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Viticulteurs : déclarez votre récolte !

Chaque année, les viticulteurs (récoltants et récoltants-vinificateurs) doivent déclarer leur récolte à l’administration des douanes et droits indirects. Pour la campagne 2017-2018, la date limite à laquelle ils doivent déposer leur déclaration est fixée au 12 décembre 2017 à 12 heures.

Rappelons que cette déclaration doit désormais être obligatoirement souscrite par le biais du téléservice « Récolte » accessible via le portail Prodouane.

Les vendanges récoltées après le 12 décembre font l’objet d’une estimation dans la déclaration, estimation qui pourra être rectifiée ensuite, si besoin, auprès de l’administration des douanes et droits indirects par le dépôt d’une nouvelle déclaration sous format papier.

À noter : les déclarations de production de vin des caves coopératives et des négociants doivent, quant à elles, être souscrites au plus tard le 15 janvier 2018 à 12 heures.


Arrêté du 24 octobre 2017, JO du 29

Arrêté du 14 novembre 2017, JO du 25

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Notaires : lancement d’une seconde phase de nominations

Afin d’ouvrir la profession notariale à la concurrence, la loi Macron du 6 août 2015, complétée des textes réglementaires pris pour son application, avait autorisé la création de 1 002 nouveaux offices dans 247 zones dites « d’installation libre ». Une mesure qui devait déboucher sur la nomination de 1 650 nouveaux notaires libéraux avant le 17 novembre 2017.

Mais force est de constater que cet objectif n’a pas été atteint, et ce malgré 30 000 demandes d’installation déposées par plus de 7 000 candidats. En effet, sur les 1 002 nouveaux offices prévus, quelque 690 seulement ont vu le jour. Pire encore, selon un communiqué du Conseil supérieur du notariat (CSN), seule une centaine d’entre eux serait en état réel de fonctionnement.

Pour tenter d’expliquer un tel retard, le CSN désigne, en premier lieu, le recours au tirage au sort pour déterminer les rangs d’instruction des demandes et, surtout, les modalités pratiques complexes de mise en œuvre de cette méthode. Sont également pointés du doigt les délais des instructions complémentaires réalisées par l’administration pour s’assurer, notamment, de l’honorabilité des candidats à l’installation.

Aussi, conformément à ce que prévoient les textes, le processus de création de nouveaux offices sera poursuivi en vue d’atteindre la nomination de 1 650 nouveaux notaires en juin 2018.


Communiqué de presse « Loi croissance : état des lieux », Conseil supérieur du notariat, 16 novembre 2017

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Professionnels de santé : une charte éthique et déontologique pour les facultés

Plagiat, cadeaux de l’industrie, supports d’enseignement sponsorisés par les laboratoires, intégrité scientifique… une étude avait sévèrement critiqué, il y a quelques mois, le manque d’indépendance des facultés de certaines professions de santé à l’égard de l’industrie pharmaceutique. C’est dans ce contexte que les représentants de toutes les facultés françaises de médecine et de chirurgie dentaire ont adopté, mardi 7 novembre 2017, une charte éthique et déontologique destinée à prévenir tout conflit d’intérêts dans leurs rangs.

Les étudiants doivent, en effet, pouvoir bénéficier d’un encadrement qui leur garantit un apprentissage indépendant des intérêts particuliers, dans le respect des principes de transparence, de loyauté, d’impartialité et d’intégrité professionnelle et scientifique.

Ce texte de 13 pages est le premier du genre. Il propose des garde-fous, tels que l’obligation de signaler les liens avec l’industrie pour les professeurs ou encore l’interdiction d’utiliser la pratique des « auteurs fantômes » qui consiste à faire écrire un article scientifique par un étudiant dont le nom n’est pas cité… La charte sera signée par chaque faculté, notamment par les enseignants-chercheurs et les hospitalo-universitaires.

Pour consulter la charte : http://formindep.fr/wp-content/uploads/2017/11/Charte-Faculte%C3%ACs-Version-5-du.pdf

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Culture : participation d’amateurs à des spectacles professionnels

Les nouvelles conditions dans lesquelles les entreprises de spectacle vivant peuvent faire intervenir des artistes amateurs dans leurs productions professionnelles auraient dû entrer en application le 1er octobre dernier. Mais l’arrêté fixant les détails de ce dispositif n’étant toujours pas paru, cette entrée en vigueur est donc reportée.

En attendant, le Centre d’information et de ressources pour les musiques actuelles publie, sur son site Internet, une fiche pratique sur ce thème.

Cette fiche rappelle la définition de l’artiste amateur, explique ce qu’est un spectacle en amateur et détaille les modalités de la participation d’amateurs dans un spectacle présenté dans un cadre lucratif.

Ainsi, est un artiste amateur « toute personne qui pratique seule ou en groupe une activité artistique à titre non professionnel et qui n’en tire aucune rémunération », sauf, le cas échéant, le remboursement des frais occasionnés par son activité. Les représentations qu’un ou plusieurs artistes amateurs donnent en public dans un cadre non lucratif ne relèvent pas de la présomption de salariat, même en présence de publicité, d’utilisation de matériel professionnel ou d’une billetterie payante servant à financer les activités et les frais. Ces spectacles ont donc lieu bénévolement pour les artistes.

