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Agriculture biologique : poursuite de la croissance en 2016

Le 23 mai dernier, l’Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique (communément appelée Agence Bio) a dressé le bilan 2016 de ce mode de culture en fort développement. Il en ressort qu’au cours de cette seule année, le nombre de fermes bio a augmenté de 12 %. Au 1er janvier 2017, l’Agence Bio en dénombrait ainsi un peu plus de 32 200, ce qui représente 7,3 % des exploitations françaises. Au total, 1,53 million d’hectares sont désormais cultivés en bio ou sont en conversion (+17 par rapport à 2015). Pour mémoire, en 2002, seuls 518 000 hectares, soit 1,7 % des surfaces exploitées l’étaient en bio. En 2016, 26 % des surfaces bio et en conversion étaient dédiées aux cultures fourragères, 23 % aux grandes cultures, 5 % à la viticulture, 3 % à la culture des fruits et 3 % encore à celle des plantes aromatiques et médicinales. Les 40 % restant étant des surfaces toujours en herbe. L’Agence rappelle, par ailleurs, que l’agriculture bio représente pas moins de 118 000 emplois directs en équivalent temps plein, dont 32 500 ont été créés durant les 4 dernières années.

Une progression attendue en 2017

La croissance enregistrée en 2016 devrait se poursuivre et même s’accentuer. Les estimations de l’Agence Bio basées sur les surfaces en conversion fin 2016 font apparaître une probable augmentation de 20 % des surfaces certifiées bio en 2017 par rapport à 2016 et de plus de 20 % en 2018 par rapport à 2017. « Cette augmentation des surfaces collectées en bio permettra de répondre à la demande croissante en produits bio français (+21 % en 2016) », précise, en outre, l’Agence.

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Professionnels de santé : un décret fixe les nouvelles règles de zonage

Le décret rappelle qu’il existe 2 types de zones qui doivent faire l’objet de nouvelles mesures : les zones caractérisées par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés dans l’accès aux soins (zones dites « sous-denses »), et les zones dans lesquelles le niveau de l’offre de soins est au contraire particulièrement élevé (zones dites « sur-denses »).

Des mesures doivent être mises en œuvre pour réduire les inégalités en matière de santé et à favoriser une meilleure répartition géographique des professionnels de santé, des maisons de santé, des pôles de santé et des centres de santé.

Le décret intervient donc pour préciser aux directeurs généraux des agences régionales de santé les critères pour déterminer ces zones pour chaque profession. Il pourra s’agir, par exemple, du nombre, de la répartition géographique par classe d’âge, du niveau d’activité et des modalités d’exercice des professionnels de santé en exercice, des caractéristiques sanitaires, démographiques et sociales de la population, ou encore des particularités géographiques. Ces critères devront être étudiés avec leur évolution prévisible sur 3 ans.


Décret n° 2017-632 du 25 avril 2017, JO du 27

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Pharmaciens : une expérimentation pour le vaccin contre la grippe

Les 2 régions retenues pour l’expérimentation sont l’Auvergne-Rhône-Alpes et la Nouvelle-Aquitaine. Sur ces 2 territoires, le décret précise que les pharmaciens volontaires peuvent procéder à la vaccination de la population adulte contre la grippe saisonnière. Ils devront pour cela avoir recueilli au préalable et par écrit le consentement « exprès et éclairé » de la personne qu’ils jugent éligible. Le pharmacien devra également informer le médecin traitant de cette vaccination et délivrer au patient une attestation de vaccination comportant le nom et le numéro de lot du vaccin. En contrepartie, il percevra un forfait de 4,50 € pour les patients bénéficiant d’une prescription médicale, 6,30 € pour ceux munis d’un bon de prise en charge par l’Assurance maladie. Et chaque officine participant à l’expérimentation recevra en plus une somme de 100 € au titre du dédommagement pour chaque pharmacien ayant réalisé au moins 5 vaccinations.

À noter : les femmes enceintes et les personnes qui n’ont jamais été vaccinées contre la grippe sont exclues de ce dispositif.

La période expérimentale devrait durer 3 ans.


