Fil d’actus

Posted on

Médecins

Alors que l’allergologie est officiellement reconnue comme une spécialité médicale dans 15 pays européens, elle devrait le devenir en France d’ici quelques mois.

En France, près d’une personne sur trois est allergique à un moment donné de sa vie, alors qu’elles n’étaient que 3,8 % en 1968. Et cette fréquence augmente. La moitié de la population mondiale devrait être touchée d’ici 2050 selon l’OMS. Pourtant l’allergologie n’est pas une spécialité à part entière. Elle est actuellement pratiquée par les médecins généralistes ou d’une autre spécialité qui ont fait une formation complémentaire, soit quelque 1 200 praticiens.

Les études médicales de 3e cycle, actuellement en cours de réforme, n’avaient pas prévu initialement de créer cette spécialité. En effet, dans le décret paru en mars, l’allergologie ne figurait pas dans la liste des spécialités médicales retenues par Commission Nationale des Études de Maïeutique, Médecine, Odontologie et Pharmacie (CNEMMOP) en charge de la réforme.

Mais, la mobilisation des syndicats, praticiens et associations pour changer cet état de chose semble avoir porté ses fruits. Car la Commission CNEMMOP vient de proposer que la spécialité apparaisse sous la forme d’un co-DES (diplôme d’études spécialisés) en 4 ans composé de trois branches :
– médecine interne et immunologie clinique ;
– infectiologie et maladies tropicales ;
– allergologie.

Après un an de tronc commun, les étudiants du DES auront 3 années d’enseignement spécialisé en allergologie.

En parallèle, plusieurs spécialités (pneumologues, ORL, dermatologues, pédiatres) auront accès à une formation spécialisée transversale (FST) d’un an, pour pouvoir exercer l’allergologie dans le cadre de leur spécialité.

Partager cet article

Posted on

Vétérinaires

Commandée et financée par le Ministère de l’agriculture à l’École nationale des services vétérinaires (ENSV), cette formation gratuite à destination des vétérinaires sanitaires, est accessible depuis quelques jours. Elle a pour objectif d’améliorer les savoir-être professionnels sur l’influenza aviaire.

De véritables risques sanitaires pèsent sur les cheptels à cause du virus de l’influenza aviaire, avec des conséquences économiques désastreuses sur la filière avicole. Cette formation en ligne doit permettre de diffuser les dernières connaissances et procédures concernant cette maladie et faire remonter du terrain les informations, bonnes pratiques et retours d’expérience.

Plusieurs organismes ont participé à la réalisation de cette formation, notamment la Direction générale de l’alimentation (DGAL), la Société nationale des groupements techniques vétérinaires (SNGTV), l’École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT), l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) et la Plateforme d’épidémiosurveillance en santé animale (ESA).

D’une durée de 6 semaines, elle est composée de trois modules : le premier concerne l’approche clinique, le rappel des signes et lésions de l’IAHP, le deuxième est sur l’approche épidémiologique, le rappel des modalités de circulation de la maladie et épidémio-surveillance, le dernier traite de la politique du Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt en matière de lutte et prévention face à l’influenza aviaire. Un forum permet également aux participants d’échanger et de poser des questions, auxquels des spécialistes de l’IAHP répondent.

Pour en savoir plus : www.cooc-influenza.fr.

Partager cet article

Posted on

Professionnels de santé

Pour permettre d’assurer la représentation des urgentistes et des professions non-médicales, un décret vient d’élargir la composition du conseil d’orientation stratégique à plusieurs professions paramédicales.

Créé en janvier 2016, le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie résulte de la fusion de l’Observatoire National de la Fin de Vie (ONFV) et du Centre National de Ressources Soin Palliatif (CNDR).

Un décret de janvier 2016 prévoyait que son conseil d’orientation stratégique soit composé de 14 membres, en plus de son président, choisis dans l’administration centrale, des sociétés savantes, des représentants d’usagers et le directeur général de la fondation Œuvre de la Croix-Saint-Simon.

Pour y faire participer d’autres professions concernées par ce sujet, un nouveau décret élargit la composition du conseil, à quatre nouveaux membres :
– un représentant du Collège National Professionnel de médecine d’urgence
– un représentant du Collège infirmier français
– un représentant du Collège de la masso-kinésithérapie (CMK)
– un représentant de la Société française de psycho-oncologie.

