Filières agricoles

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Filière œufs : naissance du logo « œufs de France »

Le dossier avait été déposé en octobre dernier : la filière œufs vient officiellement de se doter d’un nouveau logo « œufs de France » en remplacement du logo « œufs pondus en France ».

Plus exigeant que son prédécesseur, qui garantissait uniquement l’origine française des œufs, ce logo assurera que l’œuf est issu d’une poule née et élevée en France, dans le respect d’un cahier des charges très strict en termes de traçabilité et de qualité sanitaire.

Le lancement de ce logo s’inscrit dans une démarche plus globale (un plan de filière), qui vise à développer la production d’œufs issus de poules élevées ailleurs qu’en cage, c’est-à-dire en plein air ou au sol, et à répondre ainsi aux exigences de certains distributeurs qui refusent désormais de commercialiser des œufs issus de poules en cage. L’objectif de la filière étant d’abaisser la part des poules pondeuses en cage, actuellement de 70 %, à 50 % seulement d’ici à 2022. Et ce, de façon à anticiper la concurrence des pays voisins, tels que l’Espagne et l’Allemagne, qui développent de plus en plus les élevages de plein air.

Les œufs vendus sous le logo « œufs de France » devraient arriver dans les magasins en septembre prochain.

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Producteurs laitiers : Sodiaal lance « Les laitiers responsables »

La rémunération des éleveurs est désormais une préoccupation partagée par les consommateurs. Le succès des laits équitables « FaireFrance » ou encore « C’est qui le patron » en est la parfaite illustration. Une démarche dans laquelle souhaite, à son tour, s’inscrire Sodiaal, la première coopérative laitière française, avec le lancement de sa charte « Les laitiers responsables ». Vendu sous la marque « GrandLait de Candia », ce lait est un lait de pâturage (vaches présentes au pré en moyenne 150 jours par an) issu d’animaux nourris sans OGM. L’idée de Sodiaal étant de définir un mode de production moins contraignant que le bio tout en étant plus respectueux de l’environnement et du bien-être animal que l’élevage conventionnel.

Une meilleure rémunération pour les éleveurs

Distribué depuis le 1er mai dernier, ce lait est vendu 1 € le litre (prix conseillé par le producteur), contre 80 cts pour le lait standard et 1,20 € pour le bio. Un différentiel de prix qui est, pour partie, reversé aux éleveurs. Sur les 20 cts dégagés sur chaque litre vendu, les 20 000 éleveurs-coopérateurs de Sodiaal se partageront 6 cts. En outre, ceux qui participeront à cette démarche toucheront 1,5 ct par litre sur l’ensemble de leur production pour leur permettre de compenser les coûts liés au respect du cahier des charges. D’ici 2020, Sodiaal souhaite que la production de ce lait situé, en termes de mode de production, entre le conventionnel et le bio, atteigne 200 millions de litres, soit 5 % de sa collecte annuelle.

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Aviculteurs : création d’une interprofession

Lors de son assemblée générale du 18 octobre 2017, la Confédération française de l’Aviculture (CFA) avait appelé de ses vœux la création d’une interprofession commune aux différentes productions de la filière avicole, « capable d’apporter concertation et réactivité pour faire face aux nouveaux défis auxquels elle est confrontée ». C’est désormais chose faite.

Cette interprofession unique, dont l’assemblée générale constitutive s’est tenue le 19 avril dernier, fédérera donc les diverses familles de la volaille de chair (poulets, pintades, dindes, canards et volailles sous signe de qualité) et leurs interprofessions respectives. Elle aura notamment pour mission de promouvoir la volaille française, de planifier la production en fonction des marchés, de développer la recherche et les innovations techniques, de plancher sur les dossiers techniques (sanitaire, bien-être animal, équarrissage…) et de gérer collectivement les crises sanitaires (grippe aviaire…).

Présidée par Jean-Michel Schaeffer, l’actuel président de la Confédération française de l’aviculture, l’interprofession comporte 7 collèges, à savoir les accouveurs, les fabricants d’aliments, les producteurs, les organisations de producteurs, les abatteurs, les distributeurs et les restaurateurs.

Son agrément devrait être délivré par le ministre de l’Agriculture d’ici à la fin de l’année.

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Viticulteurs : les « vins de France » ont le vent en poupe !

Créée il y a presque 10 ans, la catégorie « Vin de France » correspond aux vins sans indication géographique. Elle est donc venue s’ajouter à la catégorie des vins AOC et à celle des vins sous indication géographique protégée (IGP). En fait, elle succède à la dénomination « Vin de table ».

