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Notaires : indemnisation de la banque après l’annulation d’une vente

En 2008, est vendu un terrain à bâtir dans le sud de la France. L’acquéreur dépose alors une demande de permis de construire. Mais sa demande est refusée car la parcelle se trouve dans une zone classée inondable par un arrêté du 3 septembre 2007 et donc non constructible. L’acquéreur assigne alors le vendeur et le notaire afin d’obtenir la nullité de la vente, arguant, à bon droit, qu’ils ne pouvaient ignorer le caractère inconstructible du terrain et ne l’en avaient pas informé.

La vente annulée, la banque se retourne alors contre le vendeur, mais aussi contre le notaire. Elle souhaite être indemnisée au titre de la perte de chance de percevoir les intérêts du prêt qu’elle avait consenti à l’acheteur du terrain. Saisis de l’affaire, les magistrats de la Cour de cassation ont soutenu cette demande, estimant que l’annulation de la vente et, par voie de conséquence, celle du contrat de prêt ont été en partie causées par la faute du notaire en raison de son manquement à son obligation d’information.


Cassation civile 3e, 21 mars 2019, n° 17-21963

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Économie sociale et solidaire : travaux d’intérêt général

Les tribunaux qui déclarent une personne coupable d’avoir commis un délit (infractions routières, consommation de stupéfiants, vol, etc.) peuvent la condamner à des travaux d’intérêt général plutôt qu’à une peine de prison.

Ces travaux, non rémunérés et d’une durée de 20 à 400 heures, peuvent être effectués au profit d’une personne morale de droit public (État, communes, départements…), d’une personne morale de droit privé chargée d’une mission de service public (La Poste, par exemple) ou d’une association (Croix-Rouge, Emmaüs, Les Restaurants du Cœur…).

En pratique : ces travaux peuvent consister dans de l’entretien d’espaces verts ou de plages, du jardinage, de la peinture, de la maçonnerie, du nettoyage de graffiti, de l’accompagnement de personnes handicapées, de la lecture pour des non-voyants, du standard téléphonique ou encore du tri et de la distribution de vêtements.

La récente loi portant réforme de la justice met en place une expérimentation, qui durera 3 ans, au cours de laquelle les personnes condamnées à des travaux d’intérêt général pourront être accueillies dans des structures, dont des associations, qui remplissent les conditions pour être qualifiées d’entreprises de l’économie sociale et solidaire et qui poursuivent une utilité sociale (développement durable, lutte contre les exclusions, soutien à des personnes fragiles…).

Cette expérimentation sera possible dans seulement 20 départements maximum, dont la liste sera fixée par arrêté.

À noter : un décret doit encore préciser les conditions d’habilitation des entreprises de l’économie sociale et solidaire et celles d’inscription des travaux qu’elles proposent sur la liste des travaux d’intérêt général.


Art. 71 XIX, loi n° 2019-222 du 23 mars 2019, JO du 24

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Pharmaciens : précisions sur la vaccination antigrippale en officine

Après avoir fait l’objet d’une expérimentation depuis 2 ans, la vaccination antigrippale à l’officine va être généralisée, comme l’a prévu la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2019. Pour la mettre en place et prévoir les conditions pratiques de sa mise en œuvre, un arrêté et un décret viennent d’être publiés.

Ils précisent notamment que la vaccination antigrippale à l’officine ne concerne que les personnes majeures, ciblées par les recommandations vaccinales en vigueur, à l’exception de celles présentant des antécédents de réaction allergique sévère à l’ovalbumine ou à une vaccination antérieure. Ces populations cibles concernent les patients âgés de plus de 65 ans, patients chroniques, femmes enceintes, personnes obèses, professionnels de santé… Tout autre cas doit être renvoyé devant le médecin traitant.

Autre précision, le pharmacien devra inscrire dans le carnet de santé, le carnet de vaccination ou le dossier médical partagé (DMP) de la personne vaccinée son identité, la dénomination du vaccin administré, la date de l’administration et le numéro du lot. À défaut de cette inscription, il doit délivrer au patient une attestation de vaccination qui comporte ces informations. Et en l’absence du DMP et sous réserve du consentement de la personne vaccinée, le pharmacien devra également transmettre ces informations par messagerie sécurisée de santé, lorsqu’elle existe.


Décret n° 2019-357 du 23 avril 2019, JO du 25

Arrêté du 23 avril 2019, JO du 25

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Arboriculteurs : aide à la rénovation des vergers

Comme chaque année, les producteurs de fruits peuvent demander à bénéficier d’une aide à la rénovation de leurs vergers, c’est-à-dire destinée à financer des plantations d’arbres fruitiers (achat des plants, coût de préparation du terrain et de la plantation proprement dite). Ce dispositif a pour objet « d’encourager l’investissement de façon à assurer un renouvellement régulier des espèces et des variétés et de conserver ainsi une arboriculture de qualité répondant aux besoins des consommateurs et contribuant à une meilleure maîtrise des conditions de production ».