À l’inverse, les artistes amateurs qui participent à des représentations publiques dans un cadre lucratif relèvent de cette présomption de salariat et doivent donc être rémunérés.

Toutefois, il existe certaines dérogations à ce principe. Ainsi, la participation d’artistes amateurs dans des spectacles professionnels est admise, sans que ceux-ci soient rémunérés, lorsqu’elle s’effectue dans le cadre d’un accompagnement de la pratique amateur ou d’actions pédagogiques et culturelles. Concrètement, la représentation peut consister en la restitution d’ateliers pédagogiques encadrés par des artistes professionnels ou être intégrée dans la programmation de ces structures.

À savoir : les compagnies doivent annoncer la participation de ces amateurs sur les supports de communication du spectacle.

Néanmoins, le nombre annuel de représentations associant amateurs et professionnels est limité. En principe, il ne peut excéder un total de 5, pour les spectacles auxquels participent un ou plusieurs amateurs à titre individuel, un total de 8 pour ceux auxquels participent des groupements d’artistes amateurs et 10 % du nombre total des représentations lucratives composant la programmation des structures concernées.


Article 32, loi n° 2016-925 du 7 juillet 2016, JO du 8

Décret n° 2017-1049 du 10 mai 2017, JO du 11

Centre d’information et de ressources pour les musiques actuelles, « Pratique amateur et spectacle vivant », octobre 2017

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Professionnels de santé : les Français et leurs médecins

Selon l’étude de la Drees, 58 % des personnes interrogées déclarent consulter leur médecin en premier lieu en cas de problème médical. Plus de 8 Français sur 10 sont satisfaits de la qualité des soins dispensés par leurs médecins (88 % pour leurs généralistes, 81 % pour les spécialistes). Ils apprécient le niveau d’information donné par leur médecin généraliste sur leur état de santé (87 %) et le temps qu’il leur accorde lorsqu’ils vont le voir (84 %).

Toutefois, près de 3 Français sur 10 éprouvent des difficultés d’accès à leur généraliste, près d’1 sur 2 à leurs spécialistes. Les personnes en difficulté financière ou en mauvaise santé sont plus souvent insatisfaites de l’accès aux soins et de leur qualité. Elles sont aussi davantage critiques envers le système de santé et moins confiantes vis-à-vis des informations délivrées par les médecins.

Enfin, l’automédication et la recherche de conseils en dehors du système de soins restent les premiers réflexes de plus d’un tiers des personnes interrogées, en particulier des plus jeunes.

Pour consulter l’étude : drees.solidarites-sante.gouv.fr

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Chirurgiens-dentistes : la chirurgie orale française reconnue par l’Union européenne

Jusqu’à présent, la France était l’un des rares grands pays européens à ne pas figurer dans la liste des pays permettant aux titulaires du Desco de bénéficier d’une reconnaissance automatique de leur spécialité dans l’Union européenne.

C’est le Conseil national de l’Ordre des chirurgiens-dentistes qui, depuis des années, souhaitait voir évoluer au niveau européen le statut de cette spécialité en chirurgie orale. C’est désormais chose faite. La France va figurer à l’annexe 5 de la directive 2005/36/CE (point 5.3.3) établissant la liste de tous les pays de l’UE reconnaissant la spécialité de chirurgie buccale.

Attention : cette reconnaissance implique également à l’inverse que les spécialistes en chirurgie buccale des 20 autres pays reconnaissant cette discipline pourront automatiquement l’exercer en France sans passer par une commission de qualification.

Pour connaître la liste des autres pays reconnaissant la chirurgie orale au niveau européen, consultez l’annexe 5 de la directive 2005/36/CE

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Professionnels de santé : un dépliant pour éviter le licenciement pour inaptitude d’un patient

Ce sont la Direccte et l’Agefiph de Bourgogne-Franche-Comté, accompagnées par le Centre Ressources Directh Idée (CRDI) dans le cadre du plan régional d’insertion des travailleurs handicapés (PRITH), qui ont eu l’idée d’élaborer ce dépliant destiné aux professionnels de santé. L’objectif est de leur proposer des axes d’actions pour éviter dans la mesure du possible le licenciement pour inaptitude d’un patient.

Ces axes tournent autour du repérage des patients confrontés à un risque d’inaptitude, de leur orientation vers les bons interlocuteurs (médecin du travail, service social de l’Assurance maladie…) et de la mobilisation rapide des outils pour faciliter le maintien dans l’emploi de ces salariés, des travailleurs indépendants et des agents.

Outre ces axes d’actions, le dépliant détaille les services mobilisables dans la région d’où les organismes sont issus (Bourgogne Franche Comté).

