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Aviculteurs : levée de l’embargo chinois sur la viande de volaille française

Depuis l’épizootie de grippe aviaire qui a frappé la France à partir de 2015, la Chine interdit toute exportation de viande de volaille française sur son territoire. Bonne nouvelle pour la filière avicole française, cet embargo a été levé grâce à la signature d’un protocole d’accord intervenu entre le ministère de l’Agriculture et l’administration générale des douanes chinoises dans le cadre de la visite en France du président Xi Jinping fin mars dernier.

Par conséquent, les exportations de morceaux congelés de volailles, en particulier les têtes, les pattes et les ailes, très appréciés des Chinois mais peu consommés en France, devraient bientôt reprendre vers l’Empire du Milieu. Rappelons qu’en 2015, la France avait exporté 3 570 tonnes de viande de volaille en Chine, représentant un chiffre d’affaires de 7 M€ (FranceAgriMer). Des chiffres très faibles quand on sait que la France produit 1,2 million de tonnes de poulet par an, mais « cruciaux pour la filière » selon la Fédération des industries avicoles (FIA).

Il faudra toutefois attendre quelques semaines avant que les ventes ne reprennent véritablement, le temps que les 7 entreprises françaises qui étaient agréées pour les exportations vers la Chine reçoivent chacune la levée de suspension.

Précision : selon la FAO, la Chine est le premier pays consommateur de viande de volaille dans le monde, avec 18,4 millions de tonnes (en 2017), devant les États-Unis. Mais c’est aussi un gros producteur, classé en deuxième position mondiale, cette fois derrière les États-Unis. Du coup, la Chine importe une part très faible de sa consommation, à savoir 500 000 tonnes environ seulement.

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Professionnels de santé : déclaration des revenus de 2018

Tous les ans, les professionnels de santé conventionnés sont tenus de déclarer leurs revenus, via la déclaration sociale des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (DS PAMC), afin que soit calculé le montant de leurs cotisations sociales personnelles. Cette déclaration devant être remplie même si leurs revenus sont déficitaires ou nuls.

Jusqu’alors, ces professionnels pouvaient envoyer leur déclaration au format papier s’ils gagnaient moins de 3 973 € par an. Désormais, ils doivent, quel que soit le montant de leurs revenus, effectuer leur DS PAMC par voie électronique.

Cette année, la date limite d’envoi de la DS PAMC est fixée au 7 juin 2019.

Une fois cette déclaration transmise, les professionnels de santé recevront un nouvel échéancier de paiement indiquant le montant définitif des cotisations dues pour 2018, le montant ajusté des cotisations provisionnelles dues pour 2019 et le montant provisoire des échéances de 2020.

Attention : une majoration fixée à 0,20 % des sommes déclarées autrement que par voie dématérialisée est appliquée. Et la déclaration tardive des revenus entraîne l’application d’une pénalité correspondant à 5 % du montant des cotisations et contributions dues.

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Culture : financement des coûts liés à la sécurité des spectacles

Face aux risques d’attentat, les associations sont contraintes de renforcer la sécurité de leurs évènements, ce qui pèse lourdement sur leur budget. Ces surcoûts peuvent être liés à l’augmentation du nombre d’agents de sécurité, à la location de barrières pour délimiter l’évènement, à la location de portiques de sécurité ou de détecteurs de métaux ou encore à la signalétique visant à informer le public.

Afin d’aider les associations œuvrant dans le domaine du spectacle vivant, les pouvoirs publics viennent de créer le « fonds d’intervention pour la sécurité des manifestations culturelles et la sécurité des sites de presse ».

Grâce à ce fonds, les associations peuvent bénéficier de la prise en charge des surcoûts liés au renforcement des mesures de sécurité lors des spectacles.

Sont concernées les associations qui relèvent de la convention collective nationale des entreprises du spectacle vivant privé et celles qui sont subventionnées et entrent dans le champ de la taxe sur les spectacles de variétés perçue par le Centre national de la chanson, des variétés et du jazz.

À titre exceptionnel, peuvent aussi être compensées les pertes économiques résultant directement des annulations de spectacles dues à des raisons imprévisibles liées à l’ordre public.

En revanche, ne sont pas prises en charge les dépenses engagées par les associations pour rembourser les prestations exécutées par la police ou la gendarmerie qui ne peuvent être rattachés aux obligations normales incombant à la puissance publique en matière de sécurité et d’ordre publics. Ces prestations consistent à mettre à disposition des organisateurs de l’évènement le personnel et les moyens matériels permettant de renforcer la sécurité (régulation de la circulation, surveillance aérienne de l’évènement, inspection des tribunes…).

En pratique : les demandes d’aide doivent être adressées à la direction générale de la création artistique ou au Centre national de la chanson, des variétés et du jazz. Les taux de prise en charge sont compris, selon le niveau du risque encouru et la taille de l’association, entre 20 % et 80 % du montant des surcoûts.