Décret n° 2017-985 du 10 mai 2017, JO du 11

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Éleveurs : prolongation de l’aide à la commercialisation des jeunes bovins mâles

En novembre 2016, le ministère de l’Agriculture a instauré une aide à la commercialisation des jeunes bovins mâles. L’objectif poursuivi était de limiter les quantités de viandes mises sur le marché et ainsi de favoriser une remontée des cours. D’abord mise en place pour les animaux commercialisés en janvier et février 2017, cette aide exceptionnelle a, dans un premier temps, été prolongée de 2 mois. Puis, ayant dressé un premier bilan positif de cette mesure, le ministère de l’Agriculture a décidé, il y a quelques jours, d’accorder cette aide encore un mois de plus, c’est-à-dire jusqu’au 31 mai 2017.

Une aide de 150 €

Pour rappel, cette aide forfaitaire d’un montant de 150 € par tête est attribuée pour la commercialisation, de janvier 2017 à mai 2017, d’un jeune bovin mâle de race à viande ou de race croisée, âgé de 13 à 24 mois, et d’un poids de carcasse inférieur à 360 kg (animaux abattus en France) ou d’un poids vif de moins de 680 kg (animaux exportés destinés à l’abattage). Pour bénéficier de l’aide, les éleveurs doivent déposer leur demande au plus tard le 30 juin 2017. En pratique, le formulaire de demande est disponible en ligne sur le site de FranceAgriMer.


Décision INTV-GECRI-2017-34 du 28 avril 2017

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Huissiers de justice : une nouvelle formalité dans les procédures d’expulsion

« La présence du locataire à l’audience améliore les chances d’un maintien dans les lieux assorti d’échéanciers judiciaires », précise une récente circulaire diffusée dans le cadre du Plan interministériel de prévention des expulsions validé par le gouvernement le 18 mars 2016. Les rédacteurs de ce texte en concluent qu’une « politique d’incitation des locataires à se présenter à l’audience devra ainsi être développée, qui passera à la fois par un travail de sensibilisation de la part de l’ensemble des partenaires, mais aussi par le développement de l’information relative à l’aide juridictionnelle ».

C’est dans cet esprit que vient d’être créée une nouvelle formalité à la charge des huissiers de justice. Ainsi, dans le cadre de la délivrance des assignations aux fins de constat ou de prononcé de la résiliation du bail, ces derniers devront remettre au locataire une notice d’information rappelant l’importance de se rendre à l’audience, mais aussi la date, l’horaire et l’adresse du lieu où elle se déroulera. En outre, cette notice devra mentionner la possibilité de saisir le bureau de l’aide juridictionnelle et les acteurs locaux œuvrant dans la prévention des expulsions.

Ce document pourra être remis en main propre au locataire ou, à défaut, simplement déposé dans sa boîte aux lettres.

Cette obligation sera effective à compter du 1er juin 2017.


Décret n° 2017-923 du 9 mai 2017, JO du 10

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Médecins : 100 euros par certificat de décès établi à domicile

Le décret précise que cet examen est rémunéré s’il a lieu au domicile du patient, « y compris dans le cadre d’une hospitalisation à domicile ou lorsque le patient réside dans un établissement social ou médico-social ».

Il indique également que cet examen doit intervenir dans le cadre d’horaires précis : la nuit entre 20 heures et 8 heures, le samedi, le dimanche et les jours fériés de 8 heures à 20 heures, le vendredi lorsqu’il suit un jour férié, et le lundi lorsqu’il précède un jour férié.

Un arrêté du même jour fixe la rémunération brute de cet examen à 100 €. Ce forfait sera versé directement par l’Assurance maladie.

À noter : le décret précise que les médecins réalisant cet examen sont regardés comme des personnes contribuant, de façon occasionnelle, à l’exécution d’une mission de service public à caractère administratif, pour l’application des règles d’affiliation au régime général de la Sécurité sociale.


Décret n° 2017-1002 du 10 mai 2017, JO du 11

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Insertion : des périodes de mise en situation professionnelle en ESAT pour les personnes handicapées

Les établissements et services d’aide par le travail (ESAT) peuvent accueillir des personnes handicapées dans le cadre de périodes de mise en situation en milieu professionnel. Ces périodes visent, selon le projet de vie du bénéficiaire, soit à compléter ou à confirmer l’évaluation faite par la Maison départementale des personnes handicapées, soit à mettre en œuvre les décisions d’orientation professionnelle prises par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées.

