Professions libérales

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Vétérinaires : anticiper les ruptures de médicaments

Depuis plusieurs années, les ruptures de stocks de médicaments se multiplient avec un impact direct sur la médecine vétérinaire en France. Pour améliorer les pratiques de gestion de ces ruptures, en améliorer la communication, voire les anticiper, un groupe de travail s’est constitué début 2018, composé de représentants de l’ensemble des acteurs de la chaîne du médicament vétérinaire : industrie, distributeur en gros, vétérinaire et l’ANMV. L’objectif de ce groupe de travail était de réfléchir pour anticiper et orienter, le cas échéant, les praticiens vers des solutions alternatives.

Ces travaux ont abouti à la rédaction d’un guide des « Bonnes Pratiques pour la gestion des ruptures d’approvisionnement d’un médicament vétérinaire ». Il indique les actions à mener par chaque professionnel afin d’assurer la meilleure gestion possible des stocks des médicaments vétérinaires en situation de rupture. Il a été soumis à l’approbation du Conseil national de l’ordre des vétérinaires, ainsi qu’aux différents syndicats professionnels de l’industrie, de la distribution en gros et des vétérinaires.

Pour consulter le guide des bonnes pratiques : www.anses.fr/

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Avocats : étendue d’une mission

À l’occasion d’un litige prud’homal, une société avait chargé un avocat de défendre ses intérêts. Cet avocat avait donc assisté la société devant la cour d’appel. Cette cour ayant condamné la société à payer diverses sommes au profit d’anciens salariés, l’avocat avait transmis le dossier à un avocat à la Cour de cassation en vue d’un pourvoi. Ce dernier avait alors obtenu gain de cause. Mais l’affaire devait encore être jugée par la cour d’appel de renvoi. Or cette cour d’appel n’avait pas été saisie dans le délai imparti par l’avocat de la société. À juste titre, selon lui, puisque sa mission avait pris fin par l’effet du pourvoi.

Un avis que n’a pas partagé la société qui a estimé que la responsabilité civile professionnelle de l’avocat devait être engagée et donner lieu au versement d’une indemnité pour le préjudice subi. En effet, elle a considéré que l’avocat ne s’était pas trouvé dessaisi de son mandat, lequel continuait de courir jusqu’à la date de l’achèvement définitif de la procédure.

Faux, vient de juger la Cour de cassation. La société ne justifiant pas avoir donné mandat à l’avocat de poursuivre la procédure après la décision prononcée par la Cour de cassation, sa mission initiale avait pris fin. Sa responsabilité n’avait donc pas à être engagée.


Cassation civile 1re, 11 juillet 2018, n° 17-23916

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Chirurgiens-dentistes : les assistants doivent s’inscrire au répertoire Adeli

Entériné par la loi de modernisation de notre système de santé prise fin 2015, le métier d’assistant dentaire accorde à ces aides techniques le statut de professionnel de santé, et permet aux étudiants en chirurgie dentaire d’exercer.

Le Code de la Santé Publique, qui encadre ce statut, indique que les assistants dentaires, comme tous professionnels de santé, doivent être obligatoirement inscrits au répertoire Adeli. Il n’y a pas de date butoir pour cette inscription, mais attention ce n’est pas à l’employeur d’inscrire son assistant, mais à lui-même de le faire en son nom propre.

Cette demande d’inscription se fait par l’envoi de l’imprimé CERFA n° 10906*07, accompagné de la photocopie du diplôme et d’une pièce d’identité, auprès de l’ARS dont l’assistant dépend.

À noter : le numéro de diplôme demandé sur le CERFA n’est pas nécessaire dans la mesure où il n’y a pas de numéro sur les diplômes des assistants.

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Notaires : une nouvelle carte des zones d’installation

Depuis la loi Macron du 6 août 2015, les notaires qui souhaitent s’installer ne sont plus obligés de reprendre la charge d’un prédécesseur ou de s’associer à un office déjà existant. Ils peuvent, en effet, créer un nouvel office à condition toutefois d’être tirés au sort et de s’installer dans une « zone où l’implantation d’offices apparaît utile pour renforcer la proximité ou l’offre de services ».

En septembre 2016, un arrêté, valable pour 2 ans, a publié une première liste composée de 247 zones d’installation libre. Elle a été complétée par une liste de 60 zones d’installation contrôlée dans lesquelles les notaires doivent demander une autorisation avant de créer un office, le ministre de la Justice pouvant la refuser.

En juillet 2018, l’Autorité de la concurrence a constaté que cette nouvelle procédure d’installation avait fait croître les effectifs de notaires d’environ 15 %, en plus de féminiser la profession et de rajeunir la moyenne d’âge. Et, pour les 2 prochaines années, elle a recommandé la nomination de 700 nouveaux notaires libéraux, répartis sur 230 zones d’installation.

