se profile pour de nombreux professionnels, y compris pour les architectes. Or, force est de constater que cette nouvelle étape dans la lutte contre l’épidémie du Covid-19 comporte également son lot d’interrogations, aussi bien au niveau légal et règlementaire qu’au niveau sanitaire.

Une FAQ abordant les enjeux essentiels de la reprise

Pour accompagner les professionnels dans cette période délicate et les aiguiller dans leurs démarches, le Conseil national de l’Ordre des architectes a récemment publié une foire aux questions-réponses dédiée. Accessible via le site internet du Conseil de l’Ordre, cette foire aux questions se décline en quatre chapitres distincts :
• la reprise sécurisée des chantiers, qui apporte un éclairage sur les rôles, les missions et les responsabilités de chaque intervenant (maître d’ouvrage, architecte, coordonnateur SPS…) ;
• les autorisations d’urbanisme, qui fait le point sur les délais de validité et d’instruction des demandes déposées en cette période de crise sanitaire ;
• la commande publique, qui traite toutes les questions propres à la passation et à l’exécution des marchés publics au regard du contexte actuel ;
• le droit du travail en période d’urgence sanitaire, qui fournit des précisions sur le cadre règlementaire auquel sont respectivement soumis les employeurs et les salariés.

Selon l’évolution de l’épidémie au cours des semaines à venir, cette foire aux questions aura vocation à être régulièrement complétée et/ou mise à jour.

À noter : pour permettre aux architectes de tenir un rôle essentiel dans la reprise post-confinement, le Conseil national de l’Ordre a également mis en place un kit de formation gratuit. Constitué de 8 vidéos thématiques, il est accessible via l’espace sécurisé du portail en ligne.

Pour en savoir plus et consulter la foire aux questions spéciale Covid-19, proposée par Conseil national de l’Ordre des architectes, rendez-vous sur : www.architectes.org.

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Médico-social : un appel à projets de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie

La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) lance un appel à projets intitulé « Tirer les enseignements de la crise du Covid-19 pour améliorer l’accompagnement des personnes âgées ou en situation de handicap ».

Cet appel est destiné à pérenniser des initiatives ayant pu émerger dans l’urgence sous l’effet de l’épidémie du coronavirus afin d’accompagner les personnes âgées ou handicapées. Ces actions peuvent ainsi permettre, non seulement de renforcer la capacité de gestion de crise des établissements médico-sociaux, mais également d’améliorer durablement l’accompagnement au quotidien de ces personnes.

Quels sont les projets financés ?

Dans ce cadre, les associations peuvent obtenir le financement :
– de projets visant à étudier et analyser des dispositifs mis en place pendant la crise afin d’en tirer des recommandations ;
– de l’expérimentation, la formalisation et la consolidation de dispositifs conçus ou initiés en réponse à la crise et leur évaluation.

Sachant que cet appel à projets est construit autour de quatre axes :
– redéploiement de ressources humaines et mobilisation de renforts dans les établissements et services en période de crise ;
– coordination, coopération, partenariats et solidarités entre acteurs à l’échelle territoriale en période de crise ;
– innovation pour le lien social, la communication, les loisirs et la participation citoyenne des personnes âgées ou en situation de handicap en période de crise ;
– soutien des professionnels, des bénévoles et des proches aidants en période de crise.

Précision : la durée des projets doit être comprise entre 6 mois et 2 ans en fonction de leur nature et leur complexité (6 mois pour une simple étude de retour d’expérience, 18-24 mois pour les projets associant retour d’expérience, consolidation et essaimage d’un dispositif et évaluation).

Quel est le montant de la subvention ?

La CNSA finance jusqu’à 80 % du coût total du projet dans la limite de 200 000 €.

À ce titre, sont remboursées les dépenses non pérennes directement imputables au projet et notamment :
– l’ingénierie de projet ;
– le développement d’outils ;
– les frais de personnel dédié spécifiquement à la conduite du projet ;
– les dépenses accessoires de matériel et d’équipement permettant la mise en œuvre de l’expérimentation ;
– les frais de déplacement.

Comment répondre à l’appel à projets ?

La CNSA demande aux associations intéressées par cet appel à projets de l’en informer rapidement en indiquant l’axe qu’elles choisissent et la nature de leur projet (étude ou expérimentation). Une information à transmettre par courriel à l’adresse innovation2020@cnsa.fr en précisant dans l’objet « Candidature AAP Enseignements de la crise ».

Les associations peuvent déposer leur dossier jusqu’au 14 juin 2020, puis entre le 1er juillet et le 20 septembre 2020 via la plate-forme de dépôt de la CNSA en sélectionnant la téléprocédure « Appel à projets Enseignements de la crise ».

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Infirmiers : un téléservice de déclaration de diminution d’activité

Si la profession a été peu touchée par une baisse importante d’activité pendant la crise sanitaire, les IDEL ont toutefois dû, pour la plupart, prendre en charge des frais importants d’équipements de protection contre le Covid-19.

La CNAM a accepté d’intégrer dans le calcul des charges à couvrir par la compensation pour les infirmiers libéraux ayant une activité de plus de 60 % de leur niveau habituel, une majoration forfaitaire de 700 €/mois durant la pandémie pour l’achat d’équipements de protection individuels.

Cette majoration est une reconnaissance de l’investissement de la profession en première ligne dans la pandémie. Elle sera versée selon les modalités décrites dans une fiche qui a été transmise par l’Assurance maladie.

À noter : les remplaçants sont exclus de ce dispositif.

Pour aider les praticiens dans leurs démarches, la Fédération Nationale des Infirmiers (FNI) a élaboré un didacticiel de remplissage.

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