L’aide, basée sur les investissements réalisés, dans la double limite annuelle de 20 hectares par exploitation et de 10 hectares par espèce, est fixée en pourcentage des dépenses réalisées. Le taux de l’aide est fixé à 20 % avec une bonification de 5 points pour les jeunes agriculteurs, les nouveaux installés et les exploitations touchées par la Sharka, par l’ECA (enroulement chlorotique de l’abricotier) ou par tout autre organisme nuisible règlementé.

Demander l’aide

En pratique, l’aide doit être demandée, uniquement par voie dématérialisée, auprès de FranceAgriMer au plus tard le 31 juillet 2019 pour les espèces de fruits autres qu’à noyaux et au plus tard le 15 septembre 2019 pour les espèces de fruits à noyaux (abricots, cerises, pêches, nectarines, prunes).

L’aide sera attribuée prioritairement aux projets répondant aux 3 priorités nationales partagées avec les Régions, à savoir :
– le renouvellement des exploitations ;
– la lutte contre les maladies végétales ;
– la recherche d’une double performance économique et environnementale.

Pour en savoir plus sur les modalités de demande et d’attribution de l’aide, rendez-vous sur la page dédiée du site de FranceAgriMer.

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Architectes : quel délai pour licencier un salarié en cas de faute grave ?

Conformément au Code du travail, l’employeur dispose d’un délai d’un mois, à la suite de l’entretien préalable, pour notifier à un salarié son licenciement disciplinaire. Toutefois, certaines conventions collectives prévoient un délai plus court. Tel est le cas de la convention collective nationale des entreprises d’architecture qui ramène ce délai à 10 jours. Une durée qui peut se révéler insuffisante pour l’employeur lorsque des investigations sont nécessaires…

Dans une affaire jugée récemment, un dessinateur avait été convoqué à un entretien préalable au licenciement. Environ un mois plus tard, son employeur l’avait licencié pour faute grave. Le salarié avait alors saisi la justice, estimant que son licenciement, lequel était intervenu plus de 10 jours après son entretien préalable, était sans cause réelle et sérieuse.

De son côté, l’employeur avait fait valoir que le salarié avait, lors de son entretien, nié les faits fautifs qui lui étaient reprochés, à savoir l’envoi d’un message électronique relayant des informations salariales assorties de propos péjoratifs. Et qu’il avait donc mené des investigations, via un prestataire informatique, pour s’assurer de l’identité de l’auteur du message. Des investigations qui, compte tenu de leur technicité, ne lui avaient pas permis de respecter le délai de 10 jours dont il disposait pour prendre sa décision. L’employeur avait expliqué, en outre, avoir réagi au plus vite en notifiant le licenciement 2 jours seulement après avoir eu connaissance du résultat de ces investigations.

La cour d’appel d’Amiens et la Cour de cassation ont donné raison à l’employeur. Les juges ont, en effet, estimé que l’employeur avait bien respecté le délai conventionnel requis pour prononcer le licenciement du salarié, puisque ce délai avait cessé de courir durant le temps nécessaire à la réalisation des investigations.


Cassation sociale, 13 février 2019, n° 17-13749

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Culture : encourager l’emploi dans le spectacle vivant

Les associations œuvrant dans le secteur du spectacle vivant et enregistré bénéficient de différentes aides financières destinées à favoriser l’embauche de salariés, des aides mises en place par le Fonds national pour l’emploi pérenne dans le spectacle (FONPEPS).

Pour avoir droit à ces aides, le contrat de travail des salariés doit débuter au plus tard le 31 mai 2019. Sachant que les associations doivent les demander à l’Agence de services et de paiement dans les 6 mois suivant la date de début d’exécution du contrat.

Ainsi, les associations peuvent se voir octroyer une aide :
– de 4 000 € par an pendant 2 ans pour l’embauche d’un premier salarié en contrat à durée indéterminée (CDI) ;
– de 28 000 € étalés sur 4 ans pour le recrutement en CDI d’un intermittent du spectacle ;
– comprise entre 500 € et 4 000 € selon la durée du contrat lorsqu’elles embauchent un intermittent en contrat à durée déterminée d’au moins 2 mois ;
– de 1 000 € par mois pendant 4 mois (renouvelable tous les 12 mois pendant les 3 ans suivant l’obtention du diplôme) en cas de recrutement en CDI ou en contrat à durée déterminée d’au moins 4 mois d’un artiste diplômé depuis 3 ans au plus.

À savoir : ces aides sont soumises à une condition de rémunération. Ainsi, le salaire annuel brut prévu par le contrat de travail doit être inférieur à 3 Smic, soit, en 2019, à 54 763,80 €.

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Masseurs-kinésithérapeutes : finies les IJSS assujetties 2 fois aux prélèvements sociaux

La FFMKR avait dénoncé fin 2018 le fait que les indemnités journalières versées par les CPAM aux kinésithérapeutes en arrêt maladie étaient assujetties 2 fois aux cotisations sociales : une fois à la source par la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) avant versement au kinésithérapeute et une seconde fois par prélèvement de la part de l’URSSAF.

