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Environnement : démolition d’une construction illicite

Les associations agréées de protection de l’environnement peuvent se constituer partie civile pour les faits portant un préjudice aux intérêts collectifs qu’elles défendent et constituant une infraction aux dispositions relatives notamment à la protection de la nature et de l’environnement ou à l’urbanisme. Et la Cour de cassation a estimé que, dès lors, ces associations peuvent obtenir en justice la démolition d’une habitation illégalement construite.

Dans cette affaire, à la suite d’une plainte déposée par une association agréée de protection de l’environnement, le propriétaire d’une maison située en Corse avait été poursuivi pénalement pour avoir construit sans permis de construire une habitation de 55 m2 dans une zone de protection des espaces et des milieux littoraux remarquables.

Constatant la réalité de cette infraction, la cour d’appel de Bastia l’avait condamné à 20 000 € d’amende et avait ordonné la remise en état des lieux par la démolition de la maison qui avait été illégalement construite.

Saisie du litige, la Cour de cassation a confirmé cette condamnation. Selon elle, cette démolition constitue le seul moyen pour réparer efficacement et intégralement le dommage environnemental et elle est proportionnée compte tenu de la gravité de l’atteinte portée à l’environnement et au littoral dans un site remarquable.


Cassation criminelle, 23 juin 2020, n° 19-81106

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Masseurs-kinésithérapeutes : une aide supplémentaire du Conseil national de l’Ordre

Dans le cadre de sa mission d’entraide, l’Ordre apporte régulièrement des soutiens financiers et logistiques à des professionnels ou à leur famille en situation difficile suite à des accidents de la vie ou à des catastrophes naturelles. Il vient de décider de débloquer une aide supplémentaire pour les kinés souffrant encore des effets de la crise du Covid-19.

Pour bénéficier de cette aide inédite, les praticiens doivent motiver leur demande et remplir une demande par mail ou par courrier à leur Conseil départemental entre le 30 août et le 30 septembre 2020. Cette demande devra comporter tous les éléments d’informations nécessaires (justificatifs des revenus, des charges, du patrimoine, éventuelles aides déjà perçues ou délais de paiement de charges accordés…).

Le conseil s’accordera ensuite le temps nécessaire pour apprécier, de la manière la plus objective possible, la situation du praticien et la possibilité d’accorder ou pas cette aide en fonction du niveau de reprise de l’activité et des aides déjà perçues.

Pour télécharger le formulaire de demande d’aide : www.ordremk.fr

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Viticulteurs : certaines IGP bientôt protégées en Chine

Au cœur de cet été, la procédure d’adoption d’un accord commercial bilatéral entre l’Union européenne et la Chine, portant sur la reconnaissance mutuelle d’indications géographiques protégées, a franchi une nouvelle étape. Lancées il y a 10 ans, les discussions ont en effet débouché sur un accord, signé en novembre 2019, qui vient d’être approuvé par le Conseil européen, ce qui constitue l’une des dernières étapes avant son adoption définitive. Au programme : la reconnaissance par la Chine d’une centaine d’indications géographiques protégées (IGP) européennes, et par l’Europe d’une centaine d’IGP chinoises.

La part belle à la France

Sur les 100 IGP européennes, 26 sont françaises. Et sans surprise, 19 concernent des vins. Dans le détail, la Chine devrait donc bientôt protéger sur son marché les IGP suivantes : Alsace, Beaujolais, Bordeaux, Bourgogne, Chablis, Champagne, Châteauneuf-du-Pape, Côtes-de-Provence, Côtes-du-Rhône, Côtes-du-Roussillon, Graves, Languedoc, Margaux, Médoc, Pauillac, Pays d’Oc, Pessac-Léognan, Pomerol et Saint-Émilion.

En plus des vins, seront également reconnus le Roquefort, les pruneaux d’Agen, le Comté, le Cognac, le Calvados, l’Armagnac et le Genièvre (IGP partagée entre la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique).

Dans les quatre années qui suivront l’entrée en vigueur de l’accord, 33 autres IGP françaises seront ajoutées à cette liste, dont 22 protègent des vins (Corbières, Côte de Beaune, Fitou…).

La date de la signature définitive de l’accord n’a pas encore été fixée. À l’issue de cette ultime signature, l’accord devra recevoir l’approbation du Parlement européen pour pouvoir entrer en vigueur.