Un nouvel arrêté, remplaçant celui de septembre 2016 et applicable jusqu’en décembre 2020, définit ainsi 229 zones d’installation libre, en métropole et outre-mer, dans lesquelles il prévoit la création de 479 offices et la nomination de 733 nouveaux notaires. Par exemple, à Aix-en-Provence, il est préconisé la création de 5 offices et la nomination de 8 notaires. Des chiffres fixés à 16 offices et 28 notaires à Lyon et à 3 offices et 5 notaires à Poitiers.

Cet arrêté dresse également la liste de 77 zones d’installation contrôlée. Sont concernées, par exemple, les villes de Cahors, Guingamp, Loches, Millau ou encore Parthenay, ainsi que Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon.

À noter : le Conseil supérieur du notariat estime que cette nouvelle vague de créations est trop précoce dans la mesure où la majorité des offices récemment créés n’ont pas encore trouvé leur équilibre. Il se réserve donc le droit de former un recours contre cet arrêté.


Arrêté du 3 décembre 2018, JO du 6

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Médecins : les généralistes consacrent trop de temps aux tâches administratives

Selon cette étude, les médecins interrogés estiment que leur temps de travail s’élève à 50 heures par semaine (46,5 heures pour les moins de 40 ans). Or sur ces 50 heures hebdomadaires, 7 heures sont consacrées uniquement à l’administratif. Elles sont utilisées, par exemple, pour la réalisation de dossiers Sécu, CMU, MDPH… (24 %), pour la comptabilité et les finances (23 %), la rédaction de dossiers patients (21 %) et de comptes rendus (13 %) ou encore pour les prises de rendez-vous (13 %).

C’est trop pour ces médecins qui estiment que ces tâches pèsent sur leur temps médical (85 %), leur satisfaction professionnelle (84,1 %) et sur leur moral (63,7 %). 78 % pensent d’ailleurs qu’elles sont de plus en plus importantes (90 % chez les 40-50 ans). Même si 74,7 % pensent avoir gagné du temps grâce aux outils numériques.

Pour répondre à cette problématique, une mesure du plan gouvernemental « Ma Santé 2022 » prévoit la création de 4 000 postes d’assistants médicaux dont l’objectif est justement de décharger les médecins regroupés dans la réalisation de certaines tâches, médicales ou non.

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Architectes : validité d’un contrat

Un architecte s’était vu confier une mission complète de maîtrise d’œuvre pour la construction d’une maison individuelle. Toutefois, suite à un désaccord, les parties avaient pris la décision de mettre fin à ce contrat à l’issue de la phase « études ». L’architecte avait alors réclamé à son client un solde d’honoraires. Solde que ce dernier avait refusé de régler, poussant l’architecte à saisir la justice.

Une clause imposée par le Code de déontologie

Pour justifier son refus de paiement, le client de l’architecte avait mis en avant le fait que le contrat qui le liait à ce dernier était nul. Pourquoi ? Simplement parce qu’il ne mentionnait pas « le montant prévisionnel hors taxes des travaux devant servir d’assiette au calcul des honoraires », ce qu’impose pourtant l’article 11 du Code de déontologie des architectes. Un argument qui n’a pas convaincu les juges pour lesquels ce manquement n’était pas de nature à affecter la validité du contrat et n’avait pas porté préjudice au client. En effet, ce dernier ayant notamment signé l’avenant qui mettait fin au contrat et qui « fixait d’un commun accord le coût des travaux permettant d’appliquer le pourcentage d’honoraires prévu dès l’origine ». Le solde des honoraires était donc bien dû à l’architecte.


Cassation civile 3e, 8 novembre 2018, 17-15222

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Masseurs-kinésithérapeutes : les kinés ont la cote !

Les professions libérales de santé jouissent d’une exceptionnelle image en France ! Et c’est particulièrement vrai pour les kinés. Un Baromètre réalisé en octobre dernier pour Orange, la Nouvelle entreprise humaine en santé, l’Agence des systèmes d’information partagés de santé, la chaire santé de Sciences Po, Le Figaro santé et France Inter, situe les masseurs-kinésithérapeutes au-dessus de la moyenne de l’ensemble des professions libérales de santé appréciés (91 %). Avec 92 %, ils arrivent même en tête des professions préférées derrière les infirmières (95 %), les sages-femmes (94 %) et les aides-soignants (93 %).

92 % des Français pensent également que les kinésithérapeutes entretiennent de bonnes relations avec leurs patients, voire 94 % si on n’interroge que les patients en contact plusieurs fois par an avec un masseur-kinésithérapeute. Des chiffres supérieurs à ceux observés dans d’autres pays européens comme l’Allemagne, l’Angleterre, l’Italie ou l’Espagne.

