Professions libérales

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Chirurgiens-dentistes : accord sur les restes à charge

Cet accord, qui fait suite aux négociations entamées il y a 8 mois, prévoit un plafonnement des tarifs de 70 % des actes prothétiques à l’horizon 2022, réduisant ainsi le reste à charge des assurés (qui représente jusqu’à 40 % sur les actes prothétiques). En contrepartie, il est prévu une forte revalorisation des tarifs (de 40 % à 60 %) des soins conservateurs. Concernant le remboursement intégral pour certaines prothèses, 3 paniers de soins dentaires ont été définis :
– un panier dit « reste à charge zéro » (RAC 0) qui devrait concerner 46 % des actes prothétiques et dont les tarifs varieront selon le matériau et la localisation de la dent ;
– un panier « à charge modéré » qui va couvrir 25 % des actes ;
– un panier à tarifs libres (implants, etc.) sans plafond et sans obligation de prise en charge par les complémentaires, qui concernera 29 % des actes.

Au total, avec cet accord, l’investissement financier total de l’Assurance maladie (AMO) et des complémentaires (AMC) représentera 1,2 milliard d’euros sur 5 ans (700 M€ pour la Sécu et 500 M€ pour l’AMC), dont 287 M€ consacrés à la revalorisation des honoraires des dentistes.

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Professionnels de santé : une campagne sur les accidents d’exposition au sang

Les AES correspondent à « tout contact avec du sang ou un liquide biologique contenant du sang et comportant soit une effraction cutanée (piqûre, coupure) soit une projection sur une muqueuse (œil…) ou sur une peau lésée ». Ils font 56 000 victimes tous les ans, principalement dues à des piqûres (dans 66,6 % des cas) ou des coupures (19 %). Et résultent dans 44,5 % des cas d’actes infirmiers, ou bien d’actes chirurgicaux (dans 22,1 %).

Pourtant diverses procédures et l’utilisation d’un matériel sécurisé permettent de réduire les risques. C’est pour informer les professionnels de santé des risques encourus et des moyens disponibles que des affiches de sensibilisation aux AES sont placardées dans les établissements de santé depuis 1 mois.

Cette campagne est menée conjointement par le Syndicat national de l’industrie des technologies médicales (SNITEM), l’Ordre national des infirmiers (ONI), la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP), la Société française de biologie clinique (SFBC), la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H) et le Groupe d’étude sur le risque d’exposition des soignants aux agents infectieux (GERES).

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Chirurgiens-dentistes : mise en place du registre public d’accessibilité

Le RPA est un document dont l’objectif est d’informer les patients sur l’accessibilité du local professionnel et les prestations fournies par le chirurgien-dentiste. Depuis septembre 2017, il est obligatoire dans tous les cabinets dentaires, qu’ils soient neufs ou installés dans un cadre bâti existant.

Pour aider les chirurgiens-dentistes à réaliser facilement et rapidement leur RPA s’ils ne l’ont pas encore fait, l’ONCD propose un modèle conçu à partir des textes légaux. Il contient, en outre, les éléments spécifiques à la Médecine bucco-dentaire et est téléchargeable gratuitement sur le site de l’Ordre.

L’Ordre précise que de nombreuses sociétés tentent d’escroquer les praticiens en les incitant, sous peine de sanction, à inscrire le cabinet dentaire sur un « registre d’accessibilité ». Il s’agit d’arnaques dans la mesure où le RPA est gratuit. Il invite donc les praticiens à être vigilants et à avoir certains réflexes de bon sens : consulter les sites internet gouvernementaux, se méfier des méthodes jugées agressives, ne jamais donner ses coordonnées bancaires par téléphone…

Pour télécharger le modèle de RPA : www.ordre-chirurgiens-dentistes.fr.

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Laboratoires de biologie médicale : renforcer les liens avec les médecins prescripteurs

Selon la CNAM, 33 % des hommes atteints d’un cancer de la prostate font l’objet de dosages de PSA. Pourtant, au-delà de 85 ans, cela n’a aucun intérêt sauf quelques cas précis qui n’ont rien à voir avec ce cancer. Cette mauvaise application d’examen est due aux communications divergentes qui fourvoient les médecins traitants lors de la prescription. Une meilleure communication entre le biologiste et le médecin, notamment par une prescription précisant le contexte de l’analyse demandée, permettrait d’éviter ces situations inutiles.

Cet exemple est l’un des nombreux cas relevés par l’Académie nationale de pharmacie et la Société française de biologie médicale qui prônent un meilleur dialogue entre les médecins et les biologistes pour permettre une meilleure prise en charge des patients. Dans chacun des cas relevés, ils proposent des actions concrètes permettant, par exemple, d’aider les biologistes médicaux à mieux interpréter des résultats, voire à mieux informer les patients et contribuer ainsi à leur adhésion dans certains traitements à long terme.

