Professions libérales

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Sages-femmes

Les textes réglementaires permettant le lancement de l’expérimentation des maisons de naissance sont parus cet été. Les premières maisons pourraient donc voir le jour rapidement.

Ces maisons de naissance ont pour objectif de diversifier l’offre de soins périnatale en France et répondre à la demande des femmes d’être prises en charge de manière moins technicisée pour leur grossesse et l’accouchement, grâce à un accompagnement et un suivi assurés par des sages-femmes.

Ces sages-femmes seront chargées de :
– la surveillance médicale de la grossesse et des suites de l’accouchement ;
– la préparation à la naissance et à la parentalité ;
– l’accouchement et les soins postnataux concernant la mère et l’enfant.

En revanche, ces maisons de naissance n’assureront ni l’hébergement des parturientes et de leurs nouveau-nés, ni la prise en charge des urgences obstétricales.

Et la possibilité d’intégrer une maison de naissance sera réservée aux femmes enceintes à bas risque.

À noter : ces maisons existent déjà dans de plusieurs pays, comme en Allemagne, en Suisse, ou en Australie, où elles apportent satisfaction tant aux usagers, qu’en termes de sécurité et de coût.


Décret n° 2015-937 du 30 juillet 2015, JO du 1er août

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Professionnels de santé

Un arrêté vient de fixer les honoraires d’expertise prévus pour les professionnels de santé intervenant dans le cadre d’une procédure de suspension temporaire du droit d’exercer pour infirmité, état pathologique ou insuffisance professionnelle des médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pharmaciens, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes ou pédicures-podologues.

En effet, depuis un décret de 2014, les Ordres professionnels ont la possibilité de contrôler la compétence professionnelle de leurs praticiens (médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pharmaciens, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes ou pédicures-podologues), tant à l’occasion d’une demande d’inscription au tableau qu’en cours d’exercice.

La procédure prévoit l’intervention de trois professionnels de la même section : un premier désigné par le professionnel contrôlé, un deuxième par le conseil régional ou central saisi, et un troisième choisi par les deux premiers parmi les professionnels enseignants. Ces experts procèdent ensemble à l’examen des connaissances théoriques et pratiques du professionnel contrôlé. Cette expertise donne lieu à la rédaction de conclusions communes dans un délai de 6 semaines maximum (ou d’un rapport de carence si le professionnel ne s’est pas présenté aux différentes convocations), envoyées devant le conseil saisi, qui décidera de la suspension ou non du professionnel.

Les professionnels requis pour mener ces expertises reçoivent des honoraires dont les montants viennent d’être fixés. Ils seront calculés en appliquant un coefficient au tarif de la consultation.

Par exemple dans le cadre de la procédure de suspension temporaire du droit d’exercer pour insuffisance professionnelle pour les chirurgiens-dentistes, le coefficient (Q) est égal au double du tarif de la consultation (C) déterminée par la convention pour cette profession, soit :
– Pour une expertise sans préconisation de formation : 2C × Q1 ;
– Pour une expertise avec préconisation de formation : 2C × Q3 ;
– Pour une expertise complémentaire : 2C × Q2.

Pour l’établissement d’un rapport de carence, les honoraires de l’expert seront fixés à 100 euros.


Arrêté du 7 août 2015, JO du 30 août 2015, texte 26

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Ophtalmologistes

Pour cette rentrée 2015, ce sont 159 nouveaux internes qui vont être formés en ophtalmologie. Soit une augmentation de 50 % sur ces cinq dernières années.

Il faut dire que cette profession souffre de pénurie, notamment dans certaines régions comme le Nord-Pas-de-Calais. Le délai moyen d’attente en France pour une visite de contrôle auprès de l’un des 5 800 praticiens est actuellement de 108 jours. Et ce délai pourrait s’aggraver avec le vieillissement de la population, qui entraîne une hausse des demandes de soins oculaires, tandis que le nombre d’ophtalmologistes devrait décroître jusqu’à 5 000 médecins en 2024 selon les projections.

La profession, notamment le Syndicat national des ophtalmologistes de France (SNOF), salue donc cette augmentation des effectifs, mais appelle les pouvoirs publics à continuer les efforts, en augmentant le nombre d’étudiants formés et celui des délégations de tâches avec les orthoptistes et les opticiens. Selon lui, si rien n’est fait, 8 millions d’actes sur les 42 millions pourraient ne pas être honorés en 2020.

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Notaires

La fixation de tarifs applicables à chaque prestation et la liberté d’installation sont les mesures phares instaurées par la loi Macron pour réformer la profession notariale.

Des tarifs revus et corrigés

Les tarifs des prestations délivrées par les notaires seront désormais fixés par arrêté interministériel en tenant compte des coûts réellement supportés par ces professionnels et d’une rémunération « raisonnable ». Ainsi, à chaque prestation correspondra un tarif devant être révisé au moins tous les 5 ans.

