Professions libérales

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Huissiers de justice : nullité d’une saisie-contrefaçon

Un procès-verbal de saisie-contrefaçon encourt l’annulation lorsque l’huissier de justice se rend dans un lieu qui n’est pas mentionné dans l’ordonnance autorisant cette opération.

Dans une affaire récente, la société Astier de Villatte a assigné en contrefaçon et en concurrence déloyale et parasitaire la société Zara Home au motif que cette dernière commercialisait un service de table qui reprenait les caractéristiques d’un de ses propres services.

Afin de soutenir son action, la société Astier de Villatte a obtenu une ordonnance de saisie-contrefaçon autorisant un huissier de justice à se rendre dans les locaux et entrepôts du magasin Zara Home situés dans le ressort du Tribunal de grande instance de Paris. Dans ce cadre, un huissier s’est donc rendu dans le magasin visé par cette ordonnance. Le responsable du magasin lui ayant indiqué que seul le siège social pourrait lui fournir des informations comptables, l’huissier a alors poursuivi ses opérations au siège social de la société Zara Home.

Suite à cette visite, la société Zara Home a saisi la justice afin d’obtenir la nullité du procès-verbal de saisie-contrefaçon dressé à son siège social. La cour d’appel a fait droit à cette demande, considérant que l’huissier avait excédé ses pouvoirs en se rendant au siège social de la société Zara Home, un lieu qui n’était pas visé par l’ordonnance autorisant la saisie-contrefaçon.

La Cour de cassation a confirmé cette solution. En effet, les opérations de saisie-contrefaçon effectuées par un huissier, en violation des limites fixées par l’ordonnance qui les autorise, sont frappées d’une nullité d’ordre public. Or, en l’espèce, l’ordonnance autorisait l’huissier à se rendre uniquement dans les locaux et entrepôts du magasin Zara Home situés dans le ressort du Tribunal de grande instance de Paris. En conséquence, le procès-verbal dressant les opérations menées par l’huissier au siège social de cette société devait être annulé et les documents qui y étaient annexés devaient être retirés des débats.


Cassation civile 1re, 8 novembre 2017, n° 16-21751

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Infirmiers : recommandations relatives aux plates-formes de services en ligne

Internet se développe, de même que les applications sur smartphones, entraînant de nouvelles opportunités de communiquer pour les infirmiers. Ces outils sont notamment une source potentielle de développement de la patientèle dans le cadre d’un exercice libéral. Ce qui est le cas, par exemple, des plates-formes d’offres de services en ligne, accessibles à partir d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un smartphone.

L’Ordre a toutefois rappelé, dans le cadre d’un document de recommandations publié récemment, que ces outils doivent conduire à la plus grande vigilance de la part des professionnels. Car certains prestataires n’hésitent pas à proposer aux infirmiers des outils pour améliorer leur visibilité sur internet qui ne tiennent absolument pas compte du respect des règles déontologiques applicables. Or, selon le Code de la santé publique, sont interdits tous procédés directs ou indirects de réclame ou de publicité.

À noter : l’Ordre avait déjà publié une charte relative à la création de site internet par les infirmiers pour rappeler les règles déontologiques applicables dans ce contexte.

Pour consulter les recommandations : www.ordre-infirmiers.fr

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Ostéopathes : vers une norme déontologique

Alors que de nombreuses professions de santé (médecine, sages-femmes, kinésithérapie, infirmerie…) disposent de leur propre code de déontologie, élaboré par les conseils nationaux de leurs ordres professionnels respectifs, ça n’est pas encore le cas des ostéopathes. Ceux-ci ne bénéficient, pour le moment, que d’une norme européenne relative à la prestation de soins en ostéopathie qui comporte en annexe une partie relative à la déontologie. Il existe également un code de déontologie rédigé par le Syndicat Français Des Ostéopathes (SFDO), mais qui n’est pas opposable à tous les ostéopathes.

Or, pour être encadrée, respectée et protégée, une profession a besoin d’une déontologie opposable. C’est pourquoi l’UPO, fédération officielle de la profession, a demandé à l’Association française de normalisation (AFNOR) d’élaborer une norme française complémentaire à la norme européenne.

L’objectif est de construire une déontologie commune à l’ensemble des ostéopathes et disposant d’une reconnaissance officielle.

L’ensemble des parties prenantes est invité à participer aux travaux de la commission Afnor qui ont démarré début décembre.