Ils souhaitent aussi la mise en place d’une formation commune aux cliniciens et biologistes, permettant d’améliorer la qualité des soins et d’optimiser les dépenses de santé.

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Notaires : convention de partenariat entre le CSN et la Caisse des dépôts

Le 28 mai dernier à Cannes, dans le cadre du 114e Congrès des notaires, la Caisse des dépôts et le Conseil supérieur du Notariat (CSN) ont signé une convention de partenariat destinée à renforcer et à élargir leurs coopérations en faveur du développement de tous les territoires.

Cette convention définit les actions communes suivantes.

Accompagner les 222 collectivités retenues dans le cadre du plan national « Action cœur de ville »

Ces collectivités bénéficieront d’un accès privilégié aux expertises des notaires et de la Caisse des dépôts pour définir les projets de redynamisation de leurs centres-villes (identification des besoins et solutions juridiques pertinentes, dynamisation de l’installation de commerces de proximité, propositions fiscales pour revitaliser les communes de proximité du centre-ville), identifier les moyens et outils fonciers mobilisables et mettre en œuvre des opérations foncières complexes (remembrements, expertise sur les actions foncières à forte dimension sociale et humaine comme les successions et transferts de propriété, végétalisation des centres-villes).

Soutenir les opérateurs dans la mise en œuvre des politiques publiques en faveur du logement

La Caisse des dépôts et le Conseil supérieur du notariat souhaitent favoriser l’accès des opérateurs de logement social à leurs expertises et engagent une réflexion commune pour promouvoir le bail réel solidaire ainsi que le transfert de propriété des logements sociaux vers leurs locataires et pour encourager la location-accession.

Accompagner les territoires en termes de protection de l’environnement

La Caisse des dépôts et le Conseil supérieur du notariat souhaitent poursuivre les réflexions et lancer des expérimentations pour accompagner les territoires dans la prévention des atteintes à l’environnement (bail rural environnemental, compensation environnementale, obligation réelle environnementale) et pour la gestion durable des forêts (bail forestier, notion d’usufruit en forêt, lutte contre les indivisions).

Assurer la continuité territoriale du service public mise en œuvre par le notariat

Pour maintenir et développer la qualité du maillage territorial du service public notarial et assurer un égal accès au droit à chaque citoyen, la Caisse des dépôts et le Conseil supérieur du notariat s’engagent à renforcer leur coopération (accompagner l’installation de notaires créateurs d’offices dans les zones dites « tendues », analyser les impacts de la loi du 6 août 2015 sur le maillage territorial du service public notarial, étudier des projets de digitalisation du service public notarial en zones rurales).

Toutes ces actions communes seront précisées et déployées ultérieurement.

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Médecins : les avis de consultants revalorisés depuis le 1 juin

Cette hausse de 48 à 50 € concerne les avis réalisés à la demande explicite du médecin traitant et avec courrier en retour. Toutes les spécialités sont concernées, y compris les avis en médecine générale, sauf ceux des psychiatres et neurologues. L’augmentation vaut également pour les actes effectués dans le cadre d’une visite à domicile du patient (APV).

Pour les psychiatres, neuropsychiatres et neurologues (APY au cabinet ou AVY en visite), l’avis ponctuel de consultant passe, lui, de 60 à 62,50 €.

Dans les départements et régions ultramarins (Guadeloupe, Martinique, Guyane et Réunion), hors Mayotte, le tarif augmente de 57,60 € à 60 € pour l’APC et l’APV, et de 72 € à 75 € pour les APY et AVY.

La facturation d’un avis d’expert intervenant dans le cadre du parcours de soins n’est possible que si le médecin sollicité n’a pas reçu le patient dans les 4 mois précédents l’avis de consultant et ne le revoit pas dans les 4 mois suivants pour la même demande (même pathologie).

Selon la CNAM en avril dernier, les chirurgiens ont ainsi facturé 1,5 million avis d’experts (APC), suivis par les spécialistes des pathologies cardiaques (740 000 avis) et les anesthésistes-réanimateurs (641 000 avis).

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Médecins : une dégradation de la qualité des soins

Un sondage de 360 medics pour le site Egora a consulté récemment 951 médecins pour connaître leur perception de la qualité générale des soins, et les a invités à donner une note sur cette qualité. Le résultat passe légèrement la moyenne, mais sans plus : 6,31/10 (6,23/10 pour les médecins hospitaliers et 6,71/10 pour les étudiants en médecine). 77 % des médecins estiment même que la qualité des soins s’est détériorée en 5 ans (dont 47 % des médecins hospitaliers).