Néanmoins, les notaires pourront continuer à facturer certaines prestations, comme les transactions immobilières, proportionnellement à la valeur du bien ou du droit considéré, dès lors que cette valeur excédera un certain seuil, et ce pour compenser la réalisation d’actes de la vie (donation, contrat de mariage…) souvent facturés en deçà de leur prix coûtant. Dans cette hypothèse et sous certaines conditions, ils pourront consentir des remises à leurs clients.

Et, il leur est désormais imposé d’afficher leurs tarifs de manière visible et lisible sur leur lieu d’exercice ainsi que sur leur site Internet.

Précision : l’application de ces mesures est subordonnée à la publication d’un arrêté fixant les tarifs applicables à chaque prestation et de décrets précisant notamment les critères d’évaluation de ces tarifs, le seuil au-delà duquel le tarif d’une prestation pourra être proportionnel à la valeur d’un bien ou d’un droit ainsi que les limites du taux de remise qui pourra être consenti par le notaire à son client.

Une installation libre mais encadrée

Actuellement, tout notaire qui souhaite s’installer doit, soit racheter la charge d’un prédécesseur, soit s’associer à un office déjà existant. Prochainement, ces professionnels pourront s’établir librement, c’est-à-dire créer un nouvel office, mais seulement dans des zones où leur implantation « apparaît utile pour renforcer la proximité ou l’offre de services ».

À savoir : un décret précisera les critères retenus pour établir la carte des zones de libre installation, carte qui sera rendue publique et révisée tous les 2 ans.

En dehors de ces zones, les notaires pourront, en principe, demander à créer de nouveaux offices mais le ministre de la Justice pourra refuser d’accéder à leur demande lorsque l’installation sera de nature à porter atteinte à la continuité de l’exploitation des offices existants et à compromettre la qualité du service rendu.

À noter : la loi Macron prévoit également que les notaires doivent, sauf dérogation, cesser d’exercer leurs fonctions à l’âge de 70 ans et puissent employer jusqu’à 4 notaires salariés (au lieu de 2 actuellement) ou, s’il s’agit d’une société, jusqu’au quadruple du nombre de notaires associés. La loi les autorise également à créer, pour l’exercice de leur activité, toute structure ayant la personnalité morale (à l’exclusion des formes juridiques conférant la qualité de commerçant aux associés telles que les sociétés en nom collectif).


Art. 50, 52 et 53, loi n° 2015-990 du 6 août 2015, JO du 7

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Pharmaciens

Décernés chaque année par l’Ordre national des pharmaciens et le Cespharm, les prix de l’Ordre et du Cespharm visent à valoriser le travail de jeunes pharmaciens.

Le Prix de l’Ordre récompense ainsi, par une dotation de 4 000 euros, les travaux, actions ou publications de pharmaciens en lien avec les missions de l’Ordre, tels que le respect des devoirs professionnels, l’indépendance professionnelle ou encore la qualité et sécurité des actes.

Quant au Prix du Cespharm, doté d’une récompense de 2 000 euros, il met à l’honneur les pharmaciens qui, par leurs travaux, actions ou publications, contribuent à développer la prévention, l’éducation sanitaire ou l’éducation thérapeutique.

Pour postuler à ces prix, il faut être bien sûr pharmacien (d’officine, hospitalier, biologiste, de l’industrie ou de la distribution), et avoir moins de 45 ans. Mais attention, il ne reste plus que quelques jours pour participer ! Les candidatures, composées notamment d’un mémoire relatant les actions, les ouvrages ou travaux présentés à prendre en compte, doivent être envoyées au secrétariat de la présidence du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens d’ici le 15 septembre 2015.

Plus d’informations sur : www.cespharm.fr

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Professionnels de santé

Une ordonnance publiée cet été prévoit qu’à compter du 1er janvier 2017, les membres des ordres des professions médicales, de la pharmacie, d’infirmier, de masseur-kinésithérapeute et de pédicure-podologue seront élus au scrutin binominal majoritaire à deux tours, chaque binôme devant être composé de candidats de sexe différent.

Cette ordonnance est dans la lignée de la loi du 4 août 2014 « pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes », qui autorise les pouvoirs publics à légiférer sur ces sujets.

Concrètement, les candidats devront tous former des binômes homme/femme, afin d’assurer la parité totale. Cette décision devrait permettre de garantir un accès égal des femmes et des hommes aux différents conseils professionnels. Par exemple, pour la profession médicale, les femmes qui représentent 42 % des médecins ne sont que 6 % à siéger au conseil national.

Attention toutefois, l’ordonnance publiée ne concerne que les ordres départementaux ou régionaux pas les nationaux, qui devraient faire l’objet d’un autre texte. Un décret est également attendu pour déterminer les conditions d’application de l’ordonnance.


Ordonnance n° 2015-949 du 31 juillet 2015, JO du 2 août 2015

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Sages-femmes

Une décision de l’Union nationale des caisses d’assurance-maladie (UNCAM) ouvre la classification commune des actes médicaux (CCAM), qui définit les actes et prestations des médecins et chirurgiens dentistes remboursés par l’assurance maladie, à certains actes effectués par les sages-femmes à compter du 1er janvier 2016.