Pour rappel, les missions du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie consistent à recueillir des données et développer des enquêtes thématiques, suivre les politiques publiques et informer la population et les professionnels sur la démarche palliative et sur la fin de vie.


Décret n° 2016-451 du 12 avril 2016, JORF n° 0088 du 14

Partager cet article

Posted on

Notaires

D’ici à la fin 2016, une plate-forme web baptisée « Notaviz » sera mise en place par le Conseil supérieur du notariat. Ce site répondra à un double objectif : fournir au grand public des informations pratiques, des services gratuits et des outils de simulation (calcul des frais d’achat immobilier ou des plus-values immobilières, par exemple) mais aussi permettre aux clients des notaires, via un espace sécurisé, d’accéder à leur dossier et d’archiver des actes personnels tels des titres de propriété. À terme, la plate-forme devrait intégrer une fonction de prise de rendez-vous en ligne.

Parallèlement, pour faciliter les transactions, plus de 2 000 offices seront prochainement équipés d’un système de visioconférence rendant ainsi possible la signature à distance d’actes authentiques électroniques.

En complément : le Conseil supérieur du notariat envisage également de créer, d’ici à la fin de l’année, un site Internet dénommé « Good Bail » permettant aux particuliers de rédiger un bail d’habitation en ligne.

Partager cet article

Posted on

Médecins

Quatre ans après sa mise en place, le bilan de la Rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) est positif.

La ROPS est un des éléments de rémunération des médecins, fondée sur l’atteinte d’objectifs de santé publique. Elle doit permettre de faire progresser la qualité des soins aux patients chroniques et la prévention ; de renforcer l’efficience des prescriptions ; de moderniser et simplifier les conditions d’exercice. Pour connaître son efficacité, elle est évaluée tous les ans sur la base d’indicateurs concernant le suivi des maladies chroniques, la prévention, la prescription de médicaments. Un autre volet de la rémunération s’attache à l’organisation du cabinet.

Selon le dernier bilan, entre 2012 et 2015, le taux d’atteinte global de la ROSP pour les médecins généralistes et les médecins à expertise particulière est passé de 52,9 % à 68,3 %. Elle a permis une meilleure prise en charge des malades chroniques et une prescription plus pertinente et efficiente, avec une meilleure maîtrise des dépenses de santé. Elle a même aidé à moderniser les cabinets médicaux.

En 2015, les 89 489 médecins concernés ont touché en moyenne 4 514 euros (4 215 euros en 2014, soit +7,1 %). Parmi eux, les 57 045 médecins généralistes et médecins à expertise particulière ont perçu une rémunération moyenne annuelle de 6 402 euros (5 935 euros en 2014, soit +7,9 %). Au total, l’ensemble de la ROSP représente une dépense brute de 404 millions d’euros pour 2015 (377,4 millions en 2014).

Partager cet article

Posted on

Professionnels du chiffre et du droit

La création de sociétés pluri-professionnelles ayant pour objet l’exercice en commun, au sein d’une même structure, de plusieurs professions réglementées du droit et du chiffre a été rendue possible par la loi « Macron » du 6 août 2015. Une ordonnance en la matière devait être prise dans les mois suivants. C’est chose faite. Parue le 1er avril dernier, cette ordonnance détermine les principales conditions et modalités de constitution et de fonctionnement de ces sociétés, dénommées sociétés pluri-professionnelles d’exercice (SPE).

Précision : la création de ces sociétés pluri-professionnelles d’exercice est subordonnée à la publication d’un décret général d’application ainsi que de décrets pris pour chacune des professions concernées au plus tard le 1er juillet 2017.

Principales caractéristiques des SPE

Une SPE pourra être constituée pour l’exercice en commun de deux ou de plusieurs des professions suivantes : avocat, avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation, commissaire-priseur judiciaire, huissier de justice, notaire, administrateur judiciaire, mandataire judiciaire, conseil en propriété industrielle et expert-comptable.

Elle devra comprendre, parmi les associés, au moins un membre de chacune des professions qu’elle exercera et qui constituera son objet social. Sachant que la loi ne les oblige pas à exercer au sein de la SPE dont ils seront membres.

Elle pourra revêtir toute forme sociale, à l’exception de celles conférant aux associés la qualité de commerçants. Ainsi, il pourra s’agir d’une SARL, d’une société par actions simplifiée, d’une société anonyme ou encore d’une société civile. Elle sera régie, outre par les règles générales relatives aux SPE, par les règles particulières applicables à la forme de société choisie.

À noter : à titre accessoire seulement, une SPE pourra exercer toute activité commerciale dont la loi ou un décret n’interdisent pas l’exercice à l’une au moins des professions qui constituent son objet social.

Le capital et les droits de vote de ces sociétés sont complètement fermés aux tiers puisque la totalité de ceux-ci devra être détenu par :
– des personnes physiques exerçant, au sein de l’Union européenne ou dans un État partie à l’accord sur l’Espace économique européen ou en Suisse, l’une des professions exercées en commun dans la société ;
– des sociétés détenues à 100 % par des personnes physiques satisfaisant à la condition ci-dessus.

Dénomination sociale d’une SPE

La dénomination sociale de la société devra être immédiatement précédée ou suivie de la mention « société pluri-professionnelle d’exercice » ou des initiales « SPE », ainsi que de l’indication de la forme sociale choisie, des professions exercées et du montant de son capital social.

Le nom d’un ou de plusieurs associés exerçant leur profession au sein de la société pourra être inclus dans la dénomination sociale.

Indépendance et déontologie des membres d’une SPE

Les statuts d’une SPE devront comporter des stipulations visant à garantir, d’une part, l’indépendance de l’exercice professionnel des associés et des salariés de la société, et d’autre part, le respect des dispositions réglementaires encadrant l’exercice de chacune des professions exercées par la société, notamment celles relatives à la déontologie.

Ainsi, chaque professionnel qui exercera dans la société devra informer celle-ci et les autres professionnels, dès qu’il en aura connaissance, de l’existence de tout conflit d’intérêts susceptible de naître notamment entre les professionnels de la structure. En outre, il sera tenu aux obligations de loyauté, de confidentialité ou de secret professionnel conformément aux dispositions qui encadrent l’exercice de sa profession.

À noter : toutefois, le partage d’informations entre professionnels au sein de la société sera possible lorsqu’il sera nécessaire pour l’accomplissement de la mission considérée, dans l’intérêt du client et avec l’accord de celui-ci.


Ordonnance n° 2016-394 du 31 mars 2016, JO du 1er avril

Partager cet article

Posted on

Professionnels de santé

Depuis 2013, le DPC (Développement Professionnel Continu) oblige les professionnels de santé à participer à un programme de formation et à justifier du respect de cette obligation. Plusieurs changements sont attendus suite à la loi de modernisation de notre système de santé prise en début d’année.

Parmi les modifications, on compte :
– une définition du DPC décrit comme une « démarche comportant des actions de formation continue, d’analyse, d’évaluation et d’amélioration des pratiques et de gestion des risques » ;
– une obligation pour les professionnels de santé qui devient triennale, et non plus annuelle ;
– des orientations prioritaires pour ces formations qui ne seront plus seulement nationales dans le cadre de la politique de santé, mais aussi spécifiques par profession de santé ou spécialité sur la base des propositions des Conseils Nationaux Professionnels (CNP) et issues du dialogue conventionnel, pour redonner la main aux professionnels sur le plan scientifique et pédagogique.

D’autre part, une nouvelle entité sera chargée de la gestion du DPC : l’Agence Nationale du DPC. Ce groupement d’intérêt public (État-Assurance maladie) remplacera l’OGDPC (Organisme gestionnaire du développement professionnel continu). Il assurera le pilotage et contribuera à la gestion financière du dispositif du DPC pour l’ensemble des professionnels de santé. Les décrets et arrêtés d’application doivent être publiés pour que l’Agence entre en fonction au plus tard le 1er juillet 2016.

Partager cet article

Posted on

Pharmaciens

Jugés discriminatoires par rapport aux conditions exigées pour la vente au comptoir en pharmacie, les deux projets d’arrêtés de vente en ligne de médicaments viennent d’être rétorqués par l’Autorité de la concurrence.

Alors que l’activité de vente en ligne de médicaments reste assez limitée en France, avec seulement 1,34 % des 22 401 officines recensées début 2015 qui disposent d’un site Internet, les pouvoirs publics cherchent à encadrer cette possibilité offerte depuis la transposition en France en décembre 2012 de la directive européenne sur la vente à distance au public de médicaments au moyen de services électroniques.

Deux projets d’arrêtés concernant l’encadrement de la vente en ligne de médicaments (non soumis à prescription médicale) ont ainsi été présentés à l’Autorité de la concurrence, qui demande aux pouvoirs publics d’en revoir le contenu.

Elle estime, en effet, qu’un certain nombre de dispositions sont trop restrictives, comme par exemple l’interdiction pour le pharmacien d’utiliser dans son site des liens hypertextes ou des lettres d’information, de procéder à la sous-traitance de tout ou partie de l’activité de vente par Internet, de se faire référencer dans les moteurs de recherche ou encore de faire ressortir certains prix attractifs par voie d’affichage… Non seulement, ces conditions n’existent pas pour les « pharmacies en dur », mais en plus elles sont très dissuasives.

L’Autorité estime également que certaines contraintes techniques sont trop lourdes, comme l’obligation pour le pharmacien en ligne de préparer et stocker les commandes au sein de son officine ou dans des locaux situés à proximité immédiate, ce qui l’obligerait à prévoir des locaux de dimension importante.

Selon elle, ces différentes obligations finissent par retirer tout intérêt à la commercialisation de médicaments par Internet, tant pour le patient que pour les pharmaciens…

Ce n’est pas la première fois que l’Autorité émet un avis défavorable pour un projet d’arrêté sur l’activité de vente en ligne de médicaments. En 2013, elle avait déjà estimé cette fois-là que le texte visait à « limiter le développement de la vente en ligne de médicaments par les pharmaciens, voire à dissuader ces derniers d’utiliser ce canal de vente ».

Partager cet article

Posted on

Conseils en propriété industrielle

Un récent décret modifie les règles de reconnaissance des qualifications professionnelles pour l’exercice de la profession de conseil en propriété industrielle (par exemple, possibilité de faire valoir un diplôme, un certificat ou un titre délivré par un État faisant partie de l’accord sur l’Espace économique européen) et définit les conditions dans lesquelles ces professionnels sont désormais autorisés à recourir à la publicité et à la sollicitation.

Publicité et sollicitation

Pour pouvoir recourir à la publicité ainsi qu’à la sollicitation personnalisée, les conseils en propriété industrielle doivent veiller notamment à ce que les informations délivrées sur la nature des prestations de services proposées soient sincères. Sachant que ces communications doivent respecter les principes essentiels de la profession. En outre, ces informations ne doivent en aucun cas intégrer des éléments de comparaison ou de dénigrement ni comporter des mentions susceptibles de porter atteinte au secret professionnel. Les sollicitations peuvent prendre la forme d’un envoi postal, d’un appel téléphonique ou d’un courriel. Sont exclus les messages textuels envoyés sur un téléphone mobile.

Précision : les messages doivent également indiquer les modalités de détermination du coût de la prestation ainsi que les frais supplémentaires qui peuvent être engendrés.


Décret n° 2016-504 du 22 avril 2016, JO du 24

Partager cet article

Posted on

Professionnels de santé

L’ANSP (Agence nationale de santé publique), dont la création a été prévue par la loi de modernisation de notre système de santé et dont une ordonnance récente précise les modalités de fonctionnement, va entrer en service le 1er mai 2016.

Cette agence est issue de la fusion de l’InVS (Institut de veille sanitaire), de l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation à la santé) et de l’Eprus (Établissement de préparation aux urgences sanitaires).

Elle sera chargée de l’observation épidémiologique et la surveillance de l’état de santé des populations ; la veille sur les risques sanitaires menaçant les populations ; la promotion de la santé et la réduction des risques pour la santé ; le développement de la prévention et de l’éducation pour la santé ; la préparation et la réponse aux menaces, alertes et crises sanitaires ; et le lancement de l’alerte sanitaire.

Quatre instances différentes la composeront : un conseil d’administration, un conseil scientifique, un comité de déontologie et un comité d’orientation et de dialogue avec la société.

Point de vue financement, l’ANSP sera notamment subventionnée par l’État, des organismes mutualistes, l’Union européenne ou des organismes internationaux, et l’Assurance maladie.


Ordonnance n° 2016-462 du 14 avril 2016, JORF n° 0089 du 15

Partager cet article
Your browser is out-of-date!

Update your browser to view this website correctly.Update my browser now

×

Your browser is out-of-date!

Update your browser to view this website correctly.Update my browser now

×