Pour télécharger le dépliant : www.prith-bfc.fr

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Aviculteurs : vers une extension du dispositif d’indemnisation

Le 10 novembre dernier, le ministre de l’Agriculture a annoncé que la période d’indemnisation des éleveurs de volailles du Sud-Ouest touchés par la deuxième épizootie de grippe aviaire (celle de 2017) serait prolongée. Plus précisément, l’État envisage d’indemniser la moitié des pertes économiques subies, après la levée des restrictions sanitaires (le 29 mai 2017), par les éleveurs qui n’ont pu relancer (pleinement) leur production dès le mois de juin en raison de l’absence de canetons et de poussins sur le marché à cette date.

Ainsi, en résumé, 77 millions d’euros au maximum devraient être débloqués dans le cadre de l’indemnisation, dont une grande partie pour indemniser les pertes économiques directes subies pendant les périodes de restrictions sanitaires (cofinancée par des crédits européens) et la partie restante pour les pertes postérieures au vide sanitaire (financée par des crédits nationaux).

Mais attention, ce dispositif d’indemnisation post-vide sanitaire devra être validé par la Commission européenne avant de pouvoir être mis en place.

À noter : la France a récemment recouvré son statut indemne d’influenza aviaire hautement pathogène, ce qui lui permet notamment de reprendre ses exportations de volailles et de foie gras vers le Japon. Néanmoins, les mesures de biosécurité applicables dans les élevages de volailles viennent d’être renforcées. Ainsi notamment, pendant la période du 15 novembre au 15 janvier (cette année, entre le 1er décembre 2017 et le 15 janvier 2018), au cours de laquelle les oiseaux migratoires, potentiellement porteurs du virus de la grippe aviaire, se déplacent, un dépistage virologique devra être systématiquement opéré avant un transfert de palmipèdes dans les départements où le niveau de risque d’influenza aviaire est modéré ou élevé. De nouvelles obligations en matière de contrôles dans les élevages de reproducteurs, de déclaration des sorties d’animaux en fin de bande et de gestion des lisiers sont également instaurées.


Arrêté du 14 novembre 2017, JO du 15

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Médico-social : anticiper et gérer les vagues de froid

Le Guide national relatif à la prévention et à la gestion des impacts sanitaires et sociaux liés aux vagues de froid rappelle les mesures à mettre en place, par les établissements et services médico-sociaux accueillant des personnes âgées ou des personnes handicapées, afin d’anticiper et de gérer les vagues de froid.

Ainsi, les établissements accueillant des personnes âgées doivent disposer d’un plan bleu prévoyant les modalités d’organisation à déclencher en cas de crise sanitaire ou météorologique (vague de froid, épisode intense de neige ou de verglas). Sans être obligatoire, ce plan est également recommandé dans les établissements accueillant des personnes handicapées.

De plus, avant la période hivernale, il convient entre autres de déclencher la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière, de s’assurer de la sécurité des personnes hébergées en cas de défaillance énergétique et de prévoir les matériels et fournitures nécessaires pour le sablage et le salage (granulats pour le sablage, sel, pelles à neige…) ainsi qu’un équipement adéquat des véhicules (chaînes métalliques, raclette à neige pour nettoyer les pare-brises et vitres latérales, dégivrant…).

Enfin, pendant une vague de froid ou un épisode intense de neige ou de verglas, les établissements doivent veiller à limiter les activités extérieures au strict nécessaire, surveiller la température des pièces, rendre la voirie, les portes et portails et les abords des bâtiments accessibles et anticiper pour assurer la disponibilité de la nourriture et des médicaments.


Guide national relatif à la prévention et à la gestion des impacts sanitaires et sociaux liés aux vagues de froid 2017-2018

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Avocats : à quel moment un mandat prend-t-il fin ?

Un avocat avait défendu les intérêts de sa cliente dans une procédure se déroulant devant le tribunal des affaires de Sécurité sociale. Une procédure destinée à obtenir des dommages-intérêts en réparation d’un préjudice moral qu’elle avait subi. Après le prononcé de la décision par le tribunal, la cliente avait dessaisi l’avocat et choisi un autre conseil pour assurer sa défense devant la cour d’appel. Quelques semaines plus tard, l’avocat évincé avait adressé à la cliente une facture d’honoraires. Cette dernière n’ayant pas été honorée par la cliente, il avait saisi, plus de 2 ans après le prononcé du jugement, le bâtonnier de l’ordre d’une demande en fixation de ses honoraires.

Saisie de cette affaire, le premier président de la Cour d’appel d’Amiens avait déclaré la demande de l’avocat prescrite. Selon lui, la prescription extinctive (de 2 ans) court à compter de la date à laquelle le mandat de l’avocat a pris fin, et donc à la date du jugement mettant fin au contentieux dans lequel l’avocat a défendu les intérêts de son client. Saisie de cette question, la Cour de cassation a infirmé la décision du premier président car le jugement n’a pas en soi pour effet de mettre fin au mandat que l’avocat a reçu de son client.


Cassation civile 2e, 26 octobre 2017, n° 16-23599

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