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Professionnels du droit : autorisation de la sollicitation personnalisée

La loi de modernisation de la justice du XXIe siècle du 18 novembre 2016 avait ouvert la possibilité aux avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassation, aux avocats, aux notaires, aux huissiers de justice et aux commissaires-priseurs judiciaires de recourir à la « sollicitation personnalisée » et à la proposition de services en ligne. Toutefois, il restait à préciser les conditions dans lesquelles ce nouveau mode de communication pouvait s’exercer dans le respect du statut et des principes déontologiques applicables à ces professions. C’est désormais chose faite pour les avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassation, les huissiers de justice, les notaires et les commissaires-priseurs judiciaires avec la publication d’un décret daté du 29 mars 2019.

Précision : les conditions du recours à la sollicitation personnalisée par les avocats ont été définies par un décret précédent. Elles sont similaires à celles présentées ici.

Ainsi, depuis le 1er avril 2019, ces professionnels sont autorisés à faire de la sollicitation personnalisée, autrement dit de la publicité encadrée, à destination d’une personne déterminée, pour promouvoir leurs services. Le principe étant que toute sollicitation personnalisée doit procurer une information sincère sur la nature des prestations de services proposées et sa mise en œuvre doit respecter les règles déontologiques applicables à la profession considérée, notamment les principes de dignité, de loyauté, de confraternité et de délicatesse. Aucun élément comparatif ou dénigrant ne devant être utilisé.

Un courrier postal ou électronique

En pratique, la sollicitation personnalisée ne peut être effectuée que sous la forme d’un envoi postal ou d’un courrier électronique adressé à un particulier ou à une personne morale déterminée (une société, une association…) auquel le professionnel propose une offre de service. Ainsi, le démarchage physique ou téléphonique, y compris l’envoi de SMS, est interdit.

À noter : une sollicitation personnalisée en rapport avec une affaire particulière est également interdite.

La détermination des honoraires

Lorsqu’elle porte sur une prestation non soumise à un tarif réglementé, la sollicitation personnalisée doit préciser les modalités de détermination des honoraires du professionnel, lesquels feront l’objet d’une convention. En revanche, lorsqu’elle porte sur une prestation soumise à un tarif réglementé, la sollicitation personnalisée doit le préciser et mentionner les remises pratiquées, leur taux et les conditions dans lesquelles elles sont octroyées.

La publicité sur internet

L’instance professionnelle nationale de ces professions peut prévoir, dans son règlement déontologique, que le professionnel qui ouvre ou modifie substantiellement un site internet en vue de faire de la sollicitation personnalisée doit l’en informer.

Attention : il est interdit au professionnel d’utiliser un nom de domaine évoquant de façon générique le titre de la profession concernée ou un titre pouvant prêter à confusion, un domaine du droit ou une activité relevant de celles de la profession. De même, les sites internet des professionnels ne peuvent comporter aucun encart ou bannière publicitaire, autres que ceux de la ou des professions exercées, pour quelque produit ou service que ce soit.


Décret n° 2019-257 du 29 mars 2019, JO du 31

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Dépôt des déclarations fiscales professionnelles du cabinet

Les cabinets relevant de l’impôt sur le revenu selon le régime de la déclaration contrôlée doivent télétransmettre, quelle que soit la date de clôture de leur exercice, leur déclaration de résultats au plus tard le 2e jour ouvré suivant le 1er mai. Cette année, la déclaration des résultats de 2018 peut donc être déposée jusqu’au 3 mai 2019. Il en va de même pour les cabinets soumis à l’impôt sur les sociétés dont l’exercice coïncide avec l’année civile.

Toutefois, un délai supplémentaire de 15 jours est accordé. Les déclarations de résultats pourront donc être envoyées jusqu’au 18 mai 2019. La déclaration n° 1330-CVAE et la déclaration DECLOYER sont également concernées par ce report. Les autres déclarations fiscales annuelles des cabinets doivent, quant à elles, toujours être souscrites pour le 3 mai 2019 (cf. tableau ci-dessous).

À savoir : les cabinets soumis à l’impôt sur les sociétés qui ne clôturent pas leur exercice au 31 décembre doivent déposer leur déclaration de résultats dans les 3 mois suivant cette clôture. Ces cabinets bénéficient également d’un délai supplémentaire de 15 jours.

