Fil d’actus

Posted on

Professionnels de santé : une charte pour la prévention du risque infectieux

La prévention du risque infectieux concerne aussi bien l’hôpital que la médecine de ville, et touche différents aspects : l’hygiène, les bonnes pratiques, l’antibiorésistance, la couverture vaccinale… Il est indispensable concernant ce sujet que les praticiens se forment, s’informent, évaluent et améliorent leurs pratiques, voire s’engagent. C’est dans ce sens que la « charte d’engagement à la prévention du risque infectieux et de la résistance aux antibiotiques » a été conçue. Ce document doit permettre de valoriser l’engagement du professionnel de santé auprès de ses patients, et de favoriser l’échange sur ce sujet avec eux. Conçue par des praticiens, elle est modulable et applicable à chacun des exercices. Le praticien peut la personnaliser en ligne (en sélectionnant les items qui correspondent à sa pratique professionnelle et insérer son identité), puis l’imprimer. Elle doit permettre l’analyse des pratiques de prévention des infections associées aux soins. Et inciter les professionnels de santé à se positionner face à leurs propres responsabilités pour envisager les voies de progrès possibles dans leur pratique au quotidien.

Pour télécharger la charte : http://www.cnsd.fr/

Partager cet article

Posted on

Professionnels de santé : un manque de sommeil qui nuit aux praticiens

Le Réseau Morphée est un réseau de santé qui s’intéresse à la prise en charge des troubles du sommeil, aux symptômes et aux comportements qui y sont associés. Il est allé à la rencontre de français et notamment de quelque 900 professionnels de santé (infirmiers, médecins, internes et dentistes, aides-soignants, psychologues, pharmaciens, kinésithérapeutes, étudiants, autres paramédicaux…) dont la moitié a répondu souffrir d’un manque de sommeil. Le temps de sommeil est significativement plus court chez eux que chez les non-soignants (6 heures contre 6,45) et 60 % dorment moins de 6 heures en semaine (contre 44,8 % des non-soignants). 62 % des soignants connaissent également des troubles d’endormissement, 80 % de continuité du sommeil, 71 % des éveils précoces et 67 % un sommeil non-récupérateur.

Près de la moitié des soignants (48 %) pensent que leur travail est en cause et notamment son organisation. Or, le réseau rappelle que les personnes en privation de sommeil ont un IMC plus élevé, sont plus somnolentes, ont un risque plus important d’insomnie, d’anxiété ou de dépression sévère…

Pour en savoir plus : www.reseau-morphee.fr

Partager cet article

Posted on

Grandes cultures : renouvellement officiel de l’autorisation du glyphosate

Le 27 novembre dernier, les États membres de l’Union européenne ont décidé de renouveler l’autorisation d’utiliser le glyphosate pour une nouvelle période de 5 ans. Une décision qui devait ensuite être entérinée par la Commission européenne.

C’est désormais chose faite ! En effet, le 12 décembre dernier, soit 3 jours avant l’expiration de l’autorisation précédente, la Commission européenne a adopté une décision visant à renouveler officiellement la licence du glyphosate pour 5 ans.

Rappel : de son côté, la France souhaite interdire l’usage du glyphosate sur son territoire au plus tard dans les 3 ans, lorsque des alternatives auront été trouvées.

Dans le même temps, la Commission européenne a promis plus de transparence dans le processus d’évaluation scientifique des substances chimiques et annoncé qu’elle proposerait de modifier la réglementation en la matière au printemps prochain.

Elle entend également réexaminer la gouvernance de l’Agence européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) et renforcer son financement de façon qu’elle puisse conduire ses propres études, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Elle envisage aussi de « changer les règles actuelles pour s’assurer que les études scientifiques soient disponibles au public ». Rappelons que l’EFSA avait estimé que le glyphosate était « probablement non cancérogène », ce qui avait conduit une majorité d’États membres de l’Union européenne à se prononcer en faveur de sa réautorisation.

Partager cet article

Posted on

Huissiers de justice : nullité d’une saisie-contrefaçon

Un procès-verbal de saisie-contrefaçon encourt l’annulation lorsque l’huissier de justice se rend dans un lieu qui n’est pas mentionné dans l’ordonnance autorisant cette opération.

Dans une affaire récente, la société Astier de Villatte a assigné en contrefaçon et en concurrence déloyale et parasitaire la société Zara Home au motif que cette dernière commercialisait un service de table qui reprenait les caractéristiques d’un de ses propres services.

Afin de soutenir son action, la société Astier de Villatte a obtenu une ordonnance de saisie-contrefaçon autorisant un huissier de justice à se rendre dans les locaux et entrepôts du magasin Zara Home situés dans le ressort du Tribunal de grande instance de Paris. Dans ce cadre, un huissier s’est donc rendu dans le magasin visé par cette ordonnance. Le responsable du magasin lui ayant indiqué que seul le siège social pourrait lui fournir des informations comptables, l’huissier a alors poursuivi ses opérations au siège social de la société Zara Home.