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Médecins : les dépassements d’honoraires par spécialité

Les 23 spécialités médicales ont été passées en revue par la CNAM. Et si toutes voient leurs taux de dépassement reculer en 2016 et depuis 5 ans, ce recul se fait dans des proportions variables, et à des niveaux très différents…

Ainsi le taux de dépassement n’est que de 5,4 % pour la médecine nucléaire ou de 6,6 % pour les radiothérapeutes, les deux spécialités qui se trouvent en bas de tableau. Alors que ce taux s’élève à 92,9 % pour les gériatres et même 98,2 % pour les gynécologues médicaux qui tiennent le haut du tableau ! Mais ce sont les psychiatres (-11 points) et les obstétriciens (-7,7 points) qui enregistrent les plus fortes baisses sur 5 ans.

Pour la CNAM, ces bons chiffres sont à mettre sur le compte des outils mis en place par la convention depuis 5 ans : le contrat d’accès aux soins de modération tarifaire (CAS) qui vient d’être remplacé par l’option de pratique tarifaire maîtrisée (OPTAM et OPTAM-CO), et que 15 000 médecins ont déjà signé au 21 novembre.

Pour consulter l’observatoire : www.ameli.fr.

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Chirurgiens-dentistes : le Guide des contrats remis à jour

L’un des rôles de l’Ordre des chirurgiens-dentistes est de donner les moyens aux praticiens d’exercer pleinement leur pratique médicale. C’est dans cette optique qu’il propose régulièrement remis à jour un Guide des contrats qui traduit de manière directement applicable les évolutions législatives et réglementaires qui s’appliquent à la profession.

La dernière mise à jour du Guide datant de novembre 2014, il convenait donc de proposer aux professionnels une version revue et corrigée. C’est désormais chose faite.

Cette version du guide contient des modèles des statuts des sociétés d’exercice libéral à responsabilité limitée (Selarl). Il y est également question des sociétés de participations financières de profession libérale de chirurgiens-dentistes (SPFPL). Ces modèles s’accompagnent de réflexions pour mieux aider les praticiens dans leur décision d’adopter tel ou tel mode d’exercice en apportant des informations concrètes et fiables.

Le guide traite aussi des contrats de remplacement ou de collaboration, ainsi que des contrats de gérance et des contrats de location. Enfin, il redonne quelques informations pratiques telles que la communication obligatoire des contrats au conseil de l’Ordre départemental.

Pour consulter le Guide des contrats : www.ordre-chirurgiens-dentistes.fr

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Notaires : tirage au sort pour les offices vacants

On sait que sur les 1 002 nouveaux offices de notaires (devant accueillir 1 650 nouveaux notaires) qui, en vertu de la loi « Macron » du 6 août 2015 et des recommandations de l’Autorité de la concurrence, devaient être créés dans les zones dites « d’installation libre » à la mi-novembre 2017, seuls 690 ont vu le jour. Aussi, le processus de désignation des nouveaux notaires appelés à exercer dans les offices vacants a-t-il vocation à être poursuivi en vue d’atteindre l’objectif fixé au printemps 2018.

À ce titre, un nouveau système de tirage au sort est prévu pour désigner les notaires en droit de s’installer dans un office vacant. Et les modalités dans lesquelles ce tirage au sort doit avoir lieu ont été précisées.

Ainsi, le tirage au sort des candidatures enregistrées dans les 24 heures suivant l’ouverture de la procédure de candidature se déroulera, à l’instar des précédentes opérations de tirage au sort, dans les locaux du ministère de la Justice. La date à laquelle ce tirage aura lieu sera communiquée sur le site Internet du ministère de la Justice au moins 5 jours à l’avance.


Arrêté du 28 novembre 2017, JO du 3 décembre

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Masseurs-kinésithérapeutes : un guide pratique des prescriptions réalisables

Le manque de collaboration entre professionnels de santé peut parfois constituer une entrave à la transmission des préconisations et à la dispensation du bon dispositif médical. Pour échanger sur le rôle de chacun et les difficultés parfois rencontrées, les professions de kinés et pharmaciens d’Île-de-France ont eu l’idée d’organiser une soirée de discussions où il a été notamment question des dispositifs médicaux que les kinés sont autorisés à prescrire, tels que les substituts nicotiniques.

Pour accompagner les kinés dans cette démarche de prescription, les URPS kinés et pharmaciens ont présenté, à cette occasion, le guide qu’ils ont réalisé en collaboration. Ce guide rappelle les textes réglementaires applicables et détaille les dispositifs médicaux qui peuvent être prescrits et dans quelles conditions. Il est téléchargeable gratuitement sur le site de l’URPS des kinés d’Île-de-France.

