Professions libérales

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Professionnels de santé : des pistes pour le « reste à charge zéro »

Selon les derniers chiffres, les complémentaires assument actuellement 72 % de la dépense de santé en optique (4 % sont pris en charge par la Sécurité sociale, 24 % par le patient), 45 % de la dépense sur les prothèses dentaires (20 % par la Sécurité sociale, 35 % par le patient) et 29 % pour les audioprothèses (14 % par la Sécurité sociale, 57 % par le patient).

Pour atteindre l’objectif de 0 % pris en charge par le patient, la FNMF suggère de contractualiser des « paniers de soins nécessaires et de qualité » sans aucun reste à charge pour les patients, directement avec les acteurs concernés (opticiens, dentistes et audioprothésistes). Ces contrats pourraient ensuite être renégociés régulièrement afin d’y intégrer les innovations. Le patient pourrait accéder librement à des équipements supplémentaires, les professionnels pouvant proposer des options.

Pour mettre en place ces principes au meilleur coût, la Mutualité propose plusieurs modifications des filières concernées. Par exemple, concernant l’optique, pour limiter le nombre de praticiens qui pèse sur les coûts de distribution, il faudrait allonger la formation initiale, de 2 à 3 ans, limiter le nombre de places et renforcer les compétences en optométrie. Une baisse de la TVA de 20 % (taux normal) à 5,5 % (taux réduit) sur les verres pourrait aussi accélérer les baisses de tarifs. Pour les audioprothésistes, la Mutualité propose de réviser la nomenclature pour mieux définir les classes d’équipement en les adaptant aux déficits auditifs. En dentaire, la FNMF préconise une revalorisation des soins conservateurs et une modération des tarifs des soins prothétiques.

Elle propose enfin de mettre en place un observatoire pour suivre l’évolution du reste à charge et des tarifs dans les secteurs de l’optique, du dentaire et de l’audioprothèse.

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Médecins : la liste des options et formations spécialisées transversales officialisée

Après 9 années de discussion de travail, un nouvel internat a été mis en place en novembre dernier. Un arrêté récent vient de fixer, avec retard, les détails des nouveaux DES (44 contre 30 avant la réforme), notamment les options et FST accessibles dans chaque subdivision.

Ainsi, par exemple, pour le DES hépato-gastro-entérologie, sont possibles les options endoscopie de niveau 2 ou proctologie. Ou encore pour le DES médecine cardio-vasculaire : l’option cardiologie interventionnelle de l’adulte ; ou l’option rythmologie interventionnelle et stimulation cardiaque ; ou encore imagerie cardiovasculaire d’expertise.

Restent encore à paraître les modalités d’accès aux options et FST, notamment le nombre de places dans chaque option et FST. Un texte réglementaire précisant la marche à suivre est attendu dans les semaines à venir.


Arrêté du 27 novembre 2017, JO du 20 décembre

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Huissiers de justice : création d’une plate-forme pour protéger les lanceurs d’alerte

Depuis le 1er janvier 2018, les entreprises comprenant au moins 50 salariés doivent mettre à disposition de leurs salariés et collaborateurs externes un dispositif permettant de recueillir les signalements de faits graves (crime, délit, violation grave et manifeste d’une loi…) dont ils ont eu connaissance.

Dans ce contexte, la Chambre nationale des huissiers de justice vient de lancer une plate-forme Internet nommée « Alertcys ». Cet outil, utilisant la technologie de la blockchain, permet aux entreprises de satisfaire à cette nouvelle obligation instaurée par la fameuse loi Sapin II du 9 décembre 2016.

Précision : la blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée et fonctionnant sans organe central de contrôle. En pratique, la blockchain est une base de données dont les informations sont vérifiées et sécurisées grâce à l’utilisation de la cryptographie.

D’utilisation simple, le salarié enregistre son signalement directement en ligne à l’adresse www.alertcys.io. Ce signalement, confidentiel et anonyme, est analysé par le « greffe » d’Alertcys, constitué d’huissiers de justice et d’avocats. Une fois validé, il est directement transmis au référent désigné dans l’entreprise pour traiter ces demandes. Il ne reste plus à ce dernier qu’à l’accepter ou à le refuser. Étant précisé que le « lanceur d’alerte » est informé, dans tous les cas, des suites données à son signalement.

Ce service, gratuit pour les salariés, est proposé aux entreprises sous la forme d’un abonnement annuel de 300 € HT comprenant l’utilisation d’Alertcys et la validation des dossiers par le greffe.


www.huissier-justice.fr

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Pédiatres : revalorisations en 2018

La rémunération des pédiatres va être doublement revalorisée . Au 1er janvier 2018, la fonction de médecin traitant (MT) de l’enfant de moins de 16 ans est créée. Et dans le 1er trimestre, une rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) spécifique devrait être mise en place.

