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Infirmiers : de nouveaux actes dans la nomenclature

Plusieurs actes font leur apparition. C’est le cas notamment du Bilan de soins infirmiers (BSI) pour les patients âgés de 90 ans et plus. Mais aussi de la prise en charge des pansements courants (de trachéotomie, de changement de canule, de pansements liés à l’abdominoplastie, chirurgie mammaire, le stripping veineux et les stomies…), revalorisés à hauteur de AMI 3. Ou encore des pansements lourds et complexes (prise en charge de plaie par épisode de cicatrisation nécessitant un pansement lourd et complexe valorisé à hauteur de AMI 11, un acte d’analgésie topique valorisé à hauteur de AMI 1,1, un acte de pansement avec compression valorisé à hauteur de AMI 5,1).

Un acte d’accompagnement du patient à la téléconsultation est également mis en place, valorisé selon la situation (réalisé lors d’un soin infirmier déjà prévu : 10 €, organisé de manière spécifique à domicile : 15 €, organisé dans un lieu dédié aux téléconsultations : 12 €).

Enfin, une majoration est prévue pour la prise en charge par les infirmiers des enfants de moins de 7 ans (d’un montant de 3,15 € par séance de soins). Et à chaque Dossier médical partagé (DMP), l’infirmière libérale perçoit désormais 1 €.

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Viticulteurs : un simulateur sur l’assurance récolte

L’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA) vient de lancer un simulateur sur le coût d’une assurance récolte en viticulture. Rappelons que cette assurance garantit les exploitants contre les pertes de production causées par un accident climatique (sécheresse, coup de soleil, gel, inondation, forte pluie, grêle, tempête…).

Accessible depuis le site chambres-agriculture.fr, ce simulateur permet aux viticulteurs de connaître, en quelques clics, le coût moyen d’une assurance récolte socle (c’est-à-dire le contrat de premier niveau qui prévoit un seuil de déclenchement de 30 % de pertes de récolte et une franchise de 20 % ou de 30 % selon le type de contrat) et le montant de la subvention associée.

En pratique, il suffit de préciser l’appellation concernée, les surfaces plantées en vignes et l’historique des rendements.

Sachant que pour le moment, le simulateur ne s’applique qu’aux seuls bassins Centre-Val de Loire et Beaujolais, mais qu’il a vocation, selon l’APCA, à être « développé sur les autres bassins dans les prochains mois ».

Rappel : afin d’encourager les exploitants agricoles à souscrire une assurance récolte contre les risques climatiques, les pouvoirs publics leur accordent des subventions destinées à les aider à financer les cotisations ou primes d’assurance correspondantes. Ce taux de subvention s’élève à 65 % des primes d’assurance dues au titre du premier niveau de garantie (niveau socle) et à 45 % pour celles dues au titre du deuxième niveau (garanties complémentaires optionnelles).

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Médecins : la garantie d’emploi des salariés malades

La convention collective du personnel des cabinets médicaux prévoit que « les absences justifiées par la maladie ou l’accident dans un délai maximum d’un an n’entraînent pas une rupture du contrat de travail ». Autrement dit, les salariés des cabinets médicaux en arrêt de travail pour maladie non professionnelle ne peuvent pas être licenciés pour ce motif pendant une année. Et ce, même si leur absence prolongée perturbe le bon fonctionnement du cabinet…

Dans une affaire récente, une secrétaire standardiste souffrant d’une maladie non professionnelle avait été licenciée un mois après le début de son arrêt de travail. Invoquant la clause de garantie d’emploi prévue par la convention collective du personnel des cabinets médicaux, elle avait contesté son licenciement en justice.

De son côté, l’employeur estimait qu’il n’avait pas méconnu la garantie d’emploi bénéficiant aux employés malades puisque le licenciement n’était pas justifié par l’arrêt de travail, mais par l’absence prolongée de la salariée. Une absence qui, selon lui, perturbait le fonctionnement du cabinet médical et nécessitait le remplacement définitif de la salariée.