Concrètement, seuls les actes techniques médicaux à compétence partagée avec les médecins (gynécologues, obstétriciens, pédiatres, médecins généralistes) intègrent la CCAM, tels que les actes d’échographie, d’accouchement et de prise en charge du nouveau-né, et les actes du suivi gynécologique et de contraception. Les autres actes, c’est-à-dire la grande majorité des actes effectués par les sages-femmes, restent cotés dans la nomenclature générale des actes professionnels (NGAP).

Reste maintenant à négocier avec l’Uncam la rémunération de ces actes compris dans la CCAM.


Décision du 17 juin 2015, JORF n° 0192 du 21 août 2015

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Vétérinaires

La Fédération Vétérinaire Européenne (FVE) et l’association étudiante vétérinaire internationale (IVSA) ont mené une étude afin d’évaluer la vision qu’ont les jeunes étudiants de leur futur métier et déterminer les perspectives du marché du travail.

Ce sont ainsi plus de 3 000 étudiants issus de 89 pays et de 155 universités différentes, dont 517 étudiants français, qui ont répondu à un questionnaire portant sur les choix qu’ils ont eu à faire au cours de la scolarité ou encore sur leur perception des compétences qu’ils ont acquises.

L’enquête révèle que 70 % des étudiants souhaitent être praticiens, devant la recherche et l’enseignement, et principalement de la pratique en canine ou en faune sauvage. En revanche, le secteur de l’hygiène est le moins cité.

Pour 51 % des étudiants, les informations données pendant la scolarité sur les options possibles de carrière sont insuffisantes, même si les étudiants français se montrent plus satisfaits que la moyenne générale.

Dans plus de 68 % des cas, ce sont les parents qui financent les études, 15 % ayant recours à un prêt étudiant et 8,1 % à un prêt du gouvernement. Enfin, 55 % des étudiants aimeraient poursuivre des études à l’étranger, 15 % le font déjà. Avec dans le peloton de tête des pays plébiscités le Royaume-Uni, la Finlande, et la France !

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Experts-comptables

La récente loi Macron est venue aménager les conditions d’exercice de certaines professions libérales et notamment celles des experts-comptables. Ainsi, elle élargit, à deux niveaux, leur périmètre d’intervention concernant leurs missions « non comptables ».

Précision : la condition posée par l’ordonnance du 19 septembre 1945 (art. 22), selon laquelle les missions « non comptables » des experts-comptables ne doivent pas être l’objet principal de leur activité demeure inchangée.

D’une part, les experts-comptables peuvent désormais effectuer pour le compte d’entreprises dans lesquelles ils n’assurent pas de missions comptables, dans les domaines fiscal et social, des études ou travaux à caractère administratif, statistique, technique ou économique, et apporter, dans ces matières, leur avis devant toute autorité ou organisme public ou privé qui les y autorise.

D’autre part, ils peuvent donner des consultations d’ordre juridique, fiscal ou social et réaliser toutes études ou tous travaux dans ces matières, et apporter leur avis devant toute autorité ou organisme public ou privé qui les y autorise. À condition toutefois qu’il s’agisse d’entreprises dans lesquelles ils assurent des missions d’ordre comptable ou, nouveauté de la loi Macron, des missions d’accompagnement déclaratif et administratif de caractère permanent ou habituel. Il faut vraisemblablement entendre par là des missions d’accompagnement de la création d’entreprise et d’assistance dans les démarches déclaratives. Par exemple, il peut s’agir de conseils en matière de droit des sociétés (constitution, choix de la forme sociale, augmentation de capital, cession de parts…) ou encore de missions d’audit et de conseils économiques, juridiques et financiers pour le fonctionnement des entreprises.


Art. 62, loi n° 2015-990 du 6 août 2015, JO du 7

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Ostéopathes

Un décret de 2014 finalisait la réforme de la formation des ostéopathes en cours depuis plusieurs mois, en précisant le contenu et la durée de la formation en ostéopathie. Les établissements de formation devaient se mettre en conformité pour la rentrée de septembre 2015.

En juillet dernier, le ministère de la Santé a communiqué la liste des établissements qui ont répondu à cette demande et ont donc obtenu leur agrément pour dispenser cette formation. Pour répondre aux questions que se posent les étudiants et leurs familles sur cette réforme, le ministère a mis en place une foire aux questions sur son site Internet.

On y trouve, par exemple, la question de savoir comment faire si son école n’est pas agréée ou comment trouver un établissement d’accueil. À ce sujet, une plate-forme internet tenue à jour au fur et à mesure par les directeurs des écoles agréées recense les places encore disponibles au sein de ces écoles.

Enfin, pour les étudiants qui ne trouveraient pas de réponses à leurs questions sur le site Internet, le ministère a mis en place une adresse mail dédiée.

À noter : les écoles non agréées peuvent redéposer un dossier dès septembre 2015 pour solliciter un agrément pour la rentrée de septembre 2016.

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