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Avocats : prolongation du dispositif d’avance exceptionnelle pour l’aide juridictionnelle

Pour atténuer les conséquences économiques de la crise sanitaire et soutenir la trésorerie des avocats, un nouveau dispositif d’aide financière avait été mis en place en mai dernier. Le principe ? Permettre à ceux qui accomplissent des missions au titre de l’aide juridictionnelle et de l’aide à l’intervention de l’avocat de bénéficier, après accord du bâtonnier, d’une avance remboursable par compensation avec les futures rétributions.

Un dispositif exceptionnel qui a été récemment prolongé par décret.

Nouvelle date limite, conditions d’accès inchangées

En effet, si les professionnels éligibles avaient, initialement, jusqu’au 30 juin 2020 pour solliciter l’avance exceptionnelle auprès de la caisse des règlements pécuniaires des avocats (Carpa), ils bénéficieront finalement d’un délai supplémentaire, la date limite ayant été repoussée au 30 septembre 2020. Le versement devant intervenir, quant à lui, avant le 30 novembre 2020.

Rappel : en pratique, la demande d’avance doit être présentée soit par l’avocat lorsqu’il exerce à titre individuel, soit, dans le cas contraire, par la structure d’exercice à laquelle il appartient, et signée par l’ensemble des avocats qui en sont membres ainsi que par le représentant légal.

Pour mémoire, le montant de l’avance est calculé et plafonné selon plusieurs critères définis par décret. Selon les cas, il pourra atteindre jusqu’à 10 000 € par avocat ou se traduire, pour les professionnels ayant prêté serment depuis le 1er juin 2019, par un versement forfaitaire de 1 500 €.


Décret n° 2020-1001 du 7 août 2020, JO du 8

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Insertion : des aides pour les entreprises adaptées

Les entreprises adaptées permettent à des travailleurs handicapés d’exercer une activité professionnelle dans un environnement adapté à leurs possibilités tout en leur offrant un accompagnement spécifique.

Comme les autres entreprises, elles ont subi de plein fouet la crise économique et sanitaire découlant de l’épidémie de Covid-19, ceci entraînant d’importantes conséquences en termes de ressources humaines. Ainsi, selon une enquête de l’Union nationale des entreprises adaptées publiée en mai dernier, près de 80 % de ces entreprises avaient prévu de geler leurs projets de recrutement, 44 % de ne pas renouveler les contrats en cours au-delà de leurs termes et 17 % envisageaient des licenciements économiques avant la fin de l’été.

Pour aider les associations à affronter cette crise et à maintenir les emplois, le gouvernement, via le fonds d’accompagnement à la transformation des entreprises adaptées, lance un plan de soutien exceptionnel de plusieurs millions d’euros. Un plan qui vise d’une part, à consolider leur situation financière et d’autre part, à les accompagner dans leur modernisation et leur mutation économique.

Compenser les pertes

Les entreprises adaptées qui en font la demande peuvent se voir octroyer une aide destinée à couvrir en partie leurs pertes économiques (1er volet) ainsi que les surcoûts liés au maintien de leur activité dans le contexte du confinement (2nd volet).

Dans le cadre du 1er volet, les entreprises adaptées ont droit au paiement d’une indemnité couvrant partiellement leurs pertes d’exploitation. Cette indemnité étant calculée comme suit : nombre d’heures non travaillées par les personnes handicapées entre le 1er mars et le 31 août 2020 x (marge sur coûts variables/nombre d’heures travaillées par les personnes handicapées) x 15 %.

Sachant que la marge sur coûts variables (MCV) est égale à la différence entre d’une part, le chiffre d’affaires, la production stockée et la production immobilisée et d’autre part, les achats de matières premières et de marchandises, la variation de stock de matières premières et consommation, le transport sur ventes et achats et la sous-traitance de production.

Exemple : une entreprise adaptée a dégagé une MCV de 2 M€ et totalise 50 000 heures travaillées par des personnes handicapées ayant donné lieu au versement d’aide au poste. La MCV horaire dégagée est donc de 2 000 000/50 000 soit de 40 €. Cette entreprise, qui déclare en activité partielle 5 000 heures non travaillées par mois, pourra prétendre pour un mois à une aide de 30 000 € (5 000 x 40 x 0,15).

Le 2nd volet ouvre droit, lui, au paiement d’une indemnité forfaitaire de 1,50 € pour chaque heure travaillée par les personnes handicapées entre le 1er mars et le 30 juin 2020.

En pratique : les entreprises adaptées doivent présenter leur demande d’aide à la Direccte avant le 30 septembre 2020.