Mais cet argument n’a pas fait la différence aux yeux des juges ! En effet, la Cour de cassation considère que la clause de garantie d’emploi figurant dans la convention collective du personnel des cabinets médicaux empêche l’employeur, pendant un an, de licencier un salarié en raison des conséquences liées à son absence pour maladie.


Cassation sociale, 18 décembre 2019, n° 18-18864

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Médico-social : dossier unique d’admission en Ehpad

Afin de simplifier les démarches des personnes âgées et de leur famille, il existe, depuis le 1er juin 2012, un dossier unique de demande d’admission en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

Ce formulaire permet d’effectuer une demande d’admission permanente dans un Ehpad et également, depuis le 13 décembre 2019, une demande en accueil de jour, en accueil de nuit et en hébergement temporaire.

Ce dossier peut être rempli en version papier (Cerfa n° 14732*03), photocopié et envoyé à plusieurs établissements.

Il peut aussi, dans plus de 70 départements, être transmis aux Ehpad via le service en ligne ViaTrajectoire.


Arrêté du 25 novembre 2019, JO du 12 décembre

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Masseurs-kinésithérapeutes : forfait d’aide à la modernisation et informatisation du cabinet

Pour bénéficier du FAMI pour l’année 2019 payable en 2020, le masseur-kinésithérapeute doit remplir 5 indicateurs obligatoires plus un indicateur complémentaire.

Concernant les indicateurs obligatoires, il s’agit de disposer d’un logiciel métier compatible DMP, d’une messagerie sécurisée de santé, d’une version du cahier des charges Sesam-Vitale intégrant les avenants publiés sur le site du GIE Sesam-Vitale au 31/12 de l’année N-1 par rapport à l’année de référence pour le calcul de la rémunération, d’avoir un taux de télétransmission supérieur ou égal à 2/3 et d’utiliser la solution Scor pour la transmission à l’Assurance maladie des pièces justificatives numérisées. Pour l’indicateur complémentaire, cela concerne l’engagement à une prise en charge coordonnée des patients.

Ces indicateurs doivent être déclarés pendant la campagne de saisie qui doit avoir lieu durant le 1er trimestre 2020, dans l’espace amelipro via la rubrique « Activités », onglet « Ma convention ».

Pour en savoir plus : www.ffmkr.org

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Éleveurs : déclaration des aides animales 2020

La procédure de déclaration des aides animales au titre de 2020 est ouverte à compter du 6 janvier. Ainsi, à compter de cette date, les éleveurs d’ovins, de caprins, de bovins laitiers (en zone de montagne et hors zone de montagne), de bovins allaitants ou de veaux sous la mère peuvent formuler leurs demandes d’aides.

Plus précisément, s’agissant des aides ovines et caprines, les demandes doivent être transmises au plus tard le 31 janvier 2020. Il en est de même pour la prime aux petits ruminants dans les départements d’outre-mer.

Les aides bovines devront, quant à elles, être demandées le 15 mai 2020 au plus tard.

Pour les départements d’outre-mer, l’aide au développement et au maintien du cheptel allaitant pourra s’effectuer du 1er mars au 15 juin 2020.

En pratique : les demandes d’attribution de ces aides doivent, comme d’habitude, être déposées sur le site Telepac.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du ministère de l’Agriculture.


Communiqué du ministère de l’Agriculture, 16 décembre 2019

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Médecins : installation dans des déserts médicaux

Le gouvernement propose différentes aides aux médecins, qu’ils soient généralistes ou spécialistes, afin de les inciter à s’installer dans des zones dont l’offre médicale est insuffisante ou dans lesquelles il existe des difficultés dans l’accès aux soins dans certaines spécialités.

Un contrat de début d’exercice

Jusqu’alors, les médecins qui s’installaient dans des zones fragiles en matière d’accès aux soins pouvaient accéder à des aides financières en signant un contrat de praticien territorial de médecine générale, un contrat de praticien territorial de médecine ambulatoire, un contrat de praticien territorial de médecine de remplacement ou un contrat de praticien isolé à activité saisonnière.