Suite à cette visite, la société Zara Home a saisi la justice afin d’obtenir la nullité du procès-verbal de saisie-contrefaçon dressé à son siège social. La cour d’appel a fait droit à cette demande, considérant que l’huissier avait excédé ses pouvoirs en se rendant au siège social de la société Zara Home, un lieu qui n’était pas visé par l’ordonnance autorisant la saisie-contrefaçon.

La Cour de cassation a confirmé cette solution. En effet, les opérations de saisie-contrefaçon effectuées par un huissier, en violation des limites fixées par l’ordonnance qui les autorise, sont frappées d’une nullité d’ordre public. Or, en l’espèce, l’ordonnance autorisait l’huissier à se rendre uniquement dans les locaux et entrepôts du magasin Zara Home situés dans le ressort du Tribunal de grande instance de Paris. En conséquence, le procès-verbal dressant les opérations menées par l’huissier au siège social de cette société devait être annulé et les documents qui y étaient annexés devaient être retirés des débats.


Cassation civile 1re, 8 novembre 2017, n° 16-21751

Partager cet article

Posted on

Infirmiers : recommandations relatives aux plates-formes de services en ligne

Internet se développe, de même que les applications sur smartphones, entraînant de nouvelles opportunités de communiquer pour les infirmiers. Ces outils sont notamment une source potentielle de développement de la patientèle dans le cadre d’un exercice libéral. Ce qui est le cas, par exemple, des plates-formes d’offres de services en ligne, accessibles à partir d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un smartphone.

L’Ordre a toutefois rappelé, dans le cadre d’un document de recommandations publié récemment, que ces outils doivent conduire à la plus grande vigilance de la part des professionnels. Car certains prestataires n’hésitent pas à proposer aux infirmiers des outils pour améliorer leur visibilité sur internet qui ne tiennent absolument pas compte du respect des règles déontologiques applicables. Or, selon le Code de la santé publique, sont interdits tous procédés directs ou indirects de réclame ou de publicité.

À noter : l’Ordre avait déjà publié une charte relative à la création de site internet par les infirmiers pour rappeler les règles déontologiques applicables dans ce contexte.

Pour consulter les recommandations : www.ordre-infirmiers.fr

Partager cet article

Posted on

Sport : déclaration des manifestations sportives organisées sur la voie publique

Les associations n’ont plus à demander une autorisation pour organiser, sur la voie publique, une compétition sans véhicule terrestre à moteur, une concentration de plus de 50 véhicules à moteur ou une randonnée de plus de 100 participants. En effet, une simple déclaration suffit. Et deux arrêtés viennent de préciser le contenu du dossier à déposer auprès des pouvoirs publics.

Ainsi, par exemple, pour les manifestations sportives ne comportant pas la participation de véhicules terrestres à moteur, le dossier déposé par l’association doit comporter notamment le nom et les coordonnées de l’organisateur, les informations sur la manifestation (intitulé, date, lieu, discipline sportive, programme, itinéraire détaillé, nombre maximal de participants…), les dispositions assurant la sécurité et la protection des participants et des tiers, ainsi que l’attestation de police d’assurance souscrite par l’organisateur.

Rappel : les manifestations avec classement, chronométrage ou horaire fixé à l’avance ainsi que les concentrations de plus de 50 véhicules doivent être déclarées au moins 2 mois avant la date de l’événement (3 mois lorsque plusieurs départements sont traversés). Les manifestations sans classement, sans chronométrage ou sans horaire fixé à l’avance sont, quant à elles, à déclarer seulement au moins un mois avant leur date.

La déclaration doit être déposée :
– auprès du maire ou, à Paris, du préfet de police, si l’événement se déroule sur le territoire d’une seule commune ;
– auprès du préfet de département, s’il se déroule sur le territoire de plusieurs communes situées dans un même département ;
– auprès du préfet de chacun des départements parcourus s’il se déroule sur le territoire de plusieurs départements et, également, auprès du ministre de l’Intérieur si l’événement se déroule sur au moins 20 départements.


Décret n° 2017-1279 du 9 août 2017, JO du 13

Arrêté du 24 novembre 2017 relatif aux manifestations sportives sur une voie publique ou ouverte à la circulation publique ne comportant pas de véhicules terrestres à moteur, JO du 29

Arrêté du 24 novembre 2017 relatif aux manifestations sportives comportant des véhicules terrestres à moteur, JO du 30

Partager cet article

Posted on

Ostéopathes : vers une norme déontologique

Alors que de nombreuses professions de santé (médecine, sages-femmes, kinésithérapie, infirmerie…) disposent de leur propre code de déontologie, élaboré par les conseils nationaux de leurs ordres professionnels respectifs, ça n’est pas encore le cas des ostéopathes. Ceux-ci ne bénéficient, pour le moment, que d’une norme européenne relative à la prestation de soins en ostéopathie qui comporte en annexe une partie relative à la déontologie. Il existe également un code de déontologie rédigé par le Syndicat Français Des Ostéopathes (SFDO), mais qui n’est pas opposable à tous les ostéopathes.