Ce même sondage fait apparaître, par ailleurs, que les Français interrogés sont majoritairement favorables aux aides à l’installation des jeunes médecins, à la vaccination par les pharmaciens et infirmiers ou encore au reste à charge zéro pour les soins dentaires.


Pour en savoir plus sur le sondage : www.odoxa.fr

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Notaires : étendue du devoir de conseil

Les notaires ont un devoir de conseil à l’égard de leurs clients. Un devoir dont ils ne sont pas dispensés lorsque leur client dispose de compétences personnelles, par exemple parce qu’il est lui-même notaire.

C’est ce que les juges ont rappelé dans une affaire où un notaire avait rédigé l’acte de cession d’un bail commercial portant sur un local, appartenant à une société civile immobilière (SCI), jusqu’alors affecté à une activité de café-restaurant et dans lequel le nouveau locataire souhaitait exercer une activité de banque et assurance. Or, ce dernier, une banque donc, avait été dans l’impossibilité d’exercer son activité financière dans ce local car le plan local d’urbanisme l’interdisait. Du coup, elle avait agi en responsabilité contre le notaire rédacteur de l’acte, ainsi que contre la SCI, à qui elle reprochait de ne pas avoir vérifié que le local pouvait accueillir une activité de banque et assurance.

De son côté, la SCI, dont le gérant était notaire, avait également agi en justice contre le notaire qui avait rédigé l’acte de cession pour manquement à son devoir de conseil. Mais ce dernier avait estimé qu’il devait être exonéré de ce devoir de conseil envers la SCI car son gérant, qui était lui-même notaire, disposait des compétences pour ne pas se méprendre sur l’étendue des vérifications qu’il devait effectuer avant de proposer la location de son local à la banque. A tort, selon les juges, qui ont expressément affirmé que « les compétences et connaissances personnelles du client ne libèrent pas le notaire de son devoir de conseil ».


Cassation civile 1re, 10 octobre 2018, n° 16-16548 et 16-16870

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Professionnels de santé : lancement national du dossier médical partagé (DMP)

Le DMP, c’est un dossier informatique qui compile tous les documents (prescriptions, analyses, comptes-rendus…) provenant du médecin traitant, de spécialistes, d’établissements, de laboratoires d’analyses, de centres d’imagerie médicale… sur l’état de santé d’un patient.

Le professionnel de santé peut obtenir facilement un sommaire de ce qu’il pourra trouver dans le DMP grâce au volet de synthèse médicale.

Pour l’alimenter, les professionnels de santé, détenteurs d’une carte professionnelle de santé (CPS), sont invités à verser tout document dans ce DMP, sous condition que le patient leur ait donné l’autorisation la première fois avec sa carte Vitale.

L’Assurance-maladie, de son côté, doit intégrer automatiquement l’historique des deux dernières années de remboursements dans cinq domaines : la pharmacie, l’hospitalisation, les soins médicaux et dentaires, la radiologie et la biologie.

À noter : le patient peut masquer certains documents, indiquer quel professionnel peut avoir accès à tel document, choisir si son DMP est accessible en cas d’urgence…

Les médecins peuvent aussi décider de masquer provisoirement une information au patient, par exemple dans l’attente d’une consultation d’annonce.

Pour accéder au DMP, le professionnel peut passer par son logiciel métier s’il est configuré pour, ou via un navigateur Internet.


Pour en savoir plus, cliquez ici

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Avocats : port de décoration sur la robe

Pour garantir l’égalité d’apparence entre les avocats présents à une audience, ces derniers doivent revêtir la robe professionnelle prévue à cet effet. Une robe qui, en outre, ne doit comporter aucun signe manifestant une appartenance religieuse, communautaire ou politique.

Mais qu’en est-il des décorations décernées à un avocat comme la Légion d’honneur ou l’ordre national du Mérite ? Les insignes correspondant à ces distinctions peuvent-ils être arborés sur la robe d’avocat ? Une réponse positive à cette question a été donnée par les juges dans une affaire récente.

Dans cette affaire, un avocat avait demandé en justice l’annulation d’une délibération du conseil de l’ordre des avocats au barreau de Toulouse qui interdisait le port de décorations sur la robe professionnelle. Une requête accueillie tant par la Cour d’appel de Toulouse que par la Cour de cassation. Puisque d’une part, la législation française confère aux personnes décorées le droit de porter les insignes afférents aux distinctions qu’elles ont reçues. Et que, d’autre part, le port de décorations françaises sur la robe professionnelle ne constitue pas une rupture d’égalité entre les avocats.


Cassation civile 1re, 24 octobre 2018, n° 17-26166

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