Ces quatre contrats, au succès mitigé, seront bientôt remplacés par un « contrat de début d’exercice » ouvert aux étudiants de 3e cycle effectuant des remplacements ainsi qu’aux médecins installés en libéral depuis moins d’un an dans une zone sous-dense.

Précision : cet avantage est réservé aux professionnels qui ne pratiquent pas de dépassement d’honoraires (secteur 1) ou qui ont signé un contrat option pratique tarifaire maîtrisée (Optam).

Dans le cadre de ce contrat, l’étudiant ou le médecin s’engage à effectuer des remplacements ou à exercer dans des cabinets médicaux situés dans des territoires « caractérisés par une offre médicale insuffisante ou des difficultés dans l’accès aux soins pour la spécialité concernée ». Ces territoires étant définis par l’agence régionale de santé. En contrepartie, il aura droit à un complément de revenus et à un accompagnement à l’installation.

À noter : l’entrée en vigueur de ce dispositif suppose la publication d’un décret précisant notamment les durées minimales et maximales de ce contrat. Les premiers contrats devraient pouvoir être signés à compter du 1er avril 2020 au plus tard.

Une prise en charge des cotisations sociales pendant 2 ans

Actuellement, les médecins qui ne pratiquent pas de dépassement d’honoraires ou ceux qui ont signé un contrat Optam bénéficient d’une prise en charge partielle, par les caisses d’assurance maladie, de leurs cotisations sociales personnelles.

À compter du 1er janvier 2020, ces derniers peuvent bénéficier, pendant leurs 24 premiers mois d’activité, d’une prise en charge totale de ces cotisations s’ils s’installent, dans les 3 ans suivant l’obtention de leur diplôme, dans une zone « caractérisée par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés dans l’accès aux soins ».

Le montant de cette aide s’élève, pour un médecin conventionné secteur 1, à la part des cotisations non prises en charge partiellement par les caisses d’assurance maladie et calculées sur un revenu d’honoraires conventionnels maximal de 80 000 €. Pour les médecins ayant signé un contrat Optam, il correspond au montant qui aurait été pris en charge pour un médecin secteur 1 ayant perçu ce même montant d’honoraires.

À savoir : cet avantage concerne les médecins s’installant jusqu’au 31 décembre 2022.


Article 51, loi n° 2019-1446 du 24 décembre 2019, JO du 27

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Insertion : permis à un euro par jour

Grâce au « permis à un euro par jour », les jeunes âgés de moins de 26 ans peuvent échelonner le coût de leur permis de conduire sur plusieurs mois en contractant un prêt auprès d’un établissement financier partenaire. Les intérêts de cet emprunt étant pris en charge par l’État.

Depuis le 14 janvier 2019, ce dispositif, jusqu’alors réservé aux auto-écoles, peut être proposé par les associations agréées qui s’appuient sur la formation à la conduite et à la sécurité routière pour faciliter l’insertion ou la réinsertion sociale ou professionnelle. À cet effet, ces dernières signent, avec l’État, une convention-type prévoyant notamment les mentions obligatoires à inclure dans le contrat de formation conclu entre l’association et l’élève.

L’exigence d’un label

À partir du 1er janvier 2020, les associations agréées exerçant leur activité dans le champ de l’insertion ou de la réinsertion sociale ou professionnelle ne pourront proposer le permis à un euro par jour que si elles disposent du label « qualité des formations au sein des écoles de conduite » ou d’une équivalence reconnue (certification AFAQ ISO 9001 : 2015 appliquée aux organismes de formation professionnelle continue délivrée par AFNOR Certification pour une durée de 3 ans à compter du 4 février 2019).

Ce label, dont les modalités sont définies par l’arrêté du 26 février 2018, repose sur six critères de qualité parmi lesquels l’identification précise des objectifs de la formation et son adaptation au public formé, l’adéquation des moyens pédagogiques, techniques et d’encadrement à l’offre de formation ou encore la qualification professionnelle et la formation continue des formateurs.

En pratique, l’association doit demander l’obtention de ce label au préfet de son lieu d’implantation.