Décret n° 2019-203 du 18 mars 2019, JO du 19

Arrêté du 21 mars 2019, JO du 22

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Infirmiers : un nouvel avenant

L’avenant comporte 3 volets portant sur la régulation démographique, la nomenclature des actes et la prise en charge de la dépendance.

Concernant la régulation démographique, il est prévu un nouveau zonage basé sur l’Accessibilité Potentielle Localisée (APL) qui va restreindre le conventionnement sur les territoires où les besoins en soins sont déjà largement couverts et au contraire majorer les aides financières au maintien et à l’installation dans les zones très sous-dotées en infirmiers.

Pour la Nomenclature Générale des Actes Professionnels (NGAP), des aménagements vont être apportés afin de répondre au « virage ambulatoire » pris par la profession, avec notamment la création de nouveaux actes (bilan initial des plaies, suivi médicamenteux, soins post-opératoires…). Des majorations sont également prévues (extension de la Majoration Acte Unique à tous les actes inférieurs ou égaux à 1,5 AMI, majoration jeune enfant pour tous les actes aux enfants de moins de 7 ans…).

Enfin, pour la prise en charge de la dépendance, un Bilan de Soins Infirmiers (BSI) va être mis en place progressivement en remplacement de la Démarche de soins infirmiers (DSI) qui prévoit notamment des forfaits journaliers basés sur la charge en soins de ces patients.

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Éleveurs de bovins : aides aux veaux sous la mère et aux veaux bio

Le montant de l’aide aux veaux sous la mère et aux veaux issus de l’agriculture biologique vient d’être fixé à 47,90 € par animal éligible pour la campagne 2018, contre 49,90 € en 2017. Quant au montant 2018 de l’aide aux veaux sous la mère labellisés et aux veaux issus de l’agriculture biologique commercialisés via une organisation de producteurs, il s’élève à 69,80 € par veau éligible (70,10 € en 2017).

Rappelons que les demandes pour bénéficier des aides bovines (aide aux bovins laitiers, aide aux bovins allaitants, aide aux veaux sous la mère et aux veaux issus de l’agriculture biologique) au titre de la campagne 2019 doivent être formulées le 15 mai 2019 au plus tard sur le site Telepac. Au-delà, les dépôts restent possibles pendant une période supplémentaire de 25 jours, soit jusqu’au 11 juin 2019, mais des pénalités seront alors appliquées.

Rappel : pour 2018, le montant de l’aide aux bovins laitiers (ABL) a été fixé à 80,40 € par vache en zone de montagne et à 39,15 € hors zone de montagne. Quant au montant de l’aide aux bovins allaitants (ABA), il s’élève à 166,75 € par vache pour les 50 premières vaches, à 121,25 € de la 51e à la 99e vache et à 62 € de la 100e à la 139e vache.


Arrêté du 19 mars 2019, JO du 22

Arrêté du 22 janvier 2019, JO du 25

Arrêté du 22 janvier 2019, JO du 25

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Arboriculteurs : aides à la production de fruits transformés

Les montants unitaires des aides, dites « couplées », à la production de fruits destinés à la transformation ont été fixés, pour la campagne 2018, à :
– 520 € (588 € en 2017) pour la production de cerises (cerises bigarreau) ;
– 400 € (même montant en 2017) pour la production de pêches (pêches pavie) ;
– 1 085 € (1 150 € en 2017) pour la production de poires (poires williams) ;
– 950 € (1 025 € en 2017) pour la production de prunes (prunes d’ente).

Rappel : le montant unitaire de l’aide à la production de tomates destinées à la transformation a été fixé, pour la campagne 2018, à 1 120 € (même montant en 2017) par un arrêté du 13 février dernier.

Par ailleurs, le montant unitaire de l’aide à la production de légumineuses fourragères déshydratées s’élève à 133 € en 2018 (112 € en 2017).

Rappel : pour les autres cultures, les montants unitaires des aides pour 2018 ont été fixés, par un arrêté du 13 février dernier, à :
– 96,50 € (94,25 € en 2017) pour la production de chanvre ;
– 37 € (38 € en 2017) pour la production de blé dur ;
– 600 € (661 € en 2017) pour la production de houblon ;
– 76,60 € (83,50 € en 2017) pour la production de pommes de terre féculières ;
– 132,50 € (même montant en 2017) pour la production de riz ;
– 35,80 € (40,80 € en 2017) pour la production de soja ;
– 170 € (111,50 € en 2017) pour la production de protéagineux ;
– 282 € (195 € en 2017) pour la production de légumineuses fourragères.


Arrêté du 19 mars 2019, JO du 22

Arrêté du 13 février 2019, JO du 15

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Avocats : exercice du métier de médiateur

Posée en octobre dernier mais restée sans réponse, la question écrite de la sénatrice Christine Herzog sur « la formation obligatoire des avocats médiateurs » a été reposée le 10 janvier dernier. Dans sa réponse, le ministère de la Justice a rappelé que les avocats étaient tenus, en vertu de la loi du 31 décembre 1971, de se former de manière continue, notamment en participant à des actions de formation professionnelle, à des colloques ou à des conférences juridiques, en délivrant des cours de droit en rapport avec le métier d’avocat ou en publiant des articles à caractère juridique. Des actions de formation que chaque avocat est tenu de déclarer avant le 31 janvier de chaque année écoulée auprès du conseil de l’Ordre dont il relève.