Le modèle de la convention qui doit être conclue entre l’ESAT et le bénéficiaire vient d’être publié (Cerfa n° 15612*01). Elle doit notamment mentionner les dates de début et de fin de cette période de mise en situation, ses objectifs ainsi qu’une description des tâches confiées à la personne handicapée au sein de l’ESAT et ses horaires de présence.

Cette période de mise en situation a une durée maximale de 10 jours ouvrés, continues ou non. Elle peut être renouvelée une fois si les objectifs n’ont pas été atteints.

Précision : un ESAT peut conclure au maximum 2 conventions sur 12 mois avec un même bénéficiaire, à condition qu’elles aient un objet ou des objectifs différents et que leur durée totale, renouvellement compris, n’excède pas 20 jours.


Décret n° 2016-1347 du 10 octobre 2016, JO du 12

Arrêté du 28 mars 2017, JO du 7 avril

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Sages-femmes : des indications pour les échographies obstétricales et fœtales

Ce décret indique que les échographies obstétricales et fœtales ne peuvent être réalisées que par des médecins et des sages-femmes disposant de compétences reconnues par un diplôme en attestant ou par un titre de formation équivalent les autorisant à pratiquer ces actes.

Un arrêté ministériel ultérieur devrait préciser prochainement les qualifications requises en question qui ne sont pas indiquées dans ce décret.

Le décret prévoit également que les professionnels en exercice pratiquant l’échographie obstétricale et fœtale sans pouvoir justifier des conditions de diplômes ou de titre de formation équivalent, disposent d’une durée de 4 ans pour remplir ces conditions.

Là aussi, un arrêté des ministres ultérieur indiquera les modalités selon lesquelles ces médecins et sages-femmes pourront, tout de même, pendant cette période se voir reconnaître une équivalence pour ces diplômes ou titres de formation et continuer ainsi à exercer cette compétence.


Décret n° 2017-702 du 2 mai 2017, JO du 4

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Médecins : des prescriptions de consultations de psychologues

Ce dispositif, prévu par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2017 et qui vient de faire l’objet d’un décret, autorise, en effet, les médecins traitants, pédiatres, médecins scolaires à prescrire à ces jeunes des consultations de psychologues libéraux remboursées par la Sécurité sociale (sur les crédits du fonds d’intervention régional), dans la limite d’un forfait de 12 séances.

Ce dispositif exclut toutefois les jeunes présentant des troubles psychiatriques ou des signes de crise suicidaire, qui doivent être orientés vers des services spécifiques spécialisés, et il nécessite le consentement du jeune concerné ou des titulaires de l’autorité parentale.

Les psychologues, quant à eux, devront adhérer à la charte de cette expérimentation. La coordination du dispositif sera assurée par la Maison des adolescents du territoire concerné. Et l’adolescent pourra demander à changer de psychologue en cours d’expérimentation.

L’expérimentation devrait être menée pendant 4 ans dans les communes de Trappes et des Mureaux (Yvelines), à Garges-lès-Gonesse, Sarcelles, Goussainville et Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), et dans les départements de Loire-Atlantique, du Maine-et-Loire, de la Meuse, des Vosges, des Ardennes et du Haut-Rhin.


Décret n° 2017-813 du 5 mai 2017, JO du 7

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Orthophonistes : les orientations de l’UNCAM pour les négociations conventionnelles

Dans un contexte général d’évolution maîtrisée de l’ONDAM (Objectif National des Dépenses de l’Assurance Maladie), l’UNCAM souhaite que les négociations conventionnelles avec les représentants de la profession d’orthophoniste s’orientent vers 3 grands axes :
– améliorer l’accès aux soins d’orthophonie en renforçant les mesures mises en place en faveur d’une meilleure répartition géographique ;
– améliorer la prise en charge des patients en valorisant mieux certains actes répondant à des enjeux de santé publique et permettant un meilleur suivi des publics les plus fragiles et en renforçant les actions de dépistage ;
– aménager le texte conventionnel afin de l’adapter aux dernières évolutions législatives et réglementaires et de les accompagner.

Pour la Fédération nationale des orthophonistes (FNO), ces propositions vont dans le sens des évolutions souhaitées par la profession, même si des efforts importants doivent être consentis. Elle indique également que l’accès aux soins orthophoniques peut être facilité par une meilleure répartition démographique si les mesures d’incitation le sont vraiment. Et restera vigilante sur la question des évolutions tarifaires.

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