Date limite de dépôt des principales déclarations fiscales professionnelles
Cabinets à l’impôt sur le revenu (BNC) • Déclaration de résultats n° 2035
(régime de la déclaration contrôlée)
18 mai 2019
Cabinets à l’impôt sur les sociétés • Déclaration de résultats n° 2065
– exercice clos le 31 décembre 2018
– absence de clôture d’exercice en 2018
18 mai 2019
Impôts locaux • Déclaration de CFE n° 1447-M
• Déclaration n° 1330-CVAE
• Déclaration de liquidation et de régularisation
de la CVAE 2018 n° 1329-DEF
• Déclaration DECLOYER (loyers professionnels supportés)
3 mai 2019
18 mai 2019
3 mai 2019

18 mai 2019

Taxe sur la valeur ajoutée • Déclaration de régularisation CA12
(régime simplifié de TVA)
– exercice clos le 31 décembre 2018
3 mai 2019
Sociétés civiles immobilières • Déclaration de résultats n° 2072 18 mai 2019
Sociétés civiles de moyens • Déclaration de résultats n° 2036 18 mai 2019

À noter : par dérogation, la déclaration annuelle des honoraires, commissions et autres rémunérations versés en 2018, déposée via la DADS-U ou un imprimé dédié, peut être souscrite en même temps que la déclaration de résultats du cabinet. La date limite étant fixée au 30 avril pour celles déposées via la DSN.

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Sport : un appel à projets pour encourager l’activité sportive

Dans la perspective des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, le ministère des Sports, les comités olympique et paralympique et le Comité d’Organisation des Jeux de Paris ont décidé de consacrer le week-end des 22 et 23 juin 2019 au sport et à l’Olympisme.

À cette occasion, les associations sportives de métropole et d’outre-mer peuvent, jusqu’au 3 mai, répondre à l’appel à projets lancé afin de soutenir l’organisation d’activités sur ces 2 jours.

Selon le cahier des charges, les associations devront concevoir leur projet d’animation en partenariat avec une collectivité territoriale. Un projet qui devra être axé notamment sur l’initiation gratuite à un sport, sur l’organisation de démonstrations ou encore sur la mise en valeur du patrimoine culturel local.

Priorité sera donnée aux projets se déroulant dans un quartier prioritaire de la politique de la ville ou en zone rurale ainsi qu’à ceux destinés aux personnes handicapées, aux femmes, aux jeunes, aux seniors et aux personnes en situation de précarité.

Dans le cadre de cet appel à projets, les associations peuvent solliciter une labellisation permettant d’obtenir un kit numérique de communication et une mise en ligne de leur projet sur le site national ou une labellisation accompagnée d’une subvention.

En pratique : les projets doivent être déposés exclusivement sur la plate-forme nationale à l’adresse suivante : www.sports.gouv.fr/journeeolympique-lafetedusport.

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Laboratoires de biologie médicale : baisse de tarifs pour une soixantaine d’actes

Plusieurs actes ont vu leur cotation baisser au début du mois. C’est le cas, par exemple, du dosage de protéine C réactive, du dosage de la préalbumine ou de la ferritine, de la vitesse de sédimentation, du dépistage de la trisomie 21 fœtale ou de la fécondation in vitro par micromanipulation.

En revanche, le forfait de prise en charge pré-analytique du patient est augmenté d’un point, passant de 16 à 17B (soit de 4,32 à 4,59 €). Pour rappel, ce forfait comprend le recueil des données administratives et des renseignements du patient pour la bonne exécution des analyses, et la vérification de la conformité des échantillons. Il s’applique au laboratoire qui prend en charge le patient et ne peut être facturé qu’une fois par patient et par jour – quel que soit le nombre de prescriptions et d’échantillons biologiques réalisés.


Décision du 28 février 2019 de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie, JO du 24 mars

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Aviculteurs : levée de l’embargo chinois sur la viande de volaille française

Depuis l’épizootie de grippe aviaire qui a frappé la France à partir de 2015, la Chine interdit toute exportation de viande de volaille française sur son territoire. Bonne nouvelle pour la filière avicole française, cet embargo a été levé grâce à la signature d’un protocole d’accord intervenu entre le ministère de l’Agriculture et l’administration générale des douanes chinoises dans le cadre de la visite en France du président Xi Jinping fin mars dernier.