Suite à l’action menée par la FFMKR et l’UNPS, la CNAM a reconnu une erreur de sa part et s’est engagée à diffuser des instructions auprès des CPAM afin qu’elles procèdent au remboursement des cotisations sociales retenues à la source lors du 2nd semestre 2017.

Pour les indemnités versées à partir de 2018, les CPAM les versent après avoir retenu les cotisations sociales. Au niveau de l’Urssaf, bien que la loi prévoit que les libéraux doivent inscrire les revenus de remplacement sur leur déclaration 2035 en gains divers, elle ne devrait plus assujettir ces indemnités aux prélèvements sociaux. La FFMKR s’est engagée à veiller à ce que la future déclaration sociale des revenus prévoit bien d’identifier spécifiquement ces indemnités afin que les professionnels de santé en ayant bénéficié ne soient pas victimes une nouvelle fois d’un dysfonctionnement entre les CPAM et l’URSSAF.

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Éleveurs : expérimentation des abattoirs mobiles

Réduire la souffrance animale est l’un des points qui a été mis en avant par la loi « Agriculture et Alimentation » (dite loi « Egalim ») du 30 octobre 2018. Plusieurs articles y sont consacrés, dont l’article 73 qui prévoit la mise en place, à titre expérimental, d’abattoirs mobiles. L’idée étant de réduire le transport des animaux et la souffrance qui y est associée. L’expérimentation va durer 4 ans à compter du 15 avril 2019, date de publication du décret précisant les modalités d’application de cette phase d’expérimentation. Cette expérimentation fera l’objet d’une évaluation « notamment de sa viabilité économique et de son impact sur le bien-être animal, dont les résultats seront transmis au Parlement au plus tard 6 mois avant son terme ». Par la suite, des recommandations seront émises en vue de faire évoluer la règlementation européenne applicable en la matière.

Les conditions à respecter

Les personnes qui souhaitent participer à cette expérimentation doivent obtenir un agrément concernant le dispositif d’abattoir mobile (camion réalisant toutes les étapes d’abattage sur une ferme ou un lieu de rassemblement, caisson mobile pour la mise à mort des animaux en ferme, puis transport des carcasses en peau vers un abattoir de proximité…) qu’elles entendent utiliser. Elles doivent, en outre, « respecter l’ensemble des dispositions applicables à l’activité d’abattage ». Les responsables de ces abattoirs mobiles s’engagent, par ailleurs, à communiquer au préfet auprès duquel l’agrément a été obtenu un certain nombre d’informations nécessaires à l’évaluation de l’expérimentation.


Décret n° 2019-324 du 15 avril 2019, JO du 16

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Notaires : parution du rapport du 115 Congrès des Notaires de France

L’Association Congrès des Notaires de France annonce la parution du Rapport du 115e Congrès des Notaires de France. Congrès qui se déroulera du 2 au 5 juin 2019, pour la 1re fois hors de France, à Bruxelles, sur le thème du droit international privé.

Selon les auteurs, ce rapport regroupe l’ensemble des réflexions du moment sur ce droit international en mouvement et insiste également sur un élément essentiel : dans un monde qui s’internationalise chaque jour davantage, la collaboration entre les professionnels du droit des différents États doit s’accentuer pour garantir la sécurité juridique des actes au-delà des frontières.

Concrètement, ce rapport développe 4 grands piliers du droit international privé :
– vivre, la famille dans un contexte international : étude sur la préparation de l’expatriation (régimes matrimoniaux, filiation, divorce) et de la succession internationale ;
– s’orienter, le notaire dans un contexte international : présentation des différents outils, sites et plate-formes disponibles pour aider les notaires à s’orienter dans la connaissance des différentes sources, de leurs différentes interprétations et de leur hiérarchie ;
– contracter, acquérir et financer dans un contexte international : propos sur le traitement et le financement d’un dossier d’acquisition en France par un non-résident ;
– rédiger, l’acte notarié dans un contexte international : présentation des bons réflexes à adopter en présence d’un élément « international », pour anticiper la circulation et l’efficacité de l’acte authentique au-delà des frontières.

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Sanitaire et social : bilan de l’emploi au 4 trimestre 2018

Selon le dernier bilan de l’emploi associatif sanitaire et social, les effectifs salariés des associations de ce secteur ont, comme au 3e trimestre 2018, augmenté de 0,1 % au 4e trimestre 2018.

Ainsi, ces effectifs restent stables sur une année entre le 4e trimestre 2017 et le 4e trimestre 2018. Dans le détail, ils ont connu un recul de 0,3 % pour l’action sociale sans hébergement. En revanche, les associations œuvrant dans le domaine de la santé, de même que celles dont l’activité relève de l’hébergement médico-social, ont vu le nombre de leurs salariés progresser de 0,3 %.

À titre de comparaison, sur cette même période d’un an, l’emploi salarié a diminué de 1,9 % dans les autres secteurs associatifs et de 0,8 % dans le monde associatif (tous secteurs confondus). Alors que l’emploi dans le secteur privé a augmenté de 0,9 %.


Bilan de l’emploi associatif sanitaire et social au 4e trimestre 2018, Uniopss et Recherches & Solidarités, avril 2019

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