Les facteurs en cause ? Principalement la surcharge de travail et le manque le personnel. Sont également évoquées les contraintes, comme le tiers payant généralisé imposé aux médecins, ou encore le manque de moyens financiers, le bien-être et le moral au plus bas, ou encore le manque de fluidité de l’information entre les soignants.

Ces résultats ne sont pas sans rappeler ceux publiés au dernier trimestre 2017 sur la santé des professionnels de santé, qui indiquaient que 63 % des médecins ressentaient un épuisement physique et moral dû principalement au comportement des patients et au manque de reconnaissance…

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Professionnels de santé : un service sanitaire pour les étudiants

Dans le cadre de la stratégie nationale de santé destinée à mettre en place une politique de prévention et de promotion de la santé, le service sanitaire obligatoire va concerner les étudiants en odontologie, médecine, pharmacie, maïeutique, kinésithérapie et soins infirmiers. Il vise 5 objectifs :
– Initier les futurs professionnels de santé aux enjeux de la prévention primaire et de la promotion de la santé ;
– Développer leur compétence à mener des actions auprès de tous les publics ;
– Lutter contre les inégalités territoriales et sociales en santé en veillant à déployer les interventions auprès des publics les plus fragiles ;
– Favoriser l’autonomie des étudiants dans le cadre d’une pédagogie par projet et renforcer le sens de leur engagement dans leurs études ;
– Favoriser l’interprofessionnalité et l’interdisciplinarité des étudiants en santé par la réalisation de projets communs à plusieurs filières de formation.

Ces actions de prévention se dérouleront dans des lieux agréés par la formation, tels que des écoles, des collèges en zone d’éducation prioritaire, des entreprises, Ehpad, établissements médico-sociaux, prisons…

À noter : les étudiants percevront une indemnité forfaitaire de transport si le lieu de stage est situé à plus de 15 kilomètres de leur faculté.

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Masseurs-kinésithérapeutes : des praticiens libéraux aux urgences

Vieillissement de la population, hausse de fréquentation des urgences et des appels au Samu, baisse du nombre de médecins, manque d’information des usagers sur le parcours de soins… les soins non programmés (urgences) pâtissent des difficultés de notre système de santé. Pour tenter de trouver des solutions, un rapport a été commandé par le ministère de la Santé.

Selon ce rapport, certains soins non programmés ne nécessitent pas 10 années de médecine, et pourraient donc être pris en charge par d’autres professionnels de santé auxquels il faut ouvrir le partage de compétences.

Ainsi, concernant les kinés, il suffirait que la prise en charge par la Sécurité sociale soit assurée, puisqu’une loi (loi Touraine) permet déjà ce type d’exercice depuis janvier 2016, avec un compte-rendu systématique au médecin traitant. Mais jusqu’à présent, la Sécurité sociale refuse de prendre en charge les séances de kinés en urgence au motif qu’il n’y a pas de prescripteur identifié.

Les syndicats et l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes s’étaient déjà battus pour que la loi inscrive cette possibilité de prise en charge sans prescription, mais sans succès.

Pour consulter le rapport : http://solidarites-sante.gouv.fr.

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Architectes : le prix des femmes architectes 2018 est ouvert

Ouvertes depuis le 2 mai, les candidatures pour le prix des femmes architectes 2018 se clôtureront le 31 juillet prochain. Ce prix, créé par l’Association pour la recherche sur la ville et l’habitat (ARVHA), a pour objet « de mettre en valeur les œuvres et les carrières de femmes architectes, afin que les jeunes femmes architectes puissent s’inspirer des modèles féminins existants, et d’encourager la parité dans une profession à forte dominante masculine ». Cette compétition est ouverte à toutes les femmes inscrites à l’Ordre des architectes. Ces dernières peuvent concourir dans 4 catégories : le Prix jeune Femme architecte (réservé au moins de 40 ans et portant sur l’étude de 3 à 5 projets réalisés ou non) ; le Prix de l’œuvre originale ; le Prix Femme architecte (étude de 3 à 5 projets construits) et le Prix International (réservé à des femmes enregistrées dans un Ordre des architectes étranger et portant sur l’étude de 3 à 5 projets construits).

C’est la 6e édition de ce prix. L’an dernier, le Prix Femme Architecte avait été décroché par Sophie Berthelier et le Prix International par Carme Pinos.

Pour en savoir plus et vous inscrire, connectez-vous sur le site de Femmes Architectes.

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