Par conséquent, les exportations de morceaux congelés de volailles, en particulier les têtes, les pattes et les ailes, très appréciés des Chinois mais peu consommés en France, devraient bientôt reprendre vers l’Empire du Milieu. Rappelons qu’en 2015, la France avait exporté 3 570 tonnes de viande de volaille en Chine, représentant un chiffre d’affaires de 7 M€ (FranceAgriMer). Des chiffres très faibles quand on sait que la France produit 1,2 million de tonnes de poulet par an, mais « cruciaux pour la filière » selon la Fédération des industries avicoles (FIA).

Il faudra toutefois attendre quelques semaines avant que les ventes ne reprennent véritablement, le temps que les 7 entreprises françaises qui étaient agréées pour les exportations vers la Chine reçoivent chacune la levée de suspension.

Précision : selon la FAO, la Chine est le premier pays consommateur de viande de volaille dans le monde, avec 18,4 millions de tonnes (en 2017), devant les États-Unis. Mais c’est aussi un gros producteur, classé en deuxième position mondiale, cette fois derrière les États-Unis. Du coup, la Chine importe une part très faible de sa consommation, à savoir 500 000 tonnes environ seulement.

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Professionnels de santé : déclaration des revenus de 2018

Tous les ans, les professionnels de santé conventionnés sont tenus de déclarer leurs revenus, via la déclaration sociale des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (DS PAMC), afin que soit calculé le montant de leurs cotisations sociales personnelles. Cette déclaration devant être remplie même si leurs revenus sont déficitaires ou nuls.

Jusqu’alors, ces professionnels pouvaient envoyer leur déclaration au format papier s’ils gagnaient moins de 3 973 € par an. Désormais, ils doivent, quel que soit le montant de leurs revenus, effectuer leur DS PAMC par voie électronique.

Cette année, la date limite d’envoi de la DS PAMC est fixée au 7 juin 2019.

Une fois cette déclaration transmise, les professionnels de santé recevront un nouvel échéancier de paiement indiquant le montant définitif des cotisations dues pour 2018, le montant ajusté des cotisations provisionnelles dues pour 2019 et le montant provisoire des échéances de 2020.

Attention : une majoration fixée à 0,20 % des sommes déclarées autrement que par voie dématérialisée est appliquée. Et la déclaration tardive des revenus entraîne l’application d’une pénalité correspondant à 5 % du montant des cotisations et contributions dues.

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Culture : financement des coûts liés à la sécurité des spectacles

Face aux risques d’attentat, les associations sont contraintes de renforcer la sécurité de leurs évènements, ce qui pèse lourdement sur leur budget. Ces surcoûts peuvent être liés à l’augmentation du nombre d’agents de sécurité, à la location de barrières pour délimiter l’évènement, à la location de portiques de sécurité ou de détecteurs de métaux ou encore à la signalétique visant à informer le public.

Afin d’aider les associations œuvrant dans le domaine du spectacle vivant, les pouvoirs publics viennent de créer le « fonds d’intervention pour la sécurité des manifestations culturelles et la sécurité des sites de presse ».

Grâce à ce fonds, les associations peuvent bénéficier de la prise en charge des surcoûts liés au renforcement des mesures de sécurité lors des spectacles.

Sont concernées les associations qui relèvent de la convention collective nationale des entreprises du spectacle vivant privé et celles qui sont subventionnées et entrent dans le champ de la taxe sur les spectacles de variétés perçue par le Centre national de la chanson, des variétés et du jazz.

À titre exceptionnel, peuvent aussi être compensées les pertes économiques résultant directement des annulations de spectacles dues à des raisons imprévisibles liées à l’ordre public.

En revanche, ne sont pas prises en charge les dépenses engagées par les associations pour rembourser les prestations exécutées par la police ou la gendarmerie qui ne peuvent être rattachés aux obligations normales incombant à la puissance publique en matière de sécurité et d’ordre publics. Ces prestations consistent à mettre à disposition des organisateurs de l’évènement le personnel et les moyens matériels permettant de renforcer la sécurité (régulation de la circulation, surveillance aérienne de l’évènement, inspection des tribunes…).

En pratique : les demandes d’aide doivent être adressées à la direction générale de la création artistique ou au Centre national de la chanson, des variétés et du jazz. Les taux de prise en charge sont compris, selon le niveau du risque encouru et la taille de l’association, entre 20 % et 80 % du montant des surcoûts.


Décret n° 2019-203 du 18 mars 2019, JO du 19

Arrêté du 21 mars 2019, JO du 22

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Infirmiers : un nouvel avenant

L’avenant comporte 3 volets portant sur la régulation démographique, la nomenclature des actes et la prise en charge de la dépendance.