C’est l’avenant 1 de la dernière convention médicale, fin décembre 2016, qui propose cette double revalorisation. Concernant la ROSP, elle sera basée sur dix indicateurs portant sur l’asthme, l’obésité, la vaccination, l’antibiorésistance, le dépistage des troubles sensoriels, le dépistage des troubles des apprentissages et le suivi bucco-dentaire. Ces indicateurs représentent au total 305 points supplémentaires, chaque point valant 7 €. La ROSP concernera non seulement les pédiatres, mais aussi les médecins traitants généralistes, pour leurs patients âgés de moins de 16 ans.

Quant à la création du MT, cela va permettre d’étendre le forfait MT aux moins de 16 ans, soit 6 € par an pour les 0-6 ans, 5 € par an pour les 6-16 ans. Cela rend également possible la cotation des majorations de coordination pour les enfants ayant déclaré un MT (APC pour les pédiatres et les autres spécialistes pour avis ponctuel de consultant à la demande du MT : 46 €, puis 48 €, puis 50 €). Enfin, cela va permettre de coter les majorations d’urgence : MUT de 5 € pour adressage au spécialiste de second recours qui reçoit dans les 48 heures pour le MT (et MCU de 15 € pour le spécialiste dans ce cas) et MRT de 15 € pour le MT qui reçoit dans la journée, à la demande du 15 ou du 116 117, un de ses patients.

Selon les estimations du syndicat FMF, cette double revalorisation devrait entraîner une augmentation globale de 600 € pour le forfait médecin traitant et de 400 € pour la ROSP.

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Chirurgiens-dentistes : la profession, d’aujourd’hui à 2040

Selon les dernières statistiques livrées par la Drees, en 2015, la profession rajeunit grâce notamment à un accroissement du numerus clausus et à l’arrivée de professionnels diplômés à l’étranger. Un tiers des nouveaux chirurgiens-dentistes a en effet obtenu son diplôme à l’étranger. L’activité s’exerce de plus en plus en groupe ou en société. Les changements de mode d’exercice au cours de la carrière sont peu fréquents et concernent surtout les salariés et les jeunes. 85 % des nouveaux diplômés sont en activité dès l’année d’obtention de leur diplôme ou la suivante.

Dans sa seconde étude « 8 000 chirurgiens-dentistes supplémentaires d’ici à 2040 », la Drees estime que les praticiens seront 18 % de plus en 2040, avec un effectif total de 48 800 actifs. Toujours selon cette étude, cette hausse devrait compenser la baisse de la densité de ces 15 dernières années et ramener le volume de la demande de soins à son niveau de 2000. Entre 2016 et 2025, ils cesseront majoritairement leur activité à cause de l’arrivée à l’âge de la retraite des générations issues de numerus clausus élevés, mais l’arrivée de nouveaux praticiens devrait compenser ces départs. L’exercice libéral devrait rester majoritaire et la profession rajeunir et se féminiser.

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Infirmiers : un guide pour sensibiliser aux AES

Plus d’un quart des professionnels de santé libéraux déclarent avoir déjà été victimes d’un accident avec exposition au sang lors de la réalisation d’un acte invasif. Ces incidents représentent donc un risque professionnel majeur notamment pour les infirmiers libéraux. Pour les sensibiliser, l’Union Régionale des Professions de Santé infirmière de PACA a mis à leur disposition un guide intitulé « AES : stop au massacre ! ».

Car ces accidents peuvent être responsables de la transmission de maladies infectieuses, notamment le VIH, VHB et VHC. Le guide fait donc le point sur les bonnes pratiques et les principes de prévention à adopter. C’est, par exemple, la vaccination contre l’hépatite B, qui est obligatoire pour toutes les professions de santé, ou encore le respect des précautions générales d’hygiène, notamment l’hygiène des mains. C’est aussi l’utilisation d’un matériel adapté et sécurisé, le port d’un équipement adéquat (lunettes, masques, surblouse…), se tenir informé et se former régulièrement sur la question.

Enfin, le guide rappelle les gestes d’urgence à suivre en cas d’exposition, avec, par exemple, la mise en route rapide d’un traitement post-exposition adapté qui peut réduire de 80 % le risque de contamination par le VIH.