Or, pour être encadrée, respectée et protégée, une profession a besoin d’une déontologie opposable. C’est pourquoi l’UPO, fédération officielle de la profession, a demandé à l’Association française de normalisation (AFNOR) d’élaborer une norme française complémentaire à la norme européenne.

L’objectif est de construire une déontologie commune à l’ensemble des ostéopathes et disposant d’une reconnaissance officielle.

L’ensemble des parties prenantes est invité à participer aux travaux de la commission Afnor qui ont démarré début décembre.

Partager cet article

Posted on

Médecins : les dépassements d’honoraires par spécialité

Les 23 spécialités médicales ont été passées en revue par la CNAM. Et si toutes voient leurs taux de dépassement reculer en 2016 et depuis 5 ans, ce recul se fait dans des proportions variables, et à des niveaux très différents…

Ainsi le taux de dépassement n’est que de 5,4 % pour la médecine nucléaire ou de 6,6 % pour les radiothérapeutes, les deux spécialités qui se trouvent en bas de tableau. Alors que ce taux s’élève à 92,9 % pour les gériatres et même 98,2 % pour les gynécologues médicaux qui tiennent le haut du tableau ! Mais ce sont les psychiatres (-11 points) et les obstétriciens (-7,7 points) qui enregistrent les plus fortes baisses sur 5 ans.

Pour la CNAM, ces bons chiffres sont à mettre sur le compte des outils mis en place par la convention depuis 5 ans : le contrat d’accès aux soins de modération tarifaire (CAS) qui vient d’être remplacé par l’option de pratique tarifaire maîtrisée (OPTAM et OPTAM-CO), et que 15 000 médecins ont déjà signé au 21 novembre.

Pour consulter l’observatoire : www.ameli.fr.

Partager cet article

Posted on

Chirurgiens-dentistes : le Guide des contrats remis à jour

L’un des rôles de l’Ordre des chirurgiens-dentistes est de donner les moyens aux praticiens d’exercer pleinement leur pratique médicale. C’est dans cette optique qu’il propose régulièrement remis à jour un Guide des contrats qui traduit de manière directement applicable les évolutions législatives et réglementaires qui s’appliquent à la profession.

La dernière mise à jour du Guide datant de novembre 2014, il convenait donc de proposer aux professionnels une version revue et corrigée. C’est désormais chose faite.

Cette version du guide contient des modèles des statuts des sociétés d’exercice libéral à responsabilité limitée (Selarl). Il y est également question des sociétés de participations financières de profession libérale de chirurgiens-dentistes (SPFPL). Ces modèles s’accompagnent de réflexions pour mieux aider les praticiens dans leur décision d’adopter tel ou tel mode d’exercice en apportant des informations concrètes et fiables.

Le guide traite aussi des contrats de remplacement ou de collaboration, ainsi que des contrats de gérance et des contrats de location. Enfin, il redonne quelques informations pratiques telles que la communication obligatoire des contrats au conseil de l’Ordre départemental.

Pour consulter le Guide des contrats : www.ordre-chirurgiens-dentistes.fr

Partager cet article

Posted on

Viticulteurs : production d’un volume complémentaire individuel dans certaines appellations

Les producteurs de certains vins rouges et/ou blancs bénéficiant d’une appellation d’origine protégée (AOP) sont autorisés à produire un volume complémentaire individuel (VCI), au-delà du rendement maximal autorisé pour l’appellation considérée. Un volume destiné à alimenter une réserve pouvant être ultérieurement mobilisée en cas de récolte déficiente sur le plan qualitatif et quantitatif.

La liste des vins pour lesquels un VCI peut être constitué vient d’être étendue aux appellations Canon-Fronsac, Margaux, Moulis, Listrac-Médoc, Côtes-de-Duras et Lirac pour les vins rouges tranquilles et aux appellations Alsace et Côtes-de-Duras pour les vins blancs tranquilles.

Chacune de ces appellations se voit ainsi attribuer un volume complémentaire individuel maximum pour une récolte donnée et un volume complémentaire individuel total maximum pouvant être stocké par producteur :

Appellation d’origine protégée (vins rouges tranquilles)
Volume complémentaire individuel maximum de l’appellation pouvant être fixé pour une récolte donnée (hl/ha) Volume complémentaire individuel total maximum de vins pouvant être stockés par un producteur donné (hl/ha)
Canon-Fronsac 5 16
Margaux 5 10
Moulis 6 17
Listrac-Médoc 5 18
Côtes-de-Duras 6 17
Lirac 4 12
Appellation d’origine protégée (vins blancs tranquilles)
Volume complémentaire individuel maximum de l’appellation pouvant être fixé pour une récolte donnée (hl/ha) Volume complémentaire individuel total maximum de vins pouvant être stockés par un producteur donné (hl/ha)
Alsace 5 15
Côtes-de-Duras 5 15


Décret n° 2017-1597 du 21 novembre 2017, JO du 23

Partager cet article
Your browser is out-of-date!

Update your browser to view this website correctly.Update my browser now

×

Your browser is out-of-date!

Update your browser to view this website correctly.Update my browser now

×