Vendus sous un nom de marque ou d’un ou de plusieurs cépages (merlot, chardonnay, sauvignon, syrah…), ces vins représentent aujourd’hui, selon l’Association nationale interprofessionnelle des vins de France (Anivin), environ 15 % des exportations de vins français. En volume, ils ont connu une progression de 10 % à l’exportation en 2017. Du coup, pour faire face à cette demande grandissante, l’interprofession souhaite que ces vins soient produits à partir de vignobles dédiés et non plus à partir des volumes de vin qui n’ont pas été utilisés pour l’élaboration des vins AOC ou IGP.

Deux premiers vignobles en vin de France

À ce titre, la plantation de deux premiers vignobles en vin de France est programmée, à titre expérimental, dans le département de l’Aude. Le premier, planté dès ce mois d’avril, sera composé de 30 ha, dont 15 ha de chardonnay et 15 ha de floréal. Le second, de 30 ha également, ne sera planté qu’en 2019. Il sera constitué de plusieurs cépages, à savoir du cabernet sauvignon, du merlot, du chardonnay et du vidoc. Les premières récoltes étant attendues pour 2021.

Avec des rendements annoncés à hauteur de 150 hl/ha pour le vin rouge et de 120 hl/ha pour le blanc, l’Anivin souhaite démontrer que ces vignobles seront rentables pour pouvoir ensuite encourager les viticulteurs à s’engager dans cette voie…

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Elevage bovin : aides aux veaux sous la mère

On sait que les aides aux veaux sous la mère et aux veaux issus de l’agriculture biologique, qui étaient menacées de disparition à la suite d’un audit de la Commission européenne, ont été finalement maintenues, la Commission ayant confirmé leur conformité avec la réglementation européenne.

À ce titre, la campagne de déclaration 2018 devait, selon le ministère, s’ouvrir entre le 16 et le 23 avril, les éleveurs ayant jusqu’au 15 mai 2018 pour formuler leur demande sur Télépac. Et attention, les demandes tardives feront l’objet d’une pénalité de retard par jour ouvré. Sachant qu’après le 11 juin, toute demande d’aide aux veaux sous la mère au titre de 2018 sera impossible.

Nouveauté, l’IGP « Rosée des Pyrénées Catalanes » fait désormais partie des labels éligibles à l’aide.

Rappel : le montant de l’aide aux veaux sous la mère et aux veaux issus de l’agriculture biologique est fixé à 49,90 € par animal éligible pour la campagne 2017. Quant au montant de l’aide aux veaux sous la mère labellisés et aux veaux issus de l’agriculture biologique commercialisés via une organisation de producteurs, il s’élève à 70,10 € par veau éligible. Les conditions d’éligibilité et les modalités de demande des aides aux veaux sous la mère peuvent être consultées sur le site « Mes démarches » du ministère de l’Agriculture.


Ministère de l’Agriculture, communiqué du 5 avril 2018

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Éleveurs : 4 édition des rencontres « Made in Viande »

Du 31 mai au 6 juin 2018 se déroulera la 4e édition des rencontres « Made in viande ». Au cours de ces quelques jours, plusieurs centaines d’entreprises accueilleront le public afin de lui faire partager leur passion du métier, leur quotidien et les valeurs qui les animent. Des représentants de toute la filière viande répondront à l’appel : des éleveurs, des professionnels de marchés aux bestiaux ou de centres de tri, des entreprises de transformation de la viande, des boucheries et même des restaurants.

Si vous souhaitez participer à cet événement, vous pouvez vous inscrire sur le site www.la-viande.fr (rubrique « Made in viande »/« Professionnels »).

Quant aux professionnels qui ont d’ores et déjà décidé d’ouvrir leurs portes au public, ils sont répertoriés sur une carte interactive proposée sur le site. Pour les localiser, il suffit de pointer l’une des régions françaises. En cliquant sur une icône, on accède alors au nom de l’entreprise correspondante, à ses coordonnées et aux dates durant lesquelles elle accueille du public. Un moteur de recherche vient utilement compléter cette carte interactive.

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Viticulteurs : aide à la restructuration et à la reconversion du vignoble

Le dispositif d’aide à la restructuration et à la reconversion du vignoble connaît quelques changements à partir de la campagne 2017/2018. Ainsi, désormais, le dépôt des dossiers s’opère, non plus en une seule fois, mais en deux étapes distinctes :
– une demande d’aide à la restructuration, à effectuer pour chaque parcelle concernée, au plus tard le 30 avril 2018, par télédéclaration sur le service Vitirestructuration ;
– une demande de paiement, à télédéposer pour chaque parcelle concernée, pendant la période qui s’étend du 2 mai au 17 septembre 2018.

À noter : les dossiers de restructuration sont désormais distincts des demandes préalables d’arrachage.

En outre, les contrôles préalables à la mise en œuvre d’une opération de restructuration sont renforcés, notamment pour l’installation d’un équipement d’irrigation sur des vignes non irriguées.