Pour consulter le guide : www.urps-infirmiere-paca.fr

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Architectes : 10 projets de résidences d’architectes en France

Dans le cadre d’un partenariat signé entre le Réseau des maisons de l’architecture, la Caisse des dépôts, le ministère de la Culture et le Conseil national de l’Ordre des architectes, 10 résidences d’architectes seront portées en France en 2018. Pour rappel, « la résidence d’architectes est un projet culturel créant les conditions d’une rencontre entre un architecte mandataire accompagné d’un ou de plusieurs autres professionnels, et des populations, des élus, des habitants, des acteurs locaux, sur un territoire ou dans un contexte donnés ». Pendant plusieurs semaines, l’architecte et son binôme (un autre professionnel dont la spécialité dépend de la résidence choisie) vont vivre et travailler dans la résidence afin de s’immerger dans son environnement. À l’issue de cette période, les résultats de leurs observations et de leurs échanges avec les personnes qui les auront accueillis seront formalisés et rendus publics. « Le travail en résidence est une occasion inouïe dans un parcours professionnel de se questionner, d’expérimenter, de mobiliser ses connaissances et de les organiser de façon à les partager avec ceux qui n’en ont qu’une perception lointaine », estime Dominique Tessier, le Président du Réseau des maisons de l’architecture.

Jusqu’au 10 janvier

Les 10 résidences sont réparties sur l’ensemble du territoire national. Certaines sont dans des grandes villes (Nantes, Grenoble…), d’autres dans des zones rurales (Salviac, Valdallière…). Les architectes et leur binôme peuvent encore adresser leur candidature aux résidences qui les intéressent (2 maximum) jusqu’au mercredi 10 janvier 2018. Les dossiers d’inscription et le descriptif des différentes résidences sont téléchargeables sur le site du Conseil national de l’Ordre des architectes.

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Médecins : les préconisations du CESE pour lutter contre les déserts médicaux

Si le CESE ne remet pas en cause la liberté d’installation, il propose tout de même plusieurs mesures pour aider à une meilleure répartition des professionnels sur le territoire, parmi lesquelles un conventionnement sélectif à l’installation. Il préconise, en effet, une régulation à l’installation des spécialistes de secteur II dans les zones surdotées, en conditionnant leur conventionnement à la réalisation de consultations régulières en zones sous denses, un système qui s’applique déjà à certaines professions de santé comme les infirmiers.

Le CESE suggère également de mettre en place des aides financières dans les territoires déficitaires pour les médecins de secteur I, majoritairement des généralistes, afin qu’ils puissent embaucher une secrétaire médicale et se libérer ainsi du temps médical.

Il propose aussi de rendre plus attractif le cumul emploi retraite en finançant temporairement la totalité de l’ASV des médecins de secteur I (contre les deux tiers actuellement). Ou encore de faciliter la coopération des professionnels de santé, de promouvoir la médecine ambulatoire en augmentant les terrains de stage, de doper la télémédecine…

Pour consulter l’avis du CESE : www.lecese.fr

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Professionnels de santé : une charte pour la prévention du risque infectieux

La prévention du risque infectieux concerne aussi bien l’hôpital que la médecine de ville, et touche différents aspects : l’hygiène, les bonnes pratiques, l’antibiorésistance, la couverture vaccinale… Il est indispensable concernant ce sujet que les praticiens se forment, s’informent, évaluent et améliorent leurs pratiques, voire s’engagent. C’est dans ce sens que la « charte d’engagement à la prévention du risque infectieux et de la résistance aux antibiotiques » a été conçue. Ce document doit permettre de valoriser l’engagement du professionnel de santé auprès de ses patients, et de favoriser l’échange sur ce sujet avec eux. Conçue par des praticiens, elle est modulable et applicable à chacun des exercices. Le praticien peut la personnaliser en ligne (en sélectionnant les items qui correspondent à sa pratique professionnelle et insérer son identité), puis l’imprimer. Elle doit permettre l’analyse des pratiques de prévention des infections associées aux soins. Et inciter les professionnels de santé à se positionner face à leurs propres responsabilités pour envisager les voies de progrès possibles dans leur pratique au quotidien.

Pour télécharger la charte : http://www.cnsd.fr/

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Professionnels de santé : un manque de sommeil qui nuit aux praticiens

Le Réseau Morphée est un réseau de santé qui s’intéresse à la prise en charge des troubles du sommeil, aux symptômes et aux comportements qui y sont associés. Il est allé à la rencontre de français et notamment de quelque 900 professionnels de santé (infirmiers, médecins, internes et dentistes, aides-soignants, psychologues, pharmaciens, kinésithérapeutes, étudiants, autres paramédicaux…) dont la moitié a répondu souffrir d’un manque de sommeil. Le temps de sommeil est significativement plus court chez eux que chez les non-soignants (6 heures contre 6,45) et 60 % dorment moins de 6 heures en semaine (contre 44,8 % des non-soignants). 62 % des soignants connaissent également des troubles d’endormissement, 80 % de continuité du sommeil, 71 % des éveils précoces et 67 % un sommeil non-récupérateur.

Près de la moitié des soignants (48 %) pensent que leur travail est en cause et notamment son organisation. Or, le réseau rappelle que les personnes en privation de sommeil ont un IMC plus élevé, sont plus somnolentes, ont un risque plus important d’insomnie, d’anxiété ou de dépression sévère…

Pour en savoir plus : www.reseau-morphee.fr

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