Important : ces changements s’appliquent à compter du 1er mars 2020 aux associations qui ont conclu une convention-type avec l’État avant le 20 novembre 2019. Sachant que ces conventions prendront fin au 1er mars 2020 et que les associations concernées devront donc signer une nouvelle convention.


Décret n° 2019-1194 du 19 novembre 2019, JO du 20

Arrêté du 19 novembre 2019, JO du 20

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Chirurgiens-dentistes : un nouveau devis conventionnel au 1 janvier prochain

Désormais, les praticiens ne présenteront qu’un seul devis de proposition thérapeutique faisant apparaître des alternatives en RAC 0 et RAC modéré. Ce nouveau devis conventionnel est composé de deux pages : une page administrative et une page de description avec le plan de traitement proposé et des informations sur les éventuelles alternatives. Une note explicative pour le patient accompagne le devis.

Pour chaque ligne présentant une alternative, le patient devra cocher une case « Réalisé par votre praticien » indiquant « oui » ou « non ». Les logiciels métiers devraient remplir automatiquement les lignes relatives aux alternatives à partir du premier traitement proposé.

Plusieurs colonnes du devis actuel disparaissent (prix de vente, charges de structure et montants des prestations de soins) et sont remplacées par une seule colonne faisant apparaître les honoraires englobant le prix de vente « Honoraires dont prix de vente du dispositif médical ».

L’Union Dentaire (UD) propose sur son site internet le modèle de ce nouveau devis : https://www.information-dentaire.fr/ainsi qu’une note explicative https://www.information-dentaire.fr/.

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Viticulteurs : un volume complémentaire individuel dans certaines appellations

Les producteurs de certains vins rouges et/ou blancs bénéficiant d’une appellation d’origine protégée (AOP) sont autorisés à produire un volume complémentaire individuel (VCI), au-delà du rendement maximal autorisé pour l’appellation considérée. Un volume destiné à alimenter une réserve pouvant être ultérieurement mobilisée en cas de récolte déficiente sur le plan qualitatif et quantitatif.

La liste des vins pour lesquels un VCI peut être constitué vient d’être étendue aux appellations Cairanne et Fitou pour les vins rouges tranquilles et aux appellations Touraine Chenonceaux, Givry, Givry premier cru, Mercurey et Mercurey premier cru pour les vins blancs tranquilles.

Chacune de ces appellations se voit ainsi attribuer un volume complémentaire individuel maximum pour une récolte donnée et un volume complémentaire individuel total maximum pouvant être stocké par producteur :

Appellation d’origine protégée (vins rouges tranquilles)
Volume complémentaire individuel maximum de l’appellation pouvant être fixé pour une récolte donnée (hl/ha) Volume complémentaire individuel total maximum de vins pouvant être stockés par un producteur donné (hl/ha)
Cairanne 7 19
Fitou 9 22,5

À noter : dans la liste des vins rouges tranquilles pour lesquels un VCI peut être constitué, l’appellation « Côtes du Rhône suivi du nom d’une entité géographique plus petite » est remplacée par l’appellation : « Côtes du Rhône Villages suivi du nom d’une entité géographique plus petite ».

Appellation d’origine protégée (vins blancs tranquilles)
Volume complémentaire individuel maximum de l’appellation pouvant être fixé pour une récolte donnée (hl/ha) Volume complémentaire individuel total maximum de vins pouvant être stockés par un producteur donné (hl/ha)
Touraine Chenonceaux 5 15
Givry 4 18
Givry premier cru 4 17
Mercurey 7 17
Mercurey premier cru 7 16

Par ailleurs, à titre expérimental jusqu’au 31 juillet 2024, un VCI peut également être constitué pour les vins de base destinés à l’élaboration de vins mousseux de l’appellation Saumur. Pour une récolte donnée, le volume complémentaire individuel maximum pouvant être constitué est fixé à 9 hl/ha tandis que le volume complémentaire individuel total maximum pouvant être stocké par un producteur donné est fixé à 18 hl/ha.


Décret n° 2019-1315 du 6 décembre 2019, JO du 8

Décret n° 2019-1418 du 19 décembre 2019, JO du 21

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