Précision : jusqu’au 30 avril 2018, il est possible de modifier sa demande d’aide (ajout ou suppression de parcelles). En revanche, après cette date, aucun dossier de demande d’aide ne pourra plus être déposé.

Pour en savoir plus, cliquez ici.


Franceagrimer, communiqué de presse du 19 mars 2018

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Élevage bovin : aides aux veaux sous la mère

Bonne nouvelle : le ministère de l’Agriculture a récemment annoncé que l’aide aux veaux sous la mère, qui était menacée de disparition à la suite d’un audit de la Commission européenne, serait finalement maintenue en 2018.

À ce titre, le montant de l’aide aux veaux sous la mère et aux veaux issus de l’agriculture biologique a été revalorisé à 49,90 € par animal éligible pour la campagne 2017. Quant au montant de l’aide aux veaux sous la mère labellisés et aux veaux issus de l’agriculture biologique commercialisés via une organisation de producteurs, il est porté à 70,10 € par veau éligible.

Rappelons que les montants versés aux éleveurs avaient fortement baissé entre 2015 et 2016 (respectivement 27,50 € et 55 € en 2016).

Selon le ministère, les versements devaient intervenir le 23 mars dernier.

Rappel : les conditions d’éligibilité et les modalités de demande de l’aide aux veaux sous la mère peuvent être consultées sur le site « Mes démarches » du ministère de l’Agriculture.


Arrêté du 13 mars 2018, JO du 16

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Viticulteurs : les TMS ne sont pas une fatalité !

Malgré les nombreuses évolutions techniques et pratiques, la viticulture reste particulièrement exposée aux troubles musculo-squelettiques (TMS) qui affectent principalement les membres supérieurs (épaules, coudes, poignets) et le dos des vignerons. Des TMS qui génèrent une augmentation des maladies professionnelles et de l’absentéisme au sein des exploitations, mais aussi des coûts de plus en plus importants pour la collectivité.

Face à ce constat, la Mutualité sociale agricole (MSA) de Gironde et l’Agence régionale pour l’amélioration des conditions de travail (Aract) de Nouvelle-Aquitaine se sont associées pour aider les exploitations viticoles à s’engager dans une démarche de prévention des TMS.

À cet effet, elles mettent à leur disposition un film et un guide méthodologique pour réduire les TMS, ainsi que plusieurs fiches pratiques portant sur les différents travaux de la vigne tels que la suppression des liens, la taille et le tirage des bois, la gestion des sarments, l’acanage (calage) ou encore le carassonnage (sécaillage).

En pratique : ces outils sont disponibles sur les sites Internet de la MSA de Gironde et de l’Aract de Nouvelle-Aquitaine.

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Apiculteurs : suspension d’insecticides à base de sulfoxaflor

On se souvient que les autorisations, délivrées en novembre dernier par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), de mise sur le marché de deux insecticides (« Closer » et « Transform ») contenant du sulfoxaflor avaient fait l’objet d’une vive contestation de la part des apiculteurs et des défenseurs de l’environnement. Pour eux, cette substance appartient à la famille des néonicotinoïdes et a des effets extrêmement néfastes sur le système nerveux des abeilles. Du coup, ces autorisations avaient été attaquées en justice par l’ONG Générations Futures et par l’Unaf (Union nationale de l’apiculture française).

À noter : dans le même temps, les pouvoirs publics avaient chargé l’Anses de se pencher à nouveau sur les possibles risques du sulfoxaflor au regard de données complémentaires et de confirmer ou d’infirmer, dans un délai de 3 mois, l’autorisation de mise sur le marché de ce produit. À notre connaissance, l’agence n’a pas encore fait connaître ses conclusions.

Dans une décision du 24 novembre 2017, le Tribunal administratif de Nice, saisi en référé (c’est-à-dire en urgence), avait suspendu les autorisations de mise sur le marché de ces insecticides jusqu’à ce qu’un jugement au fond sur leur légalité soit rendu. La société commercialisant les deux insecticides avait alors saisi le Conseil d’État pour qu’il annule cette décision. Mais ce dernier a rejeté sa demande le 15 février dernier. Il en résulte que l’utilisation de ces deux insecticides reste pour l’instant interdite.

Il appartient désormais au Tribunal administratif de Nice de se prononcer au fond sur le dossier et de confirmer ou non cette suspension. À suivre…

À noter : l’Agence européenne pour la sécurité des aliments (Efsa) a récemment confirmé, dans un rapport très attendu, que les insecticides de la famille des néonicotinoïdes présentent des risques pour les abeilles. Rappelons qu’en France, l’usage de ces insecticides sera interdit à compter du 1er septembre 2018 (avec des dérogations ponctuelles possibles).


Conseil d’État, 25 février 2018, n° 416396

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