Pour consulter le guide pratique des prescriptions réalisables par les kinés : www.urps-kine-idf.com

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Médecins : un bilan favorable pour l’OPTAM

Selon le rapport de la CNAM, au 21 novembre, 14 781 praticiens (tous secteurs) avaient signé pour cette nouvelle option, dont 11 621 médecins de secteur II adhérents (8 968 pour l’OPTAM et 2 653 pour l’OPTAM-CO) et 3 160 médecins de secteur I titrés.

Soit un taux global d’adhésion de 45 % pour les médecins de secteur II, ce qui est plus que le taux d’adhésion de l’ancienne formule (32,8 %), avec près de 3 500 médecins en plus.

Deux spécialités sont particulièrement intéressées par ce nouveau système : les chirurgiens (47,4 %) et les obstétriciens (51,5 %).

La CNAM a également dévoilé le très faible nombre de sanctions prononcées contre les praticiens par la Sécurité sociale pour pratiques tarifaires excessives. En effet, entre 2013 et 2016, seules 15 suspensions du droit à dépassement ont été prononcées contre des médecins pour des durées de 2 à 3 mois (après une procédure composée d’entretiens individuels, de courriers d’avertissement ou de relevés de constatations, puis examen des dossiers en commission paritaire).

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Chirurgiens-dentistes : avis contrasté sur les réseaux de soins

Le rapport de l’Igas révèle qu’une majorité des réseaux de soins comptent des centres dentaires dits low cost dans leurs rangs, du type Dentexia. Or leur modèle économique rend ces réseaux « à risques potentiels ». D’autant que les principes déontologiques qui régissent la profession de chirurgien-dentiste ne s’appliquent pas directement aux réseaux de soins, ce qui les prémunit contre les recours pour publicité abusive ou détournement de clientèle, pointe le rapport. Qui va même plus loin : « les réseaux de soins échappent à tout contrôle de la part des autorités sanitaires, au plan national comme local, alors même qu’ils opèrent une véritable régulation des parcours de santé : référencement et tarification des produits et des soins, orientation des patients vers des professionnels de santé sélectionnés, contrôle de qualité des produits et des pratiques… ».

L’Igas note également qu’un écart de prix pour une catégorie de produits/prestations ne dit rien de la nature, ni de la qualité du produit acheté. Il ne dit rien, non plus, sur les acheteurs (besoins, capacités financières, comportements…). Ils ne permettent donc pas d’en déduire un impact lié aux réseaux. D’ailleurs, concernant la qualité des soins, pour l’Igas, il est difficile de porter un jugement sur l’impact des réseaux, faute d’indicateur fiable.

En revanche, les réseaux ont un effet globalement favorable sur l’accès aux soins, avec un écart important de reste à charge en faveur des assurés qui y recourent.

L’Igas souhaite que soient mises en place des mesures précises pour mieux connaître ces réseaux et avoir une évaluation juridique approfondie du dispositif conventionnel. Il appelle également à une amélioration de la sécurité des données à caractère personnel et médical collectées par les réseaux de soins, et au développement de référentiels et de guides de bonne pratique…

Pour consulter le rapport : www.igas.gouv.fr

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Pharmaciens : étude sur les revenus des praticiens en officine

Selon cette étude de l’Insee, le revenu moyen des pharmaciens titulaires non salariés en 2014 varie du simple au double selon le type d’imposition de l’officine. Ils vont de 59 400 € pour les sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés, à 116 800 € pour les sociétés soumises à l’impôt sur le revenu, et 121 400 € pour les entrepreneurs individuels.

Toutefois, le revenu ne recouvre pas les mêmes fonctions selon le type d’imposition. Dans le cadre d’une société imposée à l’IS, le revenu ne sert qu’à rémunérer le travail du pharmacien tandis qu’avec une entreprise ou une société imposée à l’IR, il sert également à constituer son patrimoine professionnel.

Autre information pointée par l’étude : la rémunération est plus élevée en moyenne dans les départements du nord de la France que dans ceux du sud. Elle est aussi plus faible pour les femmes que pour les hommes. Quant aux revenus des adjoints d’officine et pharmaciens salariés, ils sont nettement inférieurs à ceux des titulaires (près de 35 000 € en moyenne par an en 2014) et dépendent fortement de l’ancienneté du non-titulaire, mais varient moins d’une pharmacie à l’autre.

Pour consulter l’étude de l’Insee : www.insee.fr

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