Accompagner le développement

Les entreprises adaptées peuvent, jusqu’au 1er novembre 2020, effectuer auprès de la Direccte une demande d’aide afin de financer :
– des projets d’investissement : mise en place d’une nouvelle activité, changement des outils de production, création d’un nouvel établissement, etc. ;
– un service de conseil dans les domaines, par exemple, de la gestion des ressources humaines, de la transformation numérique, de l’organisation de la production ou encore du développement commercial ;
– un accompagnement du développement commercial, de la communication et du marketing (création d’un site internet, plaquettes commerciales, opérations de phoning…).


Instruction DGEFP/SDPAE/MIP-METH/2020/140 du 14 août 2020

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Professionnels de santé : des évolutions pour le signalement de violences conjugales

Cette nouvelle loi complète le dispositif de signalement existant qui comprenait jusqu’à présent, outre les lignes d’urgence (le 17, le 15 ou le 112), un site de signalement en ligne et le dispositif d’alerte en officine, mis en œuvre pendant le confinement, qui se poursuit.

Ainsi désormais, les professionnels peuvent informer le Procureur de la République, sans l’accord obligatoire de la victime, en cas de suspicion de violence conjugale sur personne majeure, s’ils estiment que « en conscience, ces violences mettent la vie de la victime majeure en danger immédiat et que celle-ci n’est pas en mesure de se protéger en raison de la contrainte morale résultant de l’emprise exercée par l’auteur des violences ». Ils doivent toutefois essayer d’obtenir son consentement. À défaut, ils devront au minimum les informer de leur démarche de signalement.


Loi n° 2020-936 du 30 juillet 2020, JO du 31

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Insertion : un soutien financier pour les structures d’insertion par l’activité économique

Les structures d’insertion par l’activité économique (SIAE), que sont les associations intermédiaires, les ateliers et chantiers d’insertion, les entreprises d’insertion et les entreprises de travail temporaire d’insertion, ont été lourdement touchées par la crise économique et sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19.

Ainsi, selon une étude de la Dares, plus de 95 % de ces structures ont été contraintes de diminuer voire de stopper leur activité pendant le confinement. Et 87 % ont dû placer leurs salariés en activité partielle en raison des mesures de restriction d’activités prises par le gouvernement, de la baisse de leurs commandes ou de leurs missions ou de l’impossibilité de maintenir leur activité tout en assurant la sécurité de leurs salariés.

Face à cette situation, le gouvernement débloque plusieurs millions d’euros, via le fonds de développement de l’inclusion, afin non seulement de combler les pertes économiques subies par les SIAE mais également de les accompagner dans leurs projets de croissance et de transformation de leur activité.

Couvrir les pertes

Toutes les SIAE qui en font la demande peuvent bénéficier d’une aide destinée à combler partiellement leurs pertes d’exploitation (1er volet) ainsi que les charges liées au maintien de leur activité dans le contexte du confinement (2nd volet).

Dans le cadre du 1er volet, il est versé à la SIAE une indemnité forfaitaire pour chaque heure non travaillée entre le 1er mars et le 31 août 2020 s’élevant à :
– 1,70 € pour les entreprises de travail temporaire d’insertion ;
– 2,40 € pour les associations intermédiaires ;
– 2,50 € pour les ateliers et chantiers d’insertion ;
– 8,40 € pour les entreprises d’insertion.

Le 2nd volet ouvre droit, lui, au paiement d’une indemnité forfaitaire de 1,50 € pour toutes les SIAE pour chaque heure travaillée entre le 1er mars et le 30 juin 2020.

En pratique : il appartient à la SIAE de calculer le montant auquel elle a droit sur le site de la plate-forme de l’inclusion à l’adresse http://fdi.inclusion.beta.gouv.fr/. Ce montant étant ensuite validé par l’administration.

Les SIAE doivent présenter leur demande d’aide au moyen de la convention type dédiée. Ce document, accompagné des pièces justificatives indiquant le détail du calcul des aides, est à transmettre à la Direccte avant le 30 septembre 2020.

Accompagner des projets

Afin de soutenir l’activité des SIAE fragilisée par la crise actuelle, le gouvernement mettra en place des subventions destinées à financer des projets permettant d’accompagner la transformation du secteur de l’insertion par l’activité économique.

Seront ainsi financés les projets visant prioritairement  :
– le développement et la diversification des activités de la structure sur des secteurs stratégiques ou d’avenir (relocalisation d’activités, transition écologique, digitalisation…)  ;
– la professionnalisation et l’adaptation des associations ainsi que la modernisation de la production (transformation numérique, investissement productif, gestion prévisionnelle des emplois et des compétences…) ;
– la mutualisation des moyens au service d’une plus grande coopération entre les SIAE.

À noter : les appels à projets pour l’octroi de ces subventions seront lancés en septembre.