Ainsi, précise le ministère de la Justice, « la décision de « validation », au titre de la formation continue, d’éventuelles formations effectuées par les avocats dans le cadre de leurs activités de médiateur, n’est prévue par aucun texte législatif ou réglementaire, et relève de la seule appréciation des ordres professionnels, sous réserve que les formations effectuées soient conformes aux exigences de l’article 85 du décret du 27 novembre 1991 ».

Toutefois, cette position pourrait évoluer compte tenu de l’essor de la médiation et du nombre croissant d’avocats exerçant cette activité en complément de leur profession. Le ministère de la Justice précise à ce sujet que « la question de la prise en compte des actions de formation suivies par ces avocats dans le cadre de leurs activités de médiateur fait l’objet d’une réflexion conjointe de la profession d’avocat et des services de la Chancellerie, afin d’apprécier l’opportunité de préciser le cadre juridique applicable et d’uniformiser les pratiques ». À suivre…


Rép. Min n° 07415, JO Sénat du 10 janvier 2019

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Avocats : les montants des cotisations 2019 sont connus

Pour la retraite de base, la cotisation forfaitaire varie, selon l’ancienneté de l’avocat, entre 284 € pour la 1re année d’exercice et 1 555 € à partir de la 6e année et pour les avocats de plus de 65 ans. Le taux de la cotisation proportionnelle calculée de manière provisionnelle sur le revenu net de 2017 (dans la limite d’un plafond de 291 718 €) s’élève, quant à lui, à 3,10 % (ou cotisation forfaitaire de 239 € pour les avocats inscrits en 2018 et 2019).

En matière de retraite complémentaire, les taux de cotisation varient entre 3,80 % et 20,40 %, selon la classe choisie par l’avocat et le montant de ses revenus. Les avocats inscrits à la CNBF en 2018 et en 2019 payent une cotisation de 293 € (classe 1).

Quant à la cotisation forfaitaire invalidité-décès, elle est fixée à 55 € de la 1re à la 4e année d’exercice et à 137 € à partir de la 5e année et pour les avocats de plus de 65 ans.


www.cnbf.fr

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Sport : refus de soins par un salarié d’une association sportive

Les salariés en arrêt de travail en raison d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle ne peuvent pas être licenciés pendant cette période, sauf notamment s’ils commettent une faute grave. Et selon la Cour de cassation, un sportif commet une telle faute lorsqu’il refuse de se soigner.

Dans cette affaire, un basketteur professionnel avait subi un accident du travail ayant entraîné une blessure aux muscles abdominaux. Pendant son arrêt de travail, il avait refusé de se rendre au rendez-vous visant à organiser les séances de kinésithérapie prescrites par le médecin traitant de l’équipe et il n’était pas demeuré à la disposition du kinésithérapeute pour suivre le protocole de soins. Son employeur avait alors rompu son contrat de travail pour faute grave.

La Cour de cassation a validé cette rupture. En effet, en tant que sportif professionnel, le salarié avait l’obligation, en application de son contrat de travail et de la convention collective de la branche du basket, de se prêter aux soins nécessaires à la restauration de son potentiel physique en cas de blessure. Une obligation qui subsistait même pendant son arrêt de travail.

Les juges ont considéré que le salarié avait donc commis un manquement à son obligation de loyauté rendant impossible la poursuite du contrat de travail. Et ce manquement, qui constituait une faute grave, justifiait la rupture de son contrat de travail.


Cassation sociale, 20 février 2019, n° 17-18912

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Masseurs-kinésithérapeutes : contribution au Grand débat national

3 000 praticiens ont participé à l’enquête lancée par le CNOMK via un questionnaire en ligne sur son site, avec des profils très variés tant sur l’année d’obtention du diplôme, que sur leur lieu d’exercice, leur statut libéral ou salarié… Plusieurs éléments forts ressortent de cette consultation.

Les praticiens font notamment état d’un manque de reconnaissance. Ils jugent notamment injuste la hiérarchie face aux médecins. Ils réclament également l’accès direct des patients en première intention ainsi qu’un élargissement de leurs compétences, et le droit de prescrire.

Ils aimeraient également qu’une meilleure répartition territoriale soit mise en place avec, par exemple, la suppression ou l’abaissement du numerus clausus, des quotas dans les grandes villes, ou encore une incitation à s’installer dans les campagnes.

Ils abordent enfin les freins administratifs et financiers à la pratique, comme la pression financière (investissement cabinet, équipement, formation), le coût des cotisations, le temps administratif trop important par rapport au temps consacré à soigner…

Pour consulter la synthèse : www.ordremk.fr

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