Concernant la régulation démographique, il est prévu un nouveau zonage basé sur l’Accessibilité Potentielle Localisée (APL) qui va restreindre le conventionnement sur les territoires où les besoins en soins sont déjà largement couverts et au contraire majorer les aides financières au maintien et à l’installation dans les zones très sous-dotées en infirmiers.

Pour la Nomenclature Générale des Actes Professionnels (NGAP), des aménagements vont être apportés afin de répondre au « virage ambulatoire » pris par la profession, avec notamment la création de nouveaux actes (bilan initial des plaies, suivi médicamenteux, soins post-opératoires…). Des majorations sont également prévues (extension de la Majoration Acte Unique à tous les actes inférieurs ou égaux à 1,5 AMI, majoration jeune enfant pour tous les actes aux enfants de moins de 7 ans…).

Enfin, pour la prise en charge de la dépendance, un Bilan de Soins Infirmiers (BSI) va être mis en place progressivement en remplacement de la Démarche de soins infirmiers (DSI) qui prévoit notamment des forfaits journaliers basés sur la charge en soins de ces patients.

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Éleveurs de bovins : aides aux veaux sous la mère et aux veaux bio

Le montant de l’aide aux veaux sous la mère et aux veaux issus de l’agriculture biologique vient d’être fixé à 47,90 € par animal éligible pour la campagne 2018, contre 49,90 € en 2017. Quant au montant 2018 de l’aide aux veaux sous la mère labellisés et aux veaux issus de l’agriculture biologique commercialisés via une organisation de producteurs, il s’élève à 69,80 € par veau éligible (70,10 € en 2017).

Rappelons que les demandes pour bénéficier des aides bovines (aide aux bovins laitiers, aide aux bovins allaitants, aide aux veaux sous la mère et aux veaux issus de l’agriculture biologique) au titre de la campagne 2019 doivent être formulées le 15 mai 2019 au plus tard sur le site Telepac. Au-delà, les dépôts restent possibles pendant une période supplémentaire de 25 jours, soit jusqu’au 11 juin 2019, mais des pénalités seront alors appliquées.

Rappel : pour 2018, le montant de l’aide aux bovins laitiers (ABL) a été fixé à 80,40 € par vache en zone de montagne et à 39,15 € hors zone de montagne. Quant au montant de l’aide aux bovins allaitants (ABA), il s’élève à 166,75 € par vache pour les 50 premières vaches, à 121,25 € de la 51e à la 99e vache et à 62 € de la 100e à la 139e vache.


Arrêté du 19 mars 2019, JO du 22

Arrêté du 22 janvier 2019, JO du 25

Arrêté du 22 janvier 2019, JO du 25

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Arboriculteurs : aides à la production de fruits transformés

Les montants unitaires des aides, dites « couplées », à la production de fruits destinés à la transformation ont été fixés, pour la campagne 2018, à :
– 520 € (588 € en 2017) pour la production de cerises (cerises bigarreau) ;
– 400 € (même montant en 2017) pour la production de pêches (pêches pavie) ;
– 1 085 € (1 150 € en 2017) pour la production de poires (poires williams) ;
– 950 € (1 025 € en 2017) pour la production de prunes (prunes d’ente).

Rappel : le montant unitaire de l’aide à la production de tomates destinées à la transformation a été fixé, pour la campagne 2018, à 1 120 € (même montant en 2017) par un arrêté du 13 février dernier.

Par ailleurs, le montant unitaire de l’aide à la production de légumineuses fourragères déshydratées s’élève à 133 € en 2018 (112 € en 2017).

Rappel : pour les autres cultures, les montants unitaires des aides pour 2018 ont été fixés, par un arrêté du 13 février dernier, à :
– 96,50 € (94,25 € en 2017) pour la production de chanvre ;
– 37 € (38 € en 2017) pour la production de blé dur ;
– 600 € (661 € en 2017) pour la production de houblon ;
– 76,60 € (83,50 € en 2017) pour la production de pommes de terre féculières ;
– 132,50 € (même montant en 2017) pour la production de riz ;
– 35,80 € (40,80 € en 2017) pour la production de soja ;
– 170 € (111,50 € en 2017) pour la production de protéagineux ;
– 282 € (195 € en 2017) pour la production de légumineuses fourragères.


Arrêté du 19 mars 2019, JO du 22

Arrêté du 13 février 2019, JO du 15

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