Instruction DGEFP/SDPAE/MIP-METH/2020/140 du 14 août 2020

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Viticulture : renforcement du plan de soutien

C’est à l’occasion d’une visite dans le Sancerrois que Jean Castex, le Premier ministre, accompagné de Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, a annoncé une hausse de 76 M€ du plan de soutien mis en place pour aider les viticulteurs à sortir de la crise du Covid-19. Après les 170 M€ annoncés au mois de mai dernier, l’enveloppe atteint donc désormais 246 M€. Des aides qui devraient « être distribuées le plus rapidement possible », a affirmé le Premier ministre, conscient des difficultés de trésorerie que rencontrent actuellement les responsables d’exploitations viticoles.

Stockage et distillation

Ces aides seront essentiellement destinées à favoriser le stockage du vin invendu et sa distillation. Pour rappel, un dispositif de distillation de crise a été mis en place. Fixé à 2 millions d’hectolitres en mai dernier, il vient d’être relevé à 2,6 millions d’hectolitres. Ces opérations de distillation, qui serviront à produire du bioéthanol, des parfums et du gel hydroalcoolique, seront financées par l’Union européenne et la France. Au total, 211 M€ seront affectés à ces opérations de transformation du vin en alcool. Les 35 M€ restant seront, quant à eux, affectés au stockage des excédents.

L’annonce de ce nouveau plan d’aide a été bien accueilli par les représentants de la profession qui, néanmoins, le jugent encore insuffisant. Selon eux, 350 M€ d’aides seraient nécessaires pour permettre au secteur viticole de passer la crise sans trop de dégâts.

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Notaires : garantie collective 2020

Outre la souscription d’une assurance responsabilité civile professionnelle, les notaires sont tenus de participer à un système de garantie collective (sorte de responsabilité solidaire de tous les notaires). Cette dernière ayant vocation à intervenir lorsque l’assurance responsabilité civile professionnelle ne joue pas. Le financement de cette garantie collective est assuré par le versement de cotisations dont le taux est fixé chaque année par arrêté du ministre de la Justice.

En début d’année, le taux de la cotisation due par chaque notaire au titre de la garantie collective avait été fixé, pour 2020, à 0,25 % de la moyenne de ses produits totaux réalisés au cours des années 2017 et 2018.

Toutefois, un arrêté du 18 août 2020 ramène ce taux de cotisation à 0 %, exonérant ainsi, à titre exceptionnel, les notaires du paiement de cette cotisation pour l’année 2020.


Arrêté du 18 août 2020, JO du 22

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Médico-social : une prime Covid-19 pour les salariés des associations

Le gouvernement a souhaité souligner la mobilisation et l’engagement des personnels des établissements de santé et des établissements sociaux et médico-sociaux pendant la crise sanitaire du Covid-19 en leur octroyant une prime exonérée de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu. Une prime s’élevant à 1 000 € ou 1 500 € selon les départements concernés.

Toutefois, cette exonération fiscale et sociale ne bénéficiait qu’aux primes versées par les établissements publics. Dès lors, les associations gérant de tels établissements ont réclamé au gouvernement que ces avantages soient également applicables aux primes qu’elles versent à leurs salariés.

Un message entendu par les pouvoirs publics puisque les primes payées depuis le 1er juin 2020 par les associations gérant des établissements de santé et des établissements sociaux et médico-sociaux sont exonérées de cotisations et contributions sociales ainsi que d’impôt sur le revenu dans la limite de 1 500 € par salarié.

Sont concernés notamment les primes allouées par :
– les établissement de santé privés ;
– les associations assurant l’accueil ainsi que l’hébergement ou le logement de personnes en difficultés ;
– les instituts médico-éducatifs ;
– les foyers de jeunes travailleurs ;
– les établissements d’aide par le travail ;
– les foyers d’accueil médicalisé ;
– les établissements d’hébergement des personnes âgées dépendantes ;
– les centres provisoires d’hébergement.

En pratique, la prime est instaurée par un accord conclu au niveau de l’association ou par une décision unilatérale de l’employeur accompagnée d’une information du comité social et économique. Ces documents devant définir les conditions d’attribution et de versement de la prime.

À savoir : en principe, les accords collectifs conclus par des établissements sociaux et médico-sociaux à but non lucratif dont les dépenses de fonctionnement sont supportées, en tout ou partie, par les pouvoirs publics ne prennent effet qu’après agrément du ministre. Mais, par exception, les accords et les décisions unilatérales mettant en place la prime Covid-19 ne sont pas soumis à cet agrément.


Art.4, loi n° 2020-935 du 30 juillet 2020, JO du 31

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