Dans une récente publication, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) et l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dressent un état des lieux du recours à la téléconsultation en France.
La crise du Covid-19 a accéléré le développement de la téléconsultation médicale. Mais qu’en reste-t-il 6 ans après ? Et qui l’utilise réellement ? Une nouvelle étude de la Drees et de l’Insee s’est intéressée à ces questions. Elle indique notamment qu’en 2023, les médecins généralistes libéraux ont réalisé 5,4 millions de téléconsultations, soit 2,2 % de l’ensemble des consultations (contre 3,0 % en 2022 et 3,7 % en 2021). En 2024, 15 % des patients ont eu recours à la téléconsultation au moins une fois au cours des 12 derniers mois.
Un usage lié à l’âge, au diplôme et au mode de vie
Selon cette étude, l’utilisation de la téléconsultation est fortement liée à l’âge, au diplôme et au mode de vie urbain. 23 % des 18-29 ans déclarent, en effet, téléconsulter, contre 6 % chez les 60 ans ou plus et 4 % chez les 75 ans et plus. Elle est plus fréquente chez les titulaires d’un diplôme Bac+3 ou plus (24 %) que chez les peu ou pas diplômées (5 %). 21 % des recours à la téléconsultation ont lieu dans les grands centres urbains, avec des niveaux plus bas dans le monde rural (9 à 11 % selon les catégories de communes). Pour 43 % des intéressés, le recours à la téléconsultation s’explique par la difficulté à obtenir un rendez-vous en présentiel. Pour 33 %, il est utilisé pour une consultation en urgence et pour 20 % pour l’obtention d’un simple renouvellement ou d’un certificat médical. 67 % indiquent tout de même préférer se rendre sur place…
Pour consulter l’étude : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr