Fil d’actus

Posted on

Masseurs-kinésithérapeutes

Les masseurs-kinésithérapeutes sont habilités à prescrire à leurs patients un certain nombre de dispositifs médicaux, dont les orthèses plantaires et les semelles orthopédiques ne font pas partie. C’est ce que vient de rappeler l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, dans un communiqué commun avec l’Ordre des pédicures-podologues.

Parce que des sociétés commerciales proposent à des masseurs-kinésithérapeutes de délivrer des orthèses plantaires ou semelles orthopédiques à leurs patients, le Conseil national de l’Ordre des pédicures podologues (CNOPP) et le Conseil national de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes (CNOMK) ont souhaité rappeler à leurs membres les conséquences juridiques de l’adhésion à un tel dispositif.

Dans ce communiqué, ils indiquent que les masseurs-kinésithérapeutes ne figurent pas dans la liste des professionnels de santé habilités à délivrer des semelles orthopédiques, sauf cas particulier des masseurs-kinésithérapeutes qui cumulent cette activité avec les qualifications spécifiques requises pour le faire.

En adhérant à ce type de dispositif, non seulement ils font un exercice illégal de leur profession, assimilable à une pratique commerciale prohibée, mais ils contreviennent aussi aux règles qui leur imposent d’entretenir de bons rapports avec les membres des autres professions de santé.

Les deux ordres concluent en rappelant qu’ils se réservent le droit d’engager des poursuites disciplinaires à l’encontre de tout professionnel qui exercerait ce type de violation.

Partager cet article

Posted on

Professionnels de santé

La Haute autorité de santé (HAS) vient de publier un guide du parcours de soins dans le cadre de la prise en charge pluri-professionnelle des patients parkinsoniens. Il précise notamment le rôle, la place et les modalités de coordination des différents professionnels intervenants.

Pour la prise en charge d’un patient atteint de Parkinson, plusieurs professionnels de santé peuvent être amenés à intervenir : le médecin généraliste, le neurologue, le kiné, l’orthophoniste, l’infirmière, le psychologue, le pharmacien… Pour organiser la bonne coordination de ces différents professionnels entre eux, la HAS propose un guide pratique. Ce guide explique le processus de prise en charge d’une personne ayant une maladie de Parkinson idiopathique en ambulatoire, notamment en médecine générale, et propose à chaque étape, lorsque la maladie est confirmée, des modalités de coordination. Par exemple comment participer à l’annonce du diagnostic, anticiper l’apparition de nouveaux signes ou de nouvelles problématiques, identifier et gérer de manière adaptée une aggravation des symptômes moteurs et la survenue de complications motrices, assurer le suivi des traitements médicamenteux, ou encore répondre aux besoins en soins palliatifs à toutes les phases de la maladie, particulièrement en fin de vie.

Plusieurs annexes complètent le guide, notamment dans le cadre de prises en charge spécifiques (examens complémentaires à visée diagnostique, tests génétiques, traitements médicamenteux des troubles moteurs au stade de début ou au stade avancé), de l’éducation thérapeutique ou de la prise en charge hospitalière.

Pour consulter le guide : www.has-sante.fr

Partager cet article

Posted on

Chirurgiens-dentistes

L’Assurance maladie vient de modifier la procédure de facturation qui doit être mise en œuvre pour que les patients puissent bénéficier du remboursement des implants dentoportés. En effet, c’est désormais au chirurgien-dentiste de déterminer si l’acte est remboursable ou non.

Les bridges dentoportés et les bridges sur implants ont un code CCAM identique alors que seuls les premiers sont remboursés par la Sécurité sociale. Pour éviter des remboursements non dus, désormais tous les bridges seront considérés comme non remboursables et c’est au praticien d’indiquer que celui qu’il a réalisé peut être pris en charge.

Il doit pour cela, lorsqu’il remplit la feuille de soins papier ou électronique, indiquer qu’il s’agit d’un acte remboursable sous conditions : actes HBLD040, HBLD043, HBLD033, HBLD023 (bridges de base) inscrits au sous-chapitre 07.02.03.04, pose de prothèse dentaire fixée dentoportée ou implantoportée, ainsi que leurs gestes complémentaires en prothèse plurale fixée HBMD490, HBMD342, HBMD082, HBMD479, HBMD433, HBMD072, HBMD081, HBMD087 (piliers et intermédiaires de bridge).

Concernant la feuille de soins électronique, lorsque le logiciel de facturation interrogera la base de données pour savoir si l’acte inscrit est remboursable, non remboursable ou remboursable sous conditions, le praticien devra signaler sa volonté de faire rembourser l’acte en cochant la case correspondante. Avec la feuille de soins papier, le praticien devra inscrire un « X » dans la zone « éléments de tarification CCAM ». En cas de non-respect de ces règles de facturation, l’assuré ne pourra pas se faire rembourser.

Cette nouvelle procédure, basée sur les indications du praticien, devrait permettre, en cas de contrôle d’activité, que le praticien ne se prévale plus d’une méprise ou d’une méconnaissance de l’informatique.

Partager cet article

Posted on

Orthophonistes

Un Arrangement de Reconnaissance Mutuelle (ARM) vient d’être signé pour la profession d’orthophoniste entre le Québec et la France. Cet ARM indique la procédure pour les professionnels qui souhaitent exercer entre ces deux pays et facilite les démarches.

Cet accord a été signé entre l’Ordre des Orthophonistes et des Audiologistes du Québec (OOAQ) et la Fédération Nationale des Orthophonistes (FNO) pour établir une reconnaissance mutuelle des qualifications, ce qui devrait permettre une plus grande collaboration entre les deux pays, tant au niveau universitaire, que de la recherche en orthophonie et de la pratique professionnelle.

Il réglemente ainsi les conditions d’obtention de l’aptitude légale d’exercer dans l’autre pays, via le suivi de mesures de compensations comme la réalisation de formations universitaires ou de stages d’adaptation.

Les professionnels français qui satisferont aux obligations québéquoises se verront remettre par l’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec, un permis d’exercice de la profession d’orthophoniste. Et inversement, les professionnels québéquois ayant satisfait aux conditions françaises se verront délivrer, par la direction régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion sociale (DRJSCS), une autorisation d’exercice de la profession d’orthophoniste. Cette autorisation leur permettra d’obtenir un numéro professionnel (ADELI) et de s’enregistrer comme orthophoniste à la Délégation territoriale de l’Agence régionale de Santé (ARS).

Plus d’informations : www.fno.fr

Partager cet article

Posted on

Avocats

Conformément au communiqué de presse diffusé par le ministère de la Justice en juillet dernier, deux textes, datés du 17 octobre 2016, réforment les modalités de l’examen d’accès aux centres régionaux de formation professionnelle d’avocats pour favoriser l’égalité entre les candidats.

Ainsi, si l’organisation de l’examen incombera toujours aux universités, les candidats plancheront, dès septembre prochain, sur des épreuves écrites d’admissibilité uniques. Autrement dit, les sujets seront communs à l’ensemble des candidats quel que soit leur centre d’examen. En conséquence, la date du déroulement des épreuves sera la même pour tous, à savoir le 1er septembre pour les épreuves écrites d’admissibilité et le 2 novembre pour les épreuves orales d’admission.

Précision : il appartiendra à une commission nationale, composée de professeurs et d’avocats, d’élaborer les sujets de l’examen, mais également d’établir des recommandations afin d’harmoniser les critères de correction des épreuves écrites en élaborant, par exemple, une grille de correction à destination des jurys.

Quant au contenu des épreuves de l’examen, il se composera, pour juger de l’admissibilité des candidats, d’une note de synthèse, d’une épreuve en droit des obligations ainsi que d’un ou plusieurs cas pratiques et d’une épreuve de procédure relevant d’une matière choisie par le candidat (droit civil, droit des affaires, droit social…).

Une fois cette étape franchie, les candidats devront se soumettre à des épreuves d’admission, c’est-à-dire à un exposé discussion et à une interrogation en langue étrangère.

À savoir : si la loi impose que cette interrogation porte sur la langue anglaise, les candidats pourront néanmoins, jusqu’à la session d’examen de l’année 2020 incluse, choisir une autre langue étrangère telle que l’allemand, l’espagnol, l’italien ou encore le japonais.

Enfin, pour être admis, les candidats devront avoir obtenu une moyenne au moins égale à 10 sur 20 à l’ensemble des épreuves d’admissibilité et d’admission. Sachant que la liste des personnes admises sera arrêtée par le jury après comparaison des moyennes obtenues par les candidats et des prévisions de réussite avec celles des autres centres d’examen organisant l’accès au même centre régional de formation professionnelle d’avocats. Une liste qui sera portée à la connaissance des candidats le 1er décembre.

À noter : les dates fixées pour les épreuves de l’examen et pour l’arrêt de la liste des candidats admis seront, lorsqu’elles coïncideront avec un jour non-ouvrable, repoussées au premier jour ouvrable qui suivra.


Décret n° 2016-1389 du 17 octobre 2016, JO du 18

Arrêté du 17 octobre 2016, JO du 18

Partager cet article

Posted on

Pharmaciens

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a enquêté sur les relations commerciales entre les différents acteurs de la chaîne du médicament, notamment sur les liens entre les grossistes-répartiteurs et les officines.

Tous les ans, la DGCCRF mène l’enquête auprès des professionnels du circuit de la distribution des médicaments. Cette année ne fait pas exception. Plusieurs acteurs ont ainsi fait l’objet d’une visite de l’organisme : 2 laboratoires pharmaceutiques, 7 grossistes-répartiteurs, 6 groupements et 91 officines Au final, 6 ont écopé d’un avertissement, 2 d’une injonction de mise en conformité et 4 d’un procès-verbal, dont un procès-verbal pénal. Soit un total de 10,28 % de non-conformité aux règles de transparence commerciales et d’octroi de remises.

Cette année, les enquêteurs de la DGCCRF s’intéressaient plus particulièrement aux relations entre les grossistes-répartiteurs et leurs différents partenaires commerciaux, notamment les officines. Leur compte-rendu indique que la plupart des grossistes-répartiteurs n’établissent pas toujours de convention unique avec les officines et que de nombreux avantages octroyés ne sont pas prévus par les conditions générales de vente. Ce même constat avait déjà été fait lors d’une précédente enquête et avait entraîné plusieurs condamnations. Il semble que la plupart des grossistes-répartiteurs n’aient pas fait l’effort d’une mise en conformité.

Partager cet article

Posted on

Radiologues

Un livre blanc élaboré par des professionnels, dresse un état des lieux de l’imagerie en France, analyse son rôle dans le système de soins et dans le parcours des patients, et explore différentes pistes de réforme.

Ce ne sont pas moins de 50 auteurs, médecins, économistes et représentants de patients, qui se sont penchés sur la radiologie pour élaborer le document : « L’imagerie médicale en France : un atout pour la santé, un atout pour l’économie ».

Au final, un constat : l’imagerie médicale, au centre de la démarche diagnostique, est fortement structurante pour la santé en France, et peut générer des économies de soins alors que cette spécialité est souvent vue depuis de nombreuses années comme une simple source de dépenses.

C’est par exemple un acteur important de la prévention et du dépistage. Elle permet aussi d’apporter des diagnostics plus pertinents, d’offrir une alternative à la chirurgie avec la radiologie interventionnelle…

Mais la radiologie suppose aussi une innovation constante, un haut niveau de formation des personnels et une démarche continue de qualité pour offrir le meilleur des techniques diagnostiques ou thérapeutiques aux patients.

Pour faire face à l’insuffisance de moyens, au recul démographique des radiologues, et pour que les patients bénéficient dès aujourd’hui de l’imagerie de demain, tout en préservant le maillage territorial, la profession propose une nouvelle organisation autour de 29 propositions qui concernent aussi bien la permanence de soins, que l’équipement ou encore la formation.

Pour consulter le livre blanc : www.livreblancimagerie.fr

Partager cet article

Posted on

Médecins

L’Observatoire de la sécurité des médecins a livré ses chiffres pour l’année 2015. Le nombre de déclarations d’incidents par les médecins atteint 924, soit presque le chiffre record de 2013 qui avait vu 925 agressions déclarées. Depuis 2003, année de la création de l’observatoire, le nombre annuel moyen d’incidents déclarés est de 724, soit 30 % de moins que les résultats de 2015. Les agressions verbales ou physiques, menaces, vols, dégradations… atteignent encore l’an passé un stade élevé.

Tous les départements sont touchés, mais varient de 64 incidents signalés pour le Nord ou 63 pour les Bouches-du-Rhône, à seulement 9 incidents dans l’Ain, la Charente-Maritime, le Loiret, le Tarn et l’Yonne, et même 8 pour les Côtes-d’Armor et l’Hérault.

Les victimes sont principalement des médecins généralistes (65 % des cas), puis des spécialistes : 6 % d’ophtalmologistes, 4 % de médecins du travail, 3 % de psychiatres, gynécologues-obstétriciens et dermatologues, 2 % de radiologues, 1 % d’anesthésistes et neurologues. Dans 44 % des cas, ce sont les femmes qui sont victimes, et dans un cas sur deux, c’est le patient qui est à l’origine de l’agression.

Les agressions sont principalement verbales (69 %), devant les vols (19 %), les agressions physiques (8 %) et le vandalisme (8 %). Elles sont le plus souvent liées à la prise en charge par le praticien (33 %), à un vol (18 %), à un refus de prescription (16 %), à un temps d’attente jugé excessif (9 %), ou encore un rendez-vous non obtenu, un refus de payer la consultation (2 %), ou un état de manque ou d’ébriété de l’agresseur (1 %).

Seuls 32 % des praticiens ont déposé plainte et 12 % une main courante…

Partager cet article

Posted on

Agents généraux d’assurance

Les indemnités perçues par les agents généraux d’assurance lors de la cessation de l’exercice de leur profession sont, en principe, imposables à l’impôt sur le revenu. Toutefois, l’indemnité compensatrice versée par la compagnie d’assurance lors de la cessation de leur mandat pour départ à la retraite peut bénéficier d’une exonération.

À savoir : en contrepartie de cette exonération, les agents doivent s’acquitter d’une taxe spécifique égale à 2 % de la fraction de l’indemnité comprise entre 23 000 € et 107 000 €, à 0,60 % de la fraction comprise entre 107 000 € et 200 000 € et à 2,60 % de la fraction excédant 200 000 €.

Pour bénéficier de cette exonération, il faut notamment que l’activité de l’agent partant à la retraite soit poursuivie dans les mêmes locaux par un nouvel agent exerçant à titre individuel dans le délai d’un an. Une condition que le Conseil constitutionnel vient partiellement de censurer en raison de l’absence de lien existant entre la poursuite de l’activité (gestion d’un portefeuille de contrats d’assurances) et le local où s’exerce cette activité.

La condition de poursuite de l’activité dans les mêmes locaux est donc inconstitutionnelle. Une décision qui s’applique à compter du 16 octobre 2016, et à toutes les affaires non encore définitivement jugées à cette date.


Conseil constitutionnel, 14 octobre 2016, n° 2016-587 QPC, JO du 16

Partager cet article

Posted on

Professionnels de santé

Lorsque des professionnels ne faisant pas partie de la même équipe de soins prennent en charge une personne, elles doivent se transmettre les informations nécessaires à cette prise en charge. Un décret vient de préciser les conditions et modalités dans lesquelles le consentement de cette personne doit être recueilli au préalable.

Tout d’abord, la personne prise en charge doit être informée au préalable du type d’informations qui vont être communiquées, ainsi que des professionnels concernés, de la nature des supports utilisés pour les partager et des mesures prises pour préserver leur sécurité, notamment leurs restrictions d’accès. Une fois ces informations fournies, le professionnel peut recueillir le consentement de la personne, ou de son représentant légal, par tout moyen, y compris de façon dématérialisée. Le professionnel remet alors à la personne un support écrit, qui peut être un écrit sous forme électronique, reprenant cette information.

En cas d’impossibilité à recueillir le consentement ou d’urgence, le professionnel attendra que la personne soit de nouveau en capacité ou en situation de consentir au partage d’informations la concernant. C’est alors mentionné dans le dossier médical de la personne.

Ce consentement reste valable tant qu’il n’a pas été retiré par tout moyen, y compris sous forme dématérialisée, et il est strictement limité à la durée de la prise en charge de la personne.


Décret n° 2016-1349 du 10 octobre 2016, JO du 12

Partager cet article
Your browser is out-of-date!

Update your browser to view this website correctly.Update my browser now

×

Your browser is out-of-date!

Update your browser to view this website correctly.Update my browser now

×